Grâce à Dieu
Note moyenne
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488 critiques spectateurs

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116 critiques
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Maelicia
Maelicia

2 abonnés 72 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2019
François Ozon signe un film de facture classique voire linéaire dans un souci évident de ne relater que les faits tels quels, sans voyeurisme ni excès. L' émotion est toutefois apportée par le personnage d' Emmanuel,à fleur de peau dont le traumatisme reste vivace. Ce film n'est pas un plaidoyer pour l'athéisme mais un réquisitoire contre l'hypocrisie de l'Eglise catholique qui condamne officiellement mais étouffe et ne punit pas réellement les actes pédophiles de ses prêtres.
Didier L
Didier L

38 abonnés 222 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 février 2019
Pour sa première confrontation au cinéma du réel, Il ne peut être fait le reproche à François Ozon de ne pas nous offrir un film richement et intelligemment documenté qui passionne au delà de ce que le spectateur sait de cette affaire sordide et révoltante. Cependant, il opte pour une structuration en 3 parties de son film qui s'avère du coup assez scolaire d'autant plus que la première partie qui campe la situation ne se fait quasiment que par la lecture in extenso des échanges de mails des protagonistes de l'affaire empêchant une adhésion franche du spectateur. Si la clarté de la narration est louable, François Ozon ne parvient pas à l'aérer ou la réinventer par sa mise en scène qui reste classique et froide. Heureusement, le portrait des protagonistes principaux et de leur entourage donnent plus de chair au film d'autant que l'interprétation de chacun est magistrale. Si Denis Ménochet et Swann Arlaud confirment l'aura dégagée dans leurs précédents films, c'est Bernard Verley dans le rôle du père Preynat qui fascine par son jeu délicat, subtil mais éminemment vénéneux. Le film d'une certaine maturité pour François Ozon.
Jake S.
Jake S.

87 abonnés 231 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2019
Tout d’abord, je tiens à dire que c’est un réel plaisir d’enfin voir un film tourné à Lyon sur grand écran. Il est d’ailleurs regrettable d’en arriver à aborder des sujets d’une telle ampleur pour voir cette belle ville. Bref, passons aux choses sérieuses. « Grâce à Dieu » est un film dramatique sous forme de faux documentaire ou de biopic qui suit de façon chronologique les agissements pervers du Père Preynat sur de jeunes scouts dans les années 80 et la création 30 ans plus tard d’une association venant au soutien des victimes de ce dernier. Ce nouveau long-métrage de François Ozon confirme la tendance de ces derniers temps qui consiste à faire des biopic de plus en plus tôt, souvent de façon prématurée. Le procès du Père Preynat n’est pas encore passé et le Vatican n’a pas réellement fait bouger les choses pour les problèmes de pédophilie des prêtres au sein de l’Eglise. Autant dire que tout reste à faire pour changer les choses. Quoi qu’il en soit, ce film a déjà suffisamment d’éléments pour soulever des problématiques essentielles, notamment celles de la maladie, la prescription ou encore la protection arbitraire de l’Eglise vis-à-vis de la justice telle une entité, un institution intouchable à laquelle on ne peut pas s’attaquer. Ce qui fait plaisir à voir, c’est l’alliance de personnes venant de tout bord pour une cause commune. Alexandre, François et Emmanuel sont très différents, mais ils se battent pour que justice soit faite, coûte que coûte. On a des scènes fortes et lourdes de sens, d’autres qui font froid dans le dos… Tous les ingrédients sont réunis pour avoir non pas un documentaire, mais bien un film touchant qui souhaite sensibiliser l’opinion sans choquer. Bon travail Monsieur Ozon !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 23 février 2019
Un sujet lourd traité de manière trop plate, avec trop de longueur. On s’ennuie beaucoup (trop). Les victimes sont en majorités antipathiques ne nous déclenchant pas la moindre empathie. De plus le sujet de la reconstruction des victimes grave à la parole est (a peine) survolé.
Arturo d
Arturo d

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2019
Sobre, juste, intelligent et émouvant. Acteurs et actrices épatants. Le côté "dénonciation" à la Spotlight fait du bien, mais le film est bien plus que ça, à travers sa galerie de personnages exceptionnels.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2019
Grâce à Dieu (Ozon 2019) décrit la réaction courageuse, virulente puis organisée des victimes des agissements du prêtre pédophile Preynat dans les années 80-2000 et de la non dénonciation de ces attouchements ou crimes - à voir - par la hiérarchie catholique et en particulier l'évêque-cardinal de Lyon, appliquant d'ailleurs strictement la doctrine du Vatican jusqu'à ce jour : muter, se taire, éviter les plaintes et couvrir.
C'est bien d'en parler et de décrire en détail la souffrance des victimes.
En ce sens un film français qui mord ainsi sur l'actualité et apporte l'ensemble des éléments d'une question qui va bouleverser probablement l'église (on l'espère sans trop y croire) et certainement les rapports entre l'église et la société est un bon film.
Pourtant j'ai des critiques.
Le film oscille entre plusieurs points de vue.
Il fallait choisir entre un film à thèse (modèle Philomena, Frears 2013) qui démontre la politique très ancienne, officielle et internationale de l'église catholique dans la non dénonciation des crimes pédophiles de ses prêtres. Dans ce cas le film devrait être clair et argumenté.
Ou un film descriptif (le modèle reste De Sang-Froid, TrumanCapote-RichardBrooks 1967), dans ce cas il fallait éliminer radicalement l'affect et le mélo.
Ou le genre classique américain "le héros contre l'institution", dont un des grands exemple est Newman contre l'église catholique de Boston dans Le Verdict 1983.
Or, Grâce à Dieu ne choisit pas et ça donne un film trop long et trop lent : il y du mélo, de mauvaises scènes en flashbacks mettant en scène Preynat jeune, des longueurs ou l'on piétine.
Il fallait choisir un genre de manière plus affirmée ("les victimes courageuses contre l'institution" est le plus proche modèle), couper, éviter le mélo. J'ai dit souvent ici comme d'autres que les films d'Ozon manquent d'un directeur de production qui leur donne du rythme.
A ce moment là, ce bon film de deux heures qui aurait dû être resserré d'une demi-heure, interprété par un groupe d'excellents acteurs très bien dirigés (mentions spéciales à Melvil Poupaud, toujours rohmerien, et à Swann Alraud, carrément dewaerien à mon avis), toujours très bien filmé, aurait été un très grand film.
Le sujet le méritait et Ozon le pouvait.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 février 2019
enfin un bon film d'Ozon, surtout bravo pour le courage du sujet, que ce scandale de pédophilie se termine pour punir les criminels ! Bien interprété, surtout par Swann A., l'un des meilleurs de sa génération
lancelo25
lancelo25

38 abonnés 89 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 février 2019
Si vous voulez voir « du Ozon », n’y allez pas. Il est vrai que le sujet est trop sensible pour prêter à la provocation. De ce fait, Ozon s’est cantonné à un film proche du documentaire, plat, linéaire, long et ennuyeux. De plus, les violences sexuelles ne sont nommées qu’à la fin, on ne perçoit donc pas l’ampleur des crimes pendant les trois quarts du film car on parle de baisers qui ont traumatisé ces enfants à vie et que certains se sont même sentis fiers et élus par cet amour que leur a voué le père Preynat. Cette ambiguïté nuit à la conscientisation de l’enjeu. Il aurait fallu nommer les sévices dès le début et « appeler un chat, un chat ».
Bref , en voulant être trop évasif, elliptique, voire en omettant certains faits (pour protéger l’intimité des victimes ?), Ozon tue l’impact que son film aurait pu avoir.
Enfin, que l’une des victimes se plaigne de son sexe tordu car il a reproduit dans son enfance les gestes masturbatoires du père Preynat est assez risible et ne sert pas la cause de sa victime.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 février 2019
Film équilibré, entre les individus et leur collectif, entre les individus et leurs familles, entre le présent et les quelques flashes back sur les événements, entre les victimes elles-mêmes, entre le personnage de Barbarin et celui de Preynat, entre la musique et l'image.
Tout sonne juste, dans la réalisation (à la fois pudique et précise) comme dans le jeu des comédiens.
Pas une seconde d'ennui, malgré le relative longueur du film et la connaissance préalable d'événements déjà fortement médiatisés.
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2019
François Ozon réalise un film courageux et bouleversant sur une affaire en cours. Cette œuvre presque documentaire, qui s'appuie exclusivement sur l'engagement salvateur pour la libération de la parole, fait voler en éclat des familles sous l'omerta et adresse une gifle cinglante à une Église hypocrite, silencieuse et complaisante...
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islander29

1 028 abonnés 2 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2019
première remarque, 2 heures c'était bien, 2 heures 17, un peu énervant, on avait compris le discours du film, pas la peine d'en rajouter, bref….Pour redevenir positif, j'ai été vraiment emballé par le film. Ozon, connait le cinéma et le suivre dans cette diatribe contre la pédophilie dans l'église a été un régal….L'idée de prendre trois victimes du prêtre Bernard Preynat et de montrer leurs engagements, de raconter les "viols" dont ils on été victimes, permet de rnontrer la difficulté qu'ils rencontrent dans leurs vies d'homme (professionnelles pour certains, de couple pour d'autres, relationnelles, etc.…)...Le mal est fait, il faut faire avec pour les hypocrites ( Monseigneur Barbarin ???, les cadres, le Vatican), pour les autres le combat continue, la reconstruction personnelle, la résilience, voire l'oubli subconscient…..Le spectateur mesure à son tour le désespoir, la destruction de ses vies d'enfants …..Le film n'épargne personne, mais il le fait très subtilement, il ne s'apitoie pas, il n'est pas militant, n'accuse qu'à demi mot, Bref le réalisateur fait une œuvre subtile, progressiste à sa façon , qui peut déranger certes, mais qui apparait comme une nécessité dans ce monde….bref....Les trois personnages , les trois victimes sont bien différentes (Melvil Poupaud (le bon père de famille catho, cinq enfants, mais très rationnel, Denis Menochet (le bouffeur de curés, l'ingénieur qui a réussi) et enfin Swann Arlaud ( le paumé socialement en difficulté dans son couple) constitue un "panel" plus qu'intéressant et représentatif…..Le film manque d'un soupçon de cinéma (j'ai adoré les scènes de batterie face à la campagne, quelle bonne idée pour faire passer une émotion…il en aurait fallu trois ou quatre autres comme celle ci…...J'ai aimé aussi les playbacks dans l'enfance, très pertinente.....Ne boudons pas ce petit chef d'œuvre, il prouve de façon indiscutable, qu'il faut respecter les enfants et ne pas les utiliser….Certains seraient surement inspiré de le voir...Je conseille
Zeu d'Homme
Zeu d'Homme

17 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2019
J’ai trouvé le film très dérangeant, très pesant, éprouvant et même choquant sur certains aspects. J’ai apprécié le traitement des personnages, les victimes mais également leur proches, qui vivent tous avec une souffrance qu’ils gèrent différemment. On voit la façon dont ils se sont construits, l’impact que ces terribles événements a eu sur eux et leur motivation, différente de l’un à l’autre mais qui se rejoignent pour collectivement faire éclater la vérité et pouvoir continuer d’avancer dans leur vies respectives.
Il faut accepter de souffrir avec les protagonistes mais les témoignages sont hyper forts et très justes il me semble.
C’est pour moi un grand film, parfaitement maîtrisé dans e fond et la forme, effectivement à la limite du documentaire. C’est également un film très humain, avec des émotions et des douleurs qui parlent au cœur et à l’âme du spectateur.
Un film nécessaire qui aidera certaines victimes à se libérer et incitera peut être l’église catholique à se remettre en cause.
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 340 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2019
Un film intéressant et qui pourtant sur son récit ne m’a pas vraiment convaincu ni passionné, peut-être qu’il ne m’a pas semblé voir un film, mais un semi documentaire sur une histoire relatée sans réel imagination.
Dommage car la performance des acteurs est impeccables et vraiment inspirée.
tupper
tupper

190 abonnés 1 570 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2019
Le film est extrêmement bien documenté et présente les faits de manière précise et froide, ce qui permet de découvrir, de manière assez objective, les rouages de cette entreprise collective mais aussi de cerner la psychologie, les motivations, la contribution de l’entourage de plusieurs victimes aux profiles très différents. Et même si les faits sont connus c’est instructif et toujours aussi révoltant. La forme est plus discutable. Les choix faits par Ozon dans sa quête de réalisme et de précision rende le film austère et peu cinématographique, en particulier au dans son 1er tier. Cela évolue favorablement au film de l’arrivée des différents protagonistes qui rendent le récit plus vivant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 février 2019
Très bien rendu. A voir absolument pour bien comprendre l'affaire Barbarin. Un iceberg certainement. Il fallait oser car s'il existe des tabous celui-ci n'en est pas des moindres.
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