Climax
Note moyenne
3,3
3140 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

263 critiques spectateurs

5
36 critiques
4
60 critiques
3
56 critiques
2
43 critiques
1
34 critiques
0
34 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 février 2019
Juste sublimes, j’ai adoré ce film. Je l’ai acheté en blu-ray dès sa sortie le 30 janvier.
Y’a une magie autour de ce film que je ne pas décrire, les danseurs/acteurs sont parfaitement choisis, les musiques colle parfaitement à l’ambiance du film. Climax n’est ni gore, ni sexuel ni vulgaire, c’est un film transgressif dans sa manière de montrer les choses, dommage cependant que le film soit aussi court (1h40) 2h30 aurait était parfait selon moi. Je suis fan de Gaspar Noé depuis irréversible, l’enfant terrible du cinéma français et de toute évidence Climax est un menu maxi best of de son art. Vraiment génial, bonne idée de film et juste merci Gaspar, j’attends le prochain film avec impatience.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2018
Ce film est assurément l’un des chocs de l’année, en tous cas en termes de claque dont on se souvient longtemps après la projection. Une claque cinématographique qui fait autant de bien à notre cœur de cinéphile que mal à notre esprit de spectateur tant la projection peut sembler éprouvante. Mais c’est aussi ça le cinéma : déranger, troubler, faire réagir, … Et pourtant, le cinéma n’est pas avare en films chocs que ce soit dans le domaine du fantastique (« Conjuring »), du réalisme social (« 4 mois, 3 semaines, 2 jours ») de la violence (« Hostel », « Martyrs », …), du sexe (« Baise-moi ») et on en passe. Gaspard Noé s’en est fait une spécialité à travers sa filmographie (« Seul contre tous », « Love », …) et ce n’est pas un cinéaste forcément sympathique pour tout le monde tant ses films sont clivants. Et celui-là ne dérogera pas à la règle, il va scinder le ressenti du public en deux. Mais cette fois, et surtout contrairement à l’un des pires jamais vu du même réalisateur « Irréversible », on n’est pas dans la provocation gratuite, la violence certes réaliste mais insoutenable ou dans l’envie de choquer à tout prix. Non, cette fois Noé s’assagit un peu, ce qui reste néanmoins un pléonasme dans toute sa splendeur pour ceux qui verront le film. En tout cas, on en a l’impression dans la première partie de cette œuvre radicale scindée en deux temps. Mais dans la première partie seulement.

Car « Climax » c’est aussi ça. Un film bicéphale voire protéiforme qui se fond dans un huis-clos se déroulant en 1996. Sous couvert d’une histoire vraie dont il s’inspire, Noé nous concocte un long-métrage totalement barré, fou, jubilatoire et extrême à la fois qui synthétise toutes ses obsessions thématiques et formelles. Dans la première catégorie, on a le sexe, la drogue, la jeunesse, la vie et la mort entre autres, mais déjà quel programme. Dans la seconde, on retrouve les plan-séquences (celui du film est proprement incroyable et le sert totalement), la caméra à l’envers, le montage singulier ou encore les inserts. Bref, un film en forme de condensé, baroque mais plus accessible tout de même que ses précédents films, de son oeuvre. Et donc beaucoup plus intéressante que les plus ou moins vaines tentatives d’un jeune cinéaste un peu prétentieux de choquer censeurs et festivals. Ici, les trois premiers quarts d’heure prennent la forme d’un film de danse. Et quel film ! On y voit une troupe d’une vingtaine de danseurs venant de tous horizons, issu des deux sexes, pratiquant toute(s) sexualité(s) et adoptant différents caractères, fêter la fin de répétitions. En l’espace de quelques fausses interviews face caméra intelligemment insérées dans l’écran d’un téléviseur lui-même au centre d’un arrière-plan malin et symbolique de ses goûts, il pose le décor et les bases humaines de ce qui va exploser dans la seconde partie. Cela appuyé par quelques brèves mais fondamentales séquences de dialogues en duo entre les personnages. Puis vient l’extase de voir ces danseurs au sommet de leur art lors de deux très longues scènes de danse (de transe ?) totalement hypnotiques. Rarement on avait autant eu envie de danser (la bande originale fera certainement partie des meilleures de l’année) et de faire bouger son corps. Noé les films comme personne, sa caméra semblant choisir toujours le meilleur angle et le meilleur plan pour les mettre en valeur et nous fasciner. Magnétique !

Puis vient la seconde partie où tout va partir en vrille et où rentre dans ce que l’on pourrait un film d’horreur réaliste ou plutôt un bad trip à vous dégoûter de prendre n’importe quelle drogue, ou goutte d’alcool. On hésite même, avant d’avoir une explication plus ou moins rationnelle laissant planer le doute, à croire qu’une intrusion du fantastique dans « Climax » va pointer le bout de son nez. Et là commence un voyage au bout de l’enfer - ou plutôt des tréfonds torturés que peuvent emprunter les esprits humains sous emprise. De ces voyages dont on ne ressort pas indemnes. Et nous, spectateurs, n’avons plus qu’à supporter avec effroi le cocktail de l’humain perverti par quelque chose dont on taira le nom. Mais aussi à être subjugué par la beauté plastique de la réalisation de Noé et cette manière unique de dérouter le spectateur. Alors ça peut sembler légèrement long sur le la fin mais c’est le prix à payer pour être en adéquation avec ce que vivent les personnages, ce qui était certainement la volonté première du monsieur. Et il y a quelques moments maladroits, rares cependant. Mais ce film est une bombe à retardement, originale voire jamais vue, de celles qui marquent durablement le septième art. On aime ou on déteste mais il est acquis que « Climax » ne laissera personne indifférent. On est embarqués dans ce voyage qui prend aux tripes. Radicalement. Et on est à la fois aussi bien soulagé lorsqu’il se termine que déçu et triste que cette virtuosité plastique qui imprègne cette œuvre complètement unique et nous avec touche à sa fin lorsque les lumières se rallument. Bravo monsieur Noé car je n’aimais pas vos films et « Climax » a fait mentir cette impression. Un chef-d’œuvre aussi envoûtant que répulsif sachant allier deux domaines aussi antinomiques que la danse et l’effroi. Une proposition de cinéma différente, extrême mais surtout un monument d’images inoubliables.

Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Martin K.
Martin K.

4 abonnés 16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 septembre 2018
Climax, comme la plupart des films de Gaspar Noé, est un calvaire (non seulement pour les personnages, mais également pour les spectateurs) ; c’est une représentation de l’enfer existentiel et spirituel dans lequel nous vivons, un enfer qui est non seulement issu d’une origine mystérieuse mais est également produit par nous-mêmes.
Climax représente l’apogée du chaos et sa victoire sur l’ordre chorégraphié, c’est l’expérience intense de la mortalité. Mais d’où vient ce chaos ? De l’humanité démoniaque peut-être…
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 septembre 2018
Espérons pour WildBunch qu’ils ne vont pas miser éternellement sur les fantasmes adolescents de Gaspar Noe pour leur line-up sinon la dégringolade sera définitive. Tout est grosses ficelles dans ce film : dès la séquence de casting on sent la lourdeur avec à droite d’un écran de télé vieillot des casettes de films comme Suspiria, à gauche des livres comme Suicide mode d’emploi. Puis une interminable chorégraphie sans intérêt puis le début de la fête où les personnages sont caricaturaux à pleurer : le jeune gay encore puceau, les deux Noirs qui ne parlent que de leur engin et de défoncer tout ce qui passe, les lesbiennes qui s’engueulent, la jeune arabe surveillée par son grand frère ....et puis ça dégénère et la mise en scène nous donne de la caméra qui tourne des couloirs interminables de la violence. Un enfant est là au début de cette fête on sait parfaitement ce qui va lui arriver ... La fantastique expérience sensorielle n’est que du toc des effets faciles et bêtement glauques.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 septembre 2018
CLIMAX

Climax est le nouveau film de Gaspar Noé, réalisateur connu pour ses films qui dérangent, questionnent, très artistique, abordant toujours des Thèmes différent comme l’amour, la mort, la vie et la violence.
Climax nous plonge dans un groupe de danseurs, faisant une tournée entre les Etats-Unis et la France pour pouvoir exercer leurs danse ensemble et réalisé de grandes chorégraphies. Un soir ils décident tous de faire une pause et de faire une fête. Fête qui va progressivement tournée dans un cauchemar à cause des effets de la drogue qui va les laisser sur un voyage qui parait sans fin.
C’est à travers de multiples plans, cadrage, lumière et musique que le film va progressivement nous montrer les effets et causes de la drogue. Un groupe étant unis au début mais petit à petit dévoilé le vrai visage de chacun d’entre eux jusqu'à les désunir. Chaque personnage à son mot à dire, joue un élément clés tout le long de l’histoire.
On découvre les sentiments, les envies de chacun jusqu'à ce que l’effet de la drogue arrive, le film tourne sous une autre facette, passant de la réalité au cauchemar.
La caméra partant dans tout les sens mais restant toujours sur son chemin. Nous suivons comme dans un train de manège les personnages qui en avançant dans leurs délire psychédélique nous font découvrir avec fluidité les autres personnages.
C’est d’autant plus en jouant sur les effets de lumière et déplacements de caméra que nous sommes plongés dans la tête de ces personnages. Il y a là la volonté de faire ressentir au spectateur les effets de la drogue avec le jeu talentueux des acteurs passant sur plusieurs phases (allant de calme à triste ou bien effrayer). Le tout pour permettre de sensibilisé le spectateur sur les causes néfaste de la drogue.
Le film est ni trop court ni trop long il se suffit parfaitement à lui-même et s’imprègne très bien dans son élément et son thème.
C’est donc sans regret que j’invite les plus curieux à découvrir CLIMAX.
Naughty Doc

1 044 abonnés 534 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2019
Gaspar Noé, réalisateur français qu'on ne présente plus, revient en grande pompe avec "Climax", film salué lors de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes (où il reçoit l'Art Cinema Award par la Confédération Internationale du Cinéma d'Art et Essai), un huis-clos d'1h30 basé sur un fait d'hiver, où une troupe de danseurs se retrouve lors d'une soirée qui va dégénérer.

D'entrée de jeu le ton est posé : on va vivre une descente aux enfers, comme explicitée par le générique de fin...qui est mis au début du film, sorte de dernier avertissement de Gaspar Noé concernant le caractère inéluctable de cette histoire.

Très vite, nous faisons la connaissance de cette troupe éclectique de danseurs de toutes origines par des images d'interview, où le réalisateur n'hésite pas à directement citer à l'écran ses références, comme "Possession", "Salo ou les 120 jours" ou encore "Suspiria". C'est par ce procédé que nous ferons la connaissance de Lou, Rocco, Cyborg, Omar,(Sofia Boutella en Selva, Kiddie Smile en Daddy et Souheila Yacoub en Lou...des gueules de cinéma uniques qui ressortent vraiment) et tout un trombinoscope de personnages charismatiques et humains, accomplissant leurs rêves via la danse avant de pouvoir partir en tournée aux USA.

S'ensuit un plan-séquence hallucinant d'une choregraphie de groupe, où le talent de chacun est directement mis dans la face du spectateur. Entre scènes galvanisantes et euphorisantes, discussions alcoolisées de soirée (où l'absurde rencontre le burlesque), tout est moyen d'immerger le spectateur dans une réelle soirée.

Car on est bien dans un cinéma de sensations, jamais la caméra virevoltante de Noé n'aura été autant en symbiose avec ce qu'il nous raconte, où le visuel (sublimé par la photo de Benoit Debie, parvenant à créer une palette de couleurs en accord avec le ton), la musique (un sound design allié à une BO d'enfer avec notamment Cerrone, Aphex Twin, Daft Punk ou encore Giorgio Moroder) et la danse (les gestuelles de chacun parvenant à être des composantes clés de la mise en scène du film) ne cohabiteront de manière aussi organiques.

D'une ambiance gaie et jubilatoire, le film basculera au milieu via un point de rupture qui enclenchera une lente descente aux enfers, où la sangria et le LSD se mêlent et entremêlent les pensées de chacun, où les épisodes de transe côtoient la démence et l'horreur, jusqu'à un final allant carrément sur les traces d'Hellraiser ou Silent Hill.

Jamais un bad trip acidulé n'aura été aussi bien retranscrit au cinéma par un Noé libéré via une narration idéalement linéaire, permettant une vraie immersion, où la caméra fait office de guide et de conteur dans cette vision entropique du groupe, où les hommes s'entre-dévorent en-dessous du drapeau tricolore. Un choc des cultures est présent (peut-être pas assez vu la durée limitée), ainsi que des orientations sexuelles et amoureuses dans un vivre ensemble sous forme de dérapage pulsatile.

Véritable coup de poing, on est face à un cauchemar ambulant, enivrant, sensoriel, qui respire le cinéma et dôté d'un casting dément et d'une maitrise formelle indéniable.
Ricco92
Ricco92

286 abonnés 2 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 septembre 2018
Comme souvent avec Gaspar Noé, il faut prendre son cinquième long-métrage, Climax, comme une expérience cinématographique plus que comme un récit. À travers ce film composé en deux parties, le cinéaste fait preuve une fois de plus d’une maîtrise exceptionnelle des plans séquences : ceux-ci, extrêmement longs, sont chorégraphiés d’une manière incroyable. Cet aspect chorégraphique est renforcé par le choix d’utiliser essentiellement des danseurs comme comédiens (à l’exception de Sofia Boutella et Souheila Yacoub, peu ont d’expériences cinématographiques). En outre, le réalisateur s’amuse à jouer avec la construction habituelle des génériques (le film ouvre par un des derniers plans et le générique de fin alors que le générique de début se trouve entre les deux actes du film) et offre un travail sur le son incroyable (le sentiment d'oppression vient en partie de celui-ci). Toutefois, cet aspect formel n’empêche pas Gaspar Noé d’injecter ses obsessions dans le film, à savoir le sexe et surtout la drogue. Il n’est pas étonnant que le cinéaste revendique l’influence de Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée… (explicitement cité au début du film) car la deuxième partie (inspiré d’une histoire vraie d’après ce qu’y est écrit dans le générique de début) est une véritable plongée très dure dans les délires et les dégâts causées par la drogue (ici, le LSD) : voir à la suite le film d’Uli Edel et celui de Gaspar Noé peuvent dégoûter toute personne étant attirée par les drogues. Une expérience cinématographique envoûtante qui prouve une fois de plus que Gaspar Noé est un grand nom du cinéma.
Yves G.

1 856 abonnés 4 063 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 septembre 2018
Une troupe de jeunes danseurs fête la fin des répétitions avant de partir en tournée. La soirée commence dans la liesse. Mais bientôt, le trip devient very bad. La sangria a semble-t-il été préparée au LSD plongeant les participants à la fête dans un état de transe anxiogène.

Gaspar Noé est l'un des réalisateurs français les plus marquants de sa génération. Il traîne derrière lui la réputation d'un cinéaste sulfureux et provocateur. Après "Carne" et "Seul contre tous", Gaspar Noé a accédé à la célébrité en 2002 avec Irréversible, présenté à Cannes en compétition officielle. En treize séquences antichronologiques (en commençant par la fin), y était raconté un viol. Avec Monica Bellucci, Vincent Cassel (qui, à l'époque formaient un couple hypissime) et Albert Dupontel, le film, interdit aux moins de seize ans, fit scandale. Huit ans plus tard, Gaspar Noé revenait avec "Enter the Void", l'histoire filmée en caméra subjective d'un dealer entre la vie et la mort abattu par la police. Son dernier film, "Love", sorti en 2015, se frottait à la pornographie, filmant des scènes de sexe non simulé - qui lui valurent une interdiction aux mineurs de dix-huit ans par la justice administrative saisie par l'association "Promouvoir". J'en avais fait à l'époque une critique débordante d'enthousiasme que je relis quatre ans plus tard, gêné par autant d'euphorie.

On comprendra donc mon impatience à voir "Climax"... et ma déception.

Gaspar Noé reste un cinéaste virtuose qui signe des plans séquence vertigineux. C'est, depuis l'origine, sa marque de fabrique. Et "Climax" nous en donne notre lot qui suit les danseurs dans leurs folles chorégraphies puis dans leurs déambulations erratiques dans cette maison sans fenêtre où ils passent la soirée. Les images sont d'autant plus puissantes que la musique est forte, produisant peu à peu un effet de transe pulsative, une sidération hypnotique.

Le problème est que cette forme somptueuse n'est au service de rien. On cherche en vain dans "Climax" des personnages ou une histoire. Parmi la troupe de danseurs, on ne s'attache à personne - sinon peut-être à Selva interprétée par Sofia Boutella qui creuse sa voie entre Paris et Hollywood. Quant à l'histoire, il n'y en a pas. Aucun des fils égrenés en début de film (ce drapeau tricolore de l'affiche, cette danseuse qui confesse sa phobie du noir...) n'est tiré.

Noé avait caressé le projet de faire un documentaire sur la danse. Il a finalement décidé de réaliser une fiction mais a oublié en chemin d'écrire un scénario. Si bien que "Climax" se réduit à un long clip. Certes bluffant. certes trippant. Mais un clip rien de plus.
L?c!s_H00d
L?c!s_H00d

223 abonnés 395 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2018
Gaspar Noé pose son regard sur une simple soirée, loin des ruelles sombres et des messes enflammées. Une école abandonnée, inspirée d'un fait réel, où le tragique s'est préparé. Climax est une oeuvre qu'il faut digérer, car avec ce film, le cinéaste atteint un stade où il ne cherche plus qu'à faire ressentir, au plus profond de nous-mêmes. Si Enter The Void le faisait avec un grandiose superbe, et si Love remuait en nous un sentiment amoureux quelque peu douloureux, Climax est tout aussi bouleversant. Gaspar Noé est l'un de ses derniers auteurs à provoquer, pour de bonnes ou mauvaises raisons, à choquer, à vouloir partager son amour pour le cinéma et à proposer des expériences uniques et perturbantes.

Je ne suis pas objectif avec Gaspar. J'ai découvert son Oeuvre avec Irréversible et j'ai poursuivi avec le reste de sa filmographie. J'attendais son prochain film depuis maintenant trois ans, et voilà Climax, l'aboutissement de sa carrière. S'il n'est pas son film que je préfère, il reste celui qui semble le plus abouti. Le plus complet, le plus représentatif de ce qu'il essaie de faire retranscrire. Montagnes russes, folie ambiante, sexualité sans barrières où les corps se confondent, Climax est sans réelle limite. Sans être pour autant traumatisant comme l'a été Irréversible ou Enter the Void pour certains, celui-là ne se freine en aucun moment. La nudité n'est pas le propos, la violence ne l'est pas non plus, seuls les excès sont mis en avant dans ce chaos se concrétisant à chaque instant.

Le chaos se réalise notamment par le naturel des comédiens. L'on sent qu'une simple idée a été donnée, ils font le reste. Gaspar Noé emmène son film dans de hauts retranchements, débutant par un premier acte calme mais dynamique, puis suivant par un second hypnotisant et famélique où les sens s'affolent et finissant par un dernier monstrueux et anarchique. Climax fait danser nos émotions et souhaite juste nous faire vivre un sentiment de cinéma. Transcendant, palpitant et saisissant, le film propage une atmosphère droguée qui s'installe jusqu'aux sièges de nos salles par l'intermédiaire de l'excellent choix musical, de la caméra toujours aussi immersive et des simples instants de vie filmés. Climax c'est l'apothéose d'un propos de réalisation et l'accomplissement d'une carrière.

Toutefois, je reconnais son aspect outrancier. A défaut de parler véritablement de quelque chose, Gaspar Noé parle de lui-même. Climax est tout aussi référencé que ses précédents films et cela peut agacer. La surexposition de ses connaissances et de ses goûts peuvent conférer au film une exaspération regrettable chez le spectateur. Il en est de même avec la violence, où Gaspar se contente d'une gratuité tantôt brillamment amenée tantôt malsaine. Les cartons philosophiques encadrant le film arrivent également à faire pousser un léger soupir, tout comme le style à rebours, déjà trop surexploité.

Mais comme j'ai essayé de le dire, j'aime son style et sa vision. Il faut aller voir Climax en salle pour profiter de conditions bénéfiques et pour faire vivre le cinéma français. Climax est fort, beau, exaltant, inspirant et dérangeant, du cinéma comme l'on en voit rarement et qui ravive une flamme dévastatrice dans nos cœurs, celle d'un amour incommensurable pour cet art si riche et parfait.
Louis V
Louis V

31 abonnés 198 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2018
Gerbe de couleurs, de mouvements, de gestes, d’horreur, Climax, nouveau chef d’oeuvre de Gaspar Noé, nous envoute par l’ironie de la matière qu’il traite avec beaucoup de dureté et de maîtrise. Morceau de bravoure technique, au gré des plans plongée, fixes, et des plans séquences, nous découvrons une logique du plan très originale, qui détruit les plans scolaires et/ou sans âme que nous voyons en ce moment: c’est rare de voir un cinéaste qui filme aussi bien. Prennant les meilleurs dans son équipe, Noé réunit tout ce qu’il faut pour plaire. Le gore s’harmonise avec les mouvements de la caméra, de la plongée pour montrer les corps dansants tout simplement spectaculaires, des plans fixes pour les interviews (plus ou moins formelles) qui vont de l’interview en bonne et dûe forme à la captation informelle. Les acteurs jouent toujours sinon bien du moins juste, par rapport à leur personnage, ce qui permet au réalisateur de s’appuyer, non sur leur qualité d’acteur (ce qu’il fait rarement) mais d’être humain et surtout, de danseurs. C’est cela qui compte dans ce film: montrer le corps à l’ouvrage, le corps dansant et intrépide, le corps dans son infinie diversité (tordu, mutilé, enceint, grattant, débile, amorphe, mort…). Et tout cela, toute cette humanité en action, cela fait une perle rare du cinéma français (si ironiquement français).
dejihem
dejihem

155 abonnés 710 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2020
Transpotting, Conjuring, dancing, droguing, firing, F***, electring : je crois que c’est un bon résumé.
patior
patior

37 abonnés 71 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 septembre 2018
Je ne sais même pas si le plan séquence du début vaux le déplacement. Les chorégraphies sont mauvaises... Et Boutella ne sais pas jouer. Quand au sens caché il est tellement évident que ça rends le tout prétentieux et insultant pour le spectateur. Dans le genre, Mother laisse au moins le soin au spectateur la découverte. « La honte du cinéma français » j’ai entendu en sortant de la salle... C’est pas comme si il ne touche pas déjà des profondeurs abyssales.
Jean-Flavien P
Jean-Flavien P

30 abonnés 44 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 septembre 2018
Vu à la Quinzaine des Réalisateurs cette année. Le plus abordable film de Gaspard Noé est l’un de ses 2 meilleurs films avec Enter the void. Virtuose avec sa caméra, il mêle les corps entre eux grâce au langage de la danse. C’est visuellement splendide, comme d’habitude les personnes détestant ce dernier ne se priveront pas de dire qu’il y a des scènes chocs. Mais tout comme je sais ce que je vais voir dans un film de Noé ou Lars Von Trier, les gens sont susceptibles savoir à quoi s’attendre. Bref, j’espère que le public appréciera ce film génial à sa juste valeur.
Merci M. Noé, le cinéma français a besoin de cinéastes dans votre genre. À très bientôt pour votre prochain film!
Vincent P
Vincent P

29 abonnés 40 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 septembre 2018
Une Tuerie!
Le score est explosif et terriblement dansant. La scène d'intro ainsi que la scène de danse zénithale sont à tomber par terre.
Si mourir sera sûrement une expérience extraordinaire, ce film en donne un excellent avant goût doux amer.
Kao-BB
Kao-BB

56 abonnés 386 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2019
Si je devais parler de CLIMAX de Gaspard Noé (et en majuscules s'il vous plaît), de son montage, ses mises en scènes, ses plans-séquences, la sangria, sa photographie , ses chorégraphies, sa playlist musicale, son pitch de départ, son crescendo narratif, encore la sangria, le casting, les danseurs, le DJ, les blablas, la chaleur de la salle de fête au dedans, la froideur shinienne du dehors, toujours la sangria, les génériques de début, les génériques de fin, les génériques de milieu, encore un petit coup de sangria, et enfin un autre coup de sangria...pour résumer mon sentiment et après ces quelques 785 caractères pour composer cette modeste critique, au sortir de ma séance dans le meilleur cinéma de Toulouse, je résumerait cette expérience de spectateur averti ainsi : Wow.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse