Grâce à Dieu
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488 critiques spectateurs

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116 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 juillet 2019
Grâce à Dieu résume ce que l'on savait déjà sur le traitement des cas de pédophilie chez les prêtres par l'église : mutation, refus de soutenir les victimes et de défroquer l'un des leurs, rejet de considérer l'événement comme grave. J'ai apprécié de voir comment on passait d'une victime à l'autre et de voir aussi comment réagisse les familles. le format 2h15 est un peu longuet mais la réa est bonne. interessant !
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2019
Grâce à dieu de François Ozon, est une oeuvre passionnante, riche, qui ne cesse de chercher la lumière dans la pénombre du mal. En pleine période MeToo et des agissements de la Ligue du Lol, le film d’Ozon sonne comme un magnifique plaidoyer à la prise de parole des victimes face au silence et à leur unité derrière l’omerta d’une société parfois aveuglée par ses moeurs et sa peur de sortir des rangs. (Lire la critique sur le site

Sébastien Guilhermet
Steph N.
Steph N.

41 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2019
De bons acteurs, une mise en scène sobre, c'est l'histoire sombre des choses que l'on aimerait qu'elles n'existent pas... Alors, cinématographiquement c'est bien, mais lourd comme on pouvait s'y attendre .
Reverdy
Reverdy

25 abonnés 92 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2019
"Grâce à Dieu" est un film remarquable. François Ozon réussit - dans une mise en scène somme toute classique - à montrer les complexités, les questionnements des personnages, les traumatismes. Loin d'être manichéen, il avance pas à pas vers un questionnement métaphysique qui m'a bouleversé.
Anatole C
Anatole C

24 abonnés 61 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mars 2019
François Ozon nous livre un film qui dénonce les travers de l’Eglise catholique. Le réalisateur évoque les nombreux abus sexuels qui se sont produits au sein de l’Eglise ainsi que le silence et l’absence de réaction qui s’en est suivi. Mais le sujet principal du film est la libération de la parole de ces victimes. On nous montre ces hommes marqués par l’horreur de leur passé qui essayent de se reconstruire et de vivre avec ces douloureux souvenirs.

Le film retrace principalement le parcours de trois hommes et nous nous concentrons sur l’histoire de chacun. Ces histoires vont peu à peu s’entremêler au fur et à mesure que les protagonistes se rencontrent. Ces personnages seront liés par l’association “La Parole Libérée� qui rassemblent les anciens du groupe scout Saint-Luc, victimes de pédophilie.
Ces trois hommes ont chacun leur histoire et nous nous attachons vite à ces personnages et à leur entourage.
Les acteurs livrent d’ailleurs des performances magistrales. Concernant les personnages principaux, Denis Ménochet (François) et Swann Arlaud (Emmanuel) se démarquent un peu plus de Melvil Poupaud (Alexandre) car leur histoire est plus bouleversante. Cependant, les trois sont tous excellents et débordent de justesse.
Les acteurs secondaires sont également très convaincants: Aurélia Petit, Hélène Vincent, Josiane Balasko arriveront particulièrement à nous toucher et Bernard Verley (le père Preynat) nous fera ressentir beaucoup de colère.

Suite de la critique: https://www.cinematiccritiques.com/critiques/critique-grâce-à-dieu-2019
axelle J.
axelle J.

129 abonnés 501 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 février 2019
Efficace, très documenté, ce film-enquête dénonce les abus sexuels commis sur des enfants par un prêtre lyonnais, et le silence persistant de l’Eglise catholique face au scandale.
Les trois témoignages présentés sont différents : les deux premiers montrent deux hommes qui, malgré ces abus dans leur jeunesse, ont pu réussir à être équilibrés, avoir des enfants, un très bon travail, à très bien gagner leur vie, mais le troisième témoignage montre, au contraire, un homme complètement brisé qui n'aura rien pu avoir de tout cela.
C'est assez troublant de voir la différence de vie adulte d'anciens enfants traumatisés.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2020
Ce film m’a bouleversé par sa portée. Je ne suis pas trop au courant de cette affaire, et je dois dire que l’avoir vue m’a mis un coup. Ce n’est certes pas la première fois je vois un film qui dénonce la pédophilie au sein de l’Église, je pense au très bon EL CLUB, mais ça fait toujours aussi mal. Le réalisateur va se mettre de leur point de vue, et non de celui de la justice. Cela fait qu’on verra toute leur peine, le parcours qu’elles ont enduré et le désespoir qu’elles ressentent encore. La difficulté de libérer la parole. Le regard des autres qui n’est pas toujours bienveillant. Et surtout, la puissance de l’institution de l’Église. Il faut bien faire attention, ce film n’est pas là pour faire d’amalgame ou même pointer du doigt la religion catholique. Il se veut comme un cri d’alerte par rapport à un système qui a protégé un homme ayant fait des actes immondes avec des enfants. Il y aura une tentative de rester le plus impartial possible, mais la tournure des événements fait que le spectateur ne va pas rester neutre. Je pense tout de même que le film aurait pu être beaucoup plus fort s’il avait été réalisé avec plus de justesse. Le travail de documentation est pointilleux, mais le côté émotionnel pèche par certains moments. Il y a quelques passages qui sont trop longs, ce qui en atténue la force. Il faut dire que le jeu des trois acteurs principaux (Melvil Poupaud, Swann Arlaud et Denis Ménochet) ne m’a pas inspiré. Je trouve qu’ils en font trop dans tous les sens du terme.
O-visao O
O-visao O

21 abonnés 33 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 avril 2020
Un film sans intérêt, plat et avec des lenteurs vraiment insupportables. Opportuniste au vu de l’actualité mais ne vaut pas 2h17 ni la place de cinéma à 8€.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2021
En 2018, François Ozon signe un film dramatique inspiré de faits réels. On suit le combat judiciaire mené par plusieurs hommes ayant subi durant leur jeunesse des agressions sexuelles de la part d’un prêtre pédophile. Face à eux, le silence de l’Eglise et le soutien plus ou moins tangible de leurs proches. Les trois acteurs principaux (Melvil Poupaud, Denis Ménochet et Swann Arlaud) expriment avec beaucoup de sensibilité leurs déchirures. Et c’est bien là la puissance de ce long-métrage, montrer les tourments qu’un tel crime peut causer durablement. Bref, une œuvre bouleversante.
Krebs
Krebs

37 abonnés 66 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 février 2019
François Ozon signe un film qu’on n’est pas prêt d’oublier avec ce « Grâce à Dieu ». Son thème concerne la pédophilie des prêtres, vue à travers le prisme des victimes, qui ont toutes réagi différemment face à ce qu’elles ont subi - à la fois dans leur construction d’homme adulte et dans leur relation à l’Eglise et à la religion. Sont particulièrement bien mises en évidence les réactions des proches (parents, frères, épouses), qui permettent de comprendre comment de tels actes ont pu persister si longtemps impunis... et combien l’incompréhension de certains a pu être forte. Enfin, il permet de comprendre le silence et l’inaction de l’institution « Eglise » et de sa hiérarchie, à travers certaines personnes décrites dans leur bonne volonté affichée mais prisonnières de réflexes d’un autre temps et qui n’ont pas compris leur responsabilité historique sur le sujet- au point qu’ils ont besoin d’Instructions du Pape pour prendre des décisions aussi simples que révoquer un prêtre pédophile. Sont également très crédibles les discussions internes de l’association LPL.
Le film frappe par sa pudeur, sa nuance et sa retenue, tout en faisant partager au spectateur les émotions et sentiments des victimes, de leur entourage et de l’église également. C’est donc un moment de cinéma dont on ressort avec une meilleure compréhension des mécanismes et conflits issus de ce sujet, à la fois chez les victimes et l’Eglise. Les acteurs sont exceptionnels et le rythme sans temps mort. Un film à ne pas manquer.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2019
Etrange sensation que d'assister à la projection de ce film le jour même de la condamnation de l'un de ses principaux protagonistes pour non-dénonciation d'abus sexuels. Le principal accusé étant lui encore en attente de jugement. Un jugement qu'on souhaiterait exemplaire après la vision de cette très belle et nécessaire oeuvre. Sans artifices, presque ascétique et peut-être un tantinet trop longue. François Ozon à travers ces personnages, leurs blessures et leurs combats, a la délicatesse de ne pas signer un film à charge, "Grâce à Dieu" n'est pas un film contre l'Eglise mais pour que l'Eglise reconnaisse enfin l'infâme. Il signe sans doute ici son oeuvre la plus poignante et réussie.
Michael D
Michael D

19 abonnés 40 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 mars 2019
Un film long et laborieux.des séquences pleurnichardes et surtout Ozon à cette capacité à s attaquer a des sujets poignants et de societe pour en faire un film plat souvent creux et sans intérêt. Le tout sacrifier sur la pierre du réalisme français..aucun point de vue, aucune réflexion sur l église et la sexualité.

Seil point positif, Les acteurs jouent les prêtres sont excellents

Dommage qu' ozon n ait pas vendu son scénario à Costa Gavras
mic404
mic404

12 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2019
C’est un film de combat qui dénonce des faits inqualifiables et incontestables. Ce n’est pas un pamphlet anti catholique car les personnages discutent de la foi et de l’athéisme avec nuance et sans aucun parti pris. La charge contre la hiérarchie épiscopale est d’autant plus efficace qu’elle évite toute caricature. Un film servi par une pléiade d’excellents acteurs.
Eleonore R.
Eleonore R.

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mars 2019
Le film relate bien les faits, on est rapidement pris dans l'histoire.
Ce film témoigne d'une histoire qui mérite d'être révélée au grand jour. Néanmoins, quelques longueurs et passages auraient pu être écourtés. Je l'ai trouvé intéressant mais peut être un peu trop long et factuel.
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2020
Tourné dans le secret en raison du pouvoir de l'Eglise dans la ville de Lyon, Grâce à Dieu parvient à démontrer jusque dans sa réalisation la sensibilité du sujet des abus sexuels sur mineurs au sein de cette institution millénaire.
Habitué des films ayant une portée sociale, le réalisateur François Ozon se concentre cette fois sur des faits réels : l'affaire Preynat, ensuite devenue "affaire Barbarin". En 2016, le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, est accusé de n'avoir pas signalé des attouchements sexuels sur mineurs commis par l'un des prêtres du diocèse, Bernard Preynat, sur trois anciens scouts. Les faits remontent à la période comprise entre 1986 et 1991, voire à la fin des années 1970 pour certains d'entre eux, donc sous l'épiscopat de Mgr Decourtray, également accusé de ne pas avoir signalé les faits. Progressivement, au fil des mois qui suivent, pas moins de 70 victimes présumées sortent du silence et livrent leur témoignage contre le père Preynant. Mais la justice, une fois encore, ne fait pas son travail, et l'affaire est plusieurs fois classée sans suite. Précisons d'ailleurs que le cardinal Barbarin fut soutenu par plusieurs personnalités dont Gérard Collomb, maire de Lyon et ancien ministre de l'Intérieur, ainsi que Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Il faut attendre le 7 mars 2019 pour que le cardinal Barbarin soit reconnu coupable de non-dénonciation d’abus sexuel et condamné à six mois de prison avec sursis. La sortie de Grâce à Dieu quelques semaines plus tôt n'y est peut-être pas pour rien, même si Stéphane Ozon s'est toujours défendu d'avoir fait un film à charge contre l'Eglise. Pour lui, l'objectif est de la confronter à "ses erreurs et maladresses" pour susciter une remise en question.
Acclamé par la critique, Grâce à Dieu ne cache pas son engagement et présente une esthétique proche du drame social et du documentaire. En abordant un sujet grave et sensible, François Ozon fait preuve d'une grande sobriété et donne la parole aux victimes sans jamais tomber dans l'accusation violente d'agissements pédophiles pourtant condamnables. Pour développer ce drame humain, le cinéaste a justement fait le choix pertinent de se concentrer sur l'aspect psychologique, en abordant les souvenirs, les doutes et les répercussions d'une libération de parole bienvenue mais souvent douloureuse pour les victimes et leurs proches. C'est ainsi l'occasion de découvrir que toutes les victimes ne surmontent pas cette épreuve de la même manière. Alors que certaines renoncent à une quête de vérité et de justice car elles ne trouvent pas la force de sortir du silence, d'autres menacent de basculer dans une forme de militantisme accusatoire et parfois répréhensible dans sa manière de s'exprimer. Dans tous les cas, la prouesse de François Ozon réside dans cette dimension humaine et psychologique, au plus proche d'êtres humains victimes du long silence et de l'inaction d'hommes censés être dévoués au bien commun.
Toutefois, bien que l'intention du réalisateur soit tout à fait honorable, j'aurais deux reproches à faire à son oeuvre. La première concerne la durée du film, trop longue, qui aurait pu être rabotée même si je reconnais que le traitement psychologique des personnages et l'empathie qu'on peut ressentir en voyant leur détresse risquerait d'en pâtir. La seconde, qui reste mineure, concerne le scénario. En voulant montrer l'ampleur et l'étendue des attouchements sexuels perpétrés par le père Preynat, je crains que François Ozon ne soit tombé dans une forme de caricature absurde en révélant que deux des trois compagnes de victimes sont également concernées par cette affaire, une coïncidence qui semble un peu trop grosse pour être vraie.
Quoiqu'il en soit, ces reproches anodins ne peuvent contrarier la pertinence du film, dont l'objectif est de permettre à l'Eglise d'ouvrir la voie à une phase de remise en question, qui a d'ailleurs commencé à s'opérer quelques jours après la sortie de Grâce à Dieu dans le cadre du sommet du Vatican consacré à la pédophilie dans l'Eglise. Durant quatre jours, 190 responsables religieux du monde entier se sont réunis pour écouter des témoignages de victimes et les conclusions du pape François. Mais dans les faits, comme l'a dénoncé l'association "La Parole libérée", mise en avant dans le film, peu de mesures concrètes ont été prises.
Le travail est donc encore long pour que l'Eglise reconnaisse, accepte et oeuvre concrètement pour sanctionner et abolir ces pratiques criminelles, mais c'est aussi grâce à des cinéastes engagés, comme François Ozon, que la vérité et la justice ont le plus de chance d'aboutir.
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