1098 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
121 critiques spectateurs
5
12 critiques
4
28 critiques
3
35 critiques
2
27 critiques
1
17 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Nicolas L.
117 abonnés
2 061 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 29 janvier 2024
Film sur le compositeur Leonard Bernstein. Biopic qui sort un peu des sentiers battus hollywoodiens. Ici pas d'enfance du héros, ni sa mort mais plutôt son histoire d'amour avec celle qui fut sa muse. La mise en scène est souvent très inventive et les interprétations au poil. Dommage que le film dans le fond manque cruellement de consistance car il n'emporte jamais et on reste la, contemplatif devant une œuvre certes soignée mais ôté de passion.
Le dernier film de Bradley Cooper, "Maestro", disponible sur Netflix, raconte la vie de Leonard Bernstein, compositeur américain de "West Side Story" et de sa femme Felicia Montealegre Cohn Bernstein. Le duo est interprété par Bradley Cooper, donc, accompagné de Carey Mulligan. Le duo s'en sort plutôt bien à grand renfort de maquillage pour ressembler le plus possibles aux personnes qu'ils incarnent. Le plus gros point fort de ce biopic reste donc ses deux comédiens principaux, globalement le film ne propose rien de très marquant notamment avec une première partie en noir et blanc qui semble s'éterniser. La deuxième partie tire plus vers le drame sans toutefois parvenir à être vraiment émouvante. "Maestro" est une fresque hollywoodienne classique, ni plus ni moins.
Bradley Cooper devant et derrière la caméra, et s'il n'est parfait dans aucun des rôles, il excelle pourtant sur certains points : sa prothèse nasale est un peu grossière mais c'est pour se fondre dans un personnage qu'il interprète avec brio, sa réalisation est parfois virtuose mais certains arcs narratifs me laissent perplexes. Oui il y a une vraie liberté dans la forme donné à cette bio sur Léonard Bernstein, lequel est surtout connu en France comme le compositeur de West Side Story. Or la fameuse comédie musicale n'est jamais montrée, tout juste évoquée dans les dialogues et une fois en filigrane sonore ! Le film survole telle une libellule la vie et l'œuvre du maestro et c'est assez décevant. Peut être car le film ne porte pas sur lui finalement, mais Felicia, sa femme, son équilibre, son phare, son garde fou. Et elle est interprétée par Carrey Mulligan, phénomènale. Le film est son écrin et elle temporise un Bernstein génial compositeur, et Family man mais aussi son autre facette : bi, mais très porté sur les hommes, les aventures et la légèreté. Le film m'a certes déçu (les dernières scènes entre le pathos de la maladie, et le mentor libidineux m'ont exaspéré), mais Bradley Cooper a un talent fou et certaines scènes méritent à elles seules la séance : l'ouverture en noir et blanc depuis le lit occupé par Bernstein et son sublime amant, le long flirt entre Felicia et Léonard et la dispute de Thanksgiving avec le défilé en arrière fond. Un maestro boîteux certes, mais non dénué de grandes qualités.
Ce que j'ai surtout retenu, ce sont ces deux grands acteurs dépeignant une puissante histoire d'amour qui tiendra envers et contre tout. La photographie, l'envers du décor de la vie de ce grand compositeur et chef d'orchestre qu était Bernstein. Les merveilleux moments musicaux. Un très beau film
J’ai toujours beaucoup apprécié Bradley Cooper en tant qu’acteur, et cela confirme que depuis sa première réalisation « A star is born » je l’apprécie aussi en tant que réalisateur
Bien qu’il puisse correspondre aux critères d’un films oscarisable, il en est pour autant, de loins le favoris. Même si Bradley Cooper semble avoir tout fait pour rendre le film oscarisable, il en a oublié de bien développer et exploiter l’histoire et le personnage principal qu’il interprète
Il est évident qu’il nous offre une très belle réalisation, que ce soit dans la qualité et la beauté des plans, du cadrage, des nuances entre les couleurs qui diffèrent selon l’époque et qui rendent le film très beau et agréable à regarder. Sans oublier, les dialogues plutôt bien développés, le maquillage, et la qualité d'interprétation de Carey Mulligan dans le rôle de Felicia Bernstein et bien évidemment de Bradley Cooper dans celui du célèbre Leonard Bernstein
Mais c’est aussi dans la réalisation que le film rencontre certains problèmes notamment en ce qui concerne le scénario et l'histoire assez mal développé Bien que la 1 er partie soit très belle et intéressante, il n’en est pas de même pour la seconde partie. Le manque de dynamisme au niveau de la réalisation et donc du scénario fait grandement tâche, et rend en conséquent le scénario moins construit et agréable comparé à la 1er et 3ème partie, qui quand a elle, était très touchante, émouvante et plutôt bien réalisé
Je me suis réellement attaché à Felicia et sa relation avec Leonard, mais n’ai pas réussi à m’attacher au personnage de Bradley Cooper qui interprète Leonard Bernstein qui n’a pour moi, pas été assez bien exploité sur ce point là, alors qu’il est le personnage principal Le film manque aussi de musique, élément qui est pourtant le cœur du sujet et qui aurait pu permette d’accompagner la réalisation et la rendre plus belle
Sans pour autant être un coup de cœur, ce film reste une assez bonne réussite, avec une belle réalisation, mais pas assez bien exploité. Qui en conséquence, le rend de loin le favoris pour prétendre à l’Oscar
Le précédent film de Bradley Cooper, A Star Is Born, m’avait vraiment surpris par sa justesse malgré un marketing qui ne m'avait pas du tout emballé et qui puait le film commercial. Et pourtant j'avais vraiment adoré ! C’est donc tout naturellement que j’attendais Maestro, biopic sur Léonard Bernstein. Et malheureusement, Bradley Cooper a un peu moins confirmé son talent sur ce film à mon sens. Tout simplement car il souffre de défauts trop récurrents chez les biopic, un style qui commence particulièrement à me lasser. A force de vouloir décrire chaque instant de la vie, ça ressemble plus à un maxi best of de Bernstein plutôt qu’à un vrai traitement narratif de la figure qu'il représente. Alors attention, Maestro garde quand même plein de qualités, notamment une esthétique que j'aime énormément, une musique évidemment incroyable qui transcende un bon nombre de scènes et surtout, un Bradley Cooper au sommet de son art. Si je pense que Maestro ne mérite aucune récompense en particulier, je pense en revanche que récompenser Cooper ne serait clairement pas déconnant tant, à la manière de la musique, il transcende tout le film. Il en reste en fin de compte une œuvre qui manque un peu de tension, qui ne monte pas crescendo, mais qui garde une atmosphère très soignée et des bribes d’émotions dans chaque scène. C'est un peu inabouti malheureusement mais il y a assez de bonnes idées pour ne pas s’ennuyer devant selon moi. Plutôt sympa !
Le jeu de Bradley Cooper est impressionnant et surtout d'une justesse rarement vue au cinéma, le film tire quand même en longueur et tourne un peu en rond par moments.
Très décevant me concernant, c'est d'une lenteur incroyable et la vie de ce très grand maître filmée et scénarisée de cette façon m'a ennuyé, la réalisation me semble totalement inexistante. Sans intérêt me concernant.
Une grande déception...sans doute j en attendais trop mais ici he ne mets pas en cause Led comédiens qui sont tous très bien . Mais comment pouvez vous parler de cette immense artiste sans parler de sa carrière ? Bien sûr la vie privée est importante mais pas pendant plus de deux heures ! . Le mise en scène un peu trop toc surtout sur la première partie n aide pas non plus à entrer dans son trip. Non vraiment c est au final du gâchis.
Servie par une esthétique époustouflante - certaines scènes semblent sortir d’un tableau de Hopper - et des acteurs littéralement habités - Carey Mulligan en route vers l’Oscar ? - cette splendeur, qui retrace sous un angle original la vie du génial Leonard Bernstein, renoue avec le meilleur mélodrame américain. La confirmation que Bradley Cooper est un vrai (grand) réalisateur.
Deuxième film devant et derrière la caméra pour Bradley Cooper après le succès de A star in Born en 2018. Après un remake aussi inutile que réussi, il s’attaque cette fois au biopic de Leonard Bernstein, monstre de la musique américaine du XXè siècle. Techniquement et esthétiquement Maestro est une splendeur. La mise en scène est ample et élégante. Le scénario aussi intéressant qu’instructif et poignant. L’interprétation est hors paire. Cooper se dirige donc lui-même et s’offre là le meilleur rôle de sa carrière, il est impressionnant. A ces côtés, Carey Mulligan est égale à elle-même : parfaite. Malgré quelques longueurs, on appréciera donc avec un certain plaisir cette nouvelle expérience acteur/réalisateur pour Bradley Cooper qui passe haut la main le test du deuxième film. Dommage par contre que celui-ci ne soit sorti chez nous que sur Netflix.
La critique complète du Huzar sur le toit : https://lehuzarsurletoit.substack.com/p/maestro-leonard-bernstein-facon-tennessee
(...) S’il est un reproche qu’on ne peut pas adresser à Bradley Cooper, c’est celui d’avoir réalisé un biopic lisse et illustratif comme on en voit tant. La mise en scène de Maestro ne manque pas d’éclat. Formellement, il reconstitue les différentes parties de la vie de Bernstein en s’approchant du style cinématographique des différentes époques évoquées (des années 1940 aux années 1970). En tant que comédien, Cooper se donne corps et âme et livre une prestation habitée – bien aidé par un maquillage impressionnant. Il est accompagné par une Carey Milligan impériale, dont le regard transmet une foule d’émotions. Lorsque le film se concentre sur la carrière musicale de Bernstein, cela donne lieu à de très belles séquences : une scène dansée sur un thème tiré de la comédie musicale On the Town ou encore la direction de la symphonie n°2 de Mahler dans la cathédrale d’Ely, véritable moment d’anthologie. (...)
Malheureusement, Cooper prend une direction plus contestable lorsqu’il fait du compositeur Leonard Bernstein et de son épouse Felicia les personnages d’une intrigue psychologique lorgnant vers le style des œuvres de Tennessee Williams[1]. A la manière d’Un tramway nommé désir ou de La chatte sur un toit brûlant, le scénario s’attarde longuement sur les rapports torturés entre les deux époux. De leur rencontre en 1946 à la mort de Felicia en 1978, leur relation est autant contrariée qu’inébranlable. Tout cela est écrit avec finesse mais l’enjeu de la bisexualité du chef d’orchestre prend une place démesurée. Les dialogues n’échappent pas toujours à une forme de théâtralité et le film est extrêmement bavard. En conséquence, un certain ennui s’installe. (...)
On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même : Bradley Cooper s'offre une rôle à Oscar, taillé sur-mesure dans le costume de Leonard Bernstein. Bien accompagné par la talentueuse Carey Mulligan, il nous livre une partition sensible quoiqu'un peu décousue sur ce couple original. Néanmoins, malgré les qualités indéniables du film, il ressemble plus à une longue check-list de morceaux de bravoure à cocher qu'à une histoire romanesque bien racontée qui emporterait tout sur son passage.