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brunocinoche
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4,0
Publiée le 21 décembre 2023
Pour sa 2ème réalisation, l'acteur réalisateur Bradley Cooper est bien plus ambitieux ici que pour son premier film. Ce biopic sur Leonard Bernstein est convaincant à tous les niveaux : Mise en scène audacieuse, inventive, rythmée et origine. Une préférence personnelle sur la première partie en noir et blanc où l'utilisation des travellings et des décors ne manquent pas d'originalité. De la 2ème partie en couleurs, on retiendra surtout les scènes longues et prenantes de direction d'orchestre. Un scénario fort et passionnant, plus centré sur la relation privée entre le musicien et sa compagne, ce qui nous vaut de beaux moments intimes lors de longues séquences remarquablement écrites. Une interprétation hors pair de Bradley Cooper et de Carey Mulligan, dont l'évolution physique impressionne mais les 2 acteurs nous livrent aussi des prestations d'une grande portée et d'une grande émotion. 2 candidats sérieux et légitimes à mon avis pour les Oscars. Quel dommage de n'avoir pu découvrir ce très beau film en salles !
Regarder ce film sur écran d’ordinateur est une hérésie, tant Maestro est un film pour le cinéma. Mais le plus éblouissant ici restent la direction d’acteur et la performance des deux premiers rôles. Au delà de la ressemblance subjuguante avec son personnage, la justesse d’interprétation de Bradley Cooper est virtuose, jusque dans la gestuelle si précise et particulière du Bernstein chef d'orchestre (à des années lumières de Cate Blanchett dans Tár). Il faut absolument voir ces 6 minutes ou l'acteur restitue ce concert d'anthologie de 1975, dirigeant le London Symphony Orchestra dans la cathédrale d’Ely. Ici, on est littéralement plongé dans la frénésie passionnelle et intellectuelle du couple Bernstein (Carey Mulligan est extraordinaire), au risque de parfois laisser le spectateur sur le carreau tant les temps morts sont rares, les dialogues riches et le spectacle subjuguant. La meilleure production Netflix à ce jour.
Ce film à vocation documentaire n'est pas réellement à la hauteur de ce que l'on aurait pu espérer sur la vision d'un grand musicien. Presque autant une histoire d'amour déçu entre deux personnages de pratiquement importance égale dans ce film, il accable Bernstein, en mettant en relief tous ces travers sexuels, vie dissolue, et autres addictions, tabac et drogue. L'aspect "Maestro" reste en retrait, quand on occulte tout le travail intense d'un musicien aussi passionné, l'étendu de son œuvre , et surtout la diversité de ses activités et ses convictions profondes. L'image volontairement format carré, pour besoin de relater l'époque, commence en NB, pour finir en couleurs outrées. Assez décevant, comme d'ailleurs son faciès de style Pinocchio, un regard bleu perçant(?) l'ensemble très exagéré sur le plan ressemblance. Seule la bande sonore est remarquable, pour les trop rares, et trop courts moments musicaux, qui pourtant étaient l'apanage de la vie de ce génie. Film assez décevant dans l'ensemble, dont on pourra au moins dire qu'il a eu l'avantage d'exister.
Bradley Cooper livre une performance extraordinaire La musique est sublime. Très sympathique Quelques fulgurances humaines, poétiques et philosophiques Un beau film.
Me suis beaucoup ennuyée. Longueurs et stories peu intéressantes. Pas succombé au charme de Bradley enlaidi d'un nez proéminent. Quant à sa gestique en dirigeant Malher.... Elle est improbable. Pas le souvenir de telles gesticulations. Il sert à quoi ce film au final? Je me pose plutôt la question de savoir qui il dessert?
Rarement un réalisateur frappe aussi fort avec un second long-métrage. Il semblerait que Bradley Cooper soit de cette trempe de cinéastes. Cinq ans après "A Star Is Born" - l'artiste qui réalise le film mais joue aussi le rôle principal renouvelle cet exploit avec "Maestro" biopic de deux heures sur les amours tumultueux du compositeur Leonard Bernstein et sa femme Félicia. Portrait intime de deux artistes torturés aussi dissociable qu'indissociable l'un de l'autre , MAESTRO transcende à la fois l’oeuvre du compositeur que son spectateur. Un véritable concert visuelle et auditif plein de bons sentiments. Comme «Blonde» et «Oppenheimer», le film ré-utilise le mélange de la couleur et du noir et blanc pour mieux souligner la profondeur de ses personnages. Tout en mélangeant les cadres. C’est peu dire que le film est une expérience cinématographique hors du commun porter par la virtuosité de sa réalisation. Visuellement, le film est parfait. Tout comme chez THE FABELMANS de Spielbeg qui coproduit d’ailleurs le film aux côtés des réalisateurs de JOKER et KILLER OF FLOWER MOON, «Maestro» ressemble à un album de photo de famille. Il y a plusieurs séquences justes de dingues dont celle du concert ou Bradley Cooper méconnaissable en Leonard Bernstein dirige un groupe d’orchestre dans une église. Les acteurs principaux offrent d’ailleurs des prestations monumentales. Certes Bradley Cooper mais surtout Carey Mullingan exceptionelle dans ce qui est sans doute l’une de ses meilleures interprétations voir le plus grand rôle de sa carrière. Le film nous rappelle combien c’est une actrice trop sous-estimer et pourtant génialissime. Ce film pourrait bien lui rapporter l’Oscar tant attendue. Si «BABYLON» ouvrait l’année cinémato en grandes pompes «MAESTRO» la cloture avec un chant du cygne magistrale.
Léonard Berstein a été un grand chef d’orchestre (pas le plus grand à mes yeux), et un bon compositeur (on lui doit West Side Story). J’attendais un biopic qui retraçait sa carrière musicale, mais à part quelques fulgurances comme la 2° symphonie de Mahler dans la cathédrale d’Ely, cette carrière est assez peu abordée. On a surtout droit au récit de sa vie familiale contrariée par sa bisexualité, Bernstein trompant de façon récurrente sa femme avec de jeunes éphèbes (absolument pas décrits dans le film). Cet aspect de sa vie ne m’intéresse pas vraiment, j’aurais préféré découvrir un peu plus son parcours et ses réflexions de musicien, en amoureuse de la musique classique que je suis. Alors oui c’est plutôt bien filmé, oui c’est plutôt bien joué mais je reste sur ma faim.
J’ai donc vu le biopic de Léonard Bernstein, réalisé par Bradley Cooper et produit par Scorsese et Spielberg. Toujours difficile de juger un biopic sur un artiste musical - artiste que je ne connaissais que très peu. Mais avec moi, ça passe ou ça casse. Je m’attendais à être transcendé - pas forcément très loin mais un minimum quand même car 1/ la musique et 2/ le casting. Il n’en a rien été. C’est peut être à cause du fait que j’ai regardé le film sur mon petit écran d’ordinateur, affalé dans mon canapé, mon chat miaulant autour de moi pour attirer mon attention, plutôt que sur grand écran avec une immersion totale au cinéma. Même si je reconnais les bonnes prestations de Bradley Cooper et de Carey Mulligan, j’ai été assez insensible à leur histoire. J’avais vraiment espéré accrocher au film pour être transporté pendant 2 heures. Aurais-je eu un ressenti différent au cinéma ?
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Ce biopic de Bernstein oublie son rapport à la musique. Les rares séquences comme celle de la Symphonie n°2 de Mahler jouée dans une cathédrale, centrée sur la performance de Bradley Cooper, on frôle presque la caricature d’actors studio. On ne voit pas tout de l’orchestre. Il en ressort un académisme lassant et Cooper ne force pas la performance dans sa métamorphose en Bernstein soutenue par un formidable maquillage pour les effets de vieillissement, sans pour autant livrer une prestation inoubliable. Il en va de même pour Carey Mulligan qui propose une interprétation délicate, mais finalement trop en retrait par rapport à son compagnon de jeu. Ce film semble avoir été préparé avec soin et pourtant quelque chose sonne faux. Il manque malheureusement à ce «Maestro» un brin d’énergie, un petit coup d’éclat pour l’extirper de sa monotonie et en faire une œuvre véritablement mémorable. Comme pour « a star is born » c’est un film pour les amateurs de mélodrame et de romance
Bradley Cooper, bien connu pour ses débuts dans la comédie, a rapidement évolué pour devenir un acteur-réalisateur acclamé, régulièrement présent lors des saisons des Oscars. Avec "Maestro", il cherche à prouver que le succès de son premier film, "A Star Is Born" (2018), n'était pas le fruit du hasard.
Dans ce biopic sur Leonard Bernstein, célèbre pour son travail sur la comédie musicale "West Side Story", le réalisateur plonge dans la dualité de Bernstein, aussi bien sur le plan professionnel que personnel.
Ses méthodes de direction orchestrale passionnées et spectaculaires contrastent avec sa solitude en tant que compositeur. Sa relation avec Felicia Montealegre, profondément aimée de lui, est mise à l'épreuve par ses liaisons avec des hommes plus jeunes. Bernstein n'a jamais caché son homosexualité, connue de Felicia. Leur amour défie les conventions, surtout à une époque où l'acceptation de l'homosexualité était limitée.
Le film explore avec ténacité les multiples facettes de Bernstein, mettant en lumière le rôle crucial de Felicia dans sa vie. La performance de Carey Mulligan est saluée comme l'une des meilleures de sa carrière, aux côtés d'un Bradley Cooper remarquablement investi dans son rôle. Le traitement mature de la bisexualité de Bernstein est aussi loué.
Bien que le film puisse être critiqué pour ne pas explorer suffisamment la carrière de Bernstein, il offre un portrait intime et bouleversant du couple. D'un point de vue esthétique, Cooper démontre une maîtrise remarquable, optant pour une première partie en noir et blanc et un format 4:3, en hommage à l'âge d'or d'Hollywood, suivie d'une seconde partie en couleur avec des trouvailles visuelles saisissantes.
En somme, "Maestro" est un film complexe et ambitieux, captivant malgré quelques défauts, et marque une étape significative dans la carrière de Bradley Cooper.
Assez décevant. J'espérais plus de musique, plus de "West Side Story". Je n'ai vu que l'épopée d'un couple, certes dans l'évolution de la société des golden sixties, mais traitée sans matière.
Après A Star is Born, Bradley Cooper prouve avec Maestro son talent pour la mise en scène. Il signe un biopic puissant, passionnant, créatif. Plus qu'un film sur Leonard Bernstein, c'est un portrait touchant de l'amour, de la vie, de la création...
Très impressionné par ce Maestro, très bonne production Scorsese/Spielberg (ils ont failli s'y atteler), qui confirme les talents de metteur en scène de Bradley Cooper après A Star is Bord. En résulte un vrai beau biopic sur le légendaire Leonard Bernstein, tiraillé entre l'amour pour sa femme Felicia (Carey Mulligan absolument majestueuse qui livre une des performances de l'année),son homosexualité refoulée, mais avant tout gouverné par sa passion pour la musique classique.
Co-écrit avec Josh Singer (First Man, Spotlight), Maestro demeure heureusement loin de l'hagiographie ou du biopic programmatique, en évitant de compiler les grands moments de sa carrière (West Side Story est par exemple rapidement évoqué en 1 ligne de dialogue ou un thème musical), préférant avant tout se concentrer sur l'homme et son intimité.
La BO est évidemment de très grande qualité (que des musiques composées par Bernstein), tout comme la superbe photographie de Libatique (en noir & blanc puis en couleurs..pour illustrer de manière un peu "on the nose" la dégringolade familiale), une des plus belles de l'année.
Mais c'est surtout Bradley Cooper et Mulligan qui portent merveilleusement le film, dopé par une mise en scène classieuse et inspirée (vraiment selon moi c'est la vraie surprise du film tant Cooper est totalement assuré dans sa fonction de réalisateur).