Grâce à Dieu
Note moyenne
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490 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 février 2019
Hier, au Louxor à Paris, plusieurs applaudissements à la fin de la séance. Film lourd de sens parce qu'il dénonce une lourde hypocrisie dénoncée en toile de fond : impossible de croire à "la compassion sincère" de l'évêque Barbarin comme j'ai pu lire dans une critique - toute la subtilité d'Ozon réside dans sa mise en scène du vrai, du vraisemblable, de la Vérité. Entre l'évêque et l'Institution qu'on voudrait voir changer réellement, y a-t-il une solution judiciaire équitable et juste pour QUI a désacralisé aussi ouvertement et depuis si longtemps le message du Christ concernant les enfants ? apostasie collective, suggérée dans l'humour à la fin du film ? pour ma part, il y a plus de dix ans que j'ai demandé cette non-appartenance à l'Eglise si étrangère aux valeurs de l'Evangile que j'ai finalement compris - en milieu de vie - grâce à l'ouverture vers une autre spiritualité : Sahaja Yoga.
Merci Mr Ozon !
jaggg
jaggg

23 abonnés 197 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2019
Ce n’est pas spoiler que vous dire combien le film est dur. C’est magnifiquement dur d’avoir réalisé cette enquête en fouillant, pardon pour le terme, dans les bas-fonds de ces 3 enfants, puis 30 puis 300 et combien encore ? La pédophilie, ou abus sexuel, ou harcèlement sexuel sur enfants, grâce à Dieu, ce ne sont pas les termes qui manquent pour décrire ces situations ignobles, infectes, nauséabondes, et qui marquent des enfants pour toute une vie, abîmés dans leur corps et dans leur âme parfois sans espoir de guérison. Les pédophiles sont donc condamnables, sans discussion. Mais ce qui est plus grave, bien et profondément plus grave, et que l’on découvre dans le film, ce sont tous ceux qui SAVAIENT, la hiérarchie de l’Église, jusqu’au plus haut niveau, et pire, les parents qui ont préféré fermer les yeux et les oreilles, par peur du qu’en-dira-t-on et/ou par éducation catho tradi qui ne peut donc pas accepter pareilles accusations sur leurs … directeurs de conscience (HA !!). Des parents dont le rôle, bien sûr jamais facile, est tout « simplement » de protéger leurs enfants. Jamais de faire l’autruche et d’abandonner leurs petits démunis dans les pattes de ces goules (et encore, j’ai l’impression d’insulter les goules). Et pendant le silence bien-pensant, bien-faisant, bien-comme-si-de-rien-n’était, les petits, eux, continuent à se faire violer ubi et orbi.
Un conseil, allez voir le film le ventre vide, sinon vous feriez comme moi et vous auriez le cœur au bord des lèvres pendant toute la séance, et même après. En espérant que cela ne vous empêchera pas d’applaudir à la fin. Merci à François Ozon, et à tous les acteurs si touchants qui ont survécu au tournage de cette histoire ! Si le sujet ne vous rebute pas trop, il y a aussi « Spotlight », à voir ou revoir, qui lui, se passe à Boston.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 25 février 2019
Bon film sur une attitude inacceptable de certaines personnes.
Tant mieux que ce film n'est pas été censuré avant le procès.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

95 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2019
J’y suis allé parce qu’il était bien noté! Comme « La fille de Brest » on a la fâcheuse impression de l’avoir vu, bien avant sa sortie !!!!

Malgré mes préjugés, le film est « équilibré » jamais simpliste, il montre des aspects auxquels, on ne pense pas toujours:
- à l’époque des faits de pédophilie, la difficulté de le dire, d’être entendu, d’être cru et défendu par les adultes….
puis devenu adulte et père de famille, être prêt à tout sacrifier pour obtenir justice:
- comment en parler avec sa compagne ou épouse, avec ses enfants, ses amis, ses parents….
- comment se faire entendre, de l’institution « Eglise » ?
Il faut beaucoup de dignité et l’aide de son entourage pour ne pas « baisser les bras » ….
Alors que le jugement n’est pas prononcé, les questions sont posées: la détresse des pédophiles et les soins nécessaires doivent être pris es compte par les institutions mais ça ne peut se faire au détriment des victimes….
L’enfant bafoué est prioritaire; il doit être protégé et respecté ! La parole libérée est un premier pas décisif.

C’est un peu plus que du cinéma, du coup on en oublierait de remercier François Ozon et ses superbes comédiens
Yves G.

1 875 abonnés 4 107 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2019
Alors qu'il était jeune scout, Alexandre (Melvil Poupaud) a été victime d'attouchements du père Preynat (Bernard Verley). En 2014, marié, père de famille nombreuse, catholique fervent, il découvre que son ancien aumônier officie toujours au contact des enfants. Bouleversé il contacte l'évêque de Lyon, le cardinal Barbarin (François Marthouret). C'est moins le pardon du curé qu'il attend que des sanctions de sa hiérarchie. Mais ses efforts restent vains. Si l'Église écoute son témoignage et lui manifeste sa compassion, si le père Preynat reconnaît les faits sans remettre en cause la parole d'Alexandre, aucune mesure n'est prise pour briser la loi du silence.
Bien que sachant les faits, qui remontent à plus de vingt ans, prescrits, Alexandre dépose plainte. Une enquête est diligentée par le capitaine Courteau (Frédéric Pierrot). Elle permet de retrouver plusieurs victimes du père Preynat parmi lesquels Denis (François Debord) devenu un athé militant, Emmanuel (Swann Arlaud) dont la vie porte les traces indélébiles de ce traumatisme et Emmanuel (Éric Caravaca) un chirurgien qui prend l'initiative de créer une association pour libérer la parole des victimes et médiatiser l'affaire.
"Grâce à Dieu" raconte leur combat.

La pédophilie dans l'Eglise est un sujet grave. Il fait la une de l'actualité. Il provoque dans l'opinion publique une réprobation unanime. On comprend l'utilité et l'opportunité pour le cinéma de s'en saisir - quelques mois après la sortie des "Chatouilles".

Mais on ressent simultanément une triple gêne. Pourquoi recourir à la fiction plutôt qu'au documentaire ? Pourquoi pointer les culpabilités au mépris de la présomption d'innocence sans attendre que la Justice ait fait son office ? Et pourquoi Ozon ? Pourquoi l'enfant terrible du cinéma français dont l'œuvre se caractérise par son ironie acerbe et son réalisme fantastique s'est il lancé dans cette entreprise qui fleure bon les films de commande pour Dossiers de l'écran ?

Ces réserves sont substantielles. Mais force est de reconnaître qu'il s'agissait d'a priori suscités à la fois par le sujet du film, par sa bande annonce et par le tohu bohu judiciaire qui a accompagné sa sortie - les référés déposés par les avocats du père Preynat et de Régine Maire et leur rejet par la justice à la veille de la sortie du film lui offrant une publicité inespérée dans une semaine pourtant bien chargée ("Le Chant du loup", "La Chute de l'empire américain"...).

Dès ses premières minutes, "Grâce à Dieu" nous saisit. La mise en scène de François Ozon, d'une incroyable fluidité, réussit à rendre passionnant des échanges d'emails lus en voix off. Le film se concentre sur Alexandre, remarquablement interprété par Melvil Poupaud, et sa blonde épouse (impeccable Aurélia Petit). On le quitte à regret pour les autres victimes de Preynat : François, Emmanuel, Gilles... La construction du film se dévoile : consacrer à chacun des personnages un long temps d'exposition. Le procédé aurait pu être pachydermique ; et pourtant il fonctionne.

"Grâce à Dieu" aurait pu verser dans le manichéisme ou le voyeurisme. Il aurait pu opposer des prêtres corrompus à des enfants brisés, une Église campée dans ses traditions contre une société civile courageuse. Il évite ces écueils. "Grâce à Dieu" n'est pas un film antireligieux. Il ne stigmatise ni le cardinal Barbarin, dont la compassion pour Alexandre est sincère, ni même le père Preynat qui reconnaît lucidement les faits. "Grâce à Dieu" rend compte sobrement de la démarche des victimes : ni vendetta contre un homme, ni lutte idéologique contre une institution mais une exigence de vérité et de justice - en résonance avec le combat des victimes du franquisme raconté par "Le Silence des autres". Ours d'argent au festival de Berlin, "Grâce à Dieu" réussit à traiter sereinement un sujet propice à toutes les dérives.
Sylvain M.
Sylvain M.

13 abonnés 169 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2019
Un grand film ! On pouvait s’attendre à un film très provocateur, à coups « les curés ces pédophiles » et des situations chocs : c’est au contraire un film complexe, intelligent et profond. Deux petits reproches : la longueur et la narration par lecture de mails. Extraordinaire par ailleurs !
Cathpout14
Cathpout14

38 abonnés 116 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2019
Bravo François Ozon qui porte bien son nom ! Ce film se voit comme si c'était une fiction intemporelle - un quasi thriller - alors que c'est une info d'actualité ! C'est bien rythmé, bien joué, bien vu, honnête et émouvant. On a hâte de connaître le résultat du combat des protagonistes... fin mars, c'est bientôt !
6013
6013

23 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2019
Très bien Documenté
Excellents acteurs
Un peu long au début puis ça devient beaucoup plus captivant
Très intéressant de connaître l’historique de cette affaire ,Néanmoins, il est étonnant que le film ait eu le droit de sortir en salle avant la fin du procès qui va démarrer
Seemleo
Seemleo

80 abonnés 888 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2019
La pédophilie a souvent été traitée au cinéma. Pas toujours du coté des victimes, et parfois en légitimant ou sublimant une relation considérée comme naturelle.

François Ozon malgré ses hauts et ses bas est certainement un des meilleurs réalisateurs français contemporain. Sa filmographie est éclectique. Son style varié et foisonnant. Il s'attaque cette fois ci à un sujet brûlant.

Il se met pourtant entièrement au service du récit. Humblement. Son regard et celui des scénaristes est tout en nuance, bien que sans concession. Ozon déploie son talent, et permet, au grand public, catholique ou autre, aujourd'hui mûr pour apprécier un sujet ô combien d'actualité, de surtout comprendre la souffrance engendrée par des adultes sur les enfants. De mieux appréhender aussi le piège du pouvoir sur des familles prises spirituellement en otage.

Le casting est parfaitement choisi avec un jeu d'acteur sidérant de justesse . Le fait d'avoir rencontré les véritables victimes a certainement contribué à la légitimité de l'oeuvre dans son ensemble.

Son approche chorale avec trois profils qui diffèrent dans leur relation avec l'église, et le glissement successif de l'un à l'autre, est particulièrement réussi. Ozon va jusqu'au bout de l'analyse et boucle le sujet sur une belle interrogation métaphysique.

On a envie de répondre à un des personnages que spiritualité et église Catholique ne sont pas synonymes.

Mais je ne débats plus strictement sur le sujet.
Marie F
Marie F

4 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2019
Sensible et émouvant. Le film ne part pas dans du sensationnel et de l'anti Eglise primaire. J'ai bien aimé le combat de ses hommes et le chemin de chacun.
Christoblog

928 abonnés 1 813 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 février 2019
En choisissant de s'attacher au cheminement personnel de trois des victimes du père Preynat, plutôt qu'à l'enquête en elle-même, François Ozon réussit un coup de maître.

Son film évite en effet du coup le piège du film-dossier et celui du film à charge : Grâce à Dieu est avant tout le portrait sensible de trois personnalités fort dissemblables qui vont devoir lutter contre le même démon, avec des armes bien différentes, mais une pugnacité équivalente.

Le spectateur est plus d'une fois submergé par l'émotion durant ce film. Le scénario à la fois fin et détaillé, la mise en scène sobre et prenante : tout concourt à nous prendre à la gorge, au coeur, et aux tripes.

Mais le plus remarquable dans ce très beau film, c'est la prestation des trois acteurs principaux. Melvil Poupaud, en fervent catholique tenace et un peu naïf, est comme d'habitude parfait. Denis Ménochet trouve dans ce film un rôle qui lui convient à merveille : athée gouailleur et gentiment éruptif, il a un petit quelque chose de Depardieu. Quant à Swann Arlaud, il livre une prestation exceptionnelle, donnant ici le meilleur de lui-même : sensible, écorché et fragile.

Le film est un miracle : il parvient à émouvoir constamment sans accabler les bourreaux, qui paraissent au final faibles et ridicules.

Le meilleur film d'Ozon, et probablement un des meilleurs films français de 2019.
Michel C.

376 abonnés 1 836 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2019
Ce n'est pas que du cinéma...un peu mal à l'aise pour produire l'exercice cette fois-ci.....Merci à François Ozon de s'être lancé dans un tel docu-fiction (on n'est bien obligé de l'estampiller de la sorte).... et espérons que des réponses soient apportées début mars....! Le film est superbement réalisé, avec des acteurs hyper réalistes, une extrême finesse et humanité dans des faits inhumains. Je pense qu'ils provoquerons la même horreur à notre sensibilité à tous, qu'il s'agisse de jeunes gens n'ayant pas réelle capacité à s'opposer à ces abus indécents. Le film montre très bien les dégâts causés par ces agressions dans tous les milieux et bien souvent pour toute la vie ! STOP à ces pratiques ! Les seconds rôles sont aussi excellents que les 1ers, que les enfants parfaits. Un film puissant malgré la durée, pas de temps morts, au contraire, un rythme calibré et soutenu, un dossier ne laissant aucun doute, sauf en ce qui concerne l' éventuel pardon (?) et une ombre pour le moins douloureuse aux porteurs de la foi !!**
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 février 2019
Un film très réaliste sur une sombre actualité. Le jeu de tous les acteurs est formidable, qu'il soit au premier plan comme Melvil Poupaud ou secondaire comme Josiane Balasko. Des longueurs sont à noter en début de film, mais ce rythme permet au réalisateur de monter crescendo dans sa narration. Peut-être la bande annonce dessert-elle le film en en montrant un peu trop. En effet, le personnage de Swann Arlaud, par exemple entre en scène que dans la dernière heure du film.
Mellot J.
Mellot J.

57 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2019
Excellent film de François Ozon qui vient de sortir "Grâce à Dieu", où Melvil Poupaud, Swann Arlaud et Denis Ménochet incarnent, avec beaucoup de talent, de retenue et de courage, les victimes du prêtre pédophile Bernard Preynat qui aurait abusé plus de 70 enfants entre les années 1970 et 1980.
Sans tomber dans le piège d'être un film anti-religieux, 'la parole libérée' des victimes nous décrit sans concession les terribles crimes de ce prêtre qui a brisé la vie de dizaines de petits scouts dont il a trahi la confiance en usant de sa position.
Mais ce film va beaucoup plus loin en accusant le silence et l'inaction complice de celles et ceux qui à l'intérieur de l'église, du diocèse de Lyon, et au sein même des familles des victimes, ont choisi de se taire alors qu'ils savaient tout des agissements du prêtre qui par ailleurs dans le film reconnaît les faits, se dit même surpris que sa hiérarchie n'ait rien fait face à sa "maladie". Il est en effet resté curé de paroisse jusqu'en 2015 !
En mettant directement en accusation le cardinal Albert Decourtray, le premier au courant de cette affaire, puis le cardinal Philippe Barbarin et indirectement Régine Maire, ex collaboratrice du cardinal, ce film marquera bien davantage l'opinion publique que les délibérations du jugement qui a commencé à Lyon le 7 janvier et dont le verdict est attendu pour le 7 mars. Rome et le pape François ne sont pas épargnés par la conspiration du silence.
François Ozon couvre avec un immense talent et beaucoup de sobriété tous les aspects des ravages que ces crimes provoquent tant auprès des victimes elles-mêmes qu'au sein de leurs familles.
Bien plus qu'un film sur la pédophilie au sein de l'église, ce témoignage met en accusation la société dans son ensemble, en dénonçant l'hypocrisie des personnes qui préfèrent préserver leur petit confort plutôt que la recherche de la vérité, autant que l'hypocrisie qui règne au sein des institutions, dont l'église est ici le symbole. Car ces crimes se perpétuent malheureusement bien ailleurs.
Espérons que ce film courageux puisse contribuer à libérer durablement la parole de toutes les victimes de la pédophilie, du harcèlement sexuel, et de toutes les dérives de cette nature qui entachent notre dignité d'homme.
Dandzfr
Dandzfr

23 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2019
Entre documentaire et le film, c est un sujet osé choisi par le réalisateur. Mais très bien traité. Mentions spéciales pour les différentes mères que l on voit dans le film, Balasko et les autres....
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