Une Pluie sans fin
Note moyenne
3,2
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148 critiques spectateurs

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selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 décembre 2018
Plus qu'un thriller donc le cinéaste a voulu témoigné d'un contexte géo-politique et social particulier, la rétrocession de Hon-Kong symbolisant une frontière entre passé et avenir. L'ambiance poisseuse donne effectivement une atmosphère pesante et de malaise ambiant. L'enquête reste finalement assez classique mais enrichit par cet amour du travail zèlé du "héros" qui reste une sorte d'icône communiste du travailleur plein d'abnégation et de loyauté. Malheureusement un rebondissement s'avère être une mort aussi incompréhensive et stupide, comment justifier cet acte pour une raison aussi futile ?! Résultat, un beau et bon film, parfois maladroit mais prenant.
Site : Selenie
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mai 2022
Pour son premier banc d’essai, il s’est fait une place sympathique sur le grand écran chinois, qui aura ensuite droit à un regard international. Son œuvre s’inspire des plus grands, mais soumet essentiellement un enjeu sociétal qui aura marqué la situation de vie pour les marginaux en Chine. Ceux qui auront vécu autour des usines rurales, où les ressources et les richesses suffisaient tout juste à subvenir aux besoins des habitants, sont les victimes d’une époque où la restitution de Hong-Kong aura eu un impact économique important. Dong Yue se réapproprie donc une enquête policière, autour d’un film noir qui oscille entre les vestiges d’une société à la dérive.

Le pays va donc mal et on pourra peu à peu le sentir dans cette ville, dont on lie intimement un destin commun. La pluie frappe sans cesse, d’où le titre qui inspire bien des métaphores et des allégories envers des personnages emprisonnés de leur condition. Cette pluie intensifie alors son influence négative sur le moral des habitants qui se laissent séduire par la facilité, pas par la fuite, ni par la peur, mais par le crime. Ceux qui n’ont pas déjà accepté leur sort, sauront éveiller le mal en eux et c’est justement la peur qui catalysera ces pulsions meurtrières. La chasse au fantôme commence alors. La police, impuissante face à la série de crimes qui continue de provoquer leur culpabilité, n’arrive pas à trouver cette paix. La transformation sociale fait qu’il n’existe plus d’espoir pour y puiser la volonté de se libérer. Nous sommes face à la fatalité, là où les préceptes n’ont pas de sens, si ce n’est nourrir cette angoisse qui pèse sur un visionnage monochrome de qualité.

Ce sera au chef de la sécurité d’une usine qu’on s’associe dans la quête de réponse et découverte. Yu Guowei (Duan Yihong) y verra le drame derrière cette obstination aux grands enjeux. Mais à titre personnel, cet ex-taulard ne sera pas non plus épargné par l’atmosphère qui finit par tromper tout le monde, jusqu’à ce que son esprit se brise. L’amour s’illustre donc amèrement, comme si cette décharge de tendresse n’a rien à voir, malgré le sombre registre qui impose des larmes de tristesse. Mais celles-ci sont très vite confondues et emportées par la météo, capricieuse comme cette ville qui stagne. La récompense qu’il cherche n’est donc pas seulement le rachat d’un passé gâché, non. Il cherche avant tout à se convaincre de la réussite pour le bien commun, au nom de tous ces habitants qui souffrent dans leur maladresse et leur fausses ambitions. L’illusion est totale et le spectateur aura le temps de se voiler la face durant cette traque incessante, qui opposera suspense et raison. Mais en quoi devons-nous réellement croire ?

En scrutant attentivement « Une Pluie Sans Fin », nous pouvons y discerner une once de « Memories of Murder », encore insubmersible par le temps ou tout autre ambiance qui s’en rapproche. Et la mythologie du film finit par se créer une propre identité, triomphant des autres œuvres transparents et sans convictions. On en voit peu de ce côté du continent et cela fait du bien de reconnaître des valeurs perdues, dont le souvenir doit rester intact dans le collectif. L’individu n’est qu’une goutte parmi tant d’autre, mais l’héritage lui, pourra laisser place à un torrent de sagesse. C’est en jouant sur le maniérisme, qu’on pourra reconditionner ces souvenirs et le réalisateur l’a bien compris.
gunbuster

432 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 décembre 2018
Qui dit Noël, dit, euh … polar chinois?

Le film suit le quotidien d’un agent de sécurité qui décide d’enquêter sur un tueur en série, bourreau de jeunes femmes.

Sa recherche de l’auteur des meurtres va devenir son obsession, détruire son entourage et le laisser aigris, quand il trouvera un suspect probable, sans être capable de prouver sa culpabilité.

spoiler: Comme pour le final de Seven, le protagoniste va faire justice lui-même, pour finalement apprendre, en sortant de prison 15 ans plus tard, qu’il a tué le mauvais bougre.


Comme pour n’importe quel film anti-hollywoodien, la vacuité, l’inutilité, l’erreur absurde de notre anti-héros n’a d’égal que l’absence totale de notoriété du tueur, et le caractère nihiliste de ce fait divers : le véritable tueur est mort percuté par un camion, après avoir échappé à notre flic d’opérette.

Si vous aimez le rythme soutenu, les acteurs charismatiques, les ambiances qui collent à la peau, bah c’est que tu t’es trompé de film, mon pote!

Le seul aspect réussit du film : la pluie (d’où le titre français, qui n’a foutrement rien à voir avec le titre original), et les anciennes villes industrielles froides, moites et vétustes comme il en existe encore beaucoup en Chine. Unique choix artistique du réalisateur.

Il manque au film un vrai message, un développement psychologique complexe, une mise en scène qui donne envie de rester jusqu’à la fin, du mystère, des intrigues, des retournements de situations, le minimum qu’un film comme Old Boy avait pu amener, malgré ses lacunes.

Mais non, le réalisateur a préféré coller à l’image du docu-fiction chiant et du film d’auteur faussement philosophique.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 décembre 2018
Le point fort de ce film c'est son esthétisme, l'histoire et l'interprétation n'en sont pas toujours à la hauteur.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 décembre 2018
Production venue de Chine, "Une pluie sans fin" est le premier long-métrage de Dong Yue. Pour résumer, on dira qu'il se situe parfaitement entre David Fincher et "Memories of murder". D'un côté l'ambiance très pluvieuse et poisseuse fait évidemment beaucoup penser à "Seven" tandis que l'on retrouve une quête obsessionnelle d'un assassin. Ces deux influences mélangées sont une raison suffisante pour découvrir ce film. Car "Une pluie sans fin" possède toutes les qualités d'un bon polar. Dong Yue fait preuve de maîtrise et sert son sujet dans une photographie superbe et ténébreuse. Malgré quelques longueurs dans sa seconde partie, l'ensemble est captivant et le potentiel est là. On espère ainsi un second film davantage libéré de ses influences. Ce que le cinéaste parvient en revanche à insuffler est une belle peinture de la situation sociale de la Chine et ses mutations historiques. En cela, le choix de 1997 comme cadre temporel constitue la meilleure idée possible .
Flowcoast
Flowcoast

72 abonnés 1 209 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 décembre 2018
Loin d'être un thriller comme décrit par les critiques, Une Pluie sans Fin m'a vite dépassé par le peu d'entrain que propose ce film. Absence totale de dialogue, avancée du film qui repose sur pas grand chose, le réalisateur Dong Yue limite totalement la prise de risques tant rien n'y transparaît. Résultat, le film endors plus qu'il n'intéresse, le personnage principal est bien trop seul dans son marasme - on en voit beaucoup des scènes où le protagoniste principal marche sous la pluie. Comme de nombreux films asiatiques, qui très régulièrement me plaisent énormément grâce à une tonalité tellement différente, Une Pluie Sans Fin est finalement bien moins à l'aise avec cela que les autres films que j'ai vu.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 décembre 2018
c'est simple, ce film est l' un des dix meilleurs de l'année 2018 (rédigé en décembre 2018). le réalisateur a beaucoup regardé "memories of murder" le chef d'œuvre du Coréen bon jon ho, mais aussi le Chinois jia zhan ke et particulièrement son "a touch of sin". Une pluie sans fin atteint des sommets et garde aussi une partie de son mystère (soyez vigilant à la fin du film à ce qu'on aperçoit dans le rétroviseur du camion, à l'origine de l'accident ). Un polar politique vraiment exceptionnel !
Kowalski
Kowalski

4 abonnés 169 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2018
Sorti dans la chaleur de l’été sur nos écrans, ce polar chinois donna sûrement un coup de froid aux spectateurs qui le virent. Car si l’on est bien dans un thriller avec son lot de cadavres, on est surtout dans une quête personnelle d’un employé d’usine (responsable sécurité) qui échappe à la plupart des codes du genre, et révèle une société chinoise qui part à vau-l’eau, dans laquelle toute émancipation semble vouée à l’échec. Bref, ça patauge sévère. On fit référence à Jia Zhangke ou Bong Joon-ho, mais je crois que le réalisateur Dong Yue est plus âpre et désespéré que ces compatriotes, et se rapproche plus à mon avis du hongkongais Wong Kar Wai, voire même des russes non moins estimables que sont Loznitsa ou Zviaguintsev. Curieusement, l’acteur Duhan Yihong avec son cuir noir, sa coupe et sa moustache a de faux airs de Charles Bronson (période Death Wish)... Bref un film sombre, maussade mais splendide.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 227 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 décembre 2018
Dong Yue réalise avec « Une pluie sans fin » un faux polar. L’intrigue annoncée dès l’ouverture du film va finalement laisser place à une analyse sociale d’un pays en profonde mutation (la Chine de la fin des années 90 sous fond de restitution de Hong Kong) ainsi qu’à une analyse psychologique du personnage central.
Film lent sur la forme et déroutant sur le fond, « Une pluie sans fin » ne manque pas de qualité si on accepte de rentrer dedans.
Remarquablement photographié, créant une ambiance glauque et sombre, Dong Yue parle avec inquiétude de son pays. C’est à la fois beau et fort.
« Une pluie sans fin » confirme la très bonne forme du cinéma asiatique actuel. C’est bien de ce continent que viennent les films les plus innovants et intéressants du moment.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 30 novembre 2018
Si vous aimez les films où ils ne se passe pratiquement rien pendant deux heures, foncez !
A part une poursuite à pied et une autre à vélo, (ça nous change des courses poursuites en voitures de police américaines, vous savez, celles qui explosent dès qu'elles heurtent un trottoir), le reste est d'une longueur assomante.
Le jeu des acteurs et comment dire... asiatique, avec toute la singularité propre à leur culture que ça implique, pas de surprise de ce côté-là.
L'histoire comme les paysages sont mornes à souhait, et ce qui aurait pu se révéler être une enquête policière palpitante se résume un gachi de pellicule pour des plans à rallonge d'un ennui mortel.
L'immersion réussie dans un univers issu d'une culture différente ou la précarité de la vie des protagonistes est bien représentée ne justifie en rien le vide sidéral qui torpille ce long métrage.
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 novembre 2018
Malgré un style dans la mise en scène, des acteurs convaincants, et une ambiance glassante, le film peche par son scénario un peu décousu, pas véritablement policier, plutot trouble. On reste sur sa fin.
coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 novembre 2018
Film chinois d'une noirceur absolue aussi bien dans la forme que dans le fond . L'intrigue policière est noyé dans une critique sociale très réussi dans sa réalisation qui dépeint la région de Hunnan dévastée par les fermetures d'usines . Un bémol néanmoins concernant quelques longueurs parfois inutiles.
christian c.
christian c.

9 abonnés 47 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 novembre 2018
Un film qui rappelle Memories of Murder du Sud-Coréen Bong Joon-ho. Le réalisateur a encore du chemin à faire pour lier le politique, le social et le polar. La pluie nous met dans l'ambiance mais c'est un peu facile, de même l'usine n'a pas plus de vie au début qu'à la fin. La métaphore file et file et devient répétitive. Les tragédies, surtout celle de la fille qui bascule sur les rails, semblent outrées.
black B.
black B.

47 abonnés 533 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2018
Une vraie claque, si vous aimez le style thriller coréen foncez, sinon a vous de voir. Une pluie sans fin est un habile mélange entre polar, thriller et drame, le tout équilibré d'une façon originale et surprenante, il reprend quelques codes du genre, notamment a Memories of Murder, mais tout en innovant savamment. Pour la fin, le film twist plus ou moins et nous balance quelques indices mais reste très avare en explication, a nous de déchiffrer le pourquoi du comment, et c'est très plaisant. Pour rajouter une couche, Une pluie sans fin se permet le luxe de posé tout ca sur fond de critique historique et sociétale. Une petite pépite dans le cinéma asiatique. 4/5
Baggio le divin
Baggio le divin

7 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 novembre 2018
On retrouve tous l'univers qui a fait le succès de memory of murder une pluis qui ne cesse de tomber une ambiance noire un chef œuvre à tous les niveaux
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