Climax
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263 critiques spectateurs

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jeff21
jeff21

76 abonnés 296 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 septembre 2018
Film se voulant intellectuel pour toucher un petit public en recherche d'un élitisme ésotérique où personne ne comprend et par conséquent aime ! La violence omniprésente, gratuite et orgiaque, ne donne rien à cette production si ce n'est un sentiment de dégoût ! Mais vous me direz que "c'est déjà ça..;" Est-ce vraiment cela le cinéma rendant sur grand écran la bestialité animale ?
Dadisushi
Dadisushi

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 septembre 2018
Climax est un génial objet d’art, projeté aux côtés de films de cinéma. On vit un progressif décollement de la réalité sous forme de gifle visuelle et sonore.
Travel S
Travel S

16 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2018
Gaspar Noé fait du Gaspar Noé, c'est certain.
Mais n'est-ce pas ce qui nous fascine chez ce cinéaste totalement à part ? Aucun autre réalisateur n'a le style de Gaspar Noé et quel style !

Avec CLIMAX le metteur en scène français, d'origine argentine, nous livre un long métrage qui méle la totalité des sujets abordés dans chaque oeuvre de sa carrière : La drogue, la psychose humaine, la violence, et le sexe.

Le scénario est simple, mais comme toujours, c'est les évenements qui sont importants dans le Cinéma de Noé.
Les personnages de ce 5ème long métrage, sont tous très différents et aucun ne sera mis de côté. La caméra va suivre chacun d'eux comme si nous étions présent à cette fête de fin de répét'.

On y découvre certaines affinités ou rivalités entre certains protagonistes. Également des indications sur les attirances sexuelles de chacun ou le lien familliale chez d'autres.

Le début du film est très sexualisé par des danses torrides qui font grimper la température des personnages du film, de l'ambiance mais aussi du spéctateur.

Certains plans sont mis en scène pour les rendre les plus excitants possible et les plus charnelle possible.

Sofia Boutella y fait beaucoup aussi.
Que ce soit par sa beauté et son comportement, elle provoque quelque chose de très sexuel dans ce rôle assez provoquant et très sexy.
Son jeu d'acteur est cependant tout aussi bluffant car elle se donne corps et âme dans cette soirée aux dérives digne d'un véritable enfer. Son visage se dégrade de plus en plus au fil de la soirée.

Mais la force de Noé tient aussi dans son amour de l'image, dans ses choix de lumières, de mise en scène, dans ses montages mais aussi dans les morceaux qui font la bande originale de ses oeuvres. Donc chaque plan, qu'il soit excitant, planant ou choquant, est sublime. Rien n'est laissé au hasard, sauf les dialogues qui sont souvent des moments d'impros, dans la plupart des films de Gaspar.

CLIMAX est donc une immense claque visuelle dans un premier temps, avec une mise en scène étudiée au maximum !
Les plans aériens de danse sont époustouflants ! Les mouvements des corps et le mouvement des cheveux de ses femmes toutes très sensuelles, sont d'une beauté saisissante.
Le films regorge de nombreux plans séquences et celui de la démo de danse au début est magique.

On est plongé dans cet atmosphère et dans cette salle des fêtes, où la chaleur de l'excitation et l'effet de la drogue, fait contraste avec le froid glacial et la neige blanche, lumineuse et pure, qui entoure cet endroit sombre, chaud et impure.

Les corps désarticulés renforce l'ambiance glauque du film et la psychose des personnages sombre petit à petit dans un chaos incontrolable à couper le souffle.

Le film nous rend totalement angoissé face au danger de mort qui rode. C'est très oppressant.

Mais ce qui devient toujours une chose très fondamentale dans l'univers de Noé, c'est l'évolution psychologique de ses personnages, après un évemement tragique, ou après une consommation d'alcool ou de drogue.
L'aspect psychotique et dangereux de l'humain.

La psychologie des personnages est différente à l'origine puis se transforme en instinct animal féroce, ce qui créé des comportements de véritables prédateurs à la recherche d'une proie, que ce soit dans le sexe, l'excés total de démence ou plus radical : Le silence définitif, par la mort.

Gaspar Noé est véritablement un cinéaste unique qui s'est construit un monde à part, en nous partageant ses propres amours, à la musique, au Cinéma, à la littérature, à sa vision du sexe et à celle de la drogue.
À chacun de ses films, il nous livre un peu de oui.
Dans CLIMAX la première partie devant le téléviseur, on peut y voir toutes les références filmographiques qui l'ont fait devenir ce qu'il est aujourd'hui : Un grand cinéaste.

Aucune de ces oeuvres ne sont parfaites, je trouve (à part ENTER THE VOID qui est pour moi, un chef d'oeuvre) mais toutes ses oeuvres sont éprouvantes, marquantes et par conséquent, elles sont toutes fascinantes.

Un très grand trip cinématographique, d'une beauté admirable, encore une fois.

Merci Gaspar.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 septembre 2018
Ce film n'est pas un film mais une expérience...et pas n'importe laquelle ! Ce qui m'a poussé à faire une petite critique c'est que Gaspard Noé est resté fidèle à lui-même. Mais il a été encore plus loin, pas forcément dans la cruauté des scènes (aucun de ses films n'ira au-dessus du choc visuel et psychologique que procure les scènes de l'extincteur et du viol sous le tunnel dans Irréversible, je pense) mais plutôt dans l'ambiance et le décor utilisés pendant tout le film. En effet, au fil de la séance on attend toujours ce moment où la caméra va se mettre à l'envers pour nous faire voir un peu de sang mais c'est une erreur car déjà vu. Bien sûr, il faut que ce genre de plans soit présent car ils sont sont la marque de Gaspard Noé, et ils le seront toujours au sein de ces œuvres mais ce n'est pas ça qu'il faut absolument attendre d'un nouveau Noé. Par contre, le fait d'avoir des nausées sur le chemin du retour de la séance quand on se repasse les images de cet univers qui déborde de couleurs et de vices, ça c'est inattendu ! Oui, là il s'agit plutôt d'une scène hypnotisante qui dure une heure et demi et non pas juste d'un film avec une scène barbare par-ci, par-là. Bon, l'auteur nous livre ici l'histoire d'une soirée qui devait être une sorte de tournage/entraînement d'artistes tous autant différents les uns que les autres mais ayant ce point commun qui est la danse, avec un bon apéro à la fin qui devait virer un peu en club détente. Seulement, tout ne se passe pas comme prévu, forcément...et on assiste à une hystérie générale qui déborde de substances psychotropes, de violence et de sexe. Comment cela est-ce possible, surtout dans ce milieu artistique ? Une personne se serait amusé à mettre un produit dans la Sangria, d'accord mais qui ? Cette fille qui semble assez solitaire ? Et pourquoi pas Gaspard Noé ? Au final, ce n'est pas la question la plus importante, ce qui nous intéresse le plus c'est les changements de personnalités qui se révèlent au fil de la soirée. C'est le sujet du film, que veulent dire ces mots alors: naître, vivre et mourir ? Quelle valeur ont-ils en réalité et comment sont-ils mis en marche ? N'étant pas dans la tête du réalisateur, je ne peux que donner mon avis mais pas instaurer arbitrairement une réflexion personnelle et prétendre qu'elle serait exactement ce que le film veut laisser paraître. Étant donné qu'au sein d'une vie, naître et mourir sont des choses inévitables et que vivre est un entre-deux assez intense auquel on peut choisir de mettre fin à n'importe quel moment, s'exprimer à travers la danse c'est quoi ? Il y a deux réponses, visions possibles de ce film. En effet, Noé nous laisse en réflexion et en plus, dans un état de malaise pendant quelques heures vu que tout le film se passe dans un seul endroit (qui semble juste bizarre au début et qui devient malsain par la suite), c'est comme si on avait aussi été invité à cette "fête". [C'est ce qui procure d’ailleurs ce malaise en sortant du cinéma et pas pendant la séance.] Alors, soit on est positif est on voit la danse comme le moyen de naître et de mourir, ce qu'il y a de plus propre et de plus fort en nous, ce qui est fatal et pur ! On commence à faire un pas, puis l'autre et à se laisser aller...on se donne naissance. Ensuite, on goûte à tout ce qu'il y a de mauvais dans la société en pensant aller mieux, de ce fait on vit dans la perdition mais ce n'est que fugitif. Enfin, on se rend compte qu'on fait n'importe quoi, qu'on n'est plus nous-mêmes et on revient vers la danse dans un sale état, on pleure, on crie. On danse mais on meurt. Éloge du milieu artistique (on pourrait même dire éloge de sa propre œuvre "Climax" en ce qui concerne le réalisateur, massage caché ?) et critique de ce qui nous est proposé dans notre monde actuel, ce à quoi on veut échapper à travers l'Art. Soit, on est pessimiste, et on voit l'inverse. La danse n'est qu'un moyen de se rassurer de soi-même et de vivre des instants de pleine confiance en soi pour ne pas voir le vrai visage des gens, ce qui ne dure jamais vraiment longtemps. Juste avant de découvrir cette activité, nous sommes nés d'une mère et on a sûrement eu quelques problèmes d'enfance, alors on danse pour se sentir libre dès qu'on le peut. Enfin, on est fatigué de se donner corporellement et on touche aux passions dangereuses de la vie, c'est là que revient notre vraie personnalité, on voit les autres à travers la haine et non le partage, on se souvient que la vie n'est pas si simple. On détruit son cercle social (celui qu'on a construit à travers la danse), on boit et on se drogue pour ne pas faire face à la réalité qu'on ne voyait plus trop à travers la danse. On meurt. Et finalement, ici, il y a aucune issue vers le bonheur dans ce cas-là vu que naître et mourir sont des sortes d'états naturels inévitables pendant lesquels ont ressent du dégoût, et que vivre (danser) est un plaisir qui ne dure pas et qui nous faire redescendre encore plus bas, une fois qu'on à plus de force. Voilà, c'est compliqué à comprendre mais au moins, l'expérience est là et on n'en sort pas indemne. Un petit plus pour l'enfant qui joue vraiment le rôle le moins important à l'image mais qui, en réalité, est l'un des plus important. Noé se sert de lui comme une allégorie de la vie et des ses trois temps qu'elle contient (naissance, vie, mort). Il est présent tout le film mais on l'oublie et c'est seulement après qu'on s'en souvient. En effet, en une seule soirée, il est né, il a vécu, il est mort. Ce film est une expérience de vie, qui nous fait réfléchir sur notre propre vie. Finalement, Gaspard Noé nous raconte pas un film, il nous fait vivre le tournage de son film, en quelques sortes. Une réussite !
Scénario Catastrophe
Scénario Catastrophe

36 abonnés 156 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2018
Climax est avant tout une expérience sensorielle, dont on ne sort pas vraiment indemnes, les yeux un peu affolés et la tête dans les vapes. Cet instant de cinéma est une prouesse, la caméra tournoie et se perd mais les plans sont toujours justes et les plans séquences sont magistraux. C'est à voir rien que pour ça, rien que pour assister à un cinéma qui se distingue du reste, où le générique est reparti dans le film, sert le film, martèle des noms pour finalement nous laisser sur une dernière image, blanche, vaporeuse, comme pour quitter ce film en douceur. Comme dans irréversible, Gaspard Noé chamboule l'ordre du film, commençant par le dramatique et le générique, terminant par l'apaisement général et la renaissance, spoiler: au point que même les morts paraissent délicates
Ce qui est surprenant, aussi, c'est la chaleur qui se dégage de l'atmosphère face à la froideur des propos, des personnages et de leurs actes. mais on ne sort étonnement pas traumatisé de ce film, bien qu'on assiste au cahos, au déchirement.( Au point parfois de trouver ça ridicule d'ailleurs...), il y a aussi des moments drôles, drôles et dérangeants, quand le réalisateur filme ses comédiens par petits lots. On les voit parler les uns des autres, par un jeu de plans successifs, on comprend toujours de qui il s'agit. Noé réussit à installer chaque personnage alors qu'ils sont une bonne dizaine. Chacun d'eux est très singulier, marqué par une tenue vestimentaire, un trait de caractère fort. Certaines font peur, sont un peu freaks et ajoutent de l'amplitude à la démence.
funpav
funpav

14 abonnés 163 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 septembre 2018
Je vois entre 250 et 300 films chaque année au cinéma. Des mauvais films il m’arrive donc d’en voir.. mais là on atteint un sommet de médiocrité sous couvert d’une prétention incroyable. Pendant la projection, la salle s’est vidée et nombre de spectateurs qui partaient faisaient part bruyamment de leur effarement devant le spectacle (?). J’ai moi même hésité à partir mais je n’aime pas ne pas aller au bout d’un film aussi mauvais soit il. Dès le début le malaise s’installe avec un long castîng. Puis on a une très longue scène de chorégraphie tournée en un seul plan ensuite on a droit à une longue scène sans aucun intérêt de bavardage des danseurs ce ne sont que hurlements, gesticulations, scènes d’hysterie, violences, bagarres, sur fond de possible sangria empoisonnée, . Pour faire genre de nombreux plans sont tour’es Caméra à l’envzrs Ou caméra à la verticale. Les personnages sont caricaturaux le scénario inexistant. Tout pue la prétention, le vulgaire , la médiocrité. Et e film se dit fier d’etre Français ! J’enTzndaus des spectateurs dire du metteur en scène qu’il’ztaut dzrange.... je partage cette appréciation ! La provocation ne fait pas un film. Gaspard Noé n’est pas Ferrero et sa grande bouffe, pour citer un film quinen son temps avait été perçu comme provoquant. Ce film il’estboiur les snobs qui vont s’extasier sur le côté décalé du film peut être. Pour moi c’est mon pire moment de cinéma de l’annee 2018....
Ufuk K

620 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 septembre 2018
" Climax " dernier film de Gaspard Noe récompense pendant la quinzaine des realisateur est une pépite. En effet le film est proche du chef oeuvre dommage que celui-ci ne pousse pas son " délire " assez loin cependant je fus émerveillé par les chorégraphie des danseurs avec une bande sonore à l'ancienne éblouissante dans un récit qui décrit tous les " maux " de notre société. Une réussite
cylon86

2 838 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2018
Sans cesse provocateur et avide de donner aux spectateurs une expérience cinématographique unique et troublante, Gaspar Noé revient cette fois-ci avec "Climax". Soit le récit d'une soirée entre jeunes danseurs qui tourne au vinaigre quand ils découvrent que du LSD a été versé dans la sangria qu'ils ont bu en quantité... D'abord fort réjouissante avec ses chorégraphies impressionnantes (tous les acteurs du film sont des danseurs), la soirée vire au bad trip que Noé épouse totalement comme à son habitude : longs plans-séquences, caméra qui tourne, qui virevolte, qui finit par nous faire ressentir les mêmes sensations que celles éprouvées par les personnages. Formellement, le film - éclairé par Benoît Debie - est à tomber et la performance des acteurs (à commencer par Sofia Boutella) est assez dingue. Malheureusement, "Climax" donne rapidement l'impression de tourner à vide, d'être un film performance sans guère de profondeur. L'entreprise, bien que fonctionnant sur le spectateur, ne raconte pas grand-chose si ce n'est la descente aux enfers de personnages auxquels on peine à s'attacher. C'est dommage que Noé se situe toujours entre le génie formel et la vacuité de ses thèmes car un juste mélange des deux pourrait vraiment apporter du cœur à son cinéma.
Nicothrash

468 abonnés 3 309 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 septembre 2018
Ah ce Gaspar Noé, même en connaissant son cinéma et en se pensant prêt, on n'est jamais à l'abri d'un croche patte dans l'escalier de sa part. Et évidemment c'est encore une fois le cas ici. On se pense prêt, on entre dans son univers, les premières minutes sentent bon puis un petit grain de sable se glisse dans l'engrenage et petit à petit ça dérape lentement mais surement ... Alors Noé cherche-t-il à dénoncer quoi que ce soit ? La jeunesse dépravée, la drogue peut être ? Possible mais ce serait trop simple, c'est pour cela qu'il brouille encore et toujours les pistes sur ses intentions véritables, en a-t-il seulement ? Pas facile à suivre en tout cas. Maintenant sur la forme, il nous sort encore des plans séquences assez fous et même simplement des plans tout court hyper intéressants, son visuel est bien évidemment très soigné et sa direction d'acteur au top, ainsi que tout ce qui a rapport au son. La descente aux enfers est saisissante mais ça tourne franchement vite en rond et surtout ça tape sévèrement sur le système à la longue ! J'en suis sorti éprouvé et sur les nerfs et les phrases douteuses au double sens disséminées ici et là me laissent perplexe ... Comme toujours, Noé divise et le très bon côtoie le très étrange, certains points m'ont plu mais l'ensemble ne m'a pas emballé plus que ça, encore une fois j'aime l'idée mais les procédés me dérangent, d'autant plus que le message de base est extrêmement flou. Moyen pour ma part au final, je suis trop partagé.
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 septembre 2018
J'aurai rarement eu au cinéma autant l'impression de monter dans un grand huit sensoriel qu'en regardant Climax.

Unité de temps, de lieu, d'action : Gaspar Noé tourne en 15 jours une descente aux Enfers à la facture très classique. Après quelques minauderies un peu vaines bien qu'amusantes (des logos détournés, le générique de fin au début, des interviews de danseurs et la pile de DVD de Noé), le film commence vraiment. S'enchaînent alors de fabuleux plans séquences pendant plus d'une heure.

On commence par des chorégraphies hip hop (pour simplifier) démentes qui donne envie de voir Gaspar Noé tourner une comédie musicale. Le rythme et l'énergie des danseurs perforent littéralement l'écran. Petit à petit, la sangria arrangée rend les danseurs un peu dingues en révélant leurs mauvais penchants. La caméra sort alors de la salle de danse pour s'égarer dans les locaux techniques, la cuisine et les chambres, et nous montrer dans un flamboyant et sinueux cauchemar toute la noirceur de l'âme humaine.

Pour une fois, Noé ne montre pas les délires vécus par ses personnages de l'intérieur (en caméra subjective), comme il le faisait dans Into the void par exemple, mais adopte un point de vue distancié, de l'extérieur, sans aucun effet spécial. Son cinéma y gagne une densité nouvelle : l'horreur ne résulte pas d'effets frelatés mais de l'acuité distanciée avec laquelle les comportements de la bande sont montrés.

On peut ainsi voir une jeune femme prendre littéralement feu suite à une mauvaise manipulation, puis s'éloigner pour s'intéresser à d'autres personnages tout en sachant qu'une fille est en train de brûler quelque part dans les pièces voisines. Multiplié tout au long de cette nuit violente, le procédé crée un maelström d'une grande beauté : Climax est un feu d'artifice à combustion lente, mêlant corps, bassesses et drogues.

Le film captive sans finalement choquer : une première pour Gaspar Noé, et pour moi son meilleur film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 septembre 2018
Quelle claque !
La montée, l'acmé, la descente et enfin la facture. Tout y est ! Un trip sous acide cinématographique qui ne coute que le prix d'une place ! Merci Gaspard
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 septembre 2018
Le titre le plus évident pour cette critique aurait été de citer South Park mais puisqu'on ne peut pas mettre de titre, on s'en passera.

L'heure et demi la plus courte de ma vie. On est littéralement happé par cet orgie de couleurs et de sensations. Ce qui commence par une répétition de danse se transforme en un enfer à la fois collectif et aussi individuel. Qui a eu la bonne idée de mettre du LSD dans la sangria aussi ?

Donc chacun perd les plombs et pendant 30 minutes, on a des interactions aussi déglinguées que malaisantes. Je dirai qu'on peut observer plusieurs phases : à la phase 1, l'alcool désinhibe les danseurs et commence à cracher les uns sur les autres oubliant complètement leur unité de façade.
La phase 2 se caractérise par un planage général qui leur ôte tout analyse et ils se lâchent tous. La phase de panique arrive et là, on sent qu'on attaque le cœur du film. Car, dans la panique, vient la recherche de coupable, les accusations, les reproches, les vengeances et les envies exacerbées.

Là, c'est très amusant à voir tellement ils deviennent pitoyables, méchants et hors de contrôle. Entre taper dans le ventre d'une femme enceinte et enfermer un gosse dans un local électrique (tout en perdant la clé), on pense atteindre le fond, et bien pas du tout. Ce n'est que le début de la descente aux enfers.

On pourrait aisément croire que ce film est un spot de prévention contre les drogues. Comme quoi, une nuit sous LSD et votre vie peut changer à jamais.

Très sympa !
nicolas t.
nicolas t.

61 abonnés 239 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2018
Les 15 premières minutes sont formidables. Après une séquence de présentation, type casting où chacun se présente :
plus de dialogue, juste des danseurs magnifiques sur un tube de Cerrone.
Gaspard Noé les filme avec amour et sans esbrouffe, au service de leur art et de leur beauté.
Puis l'histoire commence, et c'est la catastrophe. Dialogues improvisés, scénario absent, mise en scène complaisante, effets grotesques autour des génériques qui semblent là pour meubler.
Noé s'amuse à tout détruire, en ricanant comme un ado attardé. Ca devient pénible, bête et surtout ennuyeux.
Un court métrage aurait été parfait.
djams
djams

39 abonnés 125 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 octobre 2018
A part de mettre en garde les jeunes sur les conséquences terribles des drogues, ce film n'a pas grand intérêt. La situation me paraît absurde et j'ai vraiment eu du mal à y croire spoiler: surtout qu'on ne sait pas trop où on se trouve ni pourquoi personne ne prévient la police.
Miltiade
Miltiade

50 abonnés 178 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 octobre 2018
On comprend vite que « Climax » va nous montrer, au fil de longs plans-séquences, le délitement progressif d’une harmonie, la troupe gracieuse unie dans la danse du début du film se morcelant petit à petit en individualités mesquines, idiotes ou monstrueuses. De l’ordre au chaos : la simplicité de la trajectoire du film fait toute sa beauté. Le champ de la caméra donne l’impression avec un réalisme saisissant de voir à travers les yeux d’un personnage ayant lui aussi été drogué – la caméra se déplace donc d’une manière de moins en moins ordonnée, se fait de plus en plus flottante, et finit par carrément se retourner…
Mais la simplicité de cette trajectoire du film est aussi sa limite. Parce qu’une fois compris ce programme imaginé par Noé, a-t-on vraiment encore envie d’assister à son exécution ? Le film devient alors un spectacle voyeuriste de la déchéance des rapports humains, rendu encore plus malsain par le fait que Noé l’alimente en traumatismes…
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