Climax
Note moyenne
3,3
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259 critiques spectateurs

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nicolas t.
nicolas t.

61 abonnés 239 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2018
Les 15 premières minutes sont formidables. Après une séquence de présentation, type casting où chacun se présente :
plus de dialogue, juste des danseurs magnifiques sur un tube de Cerrone.
Gaspard Noé les filme avec amour et sans esbrouffe, au service de leur art et de leur beauté.
Puis l'histoire commence, et c'est la catastrophe. Dialogues improvisés, scénario absent, mise en scène complaisante, effets grotesques autour des génériques qui semblent là pour meubler.
Noé s'amuse à tout détruire, en ricanant comme un ado attardé. Ca devient pénible, bête et surtout ennuyeux.
Un court métrage aurait été parfait.
ouadou
ouadou

98 abonnés 411 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 septembre 2018
On aime ou on déteste Gaspar Noé. Il est souvent fascinant. Rien n'est normal donc c'est toujours excitant de découvrir ses films... Mais Climax se contente d'une scène sublime de danse, car les danseurs sont incroyables. Seulement voilà, ensuite il n'y a aucune ambiance, aucune idée, juste des caméras à l'envers dans des couloirs rouge et vert... Et oui la même idée depuis 15 ans.
ET puis le problème, c'est qu'au lieu de filmer des corps et des sensations, Noé n'a aucune idée pour nous mettre en transe, il filme de façon interminable des acteurs absolument nullissimes essayant d'improviser des dialogues digne d'un téléfilm porno ou d'un sitcom des années 90.
Cerise sur le gâteau, en mettant un drapeau français, il pense avoir un message !
Concentre toi sur ton joli clip Gaspar mais la métaphore du film est aussi immonde que mal traitée.
Climax n'est au final ni suintant, ni excitant, ni même choquant.
Climax est un mauvais nanar paresseux qui se prend au sérieux.
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 septembre 2018
Une troupe de jeunes danseurs fête la fin des répétitions avant de partir en tournée. La soirée commence dans la liesse. Mais bientôt, le trip devient very bad. La sangria a semble-t-il été préparée au LSD plongeant les participants à la fête dans un état de transe anxiogène.

Gaspar Noé est l'un des réalisateurs français les plus marquants de sa génération. Il traîne derrière lui la réputation d'un cinéaste sulfureux et provocateur. Après "Carne" et "Seul contre tous", Gaspar Noé a accédé à la célébrité en 2002 avec Irréversible, présenté à Cannes en compétition officielle. En treize séquences antichronologiques (en commençant par la fin), y était raconté un viol. Avec Monica Bellucci, Vincent Cassel (qui, à l'époque formaient un couple hypissime) et Albert Dupontel, le film, interdit aux moins de seize ans, fit scandale. Huit ans plus tard, Gaspar Noé revenait avec "Enter the Void", l'histoire filmée en caméra subjective d'un dealer entre la vie et la mort abattu par la police. Son dernier film, "Love", sorti en 2015, se frottait à la pornographie, filmant des scènes de sexe non simulé - qui lui valurent une interdiction aux mineurs de dix-huit ans par la justice administrative saisie par l'association "Promouvoir". J'en avais fait à l'époque une critique débordante d'enthousiasme que je relis quatre ans plus tard, gêné par autant d'euphorie.

On comprendra donc mon impatience à voir "Climax"... et ma déception.

Gaspar Noé reste un cinéaste virtuose qui signe des plans séquence vertigineux. C'est, depuis l'origine, sa marque de fabrique. Et "Climax" nous en donne notre lot qui suit les danseurs dans leurs folles chorégraphies puis dans leurs déambulations erratiques dans cette maison sans fenêtre où ils passent la soirée. Les images sont d'autant plus puissantes que la musique est forte, produisant peu à peu un effet de transe pulsative, une sidération hypnotique.

Le problème est que cette forme somptueuse n'est au service de rien. On cherche en vain dans "Climax" des personnages ou une histoire. Parmi la troupe de danseurs, on ne s'attache à personne - sinon peut-être à Selva interprétée par Sofia Boutella qui creuse sa voie entre Paris et Hollywood. Quant à l'histoire, il n'y en a pas. Aucun des fils égrenés en début de film (ce drapeau tricolore de l'affiche, cette danseuse qui confesse sa phobie du noir...) n'est tiré.

Noé avait caressé le projet de faire un documentaire sur la danse. Il a finalement décidé de réaliser une fiction mais a oublié en chemin d'écrire un scénario. Si bien que "Climax" se réduit à un long clip. Certes bluffant. certes trippant. Mais un clip rien de plus.
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 septembre 2018
Alors bien sûr, Gaspard Noe est un virtuose de la caméra. Cette soirée de débauche est remarquablement filmée, on sent en nous l'ivresse et la drogue. Les acteurs sont épatants à se donner corps et âme. Mais dans quel but ? Climax ne raconte à peu près rien, et c'est son principal défaut.
Louis V
Louis V

31 abonnés 198 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2018
Gerbe de couleurs, de mouvements, de gestes, d’horreur, Climax, nouveau chef d’oeuvre de Gaspar Noé, nous envoute par l’ironie de la matière qu’il traite avec beaucoup de dureté et de maîtrise. Morceau de bravoure technique, au gré des plans plongée, fixes, et des plans séquences, nous découvrons une logique du plan très originale, qui détruit les plans scolaires et/ou sans âme que nous voyons en ce moment: c’est rare de voir un cinéaste qui filme aussi bien. Prennant les meilleurs dans son équipe, Noé réunit tout ce qu’il faut pour plaire. Le gore s’harmonise avec les mouvements de la caméra, de la plongée pour montrer les corps dansants tout simplement spectaculaires, des plans fixes pour les interviews (plus ou moins formelles) qui vont de l’interview en bonne et dûe forme à la captation informelle. Les acteurs jouent toujours sinon bien du moins juste, par rapport à leur personnage, ce qui permet au réalisateur de s’appuyer, non sur leur qualité d’acteur (ce qu’il fait rarement) mais d’être humain et surtout, de danseurs. C’est cela qui compte dans ce film: montrer le corps à l’ouvrage, le corps dansant et intrépide, le corps dans son infinie diversité (tordu, mutilé, enceint, grattant, débile, amorphe, mort…). Et tout cela, toute cette humanité en action, cela fait une perle rare du cinéma français (si ironiquement français).
Nicothrash

464 abonnés 3 290 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 septembre 2018
Ah ce Gaspar Noé, même en connaissant son cinéma et en se pensant prêt, on n'est jamais à l'abri d'un croche patte dans l'escalier de sa part. Et évidemment c'est encore une fois le cas ici. On se pense prêt, on entre dans son univers, les premières minutes sentent bon puis un petit grain de sable se glisse dans l'engrenage et petit à petit ça dérape lentement mais surement ... Alors Noé cherche-t-il à dénoncer quoi que ce soit ? La jeunesse dépravée, la drogue peut être ? Possible mais ce serait trop simple, c'est pour cela qu'il brouille encore et toujours les pistes sur ses intentions véritables, en a-t-il seulement ? Pas facile à suivre en tout cas. Maintenant sur la forme, il nous sort encore des plans séquences assez fous et même simplement des plans tout court hyper intéressants, son visuel est bien évidemment très soigné et sa direction d'acteur au top, ainsi que tout ce qui a rapport au son. La descente aux enfers est saisissante mais ça tourne franchement vite en rond et surtout ça tape sévèrement sur le système à la longue ! J'en suis sorti éprouvé et sur les nerfs et les phrases douteuses au double sens disséminées ici et là me laissent perplexe ... Comme toujours, Noé divise et le très bon côtoie le très étrange, certains points m'ont plu mais l'ensemble ne m'a pas emballé plus que ça, encore une fois j'aime l'idée mais les procédés me dérangent, d'autant plus que le message de base est extrêmement flou. Moyen pour ma part au final, je suis trop partagé.
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 septembre 2018
Espérons pour WildBunch qu’ils ne vont pas miser éternellement sur les fantasmes adolescents de Gaspar Noe pour leur line-up sinon la dégringolade sera définitive. Tout est grosses ficelles dans ce film : dès la séquence de casting on sent la lourdeur avec à droite d’un écran de télé vieillot des casettes de films comme Suspiria, à gauche des livres comme Suicide mode d’emploi. Puis une interminable chorégraphie sans intérêt puis le début de la fête où les personnages sont caricaturaux à pleurer : le jeune gay encore puceau, les deux Noirs qui ne parlent que de leur engin et de défoncer tout ce qui passe, les lesbiennes qui s’engueulent, la jeune arabe surveillée par son grand frère ....et puis ça dégénère et la mise en scène nous donne de la caméra qui tourne des couloirs interminables de la violence. Un enfant est là au début de cette fête on sait parfaitement ce qui va lui arriver ... La fantastique expérience sensorielle n’est que du toc des effets faciles et bêtement glauques.
Serge V
Serge V

88 abonnés 446 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 septembre 2018
un film qui commence par des interviews sans intérêt , séquence très longue , puis suit une danse moderne très rythmée , après une pause avec boisson et victuailles ponctuée de conversations entre les danseurs , conversations d ' une platitude agaçante et enfin survient l ' événement qui va amener la transformation du film en délire ( ! ) . que c' est long et ennuyant !
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2018
Ce film est assurément l’un des chocs de l’année, en tous cas en termes de claque dont on se souvient longtemps après la projection. Une claque cinématographique qui fait autant de bien à notre cœur de cinéphile que mal à notre esprit de spectateur tant la projection peut sembler éprouvante. Mais c’est aussi ça le cinéma : déranger, troubler, faire réagir, … Et pourtant, le cinéma n’est pas avare en films chocs que ce soit dans le domaine du fantastique (« Conjuring »), du réalisme social (« 4 mois, 3 semaines, 2 jours ») de la violence (« Hostel », « Martyrs », …), du sexe (« Baise-moi ») et on en passe. Gaspard Noé s’en est fait une spécialité à travers sa filmographie (« Seul contre tous », « Love », …) et ce n’est pas un cinéaste forcément sympathique pour tout le monde tant ses films sont clivants. Et celui-là ne dérogera pas à la règle, il va scinder le ressenti du public en deux. Mais cette fois, et surtout contrairement à l’un des pires jamais vu du même réalisateur « Irréversible », on n’est pas dans la provocation gratuite, la violence certes réaliste mais insoutenable ou dans l’envie de choquer à tout prix. Non, cette fois Noé s’assagit un peu, ce qui reste néanmoins un pléonasme dans toute sa splendeur pour ceux qui verront le film. En tout cas, on en a l’impression dans la première partie de cette œuvre radicale scindée en deux temps. Mais dans la première partie seulement.

Car « Climax » c’est aussi ça. Un film bicéphale voire protéiforme qui se fond dans un huis-clos se déroulant en 1996. Sous couvert d’une histoire vraie dont il s’inspire, Noé nous concocte un long-métrage totalement barré, fou, jubilatoire et extrême à la fois qui synthétise toutes ses obsessions thématiques et formelles. Dans la première catégorie, on a le sexe, la drogue, la jeunesse, la vie et la mort entre autres, mais déjà quel programme. Dans la seconde, on retrouve les plan-séquences (celui du film est proprement incroyable et le sert totalement), la caméra à l’envers, le montage singulier ou encore les inserts. Bref, un film en forme de condensé, baroque mais plus accessible tout de même que ses précédents films, de son oeuvre. Et donc beaucoup plus intéressante que les plus ou moins vaines tentatives d’un jeune cinéaste un peu prétentieux de choquer censeurs et festivals. Ici, les trois premiers quarts d’heure prennent la forme d’un film de danse. Et quel film ! On y voit une troupe d’une vingtaine de danseurs venant de tous horizons, issu des deux sexes, pratiquant toute(s) sexualité(s) et adoptant différents caractères, fêter la fin de répétitions. En l’espace de quelques fausses interviews face caméra intelligemment insérées dans l’écran d’un téléviseur lui-même au centre d’un arrière-plan malin et symbolique de ses goûts, il pose le décor et les bases humaines de ce qui va exploser dans la seconde partie. Cela appuyé par quelques brèves mais fondamentales séquences de dialogues en duo entre les personnages. Puis vient l’extase de voir ces danseurs au sommet de leur art lors de deux très longues scènes de danse (de transe ?) totalement hypnotiques. Rarement on avait autant eu envie de danser (la bande originale fera certainement partie des meilleures de l’année) et de faire bouger son corps. Noé les films comme personne, sa caméra semblant choisir toujours le meilleur angle et le meilleur plan pour les mettre en valeur et nous fasciner. Magnétique !

Puis vient la seconde partie où tout va partir en vrille et où rentre dans ce que l’on pourrait un film d’horreur réaliste ou plutôt un bad trip à vous dégoûter de prendre n’importe quelle drogue, ou goutte d’alcool. On hésite même, avant d’avoir une explication plus ou moins rationnelle laissant planer le doute, à croire qu’une intrusion du fantastique dans « Climax » va pointer le bout de son nez. Et là commence un voyage au bout de l’enfer - ou plutôt des tréfonds torturés que peuvent emprunter les esprits humains sous emprise. De ces voyages dont on ne ressort pas indemnes. Et nous, spectateurs, n’avons plus qu’à supporter avec effroi le cocktail de l’humain perverti par quelque chose dont on taira le nom. Mais aussi à être subjugué par la beauté plastique de la réalisation de Noé et cette manière unique de dérouter le spectateur. Alors ça peut sembler légèrement long sur le la fin mais c’est le prix à payer pour être en adéquation avec ce que vivent les personnages, ce qui était certainement la volonté première du monsieur. Et il y a quelques moments maladroits, rares cependant. Mais ce film est une bombe à retardement, originale voire jamais vue, de celles qui marquent durablement le septième art. On aime ou on déteste mais il est acquis que « Climax » ne laissera personne indifférent. On est embarqués dans ce voyage qui prend aux tripes. Radicalement. Et on est à la fois aussi bien soulagé lorsqu’il se termine que déçu et triste que cette virtuosité plastique qui imprègne cette œuvre complètement unique et nous avec touche à sa fin lorsque les lumières se rallument. Bravo monsieur Noé car je n’aimais pas vos films et « Climax » a fait mentir cette impression. Un chef-d’œuvre aussi envoûtant que répulsif sachant allier deux domaines aussi antinomiques que la danse et l’effroi. Une proposition de cinéma différente, extrême mais surtout un monument d’images inoubliables.

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jeff21
jeff21

76 abonnés 296 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 septembre 2018
Film se voulant intellectuel pour toucher un petit public en recherche d'un élitisme ésotérique où personne ne comprend et par conséquent aime ! La violence omniprésente, gratuite et orgiaque, ne donne rien à cette production si ce n'est un sentiment de dégoût ! Mais vous me direz que "c'est déjà ça..;" Est-ce vraiment cela le cinéma rendant sur grand écran la bestialité animale ?
Astrid R
Astrid R

27 abonnés 7 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 septembre 2018
Une belle scène de danse.
Le sujet avait du potentiel...
Hélas :
Scénario vide! Un enjeu ? Non
Messages « philosophiques » prétentieux
Acteurs majoritairement pas crédibles
Film long et ennuyeux malgré sa courte durée
Rien n’est exploité à une fin pertinente
Violence gratuite
Du réchauffé de ses films précédents
Quelle déception!!
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 septembre 2018
J'aurai rarement eu au cinéma autant l'impression de monter dans un grand huit sensoriel qu'en regardant Climax.

Unité de temps, de lieu, d'action : Gaspar Noé tourne en 15 jours une descente aux Enfers à la facture très classique. Après quelques minauderies un peu vaines bien qu'amusantes (des logos détournés, le générique de fin au début, des interviews de danseurs et la pile de DVD de Noé), le film commence vraiment. S'enchaînent alors de fabuleux plans séquences pendant plus d'une heure.

On commence par des chorégraphies hip hop (pour simplifier) démentes qui donne envie de voir Gaspar Noé tourner une comédie musicale. Le rythme et l'énergie des danseurs perforent littéralement l'écran. Petit à petit, la sangria arrangée rend les danseurs un peu dingues en révélant leurs mauvais penchants. La caméra sort alors de la salle de danse pour s'égarer dans les locaux techniques, la cuisine et les chambres, et nous montrer dans un flamboyant et sinueux cauchemar toute la noirceur de l'âme humaine.

Pour une fois, Noé ne montre pas les délires vécus par ses personnages de l'intérieur (en caméra subjective), comme il le faisait dans Into the void par exemple, mais adopte un point de vue distancié, de l'extérieur, sans aucun effet spécial. Son cinéma y gagne une densité nouvelle : l'horreur ne résulte pas d'effets frelatés mais de l'acuité distanciée avec laquelle les comportements de la bande sont montrés.

On peut ainsi voir une jeune femme prendre littéralement feu suite à une mauvaise manipulation, puis s'éloigner pour s'intéresser à d'autres personnages tout en sachant qu'une fille est en train de brûler quelque part dans les pièces voisines. Multiplié tout au long de cette nuit violente, le procédé crée un maelström d'une grande beauté : Climax est un feu d'artifice à combustion lente, mêlant corps, bassesses et drogues.

Le film captive sans finalement choquer : une première pour Gaspar Noé, et pour moi son meilleur film.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 septembre 2018
Comme souvent avec Gaspar Noé, il faut prendre son cinquième long-métrage, Climax, comme une expérience cinématographique plus que comme un récit. À travers ce film composé en deux parties, le cinéaste fait preuve une fois de plus d’une maîtrise exceptionnelle des plans séquences : ceux-ci, extrêmement longs, sont chorégraphiés d’une manière incroyable. Cet aspect chorégraphique est renforcé par le choix d’utiliser essentiellement des danseurs comme comédiens (à l’exception de Sofia Boutella et Souheila Yacoub, peu ont d’expériences cinématographiques). En outre, le réalisateur s’amuse à jouer avec la construction habituelle des génériques (le film ouvre par un des derniers plans et le générique de fin alors que le générique de début se trouve entre les deux actes du film) et offre un travail sur le son incroyable (le sentiment d'oppression vient en partie de celui-ci). Toutefois, cet aspect formel n’empêche pas Gaspar Noé d’injecter ses obsessions dans le film, à savoir le sexe et surtout la drogue. Il n’est pas étonnant que le cinéaste revendique l’influence de Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée… (explicitement cité au début du film) car la deuxième partie (inspiré d’une histoire vraie d’après ce qu’y est écrit dans le générique de début) est une véritable plongée très dure dans les délires et les dégâts causées par la drogue (ici, le LSD) : voir à la suite le film d’Uli Edel et celui de Gaspar Noé peuvent dégoûter toute personne étant attirée par les drogues. Une expérience cinématographique envoûtante qui prouve une fois de plus que Gaspar Noé est un grand nom du cinéma.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 644 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 mai 2018
La projection du dernier film de Gaspar Noé est l’un des temps forts de Cannes 2018. Présenté dans la Quinzaine des Réalisateurs, « Climax » prétexte un fait divers qui s’est déroulé dans les années 90 pour installer un huis clos sur fond de musique, de drogue, de danse, de sexe et de violence. L’histoire commence avec la lecture d’interviews de danseurs qui souhaitent intégrer une école de danse. Chaque danseur se présente dans une télévision cathodique entourée de livres et de VHS de films d’horreurs cultes. Il y a beaucoup de personnages et il faudra près d’une demi-heure pour que l’action commence. Nous retrouvons tous ces jeunes en train de faire la fête et boire de la sangria. L’alcool a cependant été complété de drogue et chacun va partir dans un trip absolument délirant. Urine, sang, feu, vomi, cris, paniques, hallucinations, paranoïas, crises d’épilepsie, pertes de contrôle de son corps, tout y passe et le tout dans la danse et la contorsion. Pourtant Gaspar ne fait rien de nouveau. Il sait manier la caméra et continue de faire tourbillonner nos têtes avec ses plans en multi-sens et ses couleurs rouges psychédéliques. En soit, il est certain que nous ne souhaiterions pas être présent à cette fête, mais l’ultra-trash annoncé n’est pas à la hauteur de nos espérances, préférez plutôt le dernier Lars Von Trier. Alors que retenir de ce mashup étourdissant ? Une bande originale énergique rythmée par les sons de Gary Numan, Lil Louis, Neon, Daft Punk, Soft Cell ou encore The Rolling Stones.
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axelle J.
axelle J.

129 abonnés 501 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 septembre 2018
Ce n'est pas un film ça, c'est un assemblage de scènes épouvantables, sans logique ni intérêt.
C'est bête, abrutissant, violent, agressif, choquant.
spoiler: Pourquoi produire des histoires pareilles ?????????????????

Aucune valeur cinématographique.
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