N'ayant pas vu le premier "Unfriended", je découvre cette manière originale de mettre en scène des acteurs et une intrigue uniquement à travers l'écran d'un ordinateur portable. J'avoue avoir été très sceptique sur le concept de ce film ainsi que sur son potentiel à nous captiver. Cet a priori s'est d'ailleurs confirmé dès les premières minutes. Mais "Unfriended : Dark Web" est comme un moteur Diesel à froid : il est long à démarrer. L'intrigue peine en effet à se mettre en place mais elle dévoile petit à petit tout son intérêt et le suspens monte crescendo. Passé une première partie laborieuse, ce thriller nous tient en haleine jusqu'à la fin grâce à de nombreux rebondissements et une certaine curiosité morbide. Agréablement surpris.
Le procédé est usant au début : suivre leur Skype, Facebook, Snapchat et compagnie, tout cela en même temps, c'est épuisant... C'est là qu'on se rend compte qu'on devient vieux... Par la suite, le film joue plutôt bien sur la paranoïa et c'est assez amusant... Et inquiétant également !
Sur un registre assez similaire, j’avais déjà également apprécié « Searching, portée disparue » (2018), découvrant pour ma part cette manière de raconter un thriller au travers des fenêtres de la navigation sur un ordinateur. Le plaisir que j’avais eu, aimant aussi à l’occasion traquer dans les fichiers et les identités cachées, s’émousse toutefois un peu ici. Car si ce film a des qualités (de par l’originalité de sa mise en scène et de sa technique narrative essentiellement), il a aussi des défauts qui sont d’ailleurs un peu la conséquence des premières. Malgré une version réputée être originale, les images qui font appel à beaucoup de texte puisqu’il s’agit de conversations en ligne sont en français. Heureuse adaptation car il y a beaucoup à lire et d’ailleurs on n’y arrive pas toujours à temps quand les fenêtres de dialogues se multiplient et se succèdent rapidement. D’autant que, parallèlement, il faut bien que le spectateur francophone lise les sous-titres. Difficile d’avoir les yeux partout. On en perd donc nécessairement. Combien ? Par définition, pas aisé à évaluer puisque c'est autant de perdu. Des éléments essentiels ? Plus ou moins certainement. D’ailleurs, même si on ne perd pas le fil complètement, l’histoire finit un peu par s’embrouiller. Jusqu’au rebondissement final dans la plus pure tradition des thrillers,spoiler: nous faisant retomber sur nos pieds . Bien sûr, ça ne marche qu’une fois. C’est un film qui sera apprécié par un public passionné de technologie, d’informatique, de jeux de rôle. L’aspect épouvante est sur-vendu puisqu’il ne s’agit que de traque et de faits divers sanglants.
Suite parue trois années après le volet originel, Unfriended : Dark Web, réalisé par Stephen Susco qui succède à Levan Gabriadze, est un bon film, tout aussi réussi que son aîné. L'histoire se déroule en Californie et nous fait suivre Matias O'Brien qui est amoureux d'Amaya DeSoto, une malentendante. Le jeune homme travail sur la création d'un logiciel lui permettant de communiquer en langue des signes avec sa bien-aimée sur Skype. Alors que son ancien ordinateur était obsolète, il a dérobé dans un cybercafé un ordinateur portable qui traînait aux objets trouvés depuis plusieurs semaines. Mais en l'allumant, il s'aperçoit que le disque dur est plein. En découvrant des dossiers cachés qu'il consulte, il fini par dénicher d'inquiétants fichiers vidéo qu'il s'empresse de montrer sur Skype à ses cinq amis avec qui il est en ligne pour une soirée jeux. Sans le vouloir, lui et ses amis se retrouvent plongés dans les dangereux tréfonds du dark web et découvrent rapidement que quelqu'un les observe. Cet inconnu s'avère être le propriétaire de l'ordinateur et, membre d'une organisation de hackers, va tout faire pour récupérer son bien et protéger ses secrets, allant jusqu'à s'en prendre au groupe d'amis. Ce scénario s'avère prenant à visionner tout du long de sa durée d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue dans la continuité de son prédécesseur dans son concept original, tout en parvenant à se renouveler dans son sujet. En effet, on quitte la thématique du paranormal pour quelque chose de beaucoup plus réaliste en traitant du hacking et des profondeurs d'internet. Et cela est fort intéressant puisque c'est un sujet de son époque et qu'il peut toucher tout le monde via des techniques de piratages violant l'intimité. Tout cela donne lieu à un récit s'enfonçant petit à petit, au fil des minutes, dans la terreur et dans l'horreur. L'ambiance menaçante et stressante fonctionne très bien. L'ensemble est porté par des personnages appréciables. Des rôles interprétés par une distribution jouant correctement comportant Colin Woodell, Stephanie Nogueras, Betty Gabriel, Rebecca Rittenhouse, Andrew Lees, Connor Del Rio, Savira Windyani et Douglas Tait, le maître chanteur. Tous ces individus entretiennent des rapports basés sur la peur face à cette menace virtuelle. Des échanges soutenus par des dialogues authentiques de bonne facture. Si le fond est intense, le métrage se démarque une fois de plus par sa forme. En effet, la réalisation du cinéaste américain se veut paradoxalement à la fois simple et complexe. Car si sa mise en scène n'est faite que d'un seul plan fixe se voulant être l'écran de l'ordinateur du principal intéressé, ce plan est judicieusement agrémenté de tout un tas d'éléments. On navigue ainsi de fenêtres en fenêtres au fur et à mesure que le pointeur ouvre de nouveaux onglets entre Skype, les réseaux sociaux et d'autres sites internet. Ce procédé nous immerge totalement et est empli de suspens car on ne sait jamais ce que l'on va découvrir à chaque nouveau clique. De plus, les problèmes de connexion et autres artefacts sur les images des webcams renforcent encore davantage le réalisme. Ce visuel d'une grande richesse est accompagné par une bande originale peu mise en avant mais dont les titres s'intègrent parfaitement via le lecteur de musique de l'appareil. Cette traque numérique s'achève sur une fin à la hauteur du reste de la narration, venant ainsi mettre un terme à Unfiended : Dark Web qui, en conclusion, est un long-métrage méritant d'être visionné afin de frissonner.
Unfriended est un film réaliser autour d'un ordinateur, via les réseaux sociaux comme searching sortie il y a quelques mois. Ce qui est difficile dans ce style de film c'est de savoir retenir l'attention de part un scénario béton étant donner que l'action est linéaire. Et la, le scénario rempli bien son cahier des charges a savoir que l'intrigue nous délivre un dénouement assez glauque. Un réussite dans le genre,
Film nouvelle génération, ici on a droit uniquement à l'écran PC du protagoniste, puis on suit toute l'histoire au travers de fenêtres skype, messenger, etc... L'histoire est pas mal, la mise en abime est bien amenée, mais il subsiste trop de choses improbables pour rendre le tout crédible. Je pense notamment au hacker qui se rapproche de la webcam et qui la fait grésiller... Il faut vraiment être un noob de l'informatique pour croire à ce genre de phénomène.
Un mauvais concept donne inexorablement un mauvais film, la preuve en est avec cette suite toujours basé sur l’usage des nouvelles technologies. D’une faiblesse abyssale et dénué du moindre intérêt cinématographique tant l’ensemble est un indigeste foutras du genre épouvante à très petit budget recyclant ce que l’on voit trop souvent depuis une dizaine d’années.
Une suite qui reprend exactement les mêmes codes que le premier volet, et ça fonctionne encore, car cette suite suis son concept du début à la fin et qui ne cherche pas des rebondissements abracadabrantesques. Les personnages sont également très intéressants, donc c'est une bonne suite, mais le film reste simple et ne prend pas de trop risque. Maintenant je pense que 2 films sont largement suffisants.
Malgré une nette préférence pour le premier Unfriended , celui ci ce laisse également visionner sans longueurs. Certes c'est très gros en terme de scénario et d'iréalisme total , c'est cheap , très convenu et répétitif dans la manière de rechercher les pistes.. Car oui , c'est un jeux de pistes , un Thriller , plus qu'un film d'horreur dont aucunes scènes n est choquante mais plutôt bon enfant .. Mais dans l'ensemble ca ne manque pas d'originalité et on passe un moment appréciable. A voir sans trop d'attente
Unfriended était une belle surprise due à l’originalité de sa mise en scène (le film est au final uniquement constitué d’une capture d’écran où l’ouverture de différents réseaux sociaux et d’autres logiciels compense le découpage cinématographique classique). Toutefois, cette dernière semblait pouvoir rapidement tourner en rond si elle était développée sur plus d’un film. L’apparition d’une suite pouvait donc laisser craindre le pire. Le résultat est donc meilleur que ce que l’on pouvait imaginer (on ne s’ennuie pas) mais le film souffre du manque d’originalité qui caractérisait le premier volet et offre un scénario présentant de nombreuses failles, en particulier une résolution d’intrigue peu claire (pourquoi le clan des Charon a-t-il choisit d’établir un plan aussi tarabiscoté pour s’offrir de nouvelles victimes ?) et des personnages plus lisses que dans le premier. Au final, Unfriended : Dark Web est un film plutôt agréable à suivre mais qui laisse souhaiter que la franchise s’arrête ici afin d’éviter une inévitable redite.
Bien que ça n’intéresse pas grand monde, sachez tout de même qu’il y a eu en 2015 un premier épisode avec Unfriended qui aura vite été effacé de notre mémoire cache. La recette elle ne change pas ; on suit une soirée entre potes en ligne avec des écrans interposées qui va tourner au drame. Le drame il est aussi offert au spectateur qui se gave entre le scénario qui perd rapidement toute crédibilité, les acteurs qui surjouent (un petit bonjour à l’acteur Connor Del Rio) et une réalisation qui abuse des artifices habituelles du genre pour faire sursauter la salle. Conseil gratuit : éviter d’ouvrir n’importe quel fichier, vous risquez de tomber sur Unfriended : Dark Web !
Décidément, je me fais vieux. Je connaissais les films entièrement tournés en caméra subjective mais pas encore ceux intégralement constitués de pages d’écrans d’ordinateurs incrustées d’images filmées en webcam. Au début, avec les échanges informatiques futiles entre potes, les internautes qui tapent leurs textes et cliquent sur leurs souris à la vitesse de la lumière, les incessants déplacements du curseur, les écrans partagés qui s’entremêlent, l’image brouillée lors de l’apparition des méchants (je croyais que j’avais un problème technique sur mon écran), le visionnage s’est avéré très pénible pour moi... jusqu’au mal de tête ! J’ai même failli arrêter le film dans sa première demi-heure. Pourtant, avec l’arrivée des pirates informatiques spoiler: sadiques et meurtriers , l’apparition spoiler: des photos et des scènes vraiment violentes , l’angoisse pointe le bout de son nez. Mais que le temps m’a paru long pour en arriver là ! Cependant, le dénouement m'a satisfait (spoiler: pas de happy end : toute la bande de copains meurt, l’explication finale : c’est un jeu mortel énorme ). Pour conclure, je comprends l’approche inédite dans l’air du temps mais est-ce encore du cinéma ? A signaler une mort particulièrement originale causée par spoiler: un pirate informatique qui prend la main sur l’ordinateur de la victime (montage vidéo, appel au 911, imitation du bruit du chargement d’un fusil à pompe au moment où la police arrive...).
Dans la lignée du 1er Unfriended, sans spoiler: le fantastique ...c'est toujours un peu teenager, branché "nouvelles technologies" mais plutôt plaisant à regarder, même si c'est très (trop?) énorme par moment spoiler: (notamment cette fin un peu tirée par les cheveux, genre "on avait tout prévu")