Grâce à Dieu
Note moyenne
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488 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 février 2019
ce film retrace l histoire actuelle d un pédophile qui va sévir presque en toute impunité. l église par peur de bien des maux va regarder ailleurs durant des décennies... c est le combat de ces hommes victimes d actes sexuels, de mensonges et de Déni magnifiquement joués et tres bien mis en scène ... ce sera sans doute un film pour un césar ...
greee
greee

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 février 2019
Je suis donc allé voir « Grâce à Dieu», le dernier film de François Ozon (que j’adore) sorti mercredi dernier (après des tentatives d’en retarder/interdire la sortie…vous voyez le profil de ceux qui ont tenté ça...).

C’est une fiction basée sur des faits réels : l’affaire du prêtre pédophile Preynat, le cardinal Barbarin accusé de non-dénonciation et plus globalement l’église qui est accusée de gérer horriblement mal les différents cas d’abus sexuels en son sein. Le film parle aussi beaucoup de la naissance de l’association « La Parole Libérée » qui regroupe les victimes. L’affaire n’est pas finie devant les tribunaux, et les accusés sont présumés innocents comme le rappelle le film.

J'en suis ressorti très ému, bouleversé, une claque. Il y a certains aspects du film que j’avais bien anticipé, mais j’ai quand même été transporté : par la capacité à nous plonger dans cette histoire, par les sentiments/émotions/doutes que plusieurs grands acteurs arrivent tellement bien à nous communiquer, par les difficultés, très différentes, des différentes victimes, mais aussi par la force qui les unit, et par les différences qui, parfois, les fragilisent. Le film réussit à ne pas tomber ni dans le pathos, ni dans l’anti-religion facile. Et c'était une vraie gageure vue la sensibilité du sujet traité.

En regardant les programmes pour aller le voir, j’ai bien vu qu’il est au final assez peu diffusé, plusieurs grandes salles semblent bouder le film. C’est pourtant, à mon sens, un film d’utilité publique (en plus d’être une œuvre magnifique). La lumière, les plans qui permettent de comprendre et ceux qui permettent de respirer, les plans rapprochés sur les visages qui s’éveillent à la douleur de proches, le traitement de la bande son. Bref, c’est magnifique.
Je déconseille ce film si vous avez été victime d’abus sexuels et que la plaie n’est pas bien refermée, mais dans le cas contraire, je vous enjoins vraiment à aller le voir, et rapidement avant qu’il ne disparaisse des trop rares salles où il est projeté. Il surprend, fait frémir de peur, fait sourire d’empathie dans les bons moments de solidarité bien traités eux aussi ; il permet d’ouvrir les yeux et les neurones.

Le chemin des regrets sincères, des réparations et des mesures concrètes est encore long et raide, l'église émet peu d'empathie pour les victimes et semble se complaire dans son rôle d'accusé. S'il est impossible à l’église de faire ce chemin, elle se condamne elle-même, elle se tire une balle non pas dans le pied, mais plutôt dans le cœur.
Etc c'est justement cela le cœur du film
JudyCarlotta
JudyCarlotta

82 abonnés 166 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 février 2019
Quand j'ai appris qu'Ozon tournait ce film, je me suis demandée comment il allait caser ses obsessions et sa misogynie avec un tel sujet. Autant dire que je m'attendais au pire ! J'y suis donc allée plus par curiosité qu'autre chose. Eh ben dites donc ! une surprise et une bonne. Excellent boulot, on ne s'ennuie pas du tout même si on connaît déjà bien l'histoire et que le film est assez long. La distribution est parfaite (mention spéciale pour Bernard Verley dans le rôle de Preynat - j'ai failli croire qu'on avait pris un vrai prêtre pédophile pour le rôle) et la mise en scène d'une très grande fluidité. Enfin un bon Ozon !
Los Bazinos D
Los Bazinos D

1 abonné 55 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2019
Du cinéma- vérité en pleine actualité ; un film qui témoigne, libère la parole. A travers ses personnages, leur vie familiale, les tensions, les différences de foi, François Ozon montre leur combat, leur volonté d’être entendus de la justice et de l’Eglise. Les comédiens sont remarquables.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 février 2019
comme ne cessent de le rappeler les victimes ces derniers jours, le pardon ne suffit pas. C’est à un changement de culture qu’il faut désormais s’attaquer dans l'Église (dixit François). Abattre les cloisons du cléricalisme qui s'auto-suffit-protège et qui permet d'abriter dans ses murs l'ignominie que dénonce très dignement ce film. Pas anti-cléricale ni revanchard ni hargneux.
Ce film est un roman descriptif de ce qui s'est passé.
D'un côté une hiérarchie ecclésiale d'une autre époque, qui se veut proche mais qui est est finalement éloignée des fidèle, de l'autre ces derniers qui s'accrochent et qui se heurtent à deux choses:
- un mur de silence condescendant
- à l'entourage des familles souvent auto-flagélé, non aidant.
- à Monsieur Preynat qui à dès le début toujours avoué être malade et qui n'a jamais été écarté
Ozon à osé ce film qui selon ses propres paroles est fait pour aider à avancer.
Très réussi, avec beaucoup de dignité pour tous...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 février 2019
Merci Mr Ozon excellent film
Et enfin Mme BALASKO dans un rôle pour elle et non l’es simagrées de 1 All inclusive
Ils sont tous excellents quelle image de famille autour de Noël fête religieuse dont l’instigateur Interprèté par POUPAUD ne peut presque pas se défaire
A voir
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 février 2019
Film sobre et profond. Excellents comédiens.
J'ai honte pour les membres de l'Eglise qui ont "couverts" ces actes . Ils salissent cette institution et jettent la suspicion sur tous les prêtres dont l'immense majorité respecte les enseignements de Jésus.
Je suis triste et en même temps j'espère que le courage de ces victimes va permettre de faire un grand ménage !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 26 février 2019
comme souvent chez François Ozon on sort du film très partagé voir plein d'interrogation sur le sujet mais également sur le cinéma. Un très beau sujet mais des personnages assez caricaturaux même si la marque d'un grand cinéaste se fait ressentir avec quelques moments de grâce mais aussi beaucoup de longueur..
Sabrina S
Sabrina S

43 abonnés 127 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mars 2019
Cela donne à réfléchir... Surtout dans le contexte actuel. Film vraiment très bien fait, qu'on a eu du mal à voir... Mais qu'on a fini par trouver !!! Merci aux quelques rares salles ayant joué le jeu.
virnoni
virnoni

109 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2019
Merci Monsieur Ozon. Voici l'un de vos films le plus aboutis, courageux, essentiels. Ce triptyque qui présente donc trois histoires avec trois personnages différents dans leur vie, leur combat, leur douleur, est bien amené, bien documenté, riche en émotions, si vrai, si parlant...en libérant une parole qu'on a muselé trop lgtps. Vous faites honneur à toutes les victimes. Vous portez une parole de manière respectable, sans démonstration.
La réalisation est intelligente, classique presque, au plus prêt des âmes détruites mais qui restent dignes et debout surtout.
L'interprétation est magistrale, tour à tour douce mais engagée, indignée, ravagée.
Le silence de l'église est lui étouffant, indigne, honteux, violent. Le long parcours de toutes ces victimes est bien rendu, jusqu'au retour à la vie de chacun. Les réactions des familles, des conjoints, des parents dont le silence à davantage détruit, sont parlantes, parfois si cruelles, mais souvent salvatrices et porteuses bien heureusement.
Ce film secoue, fait réfléchir sur les conséquences d'un fléau plus général (le contexte de l'église n'est qu'un "prétexte" à dénoncer les agressions sur bcp d'enfants dans toute classe sociale, tout lieu) que seule la parole peut détruire. Des dialogues raisonnent encore, quand le personnage de Melvil Poupaud explique à ses enfants ce qu'il a subi "pour que vous sachiez quoi faire, parler surtout, pour que la honte change de camp". Bémol : le film est trop long, parfois redondant. Les scènes entre le père et les enfants sont assez poussives, le curé semblant physiquement être LE monstre parfait, sans un mot le plus souvent. Ce n'est pas si évident dans la réalité. Le coupable portant souvent une allure des plus "normales" et pas du tout démonstratives ou suspicieuses comme ces scènes semblent le démontrer.
Encore merci Mr Ozon, cela peut sembler stupide mais vous êtes courageux d'oser montrer tout ce que ce mal provoque. Mais vous montrez aussi l'espoir, la joie, la vie retrouvée. Mais quel combat et énergie !
cameradine
cameradine

23 abonnés 90 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2019
Quelques mois après Les Chatouilles, voici un nouveau film sur le parcours de résilience d’anciennes victimes de pédophilie. Mais là où le film d’Andrea Bescond est écrit à la première personne et onirique, celui de François Ozon est un film choral, et plus ancré dans la réalité. D’ailleurs, le début, assez factuel avec cet échange de mails en voix off entre Alexandre (Melvil Poupaud) et le diocèse de Lyon, est un peu abrupt. Il trouve un nouveau souffle avec l’introduction de François (Denis Ménochet) ; dès lors, par effet boule de neige, la parole se libère en une cascade affolante de témoignages qui se ressemblent mais qui proviennent de victimes aux profils très différents. Moins qu’un combat juridique, le film relate comment ces abus sexuels ont impacté leur vie à tous et leurs rapports avec leurs familles. Le film met d’ailleurs un peu les nerfs en pelote, car les dialogues choquants ne manquent pas (amalgames douteux, reproches mal à propos, minimisations brutales…). Un des points forts du film : casser l’image qu’on se fait des victimes de pédophilie. Certains ont une vie marginale (le personnage de Swann Arlaud est un véritable écorché vif), mais plusieurs d’entre eux mènent une vie rangée et sont d’heureux pères de famille, même si les blessures sont loin d’être cicatrisées. Il faut saluer l’ensemble du casting, formidable de bout en bout. Tous sont d’une grande justesse, qu’ils jouent des victimes, des proches ou des coupables (les faits sont édifiants, mais le film se refuse au manichéisme, en dénotent l’interprétation subtile de François Marthouret dans le rôle du contesté cardinal Barbarin ou celle déroutante de Bernard Verley dans celui du vieux Père Preynat, qui à aucun moment ne nie ses actes). Et si dans l’ensemble la réalisation est de facture classique, on peut noter quelques compositions de plans particulièrement bien pensées. Bref, un film fort sur un sujet encore tabou.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 février 2019
Film qui dénonce et montre le parcours que vivent les victimes et leur combat quotidien. Je recommande.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 février 2019
sujet tres difficile sur la pédophilie abordée sous l'angle des victimes devenues majeures avec les conséquences multiples qu'elles vivent en plein dans l'actualité
très bons acteurs
film dans l'actualité montrant la complexité de la dénonciation par l'enfant de l'adulte criminel ayant autorité !!!!
a voir malgré la pénibilité pour ne pas rester silencieux
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 février 2019
Hier, au Louxor à Paris, plusieurs applaudissements à la fin de la séance. Film lourd de sens parce qu'il dénonce une lourde hypocrisie dénoncée en toile de fond : impossible de croire à "la compassion sincère" de l'évêque Barbarin comme j'ai pu lire dans une critique - toute la subtilité d'Ozon réside dans sa mise en scène du vrai, du vraisemblable, de la Vérité. Entre l'évêque et l'Institution qu'on voudrait voir changer réellement, y a-t-il une solution judiciaire équitable et juste pour QUI a désacralisé aussi ouvertement et depuis si longtemps le message du Christ concernant les enfants ? apostasie collective, suggérée dans l'humour à la fin du film ? pour ma part, il y a plus de dix ans que j'ai demandé cette non-appartenance à l'Eglise si étrangère aux valeurs de l'Evangile que j'ai finalement compris - en milieu de vie - grâce à l'ouverture vers une autre spiritualité : Sahaja Yoga.
Merci Mr Ozon !
jaggg
jaggg

23 abonnés 197 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2019
Ce n’est pas spoiler que vous dire combien le film est dur. C’est magnifiquement dur d’avoir réalisé cette enquête en fouillant, pardon pour le terme, dans les bas-fonds de ces 3 enfants, puis 30 puis 300 et combien encore ? La pédophilie, ou abus sexuel, ou harcèlement sexuel sur enfants, grâce à Dieu, ce ne sont pas les termes qui manquent pour décrire ces situations ignobles, infectes, nauséabondes, et qui marquent des enfants pour toute une vie, abîmés dans leur corps et dans leur âme parfois sans espoir de guérison. Les pédophiles sont donc condamnables, sans discussion. Mais ce qui est plus grave, bien et profondément plus grave, et que l’on découvre dans le film, ce sont tous ceux qui SAVAIENT, la hiérarchie de l’Église, jusqu’au plus haut niveau, et pire, les parents qui ont préféré fermer les yeux et les oreilles, par peur du qu’en-dira-t-on et/ou par éducation catho tradi qui ne peut donc pas accepter pareilles accusations sur leurs … directeurs de conscience (HA !!). Des parents dont le rôle, bien sûr jamais facile, est tout « simplement » de protéger leurs enfants. Jamais de faire l’autruche et d’abandonner leurs petits démunis dans les pattes de ces goules (et encore, j’ai l’impression d’insulter les goules). Et pendant le silence bien-pensant, bien-faisant, bien-comme-si-de-rien-n’était, les petits, eux, continuent à se faire violer ubi et orbi.
Un conseil, allez voir le film le ventre vide, sinon vous feriez comme moi et vous auriez le cœur au bord des lèvres pendant toute la séance, et même après. En espérant que cela ne vous empêchera pas d’applaudir à la fin. Merci à François Ozon, et à tous les acteurs si touchants qui ont survécu au tournage de cette histoire ! Si le sujet ne vous rebute pas trop, il y a aussi « Spotlight », à voir ou revoir, qui lui, se passe à Boston.
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