Ça se traîne lamentablement, c'est laid, inintéressant, embrouillé, mal monté (on aperçoit un moment une caméra dans le coin supérieur gauche) on ne se raccroche à rien et ça rien nous apporte rien. Ce n'est qu'après la vison du film qu'on se rend compte des intentions de l'auteur, or un film doit être jugé sur ce qu'il est et non pas sur ce qu'il aurait pu être. Marre des critiques de presse complaisantes qui nous font aller voir n'importe quoi !
Calqué sur un modèle à la base très proche de l'excellent "Memories of murder" de Bong Joon-ho dans une atmosphère pluvieuse certes rurale mais qui m'a rappelé "Seven" de David Fincher, un bon polar assez lent, parfois peu trépidant mais qui livre une peinture triste, dure et sans concessions de la Chine industrielle tout en y mélangeant une certaine fantasmagorie psychotique. Peut-être pas le long-métrage de l'année mais un ensemble plutôt plaisant.
Je suis partagé après le visionnage d'Une Pluie sans fin. D'un côté, cette atmosphère pluvieuse, poisseuse, limite fantomatique, je l'ai trouvée géniale. Son détective est intéressant aussi. Chef de sécurité dans une usine, il se consacre corps et âme à cette enquête policière sur le meurtre de plusieurs jeunes femmes autant qu'il s'était consacré corps et âme à son boulot. Au risque de trop en faire. De se perdre. De n'avoir aucune vie privée. Ou de la délaisser. De se demander à la fin s'il n'a pas rêvé. De l'autre, le rythme est incroyablement lent malgré quelques sursauts assez violents. J'ai été tenté de décrocher à plusieurs reprises. Les aspects politiques, sociaux et économiques (1997, les usines, dix ans plus tard, un centre commercial à la place, des ouvriers jetables) et leurs changements auraient pu être plus creusé. Par rapport à Memories of Murder, il lui est inférieur. Et la solution du mystère peut être frustrante. Autant pour le spectateur que pour Yu.
La seule originalité de ce film est sa localisation en Chine et en 1997. Pour le reste, ça reste un polar/thriller classique et poussif d'une lenteur à peine supportable.
La comparaison de ce film avec Black Coal, Memories of Murder, The Chaser ou bien encore Seven saute aux yeux et c'est bien là le problème ... Une Pluie sans Fin possède dans sa besace des qualités certaines à commencer par sa photographie, son style, magnifique. L'histoire est aussi très tenue, scénario bien construit ( un peu trop d'ailleurs ), le rythme oscille entre différents aspects et intègre les codes de l'année qu'elle décris. Tout cela est une réussite ici, pourtant jamais le film ne décolle ou ne parvient à nouer un contact tangible avec son propos. Difficile d’être sévère avec un pareil long métrage tant il est construit, âpreté et prend la température de son monde. Mi-figue, Mi-raisin !
Superbe polar qui prend son temps pour installer une atmosphère, développer les enjeux et l’évolution de son personnage. Le genre de film qui laisse des images plein la tête à la fin. Beau, subtil, mémorable.
Certes les acteurs sont tout simplement exceptionnels. Certes la qualité technique et plastique des plans est très virtuose. Certes les personnages sont très affinés d’un point de vue psychologique. Certes l'aspect socio culturel est fort intéressant. Certes, le scénario tient assez bien la route. Mais pourquoi diantre, le dénommé Dong Yue, nouveau venu sur la place, très disputée des metteurs en scènes chinois, se croit-il obligé d’étirer chaque scène indifféremment ? En revanche, certaines scènes qui méritaient d’être étoffées, car très éclairantes sur l’élucidation du mystère, il les raccourcies sans vergogne ! Un manque d’équilibre, qui se retrouve également dans le dosage des dialogues. Parfois un trop plein d'infos dans certains, parfois une maigreur d'explications dans d’autres. Ce manque de discernement fait que le film semble obscur, difficile à suivre, voire aride (pour un contexte où la pluie est omniprésente, quel paradoxe !). La pluie de récompense tombée sur ce film me semble franchement exagérée, par rapport à d’autres réalisations sorties en même temps et bien plus abouties.
Moyen car on frise quand même l'ennui avec ce "thriller" post industriel chinois. On aurait aimé un peu plus de densité, un peu de profondeur dans kles personnages. C'est dommage, comme si le réalisateur s'était derrière cette pluie sans fin.
Encore le même scénario : une femme trucidée >>> un flic obnubilé par la traque de l'assassin sauf qu'y a plus de saison ma brave dame... surtout aussi longue ! Et tout ça est long - long . . . long,, comme un jour de pluie, avec tout plein d'orages & pas mal de coups de tonnerre tout partout, sauf que ce long métrage chinois est loin d'être un coup de foudre. Il ne suffit pas d'avoir de bons acteurs... un scénario ORIGINAL est aussi souhaitable, de même qu'un brin d'inventivité dans la réalisation, et cette chute SNCF que je sentais venir du bout des rails, carrément capillotractée : dès qu'elle s'assoit sur le parapet du pont, que s'en est presque risible, tout comme ce second camion venu de nul part ! Alors : E PERICOLOSO SPORGERSI
Sans fin est bien le mot, sinon il y a de la neige aussi. Blague mise à part, on ne comprends pas tout, on a du mal à suivre, c’est long, c’est lent, c’est fastidieux, ce n’est décidément pas mon style de prédilection ;
Filmé magnifiquement dans l' industrie vintage et sous la pluie : quelle ambiance, très personnel ! Waouh !! Le scénario aussi plutot original et quelques vision métaphysique. A ne pas manquer merci le festival Télérama !!
Polar étrange et fascinant, efficace dans son suspense et proposant de belles idées de mise en scène. Un premier long métrage qui révèle un auteur à suivre.
Une Pluie sans fin n’est que le remake déguisé et enrobé à la sauce chinoise du flamboyant (et sud-coréen) Memories of Murder sorti quatorze ans plus tôt. Tout n’est que pillage désaturé, et le cadre industriel et le piétinement policier et la construction temporelle du récit, sans jamais atteindre la puissance cathartique et philosophique de son modèle. Prestations passables, rouages dramatiques grossiers, scènes étirées telle de la guimauve triste ; le film ne vaut que pour quelques scènes efficaces, notamment une poursuite dans les espaces industriels et ferroviaires certes déjà vus cent fois mais somme toute bien réalisées. Surtout, Une Pluie sans fin capte la lente agonie d’une région chinoise à l’aube de sa renaissance ; les meurtres sonnent ainsi comme les derniers vestiges d’un âge et d’un savoir-faire sur le point de disparaître. Dommage donc que le film ne s’affranchisse davantage de ses références tant dramatiques que scénographiques qui constituent ici davantage des plagiats que des clins d’œil. Manque une âme, manque une vision qui auraient permis à l’œuvre d’être autre chose qu’une contrefaçon cinématographique.
Un bon thriller, vraiment très bien réalisé. Très bonne surprise. Alors, il pleut tout le temps, du coup c'est pas très dépaysant par rapport à là où j'habite. On ressort de là, on a l'impression d'être trempés de la tête au pieds. Le scénario est assez classique au début et également dans son déroulement, mais s'originalise au fur et à mesure que l'intrigue avance. Avec une fin assez énigmatique et plutôt bien trouvée. Vraiment pas mal du tout!
Grand Prix du Festival du Film Policier de Beaune, « Une Pluie sans Fin » est un premier long-métrage. L’intrigue nous plonge dans la Chine de la fin des années 90. Alors que la police piétine, Yu Guowei, le chef de la sécurité d’une vieille usine, enquête sur une série de meurtres commis sur des jeunes femmes. L’employé modèle que tout le monde appelle Détective Yu trouve ainsi un sens à sa vie à remonter les faits et chercher les coupables. Le temps est maussade et il pleut effectivement tout le long du film. La mise en scène emploie un rythme lent et des plans larges. L’utilisation des costumes, comme les cirés, et des décors, comme le brouillard, rendent l’histoire intemporelle. Dong Yue subjugue par sa maîtrise des codes du film noir tout en les ancrant dans une vision moderne d’une société en mutation. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com