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Steph N.
41 abonnés
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4,0
Publiée le 21 février 2019
De bons acteurs, une mise en scène sobre, c'est l'histoire sombre des choses que l'on aimerait qu'elles n'existent pas... Alors, cinématographiquement c'est bien, mais lourd comme on pouvait s'y attendre .
A voir absolument pour comprendre toutes les strates de l'évolution de cette histoire malheureusement vrai. Super casting, tous les acteurs sont d'une justesse incroyable. Film émouvant sans tomber dns le pathos. L'histoire commence doucement par des échanges de courriers entre l'une des victimes et l'Eglise, puis devant l'incapicité de celle-ci à faire quoi que ce soit, alors une autre histoire commence où l'union fait toujours la force. En espèrant que la fin de l'histoire qui sera le procès n'arrive pas après la mort du "salop" et de ses protecteurs. Bravo à Ozon pour cette réalisation juste et d'avoir réussi à ce que toute l'histoire soit limpide et fluide .
Un film extrêmement prudent et respectueux, de part son sujet et le fait qu'il raconte une histoire encore en cours d'un point de vue juridique. C'est une vitrine intéressante dun point de vue médiatique, et très certainement un beau geste pour toutes les victimes, mais d'un point de vue purement ciné, l'objet et un poil froid et distant. On comprend la démarche et c'est probablement la meilleure façon de s'attaquer à cette histoire honteuse qui n'est que la partie immergée d'un iceberg dont on ose imaginer la taille, mais en nous refusant toute émotion on perd peut être un peu de la force de cette histoire. On assiste plus à une dépêche mise en image, restranscription de courrier en voix off et plans de reportage JT, qu'à un film véritable. Il n'en reste pas moins que le jeu des acteurs est incroyable et que par cet aspect là on est en plein cinéma, mais il manque quelque chose pour vous retourner et vous faire vous questionner sur la société. Comme il est dit dans le film, ce sont la les faits, bruts, et c'est "à nous" ( ds le film ce sont les journalistes) de faire le reste et d'y mettre de l'émotion. Chacun y réagira donc différemment. Reste que c'est un beau tour de force de raconter tout cela sans voyeurism et que ce travail est à saluer.
Un vrai chef d'oeuvre. Sur la forme, une mise en scène au cordeau, pas de plan inutile, pas de dialogue superflu. Des acteurs inspirés, qui nous font partager leur souffrance et parfois - pas souvent en fait- leur haine. Et quand c'est le cas, elle est aussi le résultat de leur enfance détruite. Sur le fond, rien que du factuel. Les dialogues sont sans complaisance, et sans paroles inutiles. Rien qui dépasse. Ozon ne prend pas partie, il montre, avec le réalisme d'un documentaire. Il montre la souffrance des victimes, les manoeuvres de l'institution pour étouffer l'affaire d'abord, puis minimiser lorsque elle éclate au grand jour. Il montre aussi la dépendance psychologique de l'entourage, souvent même des parents A la fin, une question qui s'impose, mais reste sans réponse. Ensuite, chacun se fait son opinion, en toute connaissance de cause.
Ce film a le mérite de nous sensibiliser aux conséquences désastreuses que provoquent les abus sexuels commis sur des enfants. A travers l'histoire personnelle de chacune des victimes racontée dans ce film, dont le scénario est tiré d'une histoire réelle, le spectateur ressent toute la souffrance vécue par chacun et par leur proches, eux aussi victimes collatérales de tels crimes. Ce film, bien que parfois un peu long ( quelques scènes redondantes) devrait intéresser un large public.
Sujet intéressant mais c'est tout. ce film n'apprend rien de plus sur cette triste réalité. Les témoignages s'enchaînent mais qui personnellement ne m'ont pas fait larmoyer contrairement à la bande annonce. On dirait un documentaire qui passe après le journal de 20h. Franchement, je suis arrivé très motivé à l'idée de voir ce film, et ressorti plutôt déçu. Il est beaucoup trop long. Juste on n'a pas besoin d'aller voir ce film quand on connait le minimum de l'actualité, il n'apprend rien de plus. Niveau esthétique, niveau CINÉMA, il n'y a rien. C'est dommage, Ozon aurait pu créer QUELQUE CHOSE en plus d'un simple documentaire, il ne l'a pas fait... C'est dommage de s’emparer de ce sujet et de s'attarder juste sur la réalité sans essayer de créer quelque chose, niveau mise en scène, lumière, plans de caméra... C'est filmé tellement banalement. Il aurait mieux fait de s'attarder sur le côté esthétique du film que sur "cette réalité" qu'il cherche à montrer toujours et toujours davantage. On connaît cette histoire, tout le monde la connaît cette histoire de prêtre, pas la peine de faire un film sur ce sujet à partir du moment ou on est pas capable d'essayer de rajouter autre chose. c'est un chouette documentaire. Ce n'est pas du cinéma. Ozon a fait tellement mieux.
François Ozon signe un film qu’on n’est pas prêt d’oublier avec ce « Grâce à Dieu ». Son thème concerne la pédophilie des prêtres, vue à travers le prisme des victimes, qui ont toutes réagi différemment face à ce qu’elles ont subi - à la fois dans leur construction d’homme adulte et dans leur relation à l’Eglise et à la religion. Sont particulièrement bien mises en évidence les réactions des proches (parents, frères, épouses), qui permettent de comprendre comment de tels actes ont pu persister si longtemps impunis... et combien l’incompréhension de certains a pu être forte. Enfin, il permet de comprendre le silence et l’inaction de l’institution « Eglise » et de sa hiérarchie, à travers certaines personnes décrites dans leur bonne volonté affichée mais prisonnières de réflexes d’un autre temps et qui n’ont pas compris leur responsabilité historique sur le sujet- au point qu’ils ont besoin d’Instructions du Pape pour prendre des décisions aussi simples que révoquer un prêtre pédophile. Sont également très crédibles les discussions internes de l’association LPL. Le film frappe par sa pudeur, sa nuance et sa retenue, tout en faisant partager au spectateur les émotions et sentiments des victimes, de leur entourage et de l’église également. C’est donc un moment de cinéma dont on ressort avec une meilleure compréhension des mécanismes et conflits issus de ce sujet, à la fois chez les victimes et l’Eglise. Les acteurs sont exceptionnels et le rythme sans temps mort. Un film à ne pas manquer.
Difficile de dire quoi que ce soit de ce grand film sans le diminuer, tant les mots manquent pour l’encenser. 2h17 d’émotion pure, de colère, de dégoût, de rage, de questionnement. On en sort véritablement bouleversé. Et pourtant, pas de grandiloquence, pas d’effets superflus. Le cinéphile amateur en oublie de s’intéresser au scénario, à la mise en scène, au jeu des acteurs, au décor, tant le traitement du sujet et la fluidité de la narration sont proches du parfait. Une plongée dans le monde des hypocrites, de ceux qui se sont tus, de ceux qui protègent le crime et bafoue la foi et la loi, mais aussi et surtout dans le combat de celles et ceux qui ont osé défier l’ordre soit disant moral. Un monument. Dieu que j’aime le cinéma quand il est à ce niveau là!
Une œuvre bouleversante. Sous le regard de François Ozon, ce film, ces témoignages prennent vie et s'amine avec pudeur grâce à des interprétations justes et posés.Très bien interprété. Un film juste sur un sujet si douloureux. Lors de la séance à laquelle j'étais, un homme d'un soixantaine d'année seul à coté de moi, à fini en larme. Ces larmes ont témoignées ( cela n'est que mon avis) du poids de cette œuvre. A voir absolument
François Ozon est un cinéaste qui aime traiter des sujets difficiles et qui bousculent. "Grâce à Dieu" ne déroge pas à la règle et aborde le récent scandale du diocèse de Lyon et de son prête pédophile. Le film est passionnant. L'histoire est découpée en trois parties, chacune centrée sur une victime et comment, de l'une à l'autre, l'affaire a éclatée au grand jour pour finir devant les tribunaux. Et Ozon va au bout du sujet en ne nous épargnant pas les témoignages et en décrivant précisément ce qu'il s'est passé. C'est tellement bien amené et bien fait qu'on écoute avec compassion les victimes sans tomber dans le mélo. L'histoire tient la route avec ces psychologies différentes et comment chacun l'affronte, le surmonte, le nie, l'oublie. Le trio Melvil Poupaud, Denis Ménochet et Swann Arlaud est incroyable, chacun porte l'une des parties avec talent et Josiane Balasko et Hélène Vincent sont très touchantes dans leu rôle de mère. La réalisation est très simple, peut-être même trop, même si c'est pour mettre en avant le sujet. Mais un petit peu plus d'audace aurait été appréciée. Il faut bien reconnaitre que François Ozon signe ici l'un de ses plus films les plus réussis.
Un film extrêmement fort par sa sobriété et l’émotion à fleur de peau présente pendant tout le film. Les acteurs jouent avec une justesse remarquable. Impossible de rester insensible.
Film bouleversant. Juste. Très bien interprété. A voir absolument. Quand on voit le nombre important de victimes au fur et à mesure du film, c’est effrayant. En espérant que justice soit faite. Il aura fallu beaucoup de courage pour toutes les victimes qui ont porté plainte.
Il faut absolument voir "GRACE A DIEU ", quelque soit sa religion ou ses croyances ! C'est un film absolument formidable . Il relate tellement bien une histoire vraie , beaucoup de spectateurs seront concernés par l'abus d'adultes pendant leur enfance. Le film est fait avec une telle perfection que durant les de 2h on ne voit pas le temps passer , l'histoire reflète une telle vérité sur les enfants abusés sexuellement , spectateur on devient témoin de toute la souffrance de chaque homme abusé pendant son enfance .Lorsque vous l'aurez vu , vous devrez inciter un maximum d'amis de le voir afin d'éviter ou de réduire le nombre d'abus sexuel ..Malheureusement cela existe aussi à l'intérieur des familles " le père, le frère , l'oncle , le parrain " en plus des prêtes ou enseignants qui abusent des enfants fille ou garçon sans défense . Bravo au metteur en scène et à tous les artistes qui ont permis la réalisation de ce film . MERCI MERCI de l'avoir fait.
Rien que pour avoir mis des mots sur une telle violence, c'est déjà énorme. Mais, pour avoir "montré" avec autant de justesse les dégâts occasionnés chez ceux qui ont eu à vivre ces actes, pour avoir fait toucher du doigt l'incompréhension devant l'incompréhensible, il y a juste un mot, un seul : MERCI