Grâce à Dieu
Note moyenne
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488 critiques spectateurs

5
116 critiques
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schemaman
schemaman

24 abonnés 289 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2019
Heureux de retrouver dans ce film les lieux de ma jeunesse : l'église St-Luc au Point-du-jour (Lyon 5), sa place où se tenait un Suma où nous faisions nos courses, Lyon, Fourvière, l'évêché...
Au vu du silence assourdissant de l'Église, on ne peut que s'incliner devant les victimes réelles de cette histoire et saluer le courage de F. Ozon.
Il s'agit là d'un "biopic" tourné selon les règles du genre. Efficace, partisan, techniquement bien fait mais sans plus, scènes ayant toutes un élément d'histoire à dire.
Caine78

7 757 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2019
Ayant fait logiquement polémique à sa sortie, « Grâce à Dieu » fut surtout pour moi l'occasion d'en savoir plus sur un scandale dont je ne connaissais que les grandes lignes. Et comme souvent, François Ozon, peut-être un peu plus classique que d'habitude (fait réel oblige), montre un vrai talent pour traiter avec intelligence et habileté son sujet. Si je ne m'attendais à ce que le film adopte ce format en trois « parties » spoiler: (chaque héros est le protagoniste principal pendant environ 45 minutes)
et que ce n'est pas forcément le meilleur choix à mon sens, celui-ci reste cohérent et permet d'installer un système narratif plutôt intéressant, chaque personnage étant très différent dans son caractère comme son approche du drame. Si la durée finit par se faire ressentir, la répétition étant difficile à éviter au vu des situations et des enjeux (notamment dans les dernières minutes), le réalisateur se montre clair, précis dans sa description des événements, de la souffrance de chacun, des conséquences au quotidien sur leurs proches... Ozon ne cherche pas à faire pleurer, juste à décrire des faits tout en puisant une réelle matière cinématographique, que ce soit dans spoiler: les échanges (épistolaires) entre Alexandre et le Cardinal Barbarin, la dimension auto-destructrice d'Emmanuel (impeccables Melvil Poupaud et Swann Arlaud)
, les apparitions du père Preynat (Bernard Verley, impressionnant) : il n'y a aucune volonté de se « payer » l'église, simplement de réclamer justice face à des faits extrêmement graves. Le mieux est encore de le voir, car à défaut d'en sortir enthousiaste (je n'étais pas mécontent que cela se termine), on en sort (du moins me concernant) plus instruit, aussi bien dans les événements que la dimension humaine : un bon film.
Claudine L
Claudine L

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mars 2019
Bravo à François OZON qui a eu le courage de faire ce film-documentaire que j'ai vu et apprécié ...
Magistrale l'interprêtation de Denis Ménochet, et Melvil Poupaud dont le rôle était "pas évident" et juste de vérité ...
Bravo à François Mathouret qui a accepté d'endosser le rôle du Cardinal Barbarin et Bernard Verley pour jouer le rôle du Père Prenat ...
Ce film devrait être vu par tous les parents pour qu'ils prennent conscience de la gravité des faits
et espérons que l'EGLISE va se remettre en cause de ces faits qui durent depuis des siècles et admettre que comme tous les hommes sur Terre, ces hommes qui représentent l'Eglise et la Foi en Dieu, devraient être PURS ET SAINS, et leur laisser le choix du célibat ou pas ...
Arnaud R
Arnaud R

99 abonnés 826 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mars 2019
Un film de qualité qui traite extensivement et sans surdramatisation du sujet très dur de la pédophilie dans l'Eglise. Le film est cependant très linéaire, assez lent et manque d'émotion pour nous investir à 100%.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 778 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 mars 2019
Ozon signe un film dossier hyper documenté autour de l’affaire Preynat secouant l’Eglise Catholique. Preynat, c’est ce prêtre soupçonné de pédophilie pendant près de 20 ans, qui reconnait auprès de sa hiérarchie avoir un problème d’attirance envers les enfants et que l’Eglise déplace de paroisse en paroisse au gré des affaires… mais le laissant toujours au contact des enfants. Pour illustrer le combat des enfants abusés devenus adultes, il s’appuie sur trois histoires incarnés par trois comédiens : Melvil Poupaud, le catho bourgeois lyonnais qui s’en est bien sorti ; Denis Menochet, l’athée revanchard remonté contre l’institution ; Swan Arlaud, le populo surdoué dont la vie a été gâchée par les abus sexuels. Trois portraits pour une construction de film sous forme d’épisodes, une par personnage, dont le premier chapitre est le plus riche et le plus intéressant. En effet, la partie incarnée par Melvil Poupaud est peut-être la plus didactique mais elle est surtout le plus politique. On y voie une Eglise peu concernée par ces drames humains, toujours portée par les valeurs chrétiennes du pardon et de l’absolution et donc plaçant le droit canon au-dessus du droit des hommes. Eloquent cette manière de noyer le poisson sans même donner l’impression de ne pas prendre le problème à bras le corps. Sur les deux autres histoires, le trait est forcé et le tout est très inégal ; tout aussi bien lorsqu’il aborde les non-dits qui gangrènent les familles que lorsqu’il évoque les traumatismes intimes des individus. Un déballage pas toujours captivant et parfois même au traitement un peu grossier ; et quelques rebondissements aussi un peu chargé comme les conjoints des victimes elles-mêmes victimes d’abus sexuels. Bien pour le portrait d’une Eglise engluée dans une affaire sur laquelle elle se retrouve forcée à ouvrir les yeux (c’est la première heure) ; pour le reste, on s’ennuie un peu.
tout-un-cinema.blogspot.com
fcaponord
fcaponord

18 abonnés 97 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2019
voilà une toile sidérante qui met à jour un très très vieux sujet que personne n'ose aborder du fait des remises en questions dérangeante et désagréables qu'il induit, scénario et acteurs au top, c'est fort pour toucher les consciences....en concurrence avec «Spotlight» paru il y a qlqes années, le thriller sur une enquête qui a démasqué la pédophilie aux EU
Nums75
Nums75

6 abonnés 103 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mars 2019
Le film est bien joué et bien mené évitant de mettre le spectateur trop mal à l'aise. Ce n'est cependant pas assez pour rendre son sujet intéressant.
Emeline E.
Emeline E.

28 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2019
Le film est sobre, les acteurs sont impeccables mais le sujet est tellement révoltant qu'on le regarde avec un certain malaise, c'est éprouvant mais nécessaire.
gregou11
gregou11

1 abonné 48 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 octobre 2021
Sujet sensible qui méritait une mise en scène plus léché et surtout un scénario, tout simplement ! Ou alors, on aurait préféré un vrai documentaire avec les vrais protagonistes..
Le film n’est ni bon, ni mauvais mais ne mérite pas les excellentes critiques de la presse. Ozon arrive même à rendre Denis Menochet moyen dans certaines scènes parfois à la limite du grotesque !
Ce film est découpé en 3 parties trop distinctes, s’attachant à 3 plaignants différents. Retenons la très belle performance de Swann Arlaud qui nous livre beaucoup de sensibilité dans la dernière partie du film, au contraire des 2 précédents ! .. c’est bien dommage !
Ce film traite d’une affaire complexe et sous, peut-être, trop d’angles différents (les viols en question, le silence de l’église, le combat judiciaire, l’évolution de la loi sur la prescription, la reconstruction, le pardon ...) ce qui le rend long et manquant de sensibilité.
Alizée R.
Alizée R.

9 abonnés 39 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mars 2019
Je suis allée voir Grace à Dieu de François Ozon parce que j'ai été profondément bouleversée par l'actualité tragique autour de l'église catholique. Et j'ai trouvé les acteurs particulièrement touchants. Leur travail et la direction d'Ozon rendent un effet de justesse et de sincérité très intéressant.
Petit bémol cependant quant à l'absence de compassion assez apparente quant aux souffrances égales des femmes de deux des personnages. Scénaristiquement, je ne comprends pas pourquoi parler de ces femmes si c'est pour ne pas développer leur tragédie personnelle.
Mais le film s'avère tout de même être une grande preuve de maitrise du matériel cinématographique.
Et il est important que de tels sujets soient montrer au grand public.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 mars 2019
4 étoiles car le film a le mérite de mettre de remettre un coup de projecteur sur l'affaire et bouscule l'église.
Personnellement sur la forme, je préfère un vrai documentaire. Je trouve le film un peu long mais plutôt bien traité.
Jéranne
Jéranne

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mars 2019
Je suis sortie du cinéma particulièrement ému et déboussolé à la fois, tant ce film est fort en émotion sur un sujet grave et complexe, la distribution du film est bluffante avec en tête le trio d'acteurs vedettes dont Swan Arlau qui est époustouflant. Un film dur et sensible à la fois bravo au réalisateur... E X C E L L E N T .
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mars 2019
François Ozon s'empare d'un sujet d'actualité brûlant avec "Grâce à Dieu" en adoptant le point de vue de victimes du prêtre pédophile Bernard Preynat. Bien documenté, ce qui est la moindre des choses, le film déploie une construction pertinente en ce qu'elle révèle progressivement comment la prise de conscience d'un homme devient l'impulsion du réveil d'un collectif de victimes. Mais "La parole libérée", si elle est une association qui fait pression sur l'Eglise et dénonce les agissements de certains prêtres, est aussi une somme de caractères dont les avis divergent : quand Alexandre, bourgeois croyant, continue de se rendre à la messe le dimanche, François et Emmanuel penchent eux vers l'Apostasie, considérant qu'on ne peut rester au sein d'une institution si on décide de l'affronter. Toutefois, le film ne fait pas oublier le caractère répétitif de certaines situations, la sursignification des dialogues et l'académisme de la mise en scène (on fermera les yeux sur l'inutilité des flashbacks), symptômes d'une forme qui ressemble trop à celle d'un exposé. Car si le film est convaincant sur le plan judiciaire, il est décevant sur celui de l'intime avec un repliement sur le sentimentalisme (ça joue constamment gorge serrée, yeux humides) et un refus d'un questionnement profond sur la spiritualité. Dans les dernières minutes, le fils d'Alexandre demande à son père s'il croit encore en Dieu : c'est ce terrain qu'on aurait aimé voir davantage investi, car il convoque de manière plus large l'influence du catholicisme aujourd'hui et les limites (si elles existent) de la foi. En bref, Ozon fait le job concernant la restitution chronologique de cette histoire mais son film reste cinématographiquement très scolaire – et ce même dans une direction d'acteurs sans saveur (on a vu les trois interprètes principaux bien plus inspirés ailleurs) –, et donc peu émouvant.
Steed
Steed

5 abonnés 155 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2019
Le scénario est connu, car l'histoire effroyable dont il est question a fait la une des médias pendant de nombreuses semaines. Ce film possède des acteurs divins qui campent parfaitement leurs personnages, et montre la genèse qui amena les victimes à porter l'affaire en justice.
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2019
François Ozon a retiré tous les beaux artifices de ses précédentes mises en scène, pour recentrer clairement le sujet de son film au cœur des attentions du spectateur. Car le récit est trop grave, trop important, pour ne pas en faire l’élément le plus important du long-métrage. Évidemment on ne peut s’empêcher de penser à Spotlight, le film oscarisé en 2016, qui avait également pour thème la pédophilie dans l’Église. Mais, dans ce dernier, l’intrigue se déroulait auprès des journalistes qui enquêtaient sur l’affaire. Alors, que le film de François Ozon se déroule du côté des victimes, un défi encore plus grand pour le réalisateur et ses acteurs. Heureusement ces derniers s’avèrent exceptionnels : ils sont trois, ils proposent des interprétations très différentes les unes des autres mais qui demandent toutes beaucoup d’investissement et d’implication. Melvil Poupaud, Denis Ménochet et Swann Arlaud, puisqu’il s’agit d’eux, s’avèrent parfaitement convaincants dans ces rôles d’adultes qui cherchent à revenir sur leur terrible passé. François Ozon prend le risque de découper son long-métrage en trois parties, centrées chacune sur un des trois personnages principaux du récit. Cela ne fonctionne pas très bien dans une première partie très documentaire, avant de prendre tout son sens à partir de la deuxième séquence, et encore plus ensuite avec le rôle marquant joué par Swann Arlaud. Le film prend donc son temps pour saisir le spectateur, mais l’effroi que suscite cette histoire et l’incarnation parfaite des acteurs emporte au final l’adhésion. François Ozon signe là son film le plus militant, en route pour les prochains César.
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