" grâce à dieu " ours d'argent au dernier festival de Berlin, plébiscité par la critique et tire d'un fait authentique est un film puissant mais décevant. En effet le film qui a faillit ne pas sortir suite à une décision de justice souffre de quelques longueurs et un côté un peu téléfilm qui s'avère gênant cependant François Ozon réalise un véritable plaidoyer contre les silences de l'église sur la question de la pédophilie et son hypocrisie avec des acteurs investit dans leur rôle.
Un film dur mais nécessaire, émouvant sans essayer de faire pleurer dans les chaumières, avec des acteurs formidables. Une critique plus détaillée et d'autres sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
françois ozon réalise un film fort , profond et émouvant sur un sujet malheureusement toujours d ' actualité , les 2 heures 17 passent très vite car le film est passionnant ! je voudrais aussi signaler l ' excellence de l ' interprétation , avec en particulier denis ménochet déjà formidable dans jusqu ' à la garde et swann arnaud qui dans un rôle complexe crève l ' écran ! un grand film applaudi en fin de séance .
Comment s'est organisée la lutte d'une poignée d'hommes pour obtenir justice sur les actes pédophiles qu'ils ont subi dans leur enfance par un prêtre. Une lutte méticuleuse bien décrite, pour faire également tomber les membres de l'Eglise qui ont tu ces agissements.
Cela donne à réfléchir... Surtout dans le contexte actuel. Film vraiment très bien fait, qu'on a eu du mal à voir... Mais qu'on a fini par trouver !!! Merci aux quelques rares salles ayant joué le jeu.
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1,0
Publiée le 20 août 2021
Le postulat de départ du film donnait envie. Quel film oserait soulever un fait de société aussi polémique que celui des prêtres pédophiles c'est rare de nos jours. D'autant plus qu'il s'agit là d'un film qui fait front à l’Église et ses défauts. Mon soucis avec Grâce à Dieu c'est que c'est 'ennuyeux à mourir cette histoire et voilà c'est dit. Dans sa forme ce film n'est pas bon et c'est comme ca. Mon gros problème avec ce film c'est sa narration. On suit à travers le film trois personnages qui ont été victimes de la perversion du Père Preynat. L'un (Poupaud) rouvre le dossier le deuxième (Ménochet) crée une association rassemblant les victimes afin de créer un dossier et le dernier (Arlaud) trouve dans cette association le moyen de se ressaisir lui qui n'a jamais réussi à rebondir dans la vie. Même si ça m'embête un peu de le dire j'ai fini par m'ennuyer devant cette distance froide et pragmatique cette énumération parfois plate et très procédurières des faits cette manière d’effacer toutes aspiration cinématographique derrière la simple puissance du sujet. Encore une fois c'est un choix il est respectable mais ce n'est pas ce que j'attend du cinéma ou d'un film...
"Grâce à Dieu" est un long-métrage français qui vient traiter d'un sujet assez sensible : les abus sexuels de la part de prêtres sur des jeunes enfants. François Ozon vient donc porter ce projet et le résultat est vraiment à la hauteur de ce que l'on pouvait imaginer. Filmant de manière très intime nos personnages, on se sent immédiatement plongé dans le quotidien de ceux ayant été victime de ces crimes durant leur jeunesse. La force du film est véritablement sur ce point, dans cette façon de nous montrer ce que cela peut entraîner. À travers une galerie assez complète de personnages, nous allons voir différents types de réactions, allant de la honte à la colère, en passant par le refus, ou la peur. Ce sujet est traité avec respect durant l'intégralité de l'œuvre, sans que ces actes soient rendus moins crue pour autant. Rien ne nous sera épargné et c'est en cela que le film fait fort. Et je ne parle pas des actes en eux-mêmes, jamais ils ne nous sont explicitement montrés. Mais je parle dans l'impact que cela aura eu sur les victimes, parfaitement retranscrit par la sublime brochette d'acteur du film. Que ce soit Melvin Poupaud ou Denis Ménochet, ils sont tous les deux très bons. Gros coup de cœur également pour le bluffant Swann Arlaud, qui fait vraiment ressentir cette souffrance, notamment lors des scènes impliquant ses "soucis de santé". Mais forcément, rien ne pourrait véritablement marcher sans Bernard Verley, qui joue le rôle de ce prêtre pédophile. Il a totalement réussi à rendre son personnage à la fois sympathique au premier regard, tout comme absolument terrifiant lorsque celui souris à une de ces anciennes victimes. Et globalement, ce que ce film fait de mieux est bien là, à travers la force de son propos, et donc dans son écriture. Traiter ce genre de thématiques est toujours sensible, mais le film ne s'en cache jamais et j'aimerais vraiment féliciter cela. Il vient illustrer une histoire qui est malheureusement bien trop entendue et qui devrait être bien plus lourdement médiatisé et sanctionné. En soi, le film est vraiment excellent et transmet un message puissant. Mais j'espère véritablement que son message aidera à rendre moins tabou, ce sujet pourtant si important. Pour conclure, un film nécessaire.
Quelle claque! Un film utile qui met en avant la tragédie du silence dans le milieu religieux! François Ozon est un des meilleurs réalisateurs français et traite parfaitement le sujet. Il sait choisir ses acteurs, ils sont tous d'une parfaite sobriété et cela sonne tout à fait juste. Film électrochoc à voir absolument.
Ozon signe un film dossier hyper documenté autour de l’affaire Preynat secouant l’Eglise Catholique. Preynat, c’est ce prêtre soupçonné de pédophilie pendant près de 20 ans, qui reconnait auprès de sa hiérarchie avoir un problème d’attirance envers les enfants et que l’Eglise déplace de paroisse en paroisse au gré des affaires… mais le laissant toujours au contact des enfants. Pour illustrer le combat des enfants abusés devenus adultes, il s’appuie sur trois histoires incarnés par trois comédiens : Melvil Poupaud, le catho bourgeois lyonnais qui s’en est bien sorti ; Denis Menochet, l’athée revanchard remonté contre l’institution ; Swan Arlaud, le populo surdoué dont la vie a été gâchée par les abus sexuels. Trois portraits pour une construction de film sous forme d’épisodes, une par personnage, dont le premier chapitre est le plus riche et le plus intéressant. En effet, la partie incarnée par Melvil Poupaud est peut-être la plus didactique mais elle est surtout le plus politique. On y voie une Eglise peu concernée par ces drames humains, toujours portée par les valeurs chrétiennes du pardon et de l’absolution et donc plaçant le droit canon au-dessus du droit des hommes. Eloquent cette manière de noyer le poisson sans même donner l’impression de ne pas prendre le problème à bras le corps. Sur les deux autres histoires, le trait est forcé et le tout est très inégal ; tout aussi bien lorsqu’il aborde les non-dits qui gangrènent les familles que lorsqu’il évoque les traumatismes intimes des individus. Un déballage pas toujours captivant et parfois même au traitement un peu grossier ; et quelques rebondissements aussi un peu chargé comme les conjoints des victimes elles-mêmes victimes d’abus sexuels. Bien pour le portrait d’une Eglise engluée dans une affaire sur laquelle elle se retrouve forcée à ouvrir les yeux (c’est la première heure) ; pour le reste, on s’ennuie un peu. tout-un-cinema.blogspot.com
Cette réalisation, peut être dérangeante suivant certaine scènes et certain dialogues qui relatent la réalité du sujet. Le film nous positionne à la vue des actes traumatisants subit par des enfants. Il nous met face à cette force qu'a le pouvoir de la honte d'occulter cette blessure de l'enfance. Cette production, nous montre à quel point cela devient dévastateur dans l'équilibre psychologique d'une personne. Un film très bien réalisé, avec un jeu d'acteurs très prenant;
Merci Ozon ! Enfin un film sur un sujet passionnant avec de bons acteurs !Il était urgent de faire un film sur le problème vu par les victimes et non par des pervers attendrissant et abusant tout le monde avec leur enfance malheureuse ...
Suivant pas à pas l’évolution et la médiatisation des affaires Preynat et Barbarin, François Ozon nous livre un témoignage bouleversant sur l’un des plus gros scandales de l’Eglise en France de ces dernières décennies. De même que Alexandre Guérin, une des victimes, dans sa quête de vérité, le film est sans haine ni rancœur vis-à-vis de l’Eglise, et cherche avant tout à mettre en lumière les faits, ainsi qu'a questionner le spectateur sur le silence d’une institution mais aussi de l’entourage des victimes.
Un film de qualité qui traite extensivement et sans surdramatisation du sujet très dur de la pédophilie dans l'Eglise. Le film est cependant très linéaire, assez lent et manque d'émotion pour nous investir à 100%.
Un film intéressant et qui pourtant sur son récit ne m’a pas vraiment convaincu ni passionné, peut-être qu’il ne m’a pas semblé voir un film, mais un semi documentaire sur une histoire relatée sans réel imagination. Dommage car la performance des acteurs est impeccables et vraiment inspirée.