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surfnblue
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2,5
Publiée le 3 mai 2018
Le sujet m'est familier puisque j'ai écrit une nouvelle similaire et ai vécu au Québec. Sauf que je n'ai pas aimé l'actrice et que cette inversion des rôles tenait davantage au règlement de comptes qu'aux stéréotypes. Mince, si les filles s'agglutinent en bas de chez moi pour apprendre la cosmétique, la coiffure, la manicure et s'habillent comme des barbies, alors que les gars sont dans des écoles d'ingénieurs, c'est pas parce qu'on leur a enseigné ca à l'école, c'est par goût! Moi, les poupées, j'en ai jamais voulu. Un film revanchard qui ne mène à rien sauf à laisser supposer, et c'est peut-être le but, que dans ce monde contre-nature, comme dans celui de Huxley, personne n'est heureux.
C'est intéressant de voir que les commentaires négatifs sont masculins et les commentaires positifs féminins. Il s'agit d'une comédie romantique plutôt mièvre, le court métrage m'avait paru plus intelligent. Cependant ça fait réfléchir sur tout ce qui est socialement accepté et c'est un bon divertissement. En étant moins cliché, ce film aurait pu être un film plus engagé et pas une simple comédie potache.
Damien, créateur d’applications pour mobiles et machiste au plus haut point, se retrouve en quelques secondes parachuté dans une société matriarcale et dominé par la femme qu’il convoitait…
Réalisé par Eléonore Pourriat (que l’on connaît pour son court métrage Majorité Opprimée, 2010) pour la plateforme française de Netflix (donc en Direct-to-video), Je ne suis pas un homme facile aborde de façon satirique les problèmes d’une société patriarcale, non pas du point de vue d’une femme, mais de celui de Damien, qui, suite à un choc avec un poteau - alors qu’il faisait une réflexion à une femme dans la rue - devient confronté à une société dans laquelle Alexandra, qu’il draguait ouvertement, devient celle qui l’oppresse, et où il doit adopter un comportement « féminin ».
Ce long métrage montre, dans la continuité du mouvement #MeToo, la façon dont la société actuelle impose des normes à suivre et combien il est difficile de s’en dégager. Dans ce monde que la réalisatrice met en scène, les femmes ont le pouvoir, mais sont aussi méprisantes que les hommes à qui elles ont affaire dans notre société. Présenté comme une comédie romantique, le film a un déroulement classique, sans accrocs, et ses clichés sont ici totalement brisés puisque l’homme a le rôle de la femme, et inversement.
Enchaînement et accumulation à l’extrême de scènes loufoques au limite du grossier, le film rend compte des normes ridicules que l’on attribue aux femmes trop souvent, en les attribuant aux hommes, ce qui choque bien plus aisément un public n’ayant pas conscience de la façon dont les attitudes, vêtements, métiers, et beaucoup d’autres sujets sont genrés dans la société.
Le film au premier abord peut être pris comme simplement féministe, mais il remet également la question du genre au-delà des simples exemples vus dans le film. On parle ici d’attitude, de façon d’être, et comme Damien, et Alexandra, la situation nous amène à nous demander : Qu’est-ce qu’être un homme, ou une femme ? C’est une réelle déconstruction du genre que Pourriat amène avec ses femmes « masculines », ses hommes « féminins », et une fabuleuse scène de boîte de nuit en milieu de film, abordant pour la première fois du film des questions LGBT, nous faisant presque oublier que les femmes dominent tant le genre et ses stéréotypes semblent s’effacer de l’histoire, laissant place à une liberté (quasi) totale.
On pourrait rapprocher ce film d’autres films sur le genre, comme Tomboy de Céline Sciamma (2011) où une jeune fille fait croire à ses proches qu’elle est un garçon, mais aussi Laurence Anyways de Xavier Dolan (2012), où un homme souhaite devenir femme et se confronte au regard qu’on porte sur lui. Plus récemment est sorti Comme des Garçons de Julien Hallard (2018) qui conte l’histoire de la première équipe de foot féminine dans les années 70.
En somme, Je ne suis pas un homme facile s’adresse à toute personne souhaitant mieux comprendre les problèmes actuels des femmes dans notre société - en le regardant avec beaucoup de second degré - mais aussi aux personnes ayant conscience du féminisme et du genre car elles pourront voir plus loin que la simple « comédie romantique » qui est loin de résumer ce film.
La réalisatrice nous fait vivre une déconstruction progressive des carcans du patriarcat qui s'immiscent par tout les pores de nos peaux, femmes et hommes. Ce film qui commence de manière banale, nous montrant des personnages grossiers et caricaturaux, travaille avec finesse à faire emerger la domination masculine dans les traits des visages des femmes.
La femme que je suis à ressentie un telle injustice et dégout par empathie avec la vie de cet homme dominé. Cette expérience n'a fait de cesse que d'aller et venir entre son vécu et le mien: me sentant une femme libre dans un monde ne voulant que me remettre à ma place de femme dominé.
MERCI pour ce travail qui m'a servi à mettre des images sur un vécu quotidien.
Un coup sur la tête, et un dragueur machiste se retrouve expédié dans un monde parallèle où les rôles féminins et masculins sont inversés : les hommes sont sensibles, faibles physiquement, et s'épilent ; les femmes dominent la société. Notre héros va devoir appréhender ce nouvel univers, et va tomber sous le charme d'un croqueuse d'homme. "Je ne suis pas un homme facile" n'est pas la comédie française conventionnelle et prévisible que l'on aurait pu craindre. Le film se veut plutôt dramatique, et joue sur de nombreuses bonnes idées de décalage (vêtements, comportements, médias...) pour souligner les inégalités de traitement homme/femme, de manière parfois cinglante. Cependant, l'ensemble souffre d'un montage maladroit, qui détache le spectateur des personnages. Ainsi, on s'intéresse peu à l'histoire d'amour pourtant pivote, et les réactions du protagoniste ne sont pas toujours cohérentes dans l'intrigue (tantôt il réagit à peine, tantôt il s'énerve). Dommage car il y avait de la matière intéressante.
Une histoire déroutante mais qui parle bien de ce qui se passe actuellement ! Le miroir est tellement bien reflété, on y est perturbé et à la fois on repart avec une envie de changement dans ce monde actuel !
On apprécie évidemment l'intention, et la dénonciation du patriarcat et du masculinisme forcé qui épuise notre société, mais c'est malheureusement assez plat, et franchement facile. On me rétorquera que l'humour est l'affect de chacun. Sans doute, alors je me garderais de donner mon avis sur ce point, mais j'aurais aimé être un peu plus concerné par ce personnage principal peu attachant, et que l'on m'offre une réflexion un peu moins manichéenne.
Film pro féminisme et LGBT. Le sujet est traité d'une façon trop simpliste, binaire et manichéen. Certains crient à l'originalité, peut-être mais moi j'avais déjà une idée de scénario identique 12 ans plus tôt. Le film est très caricatural dans son traitement. Les stéréotypes et clichés sur le genre sont déferlés toutes les secondes. Ce qui peut être agaçant à un moment. Cherche-t-il à nous faire réfléchir par ce côté grotesque ? Je crains qu'il ne produise l'effet inverse. J'ai d'ailleurs davantage vu le phénomène féminisation des hommes et de virilisation des femmes en plein essor en occident.
Excellente idée de départ superbement exploitée avec ce qu'il faut de sentiments et de péripéties pour tenir en haleine le spectateur et la superbe démonstration de la place réelle de la femme dans la société française ! Evidemment, ce ne pouvait qu'être une femme à la réalisation, chapeau madame !
Un film vraiment particulier, de la même trempe que "Jacky au royaume des filles". Sans être un bon film, je pense que tout les hommes devraient voir ce genre de film, ou les rôles sont inversés, ça fait relativiser. Le film traîne un peu en longueur et certaines séquences sont malaisantes. Le gros point noir c'est qu'il n'y a aucune surprise, on devine très facilement ce qu'il va se passé, hormis la fin. Film à voir seulement si on est curieux et empathique.
L'idée de départ est bonne, sauf que le film rate totalement sa cible: l'humour y est lourd, le propos vide et le politiquement correct de mise. Sans intérêt aucun.
Avis assez mitigé sur ce film, qui n'exploite pas selon moi tout le potentiel que son scénario laissait présager. Il y a un peu de tout, de l'humour, du percutant, un peu de subtilité parfois, mais j'ai la sensation permanente qu'il manque le petit assaisonnement maison qui fait que le plat est meilleur. On reprend toutes les scènes classiques ou clichées de la vie quotidienne, on inverse les sexes, et on les incruste au scénario. Certaines répliques auraient gagné à plus de subtilité. Enfin, même si j'ai rien contre Vincent Elbaz, je l'ai trouvé assez pénible sur ce film, à ne pas cadrer assez son personnage.
Sympa sans plus, car le scénario a beau être original, il semble quand même alambiqué. Le casting est bon cependant, tout le monde est crédible et efficace. Un petit film qui contient une bonne moralité.