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Un visiteur
3,5
Publiée le 11 mai 2020
Je dois avouer que si le coach n'avait pas été incarné par Al Pacino, j'aurais attribué une note inférieure à ce film. Mais sa présence, son charisme, bref, son personnage donne une certaine force à ce film qui, assurément, n'est pas un chef d'oeuvre, mais n'est pas désagréable.
Ouf, quelle claque ! Le réalisateur Oliver Stone nous emmène dans les coulisses du football américain afin de nous faire vivre les 150 minutes les plus palpitantes du cinéma de sport US. Je ne connais certes rien à ce « jeu » violent, dont les règles barbares m'échappent totalement... mais j'ai tout de suite été conquis par l'ambiance oppressante que le réalisateur parvient à mettre en place. Les séquences sportives sont incroyablement bien ficelées et elles alternent avec des scènes plus intimes qui font la part belle aux magouilles en tous genres. Il est d'ailleurs intéressant de découvrir à quel point le sport mondial peut être dénaturé, dès lors que des sommes d'argent monstrueuses arrivent sur le tapis. On n'est donc ni déçu, ni surpris des enjeux qui se trament à l'écran, d'autant que les acteurs donnent la pleine mesure de leur talent pour être convaincants. A ce titre, Al Pacino nous offre une nouvelle prestation éblouissante qui restera longtemps dans les mémoires... Il faut toute la détermination et le professionnalisme d'une super Cameron Diaz pour se maintenir à sa hauteur (ce qu'elle fait d'ailleurs avec brio). Le résultat est absolument remarquable et inscrit « L'enfer du dimanche » au panthéon des films immortels. Un pur chef-d’œuvre qui ne vous laissera sans doute pas insensible, que vous aimiez ce sport ou non !
Les Sharks de Miami, grande équipe de football américain, sont dans une mauvaise période en accumulant les défaites. Lors d’un match important, le célèbre quarterback se blesse et il est remplacé par un jeune débutant. Le score va alors commencer à remonter. Pour regarder ce film, il faut plutôt apprécier le football américain. L’ambiance des matchs est au rendez-vous, on a une surdose de muscle et de testostérone, c’est brutal. Les acteurs ne jouent pas trop mal. J’ai eu l’impression qu’Al Pacino sortait tout droit de Scarface et allait se mettre à crier « Coño ! ». Par contre, la réalisation par dans tous les sens, on change de plan toutes les secondes. C’est bien pour donner du rythme mais on a du mal à suivre les actions, surtout pendant les matchs. Honnêtement, j’en ai eu mal à la tête. L’histoire est des plus classiques et sans surprise. Un bon film pour ceux qui aiment ce sport mais fuyez dans le cas contraire.
Ce film est comme le sprint du 100 mètre, un départ tonitruant plein de bonnes intentions, sûr de lui et de la fierté gagnante jusqu’à la ligne d’arrivée pour sceller sa victoire insolente avec les lauriers comme il se doit, puis survient l’impensable claquage. Même pour un expérimenté acharné bien échauffé pendant l’entraînement comme ce réalisateur qui n’arrive pas à prévoir une telle situation prétentieuse. La fresque de l’enjeu sportif en Amérique, le bilan est dressé et une vision se résumant au tableau de bord -White and Black-, du hard rock et rap bourré de clichés, le service call girl encaisse les chèques des joueurs pas lésés. Cameron Diaz, fille à papa héritière de son gros club de gladiateurs modernes, c’est la patronne qui discute marketing avec le cameo, un vieux acteur de « Ben Hur » plus archive footage, la réalisation est fan pour mettre en scène le prince esclave des romains antiques. Le big match d’Oliver Stone dans son film doublé en français par un commentateur à l’accent américain dominical de Canal, ça me rappelle des souvenirs juste divertissants sans plus, un sport dont je ne comprends que dalle. Cela se résume à grand coup de bande son musical, d’aucune tactique ni stratégie à tirer, de tuyau à filmer et la pression du stress comme le montre la forme du jeu publicitaire autour d’Al Pacino. Après « Friday Night Lights », ca ne me passionne guère le football rugby américain raconté de cette façon par les scénaristes, prière, plaquage bam ouch et son but touche au -down- de l’atterrissage entre les deux poteaux, je préfère la suite des événements « Money ball, le stratège », le base-ball me dit quelque chose. Tony Montana « Scarface » fait un coup du sombrero à la boss des requins émoustillé par sa révélation médiatisé de retraité lâcheur, la série de revers continue pour une conversation enfin cassé, le sacré chute de pigeon pour faire sortir des mots grossiers.
À la fin des années 1990, Oliver Stone signe une immersion dans le football américain en racontant l'histoire d'une équipe et d'un entraîneur à la dérive. Comme souvent avec lui, il s'agit d'une épopée sportive effectuée sous le signe de l'hystérie et de la lourdeur. La première partie donne d'emblée le ton : assemblage d'images clippesques, mouvements de caméra à en donner le tournis, et surtout BO incessante et envahissante. Il y avait pourtant suffisamment matière : un casting haut de gamme, une histoire valable, pourquoi en faire des tonnes ? À aucun moment il fait ressortir la fièvre du jeu qu'il prétend capter, au lieu de cela, il s'adonne à souhait au racolage. La seconde partie est à la rigueur plus regardable et se distingue par quelques morceaux de bravoure portés par Pacino. Mais c'est bien maigre au vu du potentiel de départ. Enfin, Stone n'est pas un bon directeurs d'acteurs : tout le monde est en roue libre. Décevant.
Malgré une pléiade d'acteurs prestigieux (Al Pacino, Cameron Diaz...), le film est surtout centré sur le football américain que le public français ignore généralement, donc peu d'intérêts... d'autant que la première partie est puante (volontairement) : fric, prostitution, superficialité, drogue... En revanche, la seconde partie est nettement plus humaine et contraste donc avec ce qui précède. Oliver Stone a donc tenu à montrer le contraste entre une "équipe individualiste" avec des membres motivés essentiellement par la gloire et l'argent, et une équipe soudée et solidaire souhaitant procurer une vraie qualité sportive. Si le message peut paraître touchant, il ne parvient pas à sauver l'ensemble d'un film basé essentiellement sur le football américain et le business tout autour.
Comment faire enduré du foot ball US pendant 2h30 à une personne qui n'aime pas le foot...C'est possible avec Stone et son équipe Pacino, Diaz, Quiaid....En effet la caméra stylisé à l'époque faisait son effet.
Un des meilleurs films sur le sport! Des acteurs excellents : Al Pacino est tout simplement incroyable et offre quelques scènes de motivation d'avant match extraordinaires, mais il faut souligner que Cameron Diaz, Dennis Quaid et Jamie Foxx offrent eux aussi de magnifiques prestations. On peut simplement regretter quelques longueurs au milieu du film qui auraient pu être évitées. On a aussi une belle morale sur le sport d'équipe et l'individualisme et qui montre qu'un seul joueur, aussi bon soit-il, ne peut tenir une équipe s'il n'est pas apprécié de ses coéquipiers. Enfin les scènes de matchs sont sublimes!
Un très bon film d'Oliver Stone. Al Pacino incarne un entraineur de football américain. Cameron Diaz interprète la patronne et l'héritière. Jamie Foxx tient le rôle d'un remplaçant. Dennis Quaid joue un joueur blessé. Cultisme, subversif, magistral. Un petit bijou sur l'empire américain autour de l'argent et de l'honneur.
Vraiment sympa même pour les non accros du football américain car ce film s'attarde autant sur les personnages que sur le jeu et les matchs. Le coach admirablement interprété par Al Pacino, l'acteur phare de ce film en coach vieillissant et contesté mais qui a toujours la gnaque . Jamie Foxx le jeune meneur de jeu 3 ème choix qui émerge et sombre dans le personnage arrogant, Dennis Quaid le vieux meneur de jeu en fin de carrière et Cameron Diaz propriétaire jeune héritière riche du club fondé par son père. Bien d'autres personnages et acteurs et un film marquant par l'obsession de la gagne à tout prix, aux changements d'avis, à un monde sans amis sauf ceux qui gagnent et que l'on laisse sur le bas côté en cas de baisse de forme et surtout, ce que l'on connaît mieux maintenant, les dégâts irrémédiables en terme de santé provoqués par ce jeu violent, qui provoquent des dommages irréversibles et que l'on cache quitte à mettre en jeu la vie des joueurs. Un bon film de Oliver Stone, sans doute passionnant pour les amateurs de football américain avec de nombreux acteurs talentueux.
Avec L'Enfer du dimanche, Oliver Stone présente les dessous du sport le plus populaire des États-Unis: le football US. Comme la plupart des films traitant du sport, le spectateur a droit aux coachs sans scrupules, aux joueurs qui attrapent la grosse tête, aux matchs truqués et autres magouilles. La réalisation est exemplaire, offrant de superbes prises de vue et faisant ressentir la violence des chocs lors des matchs. Le scénario est simple, n'offrant que peu de surprises, avec son lot de clichés et de personnages stéréotypés, mais avec des acteurs de grande qualité. La photographie est très belle, le montage est vraiment excellent et est le véritable point fort du film; le mixage sonore est génial, la musique est très bonne. Malgré cela, on notera quand même des longueurs, des improbabilités et une happy-end un peu tiré par les cheveux mais le résultat final est plus que plaisant. À voir.
On a beau accabler Oliver Stone sur son style nerveux, survitaminé, trop pleins d'esbroufes visuelles et techniques, on a beau dénoncer ces effets pour cacher une coquille vide, trop souvent clichée ; non. Non, décidément pas ici. "Any Given Sunday" (ou '"L'Enfer du Dimanche") est une véritable réussite, sans conteste. Punché et brutal comme le sport qu'il décrit, le film est l'une des meilleurs chroniques filmiques sur un sport - ici le football américain - et sur l'Amérique. Quelle pêche, quelle audace, quel rythme, quelle tension ! Oliver Stone ne nous laisse pas un instant de répit et nous gratifie d'un film, à la fois sur les valeurs morales du sport et ses nombreuses dérives, au cœur de l'équipe des Sharks de Miami. Les scènes de match sont terribles et la fameuse scène du discours d'avant-match par Al Pacino est tout simplement rentrée dans l'ordre de la scène culte. "Any Given Sunday" est une uppercut jouissif, bourré d'énergie et de testostérone, particulièrement bien filmé, avec un montage quasi-subliminal, épileptique et surtout plein de sens. L'interprétation magistrale de tous les acteurs, Al Pacino bien en tête, n'est qu'une raison de plus pour dire que ce film d'Oliver Stone fait partie des indispensables.
Brillamment mis en scène (mouvements de caméra et bande originale digne d'un opéra moderne) et interprété (il faudrait citer tout le casting), le film se révèle un savoureux éloge du jeu, dans tous les sens du terme avec une Cameroun Diaz qui joue très bien son role.
Magnifique !! Le meilleur film de sport collectif, et de loin. Alors forcément il faut un peu s'y connaître en foot américain. Oliver Stone arrive en 2h30 à brosser un portrait exhaustif de ce sport roi de l'autre côté de l'Atlantique. Et c'est titanesque, entre le sport, l'argent, les pub, les propriétaires, les entraineurs, les joueurs, les journalistes, le public, la drogue, le sexe, le dopage. Le casting lui aussi témoigne de l'ampleur du sujet. Le sujet d'ailleurs, est traité comme un grand spectacle, ce qu'il est, mais l’écorne quand même pas mal. Stone aurait pu se contenter de faire un film à la gloire du foot et des USA, sauf qu'il est bien plus subtile. Il nous livre un emballage magnifique, avec une myriade d'info dedans. Si le fond est très bon, la forme est vraiment géniale. Le film dure 2h30 mais il est passé tout seul, il aurait pu en faire 30min de plus facilement. Les sujets s'enchainent et le tout garde une grande cohérence, chaque évènement apporte sa petite pierre à l'édifice, à cette grande fresque. Car il s'agit bien d'une fresque, montrant des choses certes romancées mais non moins vrai. C'est un vrai chaos à l'écran, renforcé par la réalisation clipesque de Stone, à se demander comment une équipe de foot peut tourner avec tout ce bazar. Le film est vraiment jouissif de ce côté-là. En plus les scènes de match sont hyper bien filmées, renforçant encore l'immersion. C'est pas compliqué, pendant 2h30 j'ai été avec cette équipe, j'étais un joueur, un entraineur, un journaliste, un débutant talentueux, un vieux de la vieille, un défenseur, un attaquant. Jouissif.