Ils sont forts chez Pixar, très forts. Ils parviennent à faire en sorte que le récit de quatre adolescentes en quête de billets de concert pour le boys band à la mode ne soit ni niais ni exaspérant. L’animation a cet avantage qu’elle permet de pousser les curseurs du réel sans aller trop loin dans la caricature. Et la grande réussite d’"Alerte rouge" se situe bien dans le fait de parfaitement doser les outrances et de toujours trouver le ton juste. C’est à la fois drôle, prenant (quand bien même l’objet de la quête serait des plus futiles, on croit très bien à l’importance que cela revêt pour le groupe de copines) et pertinent dans sa description de l’adolescence portée par une bonne métaphore. Il fait peu de doute que Domee Shi y a mis de son vécu.
Jolie animation très colorée et dynamique, originale et divertissante ! J'ai aimé le côté moderne des dessins et de l'histoire. Un plaisir de le revoir !
Bien que débutant sur un ton très puéril, l'intrigue va alterner entre clichés de l'adolescence fort révélateurs, à la fois tendres et humoristiques grâce à l'adulation féminine pour un boys band gentillet, et dénonciation d'une relation toxique entre une mère possessive extrêmement exigeante et sa fille corsetée dans les attentes familiales. Osant aborder la difficulté féminine à appréhender les douleurs et chambardements hormonaux via la métaphore du panda roux (peu subtile mais justifiée par une hérédité aux origines mystico-asiatiques tout en conférant une dimension attachante à cette inévitable évolution) le film vise à encourager tout enfant à trouver sa voie sans excès ni agressivité et tout parent à accepter l'individualité de sa progéniture sans carcan ni projection indue. Malgré un visuel pastel fort rieur et une mise en scène classique aux allures naïves ce dessin animé innove dans ses thématiques et ses remises en cause. Malhabile mais pertinent.
Pour la 2e fois seulement depuis la création de Pixar, le studio nous sort une déception totale aussi embarrassante que Le Voyage d'Arlo. Visuellement les personnages ont des bouches énormes, leurs mouvements sont hystériques et l'histoire au ras des pâquerettes (la motivation de l'héroïne est d'assister au concert de son boys band favori avec ses copines...wahouuu...).
S'il n'y avait pas marqué PIXAR ça aurait été une médiocrité animée de plus, mais c'est pas le niveau d'exigence auquel ils nous ont habitué (nous les adultes...)
Un Pixar sympathique et touchant sur une jeune demoiselle frappée par une terrible malédiction familiale: Turning Red fait dans le classique et avec son rythme assez élevé, il est impossible de s'ennuyer. On n'atteint pas le niveau de créativité et de talent des meilleures oeuvres du studio, mais les ingrédients sont tous là pour passer un bon moment, que l'on soit petit ou grand.
Alerte Rouge est pour moi un petit Pixar. Il a des qualités, notamment dans les messages transmis ou les relations/évolutions des personnages. Mais il ne me parle pas comme des films précédents du studio. (Wall E ou Là Haut par exemple) J'ai eu la même sensation que devant En Avant. Une proposition sympathique et un moment agréable, mais qui ne va pas me marquer et que je n'aurais pas forcément envie de revoir plus tard.
Une jeune fille de 13 ans se transforme subitement en un panda roux lorsqu’elle sujette à de fortes émotions dans ce Pixar évoquant les changements dû de la préadolescence avec beaucoup de tendresse et d’énergie. Si cela demeure un film mineur du studio, son attachante héroïne et son cadre temporel du début des années 2000 reflètent surtout la personnalité de la réalisatrice du long-métrage bénéficiant une fois de plus d’un travail technique conséquent. C’est léger, frais et inconséquent mais cela manque aussi d’une réelle pointe d’émotion.
C’est sans surprise que la dernière production des studios Disney Pixar est désormais à découvrir sur la plateforme de streaming Disney Plus. “Alerte rouge” met en scène une adolescente pleine d’assurance à l’école et avec ses copines, mais tiraillée par l’image de petite fille modèle que lui impose sa mère hyper protectrice. Alors qu’elle découvre ses premiers émois amoureux et souhaite affronter les interdits en allant au concert de ses idoles, Meilin doit également faire face à un changement qui se bouscule en elle. spoiler: Lorsqu’elle est débordée par ses émotions, Meilin se transforme en panda roux géant . D’un point de vue linéaire, “Alerte rouge” est un film d’animation mignon qui se regarde sans effort. Si on aborde l’intrigue d’un œil métaphorique, l’histoire est une belle entrée en matière pour traiter de la puberté et des premières menstruations chez les jeunes filles. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Alerte Rouge n'est pas le meilleur dessin animé issu de la collaboration entre Disney et Pixar, mais il a quelques vertus, à commencer par l'approche d'un sujet assez indélicat pour les jeunes adolescentes et assez méconnus des jeunes adolescents. Le film a le mérite également d'aborder le point de vue d'une jeune sino-américaine et d'évoquer son quotidien très chargé (et la pression auquel elle est continuellement soumise). La relation entre l'ensemble des membres féminins de cette famille est assez touchante. En revanche, j'ai moyennement été séduit par l'humour, mais peut-être ai-je quitté la tranche d'âge dans laquelle cet humour très visuel (sur la base de personnages surexcités) marche le mieux. Mais bon, dans tous les cas, ça reste quelque chose de facture tout à fait correcte.
Alerte Rouge est le premier long métrage de sa réalisatrice. C’est aussi le troisième Pixar à suivre à sortir prioritairement sur la plateforme de Disney. Une offense réitérée ? Question de point de vue. La sortie en salle est-elle toujours un honneur ? Ou, de façon pragmatique, le film est-il mieux exposé sur la plateforme de tonton Walt que dans des salles obscures désormais désertées ? Pour botter en touche, on pourra toujours prétexter un contexte politico-economico-sanitaire difficile. Le film nous présente la jeune Mei, fille d’immigrés chinois vivant à Toronto au canada. Mei a 13 ans, des meilleures copines, une passion pour le boys band du moment (oui, nous sommes en 2002) et surtout Mei traîne sans le savoir une malédiction qui touche les femmes de sa famille. A la puberté, les émotions devenant extrêmes, Mei se transforme en gros panda roux colérique quand ça bouillonne là-dedans. Comme c’est plutôt gênant en société, il faudra qu’elle passe par un rituel magique traditionnel pour se débarrasser de son panda. C’est avant tout très drôle. L’ensemble des personnages est croustillant. Et le choc des cultures est surtout un mix des aspirations, loin donc des problématiques de l’immigration et de l’insertion. Ça fait du bien. Ainsi, Mei est avant toute chose une ado avec ce que ça comporte comme excès. Ces deux thématiques se croisent formidablement bien. Parmi les injonctions contradictoires auxquelles Mei doit faire face, il y a d’abord le respect des traditions et de la hiérarchie familiales d’un côté et l’intégration à la culture urbaine de la société l’entourant de l’autre. Une thématique classique chez Disney mais elle raisonne sans fausse note ici, du fait d’une écriture fine. D’autre part, Mei est en lutte contre elle-même ou plutôt dans sa propre construction en tant qu’individu. Faut-il rejeter le modèle parental pour s’affirmer et exister ? Dont-on pour cela faire taire ses sentiments d’exaspération, de colère ou d’envie ou au contraire les accepter pour apprendre à les maîtriser et ne pas se laisser emporter ? Quelle place occupe-t-on dans une filiation ? Peut-on aller contre l’hérédité ou est-on condamné à revivre le schéma familial ? Toute ces questions semblent encore plus pertinentes quand on pense à la pression exercée sur les filles (et sur les mères, elles-mêmes filles de), prétendument garantes de l’ordre social et familial et en même temps souvent vues comme coupables des dysfonctionnements. On le voit bien, les occasions de se poser et de réfléchir sont nombreuses dans ce petit Pixar qui ne se présente pourtant pas comme un conte métaphysique. A la mise en scène c’est très dynamique ! On pense souvent à un rythme sous influence japonaise et il en va de même de l’écriture dont l’humour repose souvent sur l’excès de l’expression des personnages. Esthétiquement, on est désormais habitué à un tel niveau de réussite chez Pixar mais il est toujours bon de le signaler, bien qu’il n’y ait pas ici d’originalité renversante. En bref, un très bon moment ou l’humour fonctionne à plein et une belle histoire intelligente pleine de sens qui saura probablement parler autant à un môme adepte de pirouettes qu’à un ado renfrogné ou encore à l’adulte enclin à chercher du fond. Une belle réussite donc.
Voici donc le nouveau Pixar. L'histoire n'est pas mal et nous plonge dans une famille japonaise et l'on suit les mésaventures de la petite ado qui va sur ses 13 ans, fan d'un boys band, étudiant dans un collège en 4eme et copine avec 3 nanas bien stéréotypées. Et là, d'entrée, la gamine (comme toutes celles qu'on voit à la télé ou dans les pubs avec leur voix suraigüe depuis une 15aine d'année genre Vaiana), on a envie de la tarter tant elle est insupportable, malpolie, irrespectueuse, capricieuse. Quel exemple pour nos chers bambins déjà bien enfants rois! Bref, l'histoire aurait pu être bien plus sympa sans cette mioche car l'histoire de ces ancêtres mystiques sur fond de panda roux est une bonne comédie.
Alors le lien entre l’adolescence, les règles et cette histoire de panda roux… j’ai pas compris. À force de vouloir faire une métaphore, on en perd l’essentiel de l’info. Tout ça pour qu’au final une gamine de 13 ans soit autorisée à faire ce qu’elle veut. N’importe quoi. Ma fille de 5 ans adore par contre…
Plutôt gonflé de parler de l adolescence de cette manière et à la fois c est très assumé. L histoire du coup est drôle et très bien menée. L animation qui lorgne du côté manga est réussi. Un bon moment .
Avec Alerte Rouge, on est face à l'éclosion d'une future grande réalisatrice de l'animation. Tout est maitrisé dans la mise en scène, la texture des visuels, le rythme. Le long-métrage aborde la pression de la famille de manière efficace, mais très convenue. Cela fait du film un Pixar mineur mais plein d'espoir pour le futur.