Bravo Monsieur Ozon. Un beau et grand défi, magnifiquement réussi. Se lancer dans un film sur un sujet en cours avec des personnages vivants, de la société civile, de votre âge... Un scénario très précis et complètement réel. Un très bel exercice cinématographique
Etrange sensation que d'assister à la projection de ce film le jour même de la condamnation de l'un de ses principaux protagonistes pour non-dénonciation d'abus sexuels. Le principal accusé étant lui encore en attente de jugement. Un jugement qu'on souhaiterait exemplaire après la vision de cette très belle et nécessaire oeuvre. Sans artifices, presque ascétique et peut-être un tantinet trop longue. François Ozon à travers ces personnages, leurs blessures et leurs combats, a la délicatesse de ne pas signer un film à charge, "Grâce à Dieu" n'est pas un film contre l'Eglise mais pour que l'Eglise reconnaisse enfin l'infâme. Il signe sans doute ici son oeuvre la plus poignante et réussie.
François ozon à mis le doigt sur un sujet fort et encore trop peu exposé aujourd.hui. église ou non on se sent tous concerné par le sujet de près ou de loin. On reste à la fin de ce film..sans voix avec un sentiment de colère sur le finalité de cette affaire ... a voir absolument
François Ozon se tient éloigné de tout sensationnalisme avec ce film sobre où l'humain tient une place de tout premier plan. Sur ce sujet pour le moins brûlant, il apporte le regard des victimes et porte à la conscience une réalité trop souvent niée ou minimisée. Pour autant, s'il charge les coupables, il ne le fait qu'au regard des faits et laisse aux protagonistes leur part de faiblesse et d'humanité. L'émotion est présente à chaque instant. Les acteurs, vedettes ou inconnus, sont crédibles et justes. Seule fausse note mineure, il m'étonnerait qu'Alexandre Hezez ait appelé le cardinal Barbarin "Monseigneur" - terme réservé aux évêques. Un catholique comme lui aurait sûrement dit Eminence. C'est comme pour un joueur d'échecs de voir un film où l'échiquier est présenté avec une case noire en bas à droite, ça "casse" un peu. Mais c'est mineur comme remarque
Grâce à Dieu aborde un thème tabou et inconfortable, ce qui fait de ce film un sujet intéressant. Le jeu des acteurs est juste, mais le film est d'une lenteur à s'endormir. Dommage. Ne nécessite pas forcément de le voir sur grand écran, mais en téléfilm du dimanche soir.
excellent film si on s interesse un minimum à ce très grave problème de pedophilie et de silence qui l entoure. François ozon décrit avec beaucoup de finesse les différentes positions que peuvent prendre chaque personne concernée ou non face à ce drame. il le fait sans tomber dans le melo ( c est ce qui me faisait peur, le choix du film venait de ma femme!) un grand bravo de libérer cette parole si importante pour l ensemble des victimes.
Un chef d'oeuvre du cinéma français dont l'inspiration va puiser dans des classiques tels Louis la brocante, Plus Belle La Vie ou encore Joséphine Ange Gardien. La critique est unanime, Grâce à Dieu bouleverse les standards de la conception cinématographique, en exploitant notamment de nouveaux procédés de narration tel que la lecture à haute voix d'une boîte mail. J'ai particulièrement apprécié les dialogues, notamment le fait que la conjugaison du verbe aller soit maîtriser sur le bout des doigts tout au long du film, dans sa forme interrogative (Comment vas-tu ? Comment allez-vous ? Comment va-t-il ?) comme affirmative (Je vais bien, Tu vas bien, La famille va bien, etc.). De plus, M. Ozon signe là un véritable film coup de poing révélant aux yeux de tous que si notre société est bien en péril, c'est en grande partie du fait de l'Eglise et de sa responsabilité. Suite à ce constat lucide et clairvoyant sur les enjeux contemporains, M. Ozon lance un signe d'espoir touchant, plein de vie et d'humanité, nous dévoilant qu'avec un peu de bonne volonté, des citoyens ordinaires (banquier, chirurgien, informaticien - je reprocherais toutefois à M. Ozon de ne pas avoir représenter ici les métiers de l'artisanat. Il aurait pu notamment exploiter plus en profondeur le personnage du boulanger) peuvent s'allier, utiliser les réseaux sociaux et ébranler tout un système. Cela est bien la preuve que notre Justice Française fonctionne !
Une réalisation parfaite. Des acteurs exceptionnels. Une histoire vraie qui montre très bien la détresse des enfants devenus adultes. Les mots sont choisis, pudiques. A voir sans hésitation
De François Ozon (2019). Bien sûr un film malheureusement actuel) . On aurait pu craindre le pire ou la facilité à traiter un tel sujet . Mais n'est pas François Ozon qui veut ! Le réalisateur nous donne à voir un de ses films les plus aboutits et le plus percutant . Une démonstration à la fois forte et puissante sans jamais tomber dans la facilité et les poncifs . Tous les aboutissements , les sentiments les plus contradictoires sont traités avec une grande finesse sans a priori et sns jugement . Le film se regarde de plusieurs façons . Comme un thriller passionnant et aussi comme un parcopurs intéreur au coeur de nos pensées les plus intimes , les plus profondes . Les angles de vues sont traitées avec justesse, analyse contradictoires et c'est ce qui fait la force du film . Que l'on regarde l'histoire du point de vue de l'institution eclésiastique, comme de l'individu, de la société comme du simple citoyen, de la victime comme des coupables . Le film étant servi par des acteurs remarquables , justes et souvent empli et de colère et d'empathie . Avec Melvil Poupaud, Denis Ménochet, Swann Arlaud et même Josianne Balasko , tous et toutes admirables de justesse .
Tout simplement du grand art. On est pris du début à la fin, et ce malgré la violence de ce qui y est raconté... les acteurs principaux sont brillants, à voir absolument !!