Grâce à Dieu
Note moyenne
4,2
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488 critiques spectateurs

5
116 critiques
4
235 critiques
3
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mat niro

462 abonnés 2 158 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2019
François Ozon signe ici un véritable chef-d'oeuvre en dénonçant la pédophilie dans l'Eglise Catholique Française. Il s'intéresse aux agressions sexuelles commises par le Père Preynat et ne s'interdit rien. Pour incarner ces enfants cabossés par leur enfance, il sait trouver les acteurs justes avec Melvil Poupaud, Denis Ménochet et surtout Swann Arlaud qui est une nouvelle fois bouleversant. Les réactions des personnes proches des victimes sont dépeintes de manière subjuguante , entre les non-dits et les soutiens. De tout cela, on retiendra la souffrance des enfants devenus adultes et le récit documenté d'un film nécessaire où François Ozon atteint le sommet de son art. Magnifique malgré la gravité du sujet!
Julien A
Julien A

12 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2019
Humaniste mais pas très percutant . Réaliste mais peu entraînant .

Cependant a voir , car la pedophilie est à condamner . Homme d’église ou non religieux
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 mars 2019
Toujours la même histoire. Les français sont toujours capables de dénoncer la pédophilie, en espérant toujours pouvoir ébranlé l'Église mais y en a pas un seul qui ai les burnes pour faire un film sur les réseaux pédocriminel créé, financé, protégé et utilisé par nos élites politiques, juridiques, financières et même médiatiques (l'affaire DUTROUX, Scandale FRANKLIN et témoignages de Cathy O'Brien).
floflo2204
floflo2204

98 abonnés 379 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 mars 2019
François Ozon relate sur grand écran les événements qui ont secoués le clergé lyonnais ces dernières années avec tout le talent qu'on lui connaît. Loin d'être anti-clérical, ce qui est considérablement appréciable, Grâce à Dieu se penche davantage sur les victimes, sur la reconnaissance qu'elles demandent mais aussi sur les dysfonctionnements de l'Eglise quant à tous ces problèmes qui n'en finissent plus d'apparaître dans le monde. Il raconte toutes ces histoires, la vie de ces victimes avec toute la pudeur qu'elles méritent. Sans jamais aller dans le cru, le violent et n'usant jamais d'images choquantes, laissant tout à l'imagination du spectateur, Ozon prend une certaine distance avec le récit. C'est là tout l'intérêt du film, son idée n'est jamais de choquer mais davantage de faire prendre conscience des problèmes qui parcourent ces institutions. A cette fin, Ozon fait encore une fois parler tous ses talents de réalisateurs et de scénariste. Tout est pensé jusque dans les moindres détails et chaque seconde l'histoire est rapportée avec intelligence. La photographie qui permet de mettre en valeur la ville de Lyon et ses alentours est absolument sublime et on se sent transportés par la vie de nos protagonistes. Tout se fait en douceur, on ne nous impose jamais des situations, l'affaire se déroule sous nos yeux et on prend un grand plaisir à en suivre les différentes facettes. Comme d'habitude dans les films du réalisateur français, la musique a une place majeure. Evgueni Galperine et Sacha Galperine sont ici à la baguette et nous font partager les moments de vie de ce récit avec une grande finesse. N'usant jamais de partitions clichées, tout est pensé jusqu'à la dernière note pour transporter le spectateur, lui faire ressentir les émotions des personnages. Mais finalement, un film comme celui-ci ne serait rien sans un casting de qualité. Et là, on peut s'avérer un peu plus critique. Bien que Melvil Poupaud, Denis Ménochet, Josiane Balasko et Aurélia Petit soient tous transcendants, les autres acteurs ne sont pas forcément au niveau. Swann Arlaud notamment, avec un personnage très torturé, force un peu trop le caractère de son personnage à mon sens. A côté de ça, les autres acteurs et actrices, bien que très bons, n'arrivent pas à se hisser à la hauteur des performances des quatre autres. Malgré tout, Grâce à Dieu a le mérite de raconter avec soin et grande délicatesse une histoire perturbante et choquante qui n'a pas fini de faire parler.
Nisrine A
Nisrine A

38 abonnés 162 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2019
Film sobre qui traite un sujet épineux et douloureux en toute délicatesse. Challenge réussi. Mention spéciale aux 3 acteurs qui ont réussi à incarner tout le combat et toute la dignité que pouvaient porter leurs personnages dans la vraie vie. Enfin, merci François OZON d'avoir aussi bien filmé ma ville !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 mars 2019
Enquête à l'américaine. Ozon précis, efficace, incisif et didactique. Acteurs brillants. Bravo à tous !
montecristo59
montecristo59

40 abonnés 288 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2019
Construit en deux phases dont la première est la plus lente, le film de F.Ozon est une claque pour tous ceux qui, nés dans une famille très catho comme moi, ont perçu le monde dès leur plus jeune âge sous l'égide de la doctrine d'amour universel, prônée par l'église et chantée au coin du feu par la belle jeunesse scoute ! Car même s'ils n'ont pas eu à souffrir d'agressions sexuelles proférées par des prédateurs en culotte courte et foulard, ils ne pourront sans doute pas éviter de frémir à l'idée de ce à quoi ils ont échappé, tant les faits ici dénoncés semblent fréquents...
Certes, avec un recul de quelques heures je trouve la première partie presque molle : elle se construit sur une correspondance par mail, lue en voix off, pendant que devant nous la vie suit son cours ordinaire, sur plus de deux ans. Un peu molle donc comparativement à la deuxième phase du film, il faut reconnaître qu'elle rend parfaitement compte du temps qui passe sur le silence. Elle relie Alexandre, catho pratiquant convaincu, marié, père de famille prospère apparemment épanoui, et sa hiérarchie religieuse de Lyon. Cette correspondance, il l'entame à partir du moment où il découvre qu'un prêtre, qui l'a abusé quand il était scout et encore enfant, continue d'intervenir auprès de jeunes... De proche en proche, l'inertie épiscopale de Mr Barbarin aidant, il se résout à porter plainte en justice, quoique les faits qu'il reproche au prêtre en question soient prescrits. C'est lorsqu'une deuxième victime du même prédateur prend connaissance des faits que tout s'accélère pour la deuxième partie, beaucoup plus accrocheuse. François, moins lié à l'église avec qui il a pris ses distances, porte plainte lui aussi et fonde une asso, sans craindre d'utiliser la puissance des réseaux sociaux ni de convoquer la presse. Il l'appelle "La parole libérée" et il a raison, car elle va drainer les confidences et les plaintes de nombreuses victimes, dont certaines plus récentes comme celle d'Emmanuel, un jeune homme encore très en souffrance. La prescription n'ayant plus cours, la suite est maintenant connue : le procès du "père peinard" Preynat et de son supérieur trop longtemps silencieux se tiendra bientôt. Ils sont présumés innocents et "Grâce à Dieu" a frôlé l'ajournement, mais même si l'hypocrisie est démasquée en justice depuis un moment, selon moi il est heureux que cette même justice ait permis au film de paraître avant le procès. Le pape est d'ailleurs au diapason, qui vient de destituer un haut prélat coupable de sévices sexuels... Tout s'accélère, donc, et c'est bien comme ça !..... Faut-il se féliciter de l'efficacité des nouveaux médias ? En tout cas, autour du trio Poupaud-Ménochet-Arlaud il faut saluer les prestations de toute la distribution, remarquable, et la sobriété du scénario, pas voyeur pour un sou, documenté et pas spécialement racoleur. Grâce à lui on appréhende la souffrance des victimes, construites sur des blessures, d'autant plus condamnées au mal-être qu'elles ont dû si longtemps taire leur malaise, se heurter à l'hypocrisie. On entre en empathie, on rouvre les yeux et si le cinéma sert à ça, il est utile.
jaja77
jaja77

73 abonnés 1 326 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2019
un très beau film tiré d'une histoire vécue dans les églises de prêtres qui abusent de le faiblesses des enfants à bas âges, qui est très dur et poignant mais avec un côté très émouvant par la belle prestation des acteurs touchants ayant vécus ses abus. les 3 principaux et victimes acteurs jouent parfaitement des rôles très difficiles mais sont très attachants. un film très réaliste poignant et dur mais qui montre très bien l'ampleur de la vie des églises qui ont été cachées pour faire sortir la vérité .
Antoine Plaisantin
Antoine Plaisantin

40 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2019
Le film traite d'une histoire sordide, mais le fait avec beaucoup d'humanité, il nous montre les vies des victimes, celles que Preynat à pu détruire, comme celles qui ont pu se reconstruire : pas d'omerta. Il montre aussi l'hypocrisie de l'Eglise, dont on ne voit pas toujours bien les intentions, sans verser dans l'anticléricalisme. Mesuré, juste, poignant, mais beaucoup trop long sur la fin.
Anatole C
Anatole C

24 abonnés 61 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mars 2019
François Ozon nous livre un film qui dénonce les travers de l’Eglise catholique. Le réalisateur évoque les nombreux abus sexuels qui se sont produits au sein de l’Eglise ainsi que le silence et l’absence de réaction qui s’en est suivi. Mais le sujet principal du film est la libération de la parole de ces victimes. On nous montre ces hommes marqués par l’horreur de leur passé qui essayent de se reconstruire et de vivre avec ces douloureux souvenirs.

Le film retrace principalement le parcours de trois hommes et nous nous concentrons sur l’histoire de chacun. Ces histoires vont peu à peu s’entremêler au fur et à mesure que les protagonistes se rencontrent. Ces personnages seront liés par l’association “La Parole Libérée� qui rassemblent les anciens du groupe scout Saint-Luc, victimes de pédophilie.
Ces trois hommes ont chacun leur histoire et nous nous attachons vite à ces personnages et à leur entourage.
Les acteurs livrent d’ailleurs des performances magistrales. Concernant les personnages principaux, Denis Ménochet (François) et Swann Arlaud (Emmanuel) se démarquent un peu plus de Melvil Poupaud (Alexandre) car leur histoire est plus bouleversante. Cependant, les trois sont tous excellents et débordent de justesse.
Les acteurs secondaires sont également très convaincants: Aurélia Petit, Hélène Vincent, Josiane Balasko arriveront particulièrement à nous toucher et Bernard Verley (le père Preynat) nous fera ressentir beaucoup de colère.

Suite de la critique: https://www.cinematiccritiques.com/critiques/critique-grâce-à-dieu-2019
Belghali P.
Belghali P.

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2019
Maitrise totale de la mise en scène, intéressant surtout dans la première moitié, bien interprété, aurait peut être gagné en qualité si plus court d'une vingtaine de minutes, parfois des scènes longues sont sans intérêt ,et trop de témoignage des différentes personnes abusées.
Malgré cela excellent film
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 mars 2019
Un film poignant, sans voyeurisme, un film qui fallait sortir pour qu' enfin le monde puisse savoir ce qui se passe vraiment au sein de l'église. Un film qui fera j'espère du bien à toutes ces victimes qui n ont pas osées en parler de peur de ne pas être crues
GH M
GH M

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mars 2019
C'est mon premier commentaire après avoir vu un film au cinéma; et j'en ai vu des œuvres mais celle-ci est un chef-d’œuvre ! Les acteurs pleins de talents et l'histoire bien retracée de façon absolument objective sur un sujet aussi sensible !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 5 mars 2019
Magistralement sans intérêt !
Voir ce film au cinéma est inutile, sur Arte c'est aussi bien ! Ce film ressemble plus à un documentaire d'ailleurs qu'à un film ! Et puis il n'y a aucune surprise...... on sait déjà !
Gfa Cro
Gfa Cro

59 abonnés 576 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mars 2019
Vu et avis le 20190304

Superbe film qui me semble bien traiter de son sujet avec un très bon rendu.

Cet avis relève plus d éléments du film que les autres avis que je poste (habituellement j essaie de m arranger pour que mes propos ne soient pas bien intelligibles pour qui n a pas vu le film). Ceux qui souhaitent ne pas avoir de révélations sur le film ne devraient le lire qu après avoir vu le film.

Le film a pour sujet celui de la question des prêtres pédophiles et de comment leur hiérarchie les a géré. Il ne parle qu incidemment de , de consentement des mineurs, de cohérence psychologique/théologique/ ou je ne sais. Ni même des autres domaines où cela est arrivé. (Il me semble par exemple, qu il a déjà été constaté, en France, qu il y a eu des familles d accueil / tuteurs maltraitants a qui ont a continué à confier des enfants / des personnes vulnérables). Je comprend que ceux qui sont concernés par ces autres sujets puissent regretter que le film ne signale pas que leur cas existe, mais je comprend aussi que le film ne le fasse pas et se tienne à son sujet au plus serré possible. De même son sujet n est pas celui des dénonciations calomnières en tout genre.

Je trouve le film superbe entre autre justement pour cela, il se tient à son sujet, et cela m a l air courageux et réussi. J ai trouvé le film superbement écrit. Cette superbe correspondance très bien écrite du début, permet de bien comprendre comment pendant des générations, il a été possible d enterrer le sujet. De belles paroles fermes accompagnées d un changement de paroisse pour enterrer les faits, noyer les tentatives de dénonciations.

Un exemple parmi d autres, la psychologue qui dit qu elle ne connaît pas bernard (prenat) mais en a entendu parler. Je trouve cela très intelligemment fait. On ne sait pas si elle entend qu elle sait que le curé existe et est du diocèse, qu elle a entendu des histoires sur lui, que dans le cadre de ses fonctions le nom a déjà été cité, que dans le cadre de ses fonctions, elle en a beaucoup entendu parler, que dans le cadre de ses fonctions, c est un cas parmi d autres. Lorsqu on réalise cela, cela glace sur sa part de responsabilité puisqu elle est laïque, qu elle ne l a pas entendu sous le seau de la confession,. Cela me semble montrer que meme certains gardes fou possible n ont pas fonctionné puisqu elle participe largement à perdurer la situation a l identique et que dans le film, elle ne semble pas agir dans le sens que pour ma part, j aurais attendu qu elle agisse au vu de sa position.

Il me semble que le film présente assez fidèlement les éléments de défense de Philippe (barbarin, j ai l habitude de situer les personnages des films par leur prénom, même si le film ne dit pas ou à peine son prénom, il n y a pas de raison qu il ait un traitement différent). Il y a des propos très interessants car ils mêlent vérités, demi vérités, positions un peu biaisées, c est tristement fascinant de voir comme les propos ont une certaine cohérence. Pour illustrer ce que j entend par là. Philippe défend l idée que les agissements de Bernard sont prescrits par la loi et que s ils ne l avaient pas été, il aurait agi. C est oublier très largement qu il représente une institution morale et qu elle n est pas forcée d appliquer la loi avec ladite prescription et peut appliquer sa propre prescription (en tout cas, c est ce que je comprend du droit canon livre 6, partie 2 titre 5, canon 1395 paragraphe 2 - merci note 26 sur défroquer les prêtres dans Wikipedia sur les pretres). De toute façon, il pouvait aussi l affecter au service d un couvent, ou encore à des fonctions où il aurait très peu de contact avec des enfants. Je ne crois pas que le film insiste assez sur la chronologie des faits. Philippe arrive dans le diocèse en 2002 et il dit n avoir été prévenu du cas de Bernard qu en 2007. L année où ces cas devenaient prescrits. Ce qui signifie que durant ces 5 ou 6 ans, il n a jamais pris la peine de faire un état des lieux de la situation de son diocèse en ce domaine alors que dès le 4/09/2001 un évêque pierre pican, a été condamné en France pour non dénonciation. En avril 2002, Jean-Paul II déclare aux cardinaux américains « il n y a pas de place dans la prêtrise ... ». Cette question est donc largement un sujet d actualité et Philippe ne me semble pas pouvoir ne pas le savoir. Cela ne semble pas crédible qu il n ai su qu en 2007 pour prenat, alors même que celui ci semble avoir toujours reconnu les faits, et peut être même ( d après le film) eu une démarche volontaire pour demander de l aide.

J ai trouvé extraordinaire le personnage de la mère d emmanuel. Soutien discret de son fils et lorsque elle a la possibilité d aider, se porte volontaire dans une scène très étonnante où il me semble percevoir un peu de la culpabilité d une mère qui n a pas su/vu ce qui est arrivé à emmanuel, bien compris ce qu il avait dit et trouve là une occasion de rattraper un peu de son erreur.

On a une belle variété de réaction des parents : parent militant qui ont immédiatement agit, parents qui ont su et pas agis (la tante qui dit au départ qu elle savait mais que comme avec ses neveux il n y a rien eu .... ou la mère d emmanuel ), parents qui ont refusé d agir, parent qui n ont rien voulu savoir (le père, on a tous des problèmes = c est ton problème pas le mien). Il y a finalement une belle variation de réaction.

On a une belle variété de réaction des victimes : celui qui en a parlé à ses parents et a pardonné à celui qui même lorsqu il pourrait en parler des années plus tard ne le fait toujours pas (boulanger). Compassion pour les autres victimes (emmanuel qui fait preuve de compassion envers la blonde qui lui dit avoir été violee par un voisin), l ouvrier du bâtiment qui ne voit que son cas/intérêt et ne s intéresse pas aux autres victimes.
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