Grâce à Dieu
Note moyenne
4,2
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488 critiques spectateurs

5
116 critiques
4
235 critiques
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89 critiques
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29 critiques
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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 31 mars 2019
Film sans intérêt, plat et avec des lenteurs insupportables sur un sujet connu, reconnu et rabâché. Opportuniste au vu de l’actualité mais ne vaut pas 2h17 ni la place de cinéma...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 juin 2019
Le nouveau film intrigant venant de la réalisation de « Frantz » et « l’amant double » est très juste dans son traitement du scénario, une portée politique dans le paysage français. L’histoire n’est pas sans rappeler la structure du grand « Spotlight », une mise en scène similaire qui s’élargit vers d’autres moments forts. Alors que l’œuvre oscarisé de 2015 ajoute de la dramaturgie positionnée sur les attentats de 2001 contre le Word Trade Center, le fond du sujet est pertinent, révélant les agissements criminels au sein du diocèse de Boston. Le réalisateur s’en inspire et lui rend hommage dans ces interrogatoires policières à l’encontre des accusés pédophiles au sein de l’église catholique, l’affaire du Diocèse de Lyon ici présente. Ça se passe aussi en France après les larmes mondiales saisies de l’américain, ces prêtes ont causés le mal répandu autour d’eux et bien plus profondément. Des abus sexuels commis dans les écoles religieuses réputés saines d’esprit, en toute impunité et prêt de chez soi, le révoltant qui sidère. Il met en scène, en changeant sa direction, pour prendre ce cliché simple, précise et efficace, croisé sur les bords de route provinciale hors paris, la caméra fixée sur le fondement des valeurs qui ont fait la France d’aujourd’hui. Les hommes de foi dogmatique ont cette part de faiblesse dans leur for intérieur enfoui, qui n’attendra jamais de sortir planqué derrière cette façade moralisatrice, ainsi soit l’image d’une identité nationale qui y est ébranlée, fragilisée. Avec une patience qui captive et l’émotion réussi à toucher la conscience pour le relever, que l’on suit le défilement des acteurs dont la prestation est remarquable les uns des autres. Qu’ils soient drôles, horripilants, attendrissants, la blessure infligée au mental en fait un chef-d’œuvre magistral, pour finir la note avec connaissance sur le sujet juridique. Le jugement en attente découle sur la présomption d’innocence, l’optique d’un verdict pour une mise en examen qui n’accable encore plus ces faits graves d’actes honteux, cela ne représentant en rien la religion. Ce n’est pas une critique à son égard, les vieilles institutions sont fondées socialement, sachant faire la distinction entre ce qui est bien ou mal chez l’humain.
Isabelle E.C.
Isabelle E.C.

83 abonnés 340 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mars 2019
Délicat, équilibré et non partisan, sans aucune caricature, bien construit, le film parfait.
Les acteurs et actrices sont excellents.
Les différents aspects de cette affaire et la libération de la parole se déroulent comme un passage de témoins entre les 3 principaux héros, comme une boucle.
C’est bouleversant et humain, juste dans les rapports familiaux et sociaux, décortiqués de façon claire avec finesse, et un questionnement essentiel sur la vie et le devoir d’agir pour ce qui est juste.
Le meilleur film que j’ai vu depuis longtemps.
floramon
floramon

119 abonnés 1 522 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mars 2019
Excellent, un film intelligent et poignant qui reste tout à fait juste je trouve, le casting est parfait, malgré sa longueur le film est captivant du début à la fin, à voir !
Galactus
Galactus

9 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2019
J'ai vu le film après le résultat du procès du cardinal, et de sa démission refusée, faits non encore connus à la sortie du film. Le film est magistralement interprété, on croirait suivre les vrais protagonistes. Un film très intelligent qui ne relate que les faits, aussi soit durs soient ils, avec une réelle apathie pour tous les personnages. Il aura eu un écho très particulier pour les habitants de Lyon, j'en suis sûr.
antony Z.
antony Z.

83 abonnés 1 115 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 mars 2019
2,7 - J'ai du mal à saisir l'ampleur du succès de ce film - le sujet ne m'attirait pas mais face à d'aussi bons retours, il a fini par susciter mon intérêt - Ca débute bien, l'ambiance est froide et pesante... mais à mon sens le film est trop long et en devient même ennuyeux. Nous ne découvrons pas grand chose que les médias n'avaient déjà largement dévoilés mais le traumatisme des victimes est parfaitement mis en scène. Les acteurs sont tous très bons même si M. poupaud n'est pas au même niveau que ses partenaires de jeu.

L'arrivée de l'excellent D. Ménochet donne une impulsion au récit même s'il aurait été bienvenu qu'il arrive plus tôt.

En somme, c'est un bon film qui traite assez bien de ce sujet délicat mais qui m'a semblé trop long et qui m'a fait décrocher
Mathéo Feray
Mathéo Feray

18 abonnés 127 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2019
‘’ Grâce à Dieu ‘’ relate le combat acharné des victimes du prêtre pédophile Bernard Preynat contre leur agresseur, impuni, et le silence complice de l’Église. Le scénario fait preuve d’une grande originalité en alternant les personnages centraux, nous faisant ainsi découvrir plusieurs profils de victimes, plusieurs parcours, plusieurs conceptions de l’existence, toutes minées par un seul et même traumatisme, plus ou moins enfoui au fil des années. On ne peut que saluer la performance des acteurs, Swann Arlaud, Denis Ménochet et Melvil Poupaud en tête, lesquels retranscrivent avec force ce chemin de croix pour la vérité. Sobre et minutieux, François Ozon ne sombre jamais dans le pathos ou le larmoiement, préférant l’atmosphère angoissante de flash-back immanquablement peuplés du monstre Preynat. Mieux encore : il va droit au but, sans laisser un instant de répit au spectateur. On peut imaginer l’effet ‘’ coup de poing ‘’ du film, alors que certaines procédures liées à cette affaire ne sont toujours pas terminées à l’heure actuelle. Les coupables y sont désignés sans la moindre ambiguïté, Barbarin en tête, ce qui fit dire à certains que le film avait essentiellement pour but d’accabler le christianisme. Erreur. Ce n’est pas la foi qui est attaquée mais l’institution. Et elle est foutrement solide ! Foutrement hypocrite aussi… Le film inclut de fait un débat captivant sur la religion, via l’hétérogénéité de ses personnages. Certains la rejettent ouvertement tandis que d’autres continuent de croire, usant pour cela d’arguments aussi pertinents que sages. C’est ce qu’il faut retenir, outre la dénonciation de la pédophilie. Le récit n’est pas à sens unique et se tue à démontrer la complexité d’une telle affaire. Car, qu’on le veuille ou non, la personnalité de Bernard Preynat (ici incarné par Bernard Verley) est aussi intéressante que les autres. Il ne s’agit pas, en effet, d’un pédophile machiavélique qui nie ou ruse pour s’innocenter (quoique…) mais bien d’un vieillard en parfaite acceptation de sa déviance, qui va jusqu’à la reconnaître devant la police et ses supérieurs. C’est d’autant plus grave dans la mesure où cela signifie que les crimes se trouvaient sous les yeux mêmes de la hiérarchie ecclésiastique depuis plusieurs années et qu’elle n’a rien fait pour les stopper. Que faire alors ? Se battre. Encore et toujours. Ne pas baisser les bras, garder la tête froide. ‘’ Grâce à Dieu ‘’ est un film magnifique qui mérite d’être vu du plus grand nombre. Il porte avec justesse la parole des victimes et brise les tabous. Non, la parole n’est pas coupable. Si elle est capable de libérer les victimes, elle est aussi capable d’emprisonner les criminels.

Au passage, le lien du site ‘’ La Parole Libérée ‘’, qui porte le témoignage des victimes : https://www.laparoleliberee.fr/
20centP
20centP

23 abonnés 235 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2019
Habituellement pas un fan du cinéma de François Ozon, ce Grâce à Dieu m'a conquis. Servi par une interprétation de très haute volée (Denis menochet et Melvil poulpaud), le film suit le combat de l'association 'la parole liberée' tout autant que le chemin intérieur des victimes des prêtres prédateurs. Un film à ne pas manquer !
Labaronne
Labaronne

4 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mars 2019
Film envoutant. Ce film fait apparaître en nous la colère devant ces situations personnelles et à la fois commune à toutes ces victimes. Des acteurs merveilleux jouant avec une justesse et une complicité totales. Des dialogues ciselés pour une sorte d'enquête/ reportage factuel qui donne toute la puissance et la dignité à ce film.
Quid de toutes les autres victimes hommes, femmes, religieuses… qui sont toujours sous la chape de plomb de l'institution catholique. Et le Pape.?? Devant la force des réseaux sociaux et autres médias comment est-ce possible que le silence règne toujours sur ces affaires et ce à travers le monde !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 mars 2019
Captivant et profodement humain. Mon premier émoi cinématographique de 2019, qui confirme que François Ozon est l'un de mes cinéastes préféré (Frantz m'avait donné aussi une bonne claque émotionnelle). On entre peu à peu dans l'histoire à la narration habile, l'enquête s'épaississant au fur et à mesure que les témoignages arrivent. Tout est traité avec tact et sans haine, et on s'attache consécutivement à chacune des victimes, son histoire et parfois à ses proches. Les acteurs sont formidables. Ce film donne de la force, c'est une vraie leçon apportée par ces hommes courageux de parler à visages découverts contre une institution intouchable, et avec tous les risques de déstabilisation familiale dans des milieux souvent bourgeois.  Bravo, d'autant plus qu'on connaît maintenant le verdict du procès Barbarin.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 mars 2019
Un film sobre et touchant qui prend de la force à mesure que les victimes choisissent de fonder une association pour affronter leur prédateur.
A travers ce récit choral de 3 victimes et de leur proches, confrontés au déni de l’institution ecclésiastique et parfois au déni des familles, c’est une humanité courageuse, capable par l’entraide de sortir de la situation victimaire, qui relève la tête.
Même si le film est à 90% calqué sur des faits réels, ce qui en fait la force, les 10% de mise en scène le rendent plus vivant, plus vibrant, lui donnent un ton qui secoue le spectateur.
Les rares flashbacks sur les épreuves des enfants sont d’une sobriété qui donne la juste note sur leur impuissance.
pierre C.
pierre C.

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2019
Tres bon documentaire, qui n’apprend rien à un agnostique qui vit depuis toujours environné de catholiques, impartial et honnête dans l’atmosphère de ce début d’année où il fait bon tellement parler des errances pédophiles de quelques représentants du clergé qu’on finirait par croire que c’est sa règle et son apanage. Il s’ensuit que ce beau film trop à propos donne l’impression de hurler avec les loups . Esthétiquement accompli.
Dans la même veine, le documentaire télévisé sur les religieuses abusées est bien plus original, violent, nouveau...
andika
andika

115 abonnés 323 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2019
Grâce à Dieu est un film poignant, revenant sur le drame de la pédocriminalité au sein de l'Église catholique lyonnaise. Inspiré de faits réels et d'une brulante actualité, il permet malgré tout de prendre un certain recul sur tous ces événements qui nous semblent pourtant si familiers.

Il ne s'agit pas d'une croisade pour dénoncer les méfaits du Père Preynat, et la passivité du cardinal Barbarin. Il s'agit avant tout d'expliquer et de sonder les coeurs de toutes ces personnes meurtries. Et cela reste dans la tendance de l'association fondée par les victimes, à savoir de libérer la parole. Avec ce lourd sujet, François Ozon n'en oublie pas pour autant de faire du cinéma et d'être créatif.

Ainsi, le début du filme relate la correspondance d'Alexandre Guérin, banquier et ancienne victime du prédateur, interprété par un sobre Melvil Poupaud, avec la psychologue du diocèse, Régine Marie. Ce procédé, en plus d'être très précis sur les mots employés, permet de voir à quel point le domaine spirituel de l'Eglise vit dans un autre temps que le monde contemporain. En effet, en apprenant le retour de Preynat dans le diocèse de Lyon, Alexandre prend sa plume pour écrire à sa hiérarchie. Geste quelque peu éculé de nos jours. Mais au travers de toutes ces lettres lues par les comédiens pendant que l'action se déroule à l'écran, on peut entrer dans ce monde à notre rythme et comprendre assez rapidement à quel point l'Eglise est sclérosée.

En dehors de l'aspect épistolaire de la chose, ce film dresse un fabuleux portrait de chaque personnage. On sonde leurs émotions, leurs craintes, leurs traumatismes, leurs remords parfois. Et on observe comment chacun va gérer les choses. Denis Menochet dans le rôle de François Debord propose une palette absolument stupéfiante. Certains donc voudront simplement que le père Preynat soit révoqué de l'Eglise, d'autres voudront qu'il soit puni par la justice des hommes, tandis que d'autres voudront mener le fer directement contre l'Eglise catholique romaine.

Le sujet est grave, lourd, mais cela n'empêche pas quelques touches de légèreté et des décalages. Notamment par des provocations anticléricales bien senties. Mais d'autres séquences montrant un décalage peuvent parfois troubler (montrer des photos de son sexe à son avocate), mais justement, cela illustre un traumatisme.

Cette légèreté contraste fortement avec les scènes qui se déroulent dans le passé et qui montrent avec pudeur les agissements criminels de l'ecclésiastique. On ne voit rien mais on devine, ce qui est encore pire. Ce procédé est très subtile.

Certains plans semblent parfois directement sortis d'un tableau, le cadre étant souvent à l'intérieur, cela aide à capter des choses. La présence du crucifix à l'écran permet également d'en interroger le sens, et d'interroger la foi. En effet, comment croire en ce Dieu qui est amour quand ses plus fidèles serviteurs répandent le mal et le pêché ?

Evidemment, Jésus disait "Laissez venir à moi les petits enfants.", car leur innocence et leur pureté permettaient d'entrer dans le Royaume de Dieu. Il est temps que les prêtres qui récitent ces évangiles les appliquent en préservant l'innocence de ces enfants !
Enzo
Enzo

21 abonnés 274 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 mars 2019
Style narratif et factuel. Peu d'émotion au travers de ce film et d'action, mais cela est sûrement voulu par le réalisateur. Néanmoins on peut regretter un certain dynamisme que l'on pouvait retrouver dans Spotlight par exemple.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 mars 2019
Un bon film très bien réalisé. Beaucoup a déjà été écrit. Pour ma part, j'ai trouvé que le sujet central n'était pas la pédophilie (bien expliquée toutefois jusque dans la manière dont elle touche à vie l'existence des victimes) mais l'Eglise. Ce sont ses atermoiements et son incapacité à comprendre le monde moderne qui sont au cœur du film.
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