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Top of the World
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5,0
Publiée le 16 juillet 2015
Pour commencer, il faut bien dire que "Paris, Texas" est une des plus belles Palmes d'or qu'il m'ait été donné de voir à ce jour. Une pure merveille à la beauté discrète et pourtant si évidente, un drame familial intense sur le retour à la vie de Travis, un homme dévasté par un passé douloureux. Harry Dean Stanton en tient magnifiquement le rôle, face à l'étonnant Hunter Carson, au génial Dean Stockwell, à Aurore Clément et son inoubliable accent frenchy et enfin face à Nastassja Kinski, aussi sublime qu'émouvante. Ces personnages, Wenders les aime et nous fait vivre avec eux cette odyssée à la fois psychologique et physique. Travis ne s'arrête en effet jamais vraiment d'errer, de chercher le lieu qui pourrait l'apaiser, le consoler. Ce lieu n'est sans doute en fait que le "Paris, Texas" du titre, une ville qui reste hors-champ, un fantasme inaccessible, un mirage au cœur du Sud des États-Unis, que Wenders filme aussi bien que ses personnages, d'une manière à la fois tendre et cruelle. Tout le génie du film tient en fait à ce subtil écartèlement entre drame intimiste entre quatre murs, superbement dialogué, et épopée intemporelle, universelle, quasi-muette et accessible à tous. Un authentique chef-d'oeuvre !
"Paris Texas" n'a rien perdu de son pouvoir de fascination. En se confrontant directement à son éternel rêve américain, Wenders parvient à passer du mythe (l'ouverture à la John Ford) à l'humain (l'incarnation progressive d'un personnage) sans perdre sa puissance poétique. Et le film de garder tout son ampleur jusque dans les scènes intimistes, proposant une belle fable sur les rapports père/fils. Dommage que le réalisateur se sente obligé de clore son récit dans l'explicatif et que cette belle errance, ambivalente et poétique, se termine dans une scène lourdement psychologique dans un improbable et très conceptuel peep show. Le réalisateur est rattrapé par son penchant pour les dispositif théoriques, alors que la force du film jusqu'ici vient justement d'avoir réussi à s'en libérer...
J'ai vu "Paris Texas" a sa sortie en salle, il y a 30 ans. J'avais alors été subjugué et profondément bouleversé par cette réalisation à fleur de peau, par la beauté de ses images et par la profonde mélancolie dégagée par son écriture et sa mise en scène. Face à "Paris Texas", mon émotion fut à son comble et je dois dire que 30 ans plus tard ce film m'a autant subjugué et toujours autant bouleversé ! Ce qui m'a le plus frappé en revoyant ce film, c'est sa fraicheur et son actualité. Sa jeunesse ! Le film n'a pas pris la moindre ride. Si n'était le contexte, on le croirait réalisé très récemment. C'est que "Paris Texas" est habité de bout en bout par une espèce de besoin primordial, prolongé par un cinéma s'enracinant dans l'essentiel. On est là face à un road movie mélodramatique d'une beauté sidérante. Le film étire sa mélancolie sur un fond de paysages américains tout droit sortis des fantasmes d'Amérique du réalisateur à l'époque. Les acteurs sont d'un réalisme et d'un naturel vraiment hallucinants, et Nastassja Kinsky est bouleversante de beauté et de fragilité, comme c'était déjà le cas dans le Magnifique "Tess" de Polansky quelques années plus tôt. "Paris Texas", un chef d'oeuvre ultime de l'histoire du cinéma, un film comme il en existe peu, un film unique que j'ai revu avec autant d'éblouissement et d'émotion, à mon sens un peu trop esthétisé par une restauration beaucoup trop flashy et caricaturale.
Film a voir ne serait-ce que pour sa dernière demi heure (il faut ce taper les très longues 90 premières minutes avant certes). Mais quelle beauté dans les paysages, les ambiances, les couleurs, l'atmosphère. Un film de rêveur. Un Bon film mais pas un chef d'oeuvre comme j'ai pu lire ailleurs :)
Paris, Texas n'est pas qu'un road movie c'est aussi la quête d'un homme pour reconstituer son passé et réparer ses fautes. Jamais un film long et aussi lent que Paris,Texas n'a jamais été aussi intense. Des plans séquences somptueux où se mêle couleurs verte et rouge avec en fond sonore la guitare slide du très talentueux et trop méconnu guitariste Ry Cooder.Paris,Texas et d'un chef d'oeuvre d'émotion brut loin de toutes esbroufes et clichés qui envahissent bien trop souvent le genre dramatique. Un chef d'oeuvre du 7è Art !!!
Ce qui me frappe dans ce film, c'est la description d'un monde déshumanisé dans lequel évolue les personnages : le désert, la campagne américaine, la ville, les routes, les autoroutes, même la banque et je ne parle pas du peep-show. Ce n'est qu'un mouvement incessant de voitures, de camions, de trains, d'avions où l'être humain semble avoir disparu après avoir été mécanisé. Dans ce décor, avec une bande-son si particulière, les personnages, leur caractère, sont mis en valeur par une prise de vue magnifique, plusieurs scènes sont inoubliables.
On dit que le cinéma c'est de la culture, et encore plus si c'est le gagnant d'une palme d'Or. Je me suis donc culturé et j'avoue que je n'ai rien manqué lorsque j'en ai entendu parler lors de sa sortie. Conservez les palmes pour visionner en retraite, vous aurez moins l'impression de perdre du temps. Je vois qu'il suffit de placer dans son film une image marquante et esthétique (ici la fille blonde au pull rouge comme ses lèvres), avec un road-movie et c'est la consécration. Thelma et Louise, road-movie présenté à Cannes presque 10 ans plus tard aurait mérité bien plus une palme.
Lent... très lent... contemplatif... profond... Paris, Texas est de ces films qui vous marquent à tout jamais, et les silences y sont parfois plus intenses que les dialogues.
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5,0
Publiée le 30 mai 2025
Et la Palme des Palmes d'or est attribuèe au "Paris-Texas" (1984) de Wenders, sublimèe par la photo de Müller. Un homme surgit du dèsert, de retour dans le monde des vivants pour retrouver la mère de son fils. Au fur et à mesure de ce retour à la vie, la charge èmotionnelle de cette histoire lancinante devient si belle, si intense, si bouleversante que le jeu de Harry Dean Stanton et Nastassja Kinski touchent à l'insondable. On est sidèrè devant une telle richesse d'interprètation, une telle maîtrise. Une scène mythique rèsume à elle seule "Paris-Texas" : le peep-show...avec ce pull-robe rose Angora portè par une actrice aussi magnètique que magnifique. Le plus beau des road-movies...
Magnifique film qui relie l'errance et l'amour filial. Perdre son chemin physiquement après avoir perdu son enfant et son amour. J'aime la façon dont il se rapproche de son fils, dont WM fait disparaître tout doucement les parents "adoptifs" pour ne plus voir que la figure du père et cette scène poignante des retrouvailles et de l'homme qui veut le bonheur de l'enfant au-delà du sien. Très beau et mélancolique
On a beau se dire cinéphile, il y a toujours un ou deux cinéastes réputés dont on passe à côté de la filmographie. Pour moi, c'est Wim Wenders. Mieux vaut tard que jamais et j'aborde l'oeuvre du réalisateur allemand avec un de ses longs métrages les plus connus, lauréat de la Palme d'Or, "Paris, Texas". Et c'est une magnifique entrée en matière tellement ce film m'a subjugué. Wim Wenders fait preuve d'une grande maitrise dans sa mise en scène, ses plans et sa direction d'acteurs. Une leçon de cinéma d'un point de vue technique mais aussi au niveau du ressenti. Il y a énormément de tendresse dans sa manière d'aborder ses personnages, ce qui les rend attachants. Si je devais émettre une réserve, ça serait sur une fin un brin longue mais vraiment un brin. Excellent film.
Une famille séparée se retrouve dans ce film à la photographie sublime. Wim Wenders exploite et magnifie les grands espaces américains dans lesquels évoluent ses personnages isolés. Le dernier acte est un dialogue interminable.
Du grand cinéma du haut volet que nous proposait le cinéaste Wim Wenders qui méritait amplement sa palme d'or au festival de Cannes !! Sur un scénario humaniste du comédien Sam Shepard, "Paris Texas" nous raconte l'histoire d'un homme mystérieux perdu dans le grand Canyon dont le frère de celui-ci le retrouve et le ramène à la maison. Il y héberge son fils qu'il n'a pas vu depuis son absence, c'est à dire quatre ans, des liens vont se créer mais il manque la mère du petit garçon qu'ils cherchent. La première chose qui m'a frappé dans ce long métrage, c'est la qualité de l'image avec ses décors et les lumières nocturnes qui nous en mettent plein la vue et c'est beau. Beau est aussi le déroulement du récit avec des moments touchants et forts comme les scènes dans les cabines de striptease, j'en dis pas plus. La musique qui accompagne le film sur un air de guitare est superbe. Quant à l'interprétation, il y a Harry Dean Stanton qui livre une magnifique composition aux cotés de la très grande actrice trop rare sur grand écran aujourd'hui Nastassja Kinski, Dean Stockwell ou Aurore Clément. On peux appeler cela un chef d'ouvre inoubliable.
Un grand classique du cinéma que je n'avais encore jamais vu. Il était temps vraiment ! Franchement pas déçu malgré quelques longueurs même si je pense que tout est voulu pour que l'on soit bien imprégné des personnages. Assez touchant dans l'ensemble, et fort, sans jamais tombé dans la "niaiserie". Les acteurs sont vraiment très bons et le plan séquence de la fin le prouve à merveille. Bon, il est vrai que pour ma part, j'ai trouvé le dénouement prévisible mais on est pas dans un film à suspense ni énigme. La bande originale est cool mais dommage que l'on reste dans les sonorités texanes du début à la fin. On pourrait qualifier ce long-métrage de - presque - road trip et ce n'est pas pour déplaire car il y a un peu de tout en fait. Vous pourrez voir que le titre "Paris, Texas" porte à confusion et vous comprendrez en le regardant. Il faut ajouter que la photographie est digne de ce nom malgré le fait que la date de sortie soit de 1984, c'est quand même presque avant-gardiste. Les décors sont simples et efficaces, ça donnerait presque envie ... Enfin pour conclure, j'ai passé un agréable moment. Dès le départ, je m'attendais clairement un chef d’œuvre mais, désolé, ça ne le sera pas (pour moi en tout cas). Cependant, ça reste vraiment une réalisation à voir sans hésitation. Bon film à toutes et à tous ! 13/20.
Je me rappelle être allé voir "Paris, Texas" en 1984 uniquement parce qu'il avait eu la palme d'or à Cannes en étant persuadé de voir un film soporifique... et j'avais trouvé ça magnifique. Après deux ou trois re-visionnages, ma position n'a pas changé : c'est lent, mais qu'est-ce que c'est beau ! Et je ne parle pas que de beau visuellement, mais de beau par les émotions et de tout ce que ce film dégage. Voila, je suis toujours transporté par son histoire, même si j'en connais la fin bouleversante, ses acteurs, sa réalisation et aussi sa musique géniale devenue iconique.