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Nono l
9 critiques
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0,5
Publiée le 26 janvier 2019
Si vous avez envie de faire peur à quelqu’un susceptible de tomber dans les filets des acides, c’est un film à lui montrer! Troupe de danseurs se faisant droguer à leur insu via une sangria. Ça part dans tous les sens, sans en avoir aucun. Ce film est vide, genant, violent... j’ai avancé à de maintes reprises, j’ai tenu bon. Mais bon!!
Pour parler rapidement du contexte, il s'agit d'une bande de danseurs qui passe une soirée ensemble après une répét' de danse, et lors de cette soirée, ils vont être drogués et les chose vont s'envenimer.
Je vais commencer par les bonnes choses:
- La BO, qui n'est pas exceptionnel mais quand même sympa et qui remonte un peu le film (mais ne peut le sauver).
- L'idée de base est bonne. Parler des problèmes de la drogue est plutôt intéressant. Et en lien avec ce sujet, Gaspard Noé a voulu faire un film immersif. Comme si nous faisions parti du groupe de danse, et que nous même avions été drogués dans cette soirée. Par conséquent, notre état s'empire avec les autres personnages et pour faire ceci, Gaspard Noé va utiliser une mise en scène qui part un peu dans tous les sens.
Je vais maintenant aborder le négatif (le reste du film) et vous expliquer pourquoi cette immersion ne m'a pas plu.
- Pour commencer, la 1ère partie du film qui dure environ 50 min. Elle alterne entre dialogues qui n'ont aucun sens, et très peu d'intérêt et des scènes de danse interminables (dont la scène d'intro).. Tout cette partie du film me semble inutile et ennuyante.
- La 2 ème partie de film où rien n'est crédible.. Tout part en live, dans des proportions extrêmes. Le choix de la mise en scène s'est donc voulu immersif pour le spectateur. Plus le film va avancer, plus l'esprit des personnages se dégradent et donc plus la mise en scène va se vouloir stressante, presque dérangeante afin de mettre le spectateur dans les mêmes conditions. La caméra va alors aller dans tous les sens (notamment beaucoup (trop ?) de scène filmées à l'envers).. C'est un choix de mise en scène qui se respecte.. Mais entre les moments de caméra à l'envers, les moments de lumière rouge qui clignote, et les moments où les deux se passent en même temps, et bien cela devient vraiment pénible à la longue.
Finalement cette idée qui semblait bonne, rend un film difficilement regardable avec une première partie inutile et une seconde imbuvable avec une mise en scène presque catastrophique tant il est difficile de suivre les personnages et de comprendre ce qu'il se déroule dans les scènes.
Pour ce film, je pense soit on adore le concept, soit on le déteste. Moi je vous conseille de fuir. Je n'ai pris aucun plaisir à le suivre.
Bon ... je ne vais pas m'étendre 2 ans sur ma critique de Climax. La chorégraphie prise en un trait est génial, tout l'aspect des plans et des couleurs sont maîtrisés et en accord avec les mouvements des personnages les 10 dernières minutes représentent parfaitement l'enfer, malgré un message qui manque totalement de subtilité, l'aspect technique du film est intéressant. Maintenant, Durendal a raison, quel est l’intérêt de ce drapeau français, il symbolise quoi ? "Film français et fier de l'être", "mourir est une expérience extraordinaire" je sais vraiment pas quoi en penser, je mets la moyenne car ce film contient pas mal de point positifs, mais alors le scénario et certain dialogue bordel, j'ai l'impression que Gaspard Noé devait absolument remplir son film avec des scènes vraiment inutiles, mais finalement ce qui m’énerve c'est pas le film en lui même mais ces pseudo philosophe nazis, qui dès qu'un film étrange d'épouvante sort, ils pensent immédiatement avoir tout compris et vont aveuglément te montrer à quel point ce sont des génies en t'expliquant pourquoi tu as tort et pourquoi ce film est un chef-d'oeuvre, bref le genre de personne prétentieuse possédant un QI de 5 chiffres mais qui n'ont toujours pas compris que chaque personne ressent différemment les choses au cinéma ...
Climax est le film qui a provoqué en moi une certaine admiration pour le travail de Noé. Car jusque là, son univers provocateur à la violence facile m’avait apporté du dégoût. Seul contre Tous était le seul film pour lequel j’avais porté un regard positif. Mais là, c’est une expérience unique, une claque visuelle, aux séquences de danse hallucinantes. Avant de plonger dans une démence hypnotique, aux couleurs aveuglantes, et aux images percutantes. Et Noé s’est amusé à laisser à ses comédiens, la liberté de créer le film. Le résultat est électrique, et on en ressort secoué. Un cinéma à ne pas mettre en toutes les mains.
J’attendais avec impatience ce nouveau film du trés spécial Gaspar Noé et... c’est une déception. Tout n’est pas à jeter, par exemple, les discussions entre les personnages au début sont trés réalistes car semblent en partie improvisées. Par contre certains acteurs ne savent tout simplement pas jouer (la mère de l’enfant par exemple). Et les scènes qui avaient pour but de me gêner ne m’ont à aucun moment troublées car c’est une suite de cris et de personnes qui s’embrouillent. Il n’y a que très peu de moment choquant (coup de pied dans le ventre de la femme enceinte et l’amour frère/soeur)
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4,0
Publiée le 25 janvier 2019
Gaspar Noé démontre une fois de plus qu'il est un réalisateur à part dans le cinéma français avec ce "Climax" qui est un gros trip expérimental très original et complètement déroutant. Avec ce film, l'expression "descente aux enfers" prend tout sens avec une soirée entre collègues qui va complètement dégénérer et prendre une tournure étrange comme si l'on était en plein trip psychédélique. Le film est aussi structuré qu'il peut paraître déstructuré... La mise en scène est grandiose avec d'excellents plans-séquences qui ne font que renforcer la puissance des scènes et surtout l'immersion dans ce délire qui devient de plus en plus oppressant et intense. Le film est partagé entre ces plans-séquences parfaitement maitrisés et des petites pastilles toujours montrées en plan fixe que ce soit le début lorsque l'on voit les danseurs parler à la caméra ou encore un peu plus tard lorsqu'ils s'expriment en dansant chacun leur tour entourés des autres. Lors de la scène du début que l'on regarde via une vieille télévision à tube cathodique, on remarque à côté de celle-ci une belle collection de films anciens (Suspiria, les 120 journées de Sodome, Schizophrenia, Possession, etc.) ce qui sert clairement de référence ce qui se passe ensuite notamment au niveau de l'ambiance très 70's par moment. Concernant l'histoire, si on peut appeler ça une histoire, chacun analysera ce qui se passe comme il peut, mais pour moi, ce n'est pas le plus important même s'il y a des choses intéressantes et des symboles sur la vie et la mort. Pour moi, le gros point fort du film est son univers et son ambiance. Le réalisateur nous fait vivre une expérience unique, hypnotisante et même angoissante par moment. Visuellement que ce soit la mise en scène ou les effets de lumières, c'est exceptionnel et la bande-son n'est pas en reste non plus. C'est une vraie performance de la part du réalisateur, mais aussi des acteurs qui sont naturels, ce qui est primordial pour un film de ce genre. Un film très riche et détonnant. Un exercice de style parfaitement réussi. Une expérience hors-norme, unique et très efficace. En somme, un très bon film.
Sur fond de soirée dansante qui vire au drame, « Climax » a pour principale ambition de dépeindre le rapport liant l'individu au groupe, en montrant que finalement, comme le disait si bien Sartre, « l'Enfer c'est les autres », l’amour et la haine, pouvant changer en un rien de temps, celui d'une crise de folie passagère qui est encore plus implacable quand elle est collective, comme ici ! Noé manie-là ses références cinématographiques (« Salo » et « Suspiria », le séminal) en les martyrisant, tout comme il le fait avec la bande originale (notamment Moroder et le très lancinant « Supernature » de Cerrone) afin de mener tout ce beau monde aux Enfers ! Tourné comme un mauvais trip sous acides lors d’une soirée qui part en sucette, ce « Climax » est, cela dit, formellement hypnotique, véritable ballet des temps moderne, par moments vertigineux ! A d’autres en revanche, on s’ennuie un peu, comme lors des discussions assez longues et très orientées « sexe » entre deux potes au langage fleuri mais ne faisant pas trop « nineties » (époque à laquelle sont censés se dérouler les faits !), ou lors de séquences avec des personnages secondaires assez inutiles et puis c’est quoi cette fin qui manque de tranchant !? Malgré ces bémols, je reste tout de même admiratif devant tant d’inventivité dans le cinéma français et qui le revendique !
Climax n'est pas un film à mettre entre toutes les mains, on ne sort jamais indemne d'un Gaspar Noe. C'est une expérience cauchemardesque rondement menée, impeccablement exécutée, une direction d'acteur qui frise le génie. La réalisation est bluffante, il faut l'avouer, c'est puissant. Irresponsable, mais puissant.
Sans meme que nous nous en rendions compte, Noé nous attrape et ne nous lâche plus, nous ne pouvons que subir sa superbe danse psychotique et macabre. Un grand film !
Encore une nouvelle claque visuelle signée Gaspard Noé, un ovni complètement dingue qui prend un malin plaisir à secouer le spectateur dans tous les sens. Niveau scénario, ça tient sur un post-it : la soirée d’une troupe de jeunes danseurs vire au cauchemar quand ils se rendent compte que de la drogue a été mélangée à leur sangria. Certains y voient une métaphore de notre société, où l’unité et le vivre ensemble seraient une illusion. Les symboles sont d’ailleurs nombreux (drapeau français dans un coin de la pièce, diversité de la troupe ...). Le synopsis officiel, lui, fait dans le mystique : « naître et mourir sont des expériences extraordinaires. Vivre est un plaisir fugitif. ». Ça ne nous avance pas beaucoup mais en peu de mots ça résume assez bien l’impression qu’on garde de Climax, qui est avant tout une expérience ciné assez incroyable, à la fois euphorique et éprouvante. Le film s’ouvre sur une séquence de danse collective absolument jouissive, tournée en un seul plan séquence avec une caméra qui se balade tranquillement entre le sol et les airs. S’ensuivent des discussions assez plates et crues tournant principalement autour du sexe, puis la tension monte au fur et à mesure que la drogue fait son effet. Extase, paranoïa et violence font leur apparition. Grâce à la mise en scène, le spectateur rentre lui aussi dans une sorte d’état d’hypnose. La caméra, de plus en plus furtive, s’insinue dans tous les coins du bâtiment sans interruption et finit par renverser littéralement le spectateur. Il faut aussi saluer le travail des acteurs, pour la plupart amateurs, qui livrent des performances physiques assez inouïes. Sofia Boutella tire son épingles du jeu, grâce notamment à une séquence de possession mémorable. Le film peut paraître un peu long pour ce qu’il a à dire, un peu prétentieux et aux effets parfois artificiels mais il constitue un vrai plaisir de cinéma pour ceux qui se prennent au jeu.
Ce nouvel exercice de style signé Gaspar Noé, enfant terrible du cinéma hexagonal, s'avère virtuose. Ce film radical, extrême, asphyxiant, violent, exalté et étourdissant met le spectateur à rude épreuve, lui imposant des séquences à la lisière du supportable, et ne lui laissant pas une minute d'accalmie. Mais tout spectateur qui acceptera les règles de son jeu ne pourra que constater la grande cohérence de Climax, la maestria de certaines séquences, notamment dansées, la solidité de la mise en scène, l'utilisation remarquable de la lumière, et l'ironie mordante du projet. Chapeau bas à l'ensemble des acteurs dans des rôles ultra-physiques à la limite de la rupture.
On ne peut pas nier la recherche artistique, entre les lumières, l'ambiance, l'atmosphère, ce qui transpire du film et de la majorité des films de Gaspard Noé mais attribuer une note c'est difficile, quant à une critique. Je ne sais même pas si on peut aimer ou détester ses films, si tant est qu'on puisse qualifier ces travaux de films. On dirait plus des performances d'une manière générale. Ici, on baigne encore dans le malsain, enfin c'est mon ressenti. C'est comme une immersion dans un bad trip général qui d'ailleurs pourrait faire office de campagne antidrogue je trouve. Climax est le juste titre, on s'attend au pire à chaque minute passée sans savoir si pire pourra encore arriver. Et on est là, on observe ces gens, ces délires. Pour le contexte, je n'ai pas lu le pitch ou synopsis, mais vous voilà dans un huis clos, avec des danseurs 25/30 ans, en répète qui semble amorcer une fête. Avec Gaspard Noé, ne cherchez pas une intrigue, vous allez perdre votre temps, c'est ainsi. Il faut vous imprégner du film, il vous force à l'immersion, après le ressenti, c'est vous. Je ne sais pas quoi vous dire, c'est étrange, allez y, vous saurez...ou pas
Besogneux, Noé signe un film lourd et entier sans aucune envergure mais qui met le doigt la ou la haine contemporaine est en saturation. La tectonique ritualisee, devenue culture dominante est mise en scène selon des goûts musicaux plus personnels, créant un effet artistique prenant. C' est son malaise et sa puissance. on retrouve une ambiance cauchemardesque des télé novelas s' acheminant dans une danse macabre captant la décadence versatile d' une jeunesse gavée d' hormones et repliée dans ses flux. On ressort piteux et heureusement sans acné.
vraiment déçu de ce film et pourtant j'adore Noe! Scenario vide (spoiler: des jeunes se droguent avec un apero ). juste a apprecier la choregraphie hip hop du début avec de super danseurs, mais apres....rien! des dialogues insipides style wesh wesh, et puis... je ne vois plus rien a dire a part un style bien a lui, mais qui n'a plus rien a dire. Il faudrait qu'il s'attaque a des histoires plus politiques ou qu'il renouvèle son style.
A chaque fois que Gaspar Noé fait un film, il emporte l’admiration et le rejet tout à la fois. Force est de constater dans cet énigmatique et sulfureux « Climax » que le cinéaste s’engage à réinventer totalement l’esthétique d’un certain cinéma. Tout ruisselle d’une incroyable inventivité à commencer par ce générique qui trouve sa place en début de long-métrage et surtout cette façon incroyable qu’il a de filmer les danseurs. On ne savait pas Noé chorégraphe, même si « Love » avait quelque chose de presque dansant dans cette frénésie sexuelle des corps.
Le cinéaste aime la démesure et l’excès. « Climax » en est la parfaite démonstration. Si le film ne verse jamais dans la vulgarité et le voyeurisme, l’hystérie traverse totalement son projet. On ne peut s’empêcher de penser au cinéma bruyant et éclaté d’Andrzej Zulawski qui ne lésinait pas sur la démonstrativité des comédiens et l’emphase de la mise en scène. Si chez Zulawski, tout n’est que cris et douleurs, chez Noé, tout n’est que terreur et sexualité à outrance.
On ressort de ce film épuisé et admiratif. Le son, la lumière, les gesticulations des danseurs inondent littéralement l’écran parfois jusqu’à l’écœurement. On pense aux films de zombies qui n’éclairent jamais les motifs initiaux du chaos du monde. Cette fois, il s’agirait des effets d’une soirée qui dégénère. Rien de sûr. En tous les cas, « Climax » est une expérience inquiétante et cosmique dans l’univers dansant et fantomatique d’une bande de jeunes au bord du vide.