Nope
Note moyenne
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935 critiques spectateurs

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Fabien S.

687 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 août 2022
Un très bon film de Jordan Peele énigmatique et envoûtant avec beaucoup de mystère mélangeant horreur et science-fiction.
2985

317 abonnés 1 282 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 août 2022
L'imposture Jordan Peele commence à se faire voir sérieusement, après Get out un film tout juste correcte bénéficiant d'une certaine aura déconcertante tant il ne proposait rien de bien novateur, merci La porte des secrets " pour le pitch, s'ensuit Us a l'intrigue bien fade, et maintenant son chef-d'oeuvre Nope sorte de sous Shyamalan, bien moins construit, réalisé, parsemé de temps morts aberrants et d'un acting proche du néant. Sous couvert d'une couverture philosophiques et métaphysiques sur le le système hollywoodien notamment, pour justifier l'abîme scenaristique auquel on doit assister. Une déception de plus pour un réalisateur bien surestimé tout comme Ari Aster qui ne propose jamais rien de plus que ce qui a déjà été fait auparavant en s'inventant une mise en scène faussement intelligente et tout au mieux soigné.
kieran_h3ld
kieran_h3ld

36 abonnés 680 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 août 2022
Après un Get Out intéressant, et un Us qui est pour moi un des meilleurs films de genre de la dernière décennie, Jordan Peele réalise ici avec Nope, son (incontestable) meilleur film.

Comme toujours chez Peele, il y a une impression de simplicité dans les grandes lignes de son intrigue. Cette fois c'est l'histoire d'un frère et une sœur vivant dans un ranch d'une vallée de Californie, et qui voit un OVNI.

Mais derrière cette simplicité apparente, le cinéaste n'en oublie pas de délivrer des messages. Comme toujours on a le droit à une réflexion sur la place des afro-américains dans la société américaine, ici dans l'industrie Hollywoodienne, et leur héritage. Il rédige par la même occasion un constat amère de cette industrie du cinema sans âme, bourrée de fric, devenue de simples parc d'attraction, que l'on confronte aux passionnés. C'est aussi le rapport à l'image, à filmer l'impossible pour ne pas tomber dans l'oubli, le spectaculaire à outrance et à tout prix. Il rend aussi un  hommage superbe aux differents techniciens. Mais le plus gros côté méta est bien celui sur l'exploitation animale, l'exploité qui se rebelle. Je ne veux pas en dire plus, simplement faites attention à la scène d'introduction.

Mais aller voir Nope juste pour ses discours serait gâchis. Car on a à faire à un magnifique divertissement, un film qui est l'héritage de Steven Spielberg (Dents de La Mer, Guerre Des Mondes, Rencontre Du troisième type), de Super 8 (lui même héritier de Spielberg). Il multiplie les références et les influences au western, à l'horreur de série B, au thriller (ce mélange est aussi présent dans la BO, et ca donne quelque chose de (bizaremment) très pertinent). Il va même jusqu'à citer de la Japanimation dans certains plans. Mais ce qui est énorme, c'est qu'il regroupe toutes ces influences et en modernise les codes, il propose des choses novatrices en terme de SF. Il nous livre un récit chapitré certes, pertinent encore une fois, mais aussi très libre et imprévisible. Entre ruptures de tons humoristique, horreur, grosses scènes d'Alien, et personnage qui se révèle au fur et à mesure jusqu'à être très intéressant (notamment celui de Steven Yeun), Peele n'en finit pas de nous surprendre. C'est véritablement fascinant.

Et puis au niveau du spectacle c'est grandiose. Sa mise en scène est magique, bien meilleure que dans Us et Get Out, déjà deux films très intéressant visuellement. Il joue avec les nuages, les ombres dans le ciel (nous forçant à regarder ce ciel, et du coup la menace, alors que les personnages ne le peuvent pas sous crainte d'être "repérer"), les paysages, la pluie, la nuit. Avec un aspect très plastique, organique, sans oublier d'utilise les ressorts techniques du cinéma moderne. Il nous gratifie de plusieurs scènes énormes, magnifiques au minima, terrifiantes au maximum. Ce qui est sûr c'est qu'elles sont virtuoses, intenses, sublimes, ses mouvements de caméra sont digne d'un Spielberg. Rien que la représentation de la menace extra terrestre, c'est du grand spectacle, du jamais vu.

Nope c'est l'un des plus grands films de ce début de décennie, tout simplement. Plus j'y pense et plus il grandit dans mon esprit, c'est immense.
Henrico
Henrico

229 abonnés 1 453 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 septembre 2023
Il est difficile d'imaginer que le succès de ce film auprès de la critique professionnelle cinématographique ne soit pas dû à une contamination wokiste des esprits. Ce wokisme se voit dans le parti-pris racialiste du choix des protagonistes (un dresseur afro-Américain de chevaux, ses enfants dont une fille militante du mouvement Black Lives Matter, leurs alliés de voisins, un asiatique, et un latino), tous luttant courageusement contre un prédateur extraterrestre. Les quelques personnages blancs à signaler, ont pour fonction de représenter de manière caricaturale, outrancière, et tout aussi méthodique, toutes les tares présupposées de la société occidentale. Ainsi la scène de tournage du début, un exemple parmi d'autres, ils nous sont montrés veules, superficiels, et prétentieux, et surtout ignorants du passé glorieux des Afro-Américains dans les débuts du cinéma. Quand au scénario, il est non seulement exsangue, totalement invraisemblable, mais surtout grotesque. Chasser l'Aliens au cerf-volant, tout de même, il faut vraiment l'avoir le cerveau lent !
Les films précédents de Peele n'étaient pas moins militants Woke, (ex : "Out" mais), au moins il y avait un scénario crédible. Pour dire non de manière familière, en France, on dirait "Nan!", aux Etats-Unis, les Afro-américains disent "Nope!" . Le titre du film est donc bien choisi, pour les cinéphiles non décérébrés, un tel navet, c'est "Nope".
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 août 2022
C’est souvent à contrepied qu’on attend à présent chaque œuvre de Jordan Peele, qui mêle son exploration d’auteur au film de genre, dont le goût pour l’horreur vient habilement saisir son audience devant un commentaire social. Après le fabuleux succès de « Get Out », de l’home-invasion « Us », ce dernier n’a pas hésité à rapporter des fragments fantastiques dans la série « Lovecraft Country » ou encore dans une reprise de la « Twilight Zone ». Il est dans un entre-deux monde permanent, où il est capable de s’affranchir des codes hollywoodiens, ou de les détourner, afin que le frisson règne dans un bain de réflexion. La démarche est bienvenue et il tente de réitérer l’exploit dans un cadre encore plus complexe, au détour d’un discours méta sur les ambitions du divertissement.

Une délicieuse « Rencontre du troisième type » se dessine et ce n’est pas le seul hommage à Spielberg que l’on retrouvera, car « La Guerre des Mondes » et « Les Dents de la Mer » seront également portés à l’étude. D’autres plans référencés n’échapperont pas à l’œil des plus avisés (Shyamalan, Villeneuve, Katsuhiro Ōtomo). Ce sera toujours dans cet élan qu’il redessine un monde à coup d’effets visuels impressionnants et à coup de tensions bestiales, notamment dans une première partie pleine de justesse. Les divers flashbacks contribuent à cette atmosphère poreuse et porteuse d’une satire cinglante sur la place des afro-américain dans le cinéma. Quel héritage leur reste-t-il ? Comment subsister dans ce rêve américain, que l’on ne cesse de scruter au loin ? L’intrigue y répond de manière à éparpiller ses indices, qu’il convient de réorganiser mentalement, tout le long du périple d’une famille d’éleveurs de chevaux.

La violence appelle au deuil et le deuil appelle à restaurer la mémoire des défunts. Il n’est donc pas surprenant de voir le film s’ouvrir sur un drame survenu lorsqu’un tournage télévisé, où l’on capitalise sur ce qui est de nature indomptable. La nature humaine, de même que la nature animale, n’est apprivoisable uniquement dans une relation de confiance. Chose que l'on viendra encore un peu plus discuter dans un tournage de clip publicitaire, où OJ Haywood (Daniel Kaluuya) peine à rassurer son étalon Lucky. En parallèle, sa sœur Emerald (Keke Palmer) vient l’assister dans sa démarche, qui ne témoigne que de sa résignation. Pourtant, ce qui les attend autour de leur ranch est de nature à déstabiliser leur quotidien, les poussant ainsi à traquer des phénomènes surnaturels, afin de les porter à l’écran, notion qui reviendra périodiquement dans le récit, notamment sur l’utilisation de l’IMAX. C’est pourquoi la présence du cinéaste Antler Holst (Michael Wincott) est de mise, servant ainsi le discours erroné du cinéma hollywoodien qui se consume à force de vouloir capturer l’impossible, avant d’essayer d’en comprendre les enjeux, voire les sentiments.

Mais avant que l’on ne desserre l’étau dramatique dans un climax à ciel ouvert, c’est dans les caricatures du genre que l’on se plonge, dans le seul but de nous conduire au meilleur panorama possible. Il questionnera ses personnages sur le prix à payer et le spectateur par la même occasion, qui devra choisir où poser son regard, afin de ne pas manquer les vertus de « Nope ». Les ambitions du directeur Jupe (Steven Yeun), ancien enfant-star, viendra compléter le portrait d’une nation qui ne reconnaît pas toujours l’abus et l’exploitation qu’il fait subir à son audience, obnubilée par le spectaculaire. Le film s’en est pourtant passé une bonne heure et avec succès. Alors que le Jordan Peele attire malicieusement le regard du spectateur vers le ciel, il sollicite la réflexion de ce dernier dans les coulisses de ce qui ne se voit pas. Il nous pousse ainsi à interpréter les signaux, coûte que coûte, quitte à en perdre quelques-uns au passage, car le but du jeu est bien évidemment de se démarquer la production automatisée d'un Hollywood, qui règne sur des échecs et des sacrifices que les héros du film ne sont pas forcément prêts à assumer.
Spider cineman
Spider cineman

215 abonnés 2 550 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2022
Sans polémique sur le talent de Jordan Peele, ce film est quand même un ovni. On peut critiquer le slalom entre des styles, néanmoins j ai trouvé cela original et distrayant, n est ce pas l objectif ? C est juste plus "tranquille" que je l imaginais.
Arthus27
Arthus27

127 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2022
Une fois n'est pas coutume, Jordan Peel nous offre une oeuvre singulière. Après Get Out, qui a totalement redéfini les codes du cinéma horrifique étasunien, Nope est un nouvel OVNI dans le cinéma de genre. Brillamment réalisé et mis en scène, le film installe une atmosphère et une ambiance immersives. Chaque personnage est extrêmement bien écrit et interprété, permettant de croire à chaque instant dans leur histoire.
Seul bémol, le film est tellement brillant, qu'on en sort avec la désagréable sensation de ne pas avoir pu saisir toutes les références, ni tous les sous textes.
October70
October70

19 abonnés 64 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 août 2022
Décidément (et malheureusement) Jordan Peele est pour moi comme M. Night Shyamalan. Un très bon gros succès qui a surpris tout le monde (enfin je trouve Sixième Sens au dessus de Get Out quand même malgré le fait que j'aime beaucoup ce film) et puis plus rien de transcendant. Je suis une nouvelle fois déçu.
Je me suis ennuyé fermement durant tout ce film, trop de longueur, de remplissage, de dialogues inutiles, le personnage de la sœur insupportable et l'histoire de Ricky dont on ne sait finalement jamais ce qu'elle fiche là spoiler: mais j'ai quand même réussi à sourire devant son Alien "cerf-volant".
Non le film n'est jamais flippant ni même angoissant. Consternant par contre, oui.
Et pourtant, le personnage principal, OJ nous a prévenu que pour s'en sortir indemne, il ne faut pas regarder. J'aurais suivi son conseil si j'avais su. Dommage.
Redzing

1 455 abonnés 4 944 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2022
Pour son troisième film, Jordan Peele se lance dans un mélange d'horreur et de science-fiction, dont il serait criminel de dévoiler les détails de l'intrigue. Disons simplement qu'il s'agit d'un frère et d'une soeur, exploitant d'un ranch d'élevage de chevaux de cinéma, qui vont être frottés à un menaçant OVNI rodant près de chez eux... Déjà, soyons clairs, sur la forme "Nope" est particulièrement réussi. Un montage sonore travaillé, des images magnifiques, et des séquences horrifiques qui prennent aux tripes... entre deux touches d'humour amusantes qui ne jurent pas sur le reste. Permettant de faire passer sans aucun mal les 2h10. Les acteurs sont également très bons, les personnages creusés, et l'on notera l'idée géniale d'avoir embauché Michael Wincott, inquiétante trogne trop rare depuis les années 2000. Au-delà de tout cela, "Nope" est une réinvention aussi efficace que pertinente du film d'OVNI, sur la forme et le fond. Réinvention qui passe tout de même par la convocation d'autres genres ou réalisateurs. Le western, le cinéma de John Carpenter (avec notamment Keith David en guest star)... et bien sûr celui de Spielberg. Il faut bien dire que "Nope" est une relecture totalement cynique de "Jaws" ! spoiler: On y retrouve les mêmes types de personnages (le maire / l'exploitant, les héros, le spécialiste du monstre, le vétéran, etc.) et de séquences narratives. Ainsi que la menace du prédateur pouvant surgir à tout moment. Mais tout ceci pour critiquer le cynisme, le sensationnalisme, et l'opportunisme médiatique omniprésent. Du journaliste racoleur à l'artiste, en passant par le passionné ou ceux qui en ont besoin, tous ont en réalité le même objectif (au sens littéral...).
Entre deux imageries originales, ce message tout à fait pertinent (que je garderai donc sous spoiler !) est donc un vrai plus, qui se marie très bien à l'atmosphère mystérieuse du film. On attend la suite de Jordan Peele !
Stephanie B
Stephanie B

9 abonnés 4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 août 2022
D'une nullité déconcertante, ce film n'a ni queue ni tête ! 2h difficiles pour moi ! Ce film n'a aucun intérêt, pas de suspens, pas d'intrigue, histoire a dormir debout.
RedArrow

1 884 abonnés 1 686 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 août 2022
Propriétaires d'un ranch de chevaux destinés aux tournages de productions hollywoodiennes, O.J. et sa sœur Em sont bientôt témoins de mystérieux phénomènes venus du ciel...

Troisième long-métrage de Jordan Peele, un des rares réalisateurs/scénaristes/producteurs à pouvoir faire encore rimer proposition d'auteur avec succès populaire aux États-Unis, notamment en termes de fantastique, "Nope" attirait évidemment tous les regards par le climat de mystère qui entourait sa teneur (cela reste une denrée très rare de nos jours), si ce n'est ce que sa promotion aguichante laissait entrevoir : la très forte possibilité que la menace en son cœur ne soit cette fois pas d'origine terrestre. Et, comme il y est révélé très tôt, il y a bien quelque chose d'ordre SF au sein de cette étonnante oeuvre de Peele dont on pourrait finalement comparer le parcours de sa filmographie avec M. Night Shyamalan, un autre cinéaste/auteur jouant dans la même catégorie et passé avant lui voilà vingt ans, leurs troisièmes films respectifs, "Signes" et donc ce "Nope", s'amusant tous deux à jouer avec notre attrait primaire pour l'inconnu venu des cieux. Autre point commun entre les réalisateurs que l'on n'avait pas vu venir, l'influence du cinéma de Steven Spielberg qui, si elle était plus évidente à déceler chez les prodiges accomplis dans les débuts de carrière de Shyamalan, n'était pas forcément la première référence la plus évidente à l'évocation du cinéma de Jordan Peele (même si leur amour mutuel pour "La Quatrième Dimension" était déjà un fort indice). Cette fois, "Nope" confirme complètement cet héritage : à l'instar d'un "Signes" (la séquence entre O.J. et ce à quoi il fait face dans l'étable ressemble d'ailleurs fortement à un gros clin d'oeil), le film va remettre brillamment sur le devant de la scène cet aujourd'hui trop rare mélange d'émerveillement et de terreur ressenti par la découverte d'une chose venue d'un autre monde, nous amenant en permanence à scruter le moindre recoin de ciel en compagnie de ses personnages, comme toujours hypnotisés par cette caméra décollant vers les nuages, pilotée par l'impressionnant talent de conteur de Peele tant par le soin apporté à l'image que celui au son (ici encore plus notable que ses précédents faits d'armes), et également le souffle coupé à chaque apparition fugace de l'incroyable qui réussit le tour de force de le rester au fur et à mesure qu'il devient plus palpable (l'idée inédite de la morphologie de l'entité en elle-même est formidable). Quelque part, si "Nope" n'avait été que ça, cette brillante proposition SF réveillant et concrétisant de main de maître cet imaginaire d'enfant totalement fasciné par les étoiles via le prisme d'un vrai film fantastique très réussi, on aurait presque pu déjà s'en contenter... Mais ce serait bien mal connaître Peele qui, encore une fois plus que dans ses deux précédents long-métrages, va y lier de nombreux sous-textes et symboliques tout aussi pertinents que passionnants à décortiquer.

En inscrivant ses deux principaux héros afro-américains et dresseurs de chevaux dans le même arbre généalogique que le premier jockey apparu sur une pellicule -et ce qui fait donc du premier "cow-boy" vu en mouvement au cinéma un homme noir- Peele est bien sûr dans la prolongation des thématiques qu'on lui connaît mais, en réalité, ici, cette donnée est surtout l'argument qui va permettre à ses personnages, en premier lieu celui de O.J., de pouvoir faire face à l'inimaginable.
On le saisit assez vite, au contraire de sa sœur cherchant par tous les moyens à atteindre une notoriété artificielle, O.J. est lui très mal à l'aise avec l'utilisation de ses chevaux par l'industrie du cinéma ou par un parc d'attraction des environs, ce travail et les ventes qu'il induit apparaissent en contradiction avec ses rapports simples à ses animaux et à son ranch. De façon redondante, que ce soit lors du tournage d'une pub ou tout ce qui entoure l'idée folle du passé du personnage de Steven Yeun (et d'agissements présents encore plus inconscients), "Nope" nous transmet cette notion d'indomptabilité de la Nature par l'espèce humaine, incarnant toute la superficialité et la bêtise de cette dernière dans ses représentants hollywoodiens ou du monde du spectacle au sens large. Vivre en harmonie sincère, innocente et partagée avec la Nature ne semble être que la solution viable posée. Se faisant, par les traits qu'il lui dessine, le film fait de O.J. une espèce de dernier rampart humain face à la menace du ciel qui va jouer le rôle du retour vengeur de la Nature, et même pourrait-on dire de l'Ouest américain sauvage par la forme de chapeau de cow-boy que celle-ci prend parfois (vu du dessous), envers toute ces individus la vidant de sa substance par cupidité et/ou pour atteindre la célébrité. Hormis Mike (quand il ne cède pas aux sirènes de sa soeur) et passé un certain élan de curiosité, quasiment tous les personnages de "Nope" ne vivront que pour une seule obsession : être les premiers à avoir une preuve filmée de ce qui passe au-dessus de leurs têtes afin d'atteindre des cimes de renommée et de richesses au-delà du commun des mortels.
De vomissements littéraux de toute la matérialité obsolète de l'être humain à Oprah Winfrey érigée en ultime divinité contemporaine en passant par la façon géniale de représenter concrètement l'abstraction du duel thématique qui se joue dans le final avec un certain appât improvisé, Jordan Peele ne va cesser de pousser toujours plus loin la portée symbolique de son discours grâce à moults détails !
Et, en ce sens, comment ne pas conclure sur l'impressionnant dernier acte culminant toute l'inspiration spielbergienne de "Nope" à la dénonciation de cette folie humaine dans un western fantastique s'apparentant au dernier acte des "Dents de la Mer" situé cette fois dans le désert, mais où les caméras auraient remplacé les harpons, où les "Il nous faudrait un meilleur angle, une meilleure lumière, etc" seraient les héritiers du "Il nous faudrait un plus gros bateau", où un autre chasseur d'image serait vu comme une pire menace que le prédateur lui-même...

Bref, hormis peut-être la donne émotionnelle pas aussi forte que voulue entre ses personnages (les interprètes ne sont pas en cause, c'est juste que ça n'a pas l'impact escompté au milieu de la réussite du reste), Jordan Peele signe avec ce troisième long-métrage son œuvre la plus aboutie, un film de SF d'une inventivité et d'une intelligence comme on en croise aujourd'hui rarement. Filez vite regarder le ciel et découvrir ce qui s'y cache en sa compagnie ! Pour nous, c'est un grand Yep !
Yetcha

1 085 abonnés 4 769 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2022
J'adore Peele. Tout ce qu'il fait est incroyable et tellement novateur. Il sait placer ses caméras là où il faut, il laisse en suspens de nombreuses choses qui nous font réfléchir, il aborde toujours les thèmes des minorités ethniques, il parvient tout de même à faire naître la crainte et la tension avec un nuage et une sorte de montgolfière et ça, ce n'est pas donné à tout le monde. Il ajoute des tonnes de clin d'œil à la culture pop. Encore une très belle réussite par un génie du cinéma.
ARGOL
ARGOL

35 abonnés 67 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 août 2022
Film abscons que rien ne vient sauver... On entend pourtant des cinéphiles s'émerveiller devant sa mise en scène... Ils sont tombés dans le piège classique de l'unanimisme : Jordan Peele serait un réalisateur à aimer/admirer... Mais aucun créateur n'est aimable de manière systématique. Chaque œuvre mérite une évaluation honnête. J'ai aimé « Get Out ». J'ai été déçu par les deux autres... Et cette fois, à dire vrai, je me suis terriblement ennuyé. Heureusement, c'était dans le confort extrême de la salle Dolby Cinéma du Pathé Beaugrenelle...
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 août 2022
Après “Get Out” et “Us”, Jordan Peele revient avec “Nope”, un ovni cinématographique au fin fond de la Californie. Les personnages de Daniel Kaluuya et Keke Palmer mènent une vie paisible dans leur ferme de chevaux jusqu’au jour où ils doivent reprendre l’entreprise de leur père décédé suite à la chute d’objets venus du ciel. Horreur ou science-fiction, l’intrigue voit apparaître un nuage étrange qui semble emporter tout le vivant qui ose s’aventurer à découvert. Comment faire face à cette rencontre du troisième type ? Le cinéaste brouille sans cesse les pistes pour mieux nous angoisser. Ce mystère pêche néanmoins sur le rythme qui manque parfois d’entrain.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Birguitte
Birguitte

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1,0
Publiée le 11 août 2022
C'est ennuyeux parce qu'il ne se passe rien durant 75% du film. Et quand il se passe un "gros quelque chose" c'est tellement grossier que ça en est ridicule , tout ça exagéré par une bande son too much! Et les acteurs ne sont pas bons du tout , la sœur est insupportable !
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