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pietro bucca
90 abonnés
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4,0
Publiée le 2 août 2018
Un bon polar "made in China" bien glauque. L'action se déroule dans une Chine industrielle et bien morose. Les décors sont plantés, et la série de meurtre qui se perpétue, interresse au plus au point, un pseudo détective "en herbe" , mais pas tant que cela au final, vu que ses stratagèmes utilisés se revèlent assez efficace. Ce salarié souvent cité comme employé modèle et ancien de la sécurité, fait preuves de pas mal d'intuitions pour mener a bien son enquete. Il entretien une relation privilégié avec le chef de la police. spoiler: Malheureusement pour lui, son obsession causera pas mal de dégat, puisqu'au final, par ricochet, son ami et dévoué acolyte décedera, son amie coiffeuse-prostitué las d'attendre et de servir de cobaye se suicidera, un pauvre innocent qu'il supprimera, après avoir "pété un cable" et l'assassin en personne . Malgré quelques longueurs, très bon film.
film assez noir ,qui a une ambiance thriller mais une histoire plus sociale , sociétale,de la Chine d'il y a 20 ans..je suis un peu déçu par l'intrigue du serial killer.sous exploitée à mon goût.
Film avec une atmosphère pesante, pluvieuse, qui s'impose sans mal et instille un climat déprimant à souhait. Je trouve quand même dommage que l'intrigue "principale" du film, à savoir l'enquête sur le tueur en série, passe presque au second voir troisième plan. On a par moment plus l'impression de voir un drame social qu'un thriller, avec une fin qui laisse malheureusement un gout d'inachevé.
Film chinois noir avec un temps dégueulasse qui reflète bien cette sombre période où la folie peut frapper n'importe qui. Bon thriller avec du suspens et une fin bien ficelée.
Le contexte prime sur le texte et l'action pietine, la pluie jouant le rôle principale. Je suis resté jusqu'à la fin bien que mon attention se soit atténuée en cours de route.
Des jeunes femmes sont tuées près d'une vieille usine dans le sud de la Chine en 1997. Yu Guowei en dirige la sécurité. L'officier Zhang l'associe à l'enquête de police.
"Une pluie sans fin" est le premier film de Dong Yue. Le réalisateur est un ancien chef opérateur qui soigne sa mise en scène. L'usine en cours de désaffection qui en est le cadre est en fait l'acteur principal. La pluie ininterrompue qui s'abat sur les personnages gomme les couleurs et sature le son.
Cet esthétisme, qui rappelle les fictions de Jia Zhang-Ke et les documentaires de Wang Bing, joue parfois au détriment de l'histoire dont le scénariste semble s'être désintéressé en cours de route, comme les films noirs américains des années cinquante. On perd de vue l'enquête policière proprement dite pour se focaliser sur les personnages : le héros Yu Guowei dont le zèle maladroit tourne bientôt à l'obsession, la belle Yanzi qui rêve de partir à Hong Kong dont la rétrocession est imminente, le vieux policier Zhang revenu de tout.
"Une pluie sans fin" est un film politique qui tend à la Chine un miroir : celui du temps pas si ancien de l'industrialisation maoïste à marche forcée. Une pluie sans fin raconte la fin de cette époque - qu'on aurait tort de situer dès les premières ZES lancées dès 1979. Il le fait sans nostalgie. Il tire plutôt son film vers l'onirisme ou le cauchemar éveillé : Yu Guowei, dont on doute un instant de la santé mentale, a-t-il vécu les événements qu'il relate ou s'est-il contenté de les rêver ?
Pour ceux qui veulent comprendre l'évolution traumatisante de la Chine pour ses habitants à la fin du siècle dernier. Quand le système économique de socialisant est devenu ultra-libéral laissant pour compte des millions de petites gens. L'intrigue policière montre les névroses qu'un tel bouleversement a entraîné. Les acteurs sont excellents et la mise en scène réussie. De plus le film permet de découvrir "une petite" ville loin des mégalopoles modernes que sont Pékin, Shanghai et Canton.
En complément, il faut lire l'excellent livre "Mémoires chinoises" publié en mars 2017 et écrit par Jean Tuan (C.L.C. Edition). Bon connaisseur et observateur de la Chine, il évoque le parcours de son père chinois arrivé en France en 1929, son séjour à Pékin en 1967 durant la révolution culturelle et l'évolution de la Chine dont il a été un témoin privilégié dès 1980.
Le réalisateur Dong Yue affirme, au cours d'un entretien, vouloir mettre en scène les transformations sociales et économiques qui se sont produites en Chine à la fin des années 1990. Si l'intrigue d' "Une pluie sans fin", première œuvre du cinéaste chinois et Grand Prix du festival du film policier de Beaune 2018, est à priori ordinaire (un tueur en série assassine des jeunes filles), le cadre dans lequel se déroule l'action marque la singularité du film. En effet, les crimes perpétrés ont lieu près d'une usine. Plus qu'une simple enquête policière, Dong Yue dresse le portrait d'un pays en pleine mutation, en proie à des angoisses. Ces dernières se trouvent matérialisées sous la forme d'une pluie incessante. Dans "Une pluie sans fin", l'environnement est froid, grisâtre et hostile. Le soleil ne fait que timidement son apparition, caché derrière un manteau nuageux. Le personnage du chef de la sécurité Yu Guowei (Duan Yihong) est enfermé dans ses obsessions. Le protagoniste est à l'image du climat dans lequel il évolue: Il cherche le soleil (conclure son enquête) mais celui-ci est caché derrière un nuage de pensées troubles et désespérées. "Une pluie sans fin " n'est pas sans rappeler " Memories of Murder " (2003) de Bong Joon-ho mais se différencie de ce dernier au détour d'un dialogue. Par exemple, lorsqu' une jeune femme demande au personnage principal s'ils peuvent circuler librement à Hong Kong. En effet, cette allusion fait écho à la rétrocession de la ville à la Chine en 1997. L'intérêt d' 'Une pluie sans fin" réside dans ces moments au cours desquels le cinéaste parvient à s'emparer des codes du polar afin de les relier au contexte historique de son pays.
Un polar chinois qui flirte vers ceux de la Corée, mais sans en avoir la maîtrise de la réalisation, le côté malsain et l'histoire tordue... On suit cette enquête, ces meurtres de femmes, sous cette pluie battante et ce paysage triste d'usines... C'est un peu déroutant, mais l'ambiance nous captive malgré tout, jusqu'aux révélations finales... Intéressant...
Peu de films chinois atteignent les salles obscures françaises en-dehors des block-busters qui prennent place dans la CHine ancestrale ou médiévale. C'est donc l'occasion de découvrir un thriller à la chinoise. Celui-ci est largement à la hauteur des films anglophones du point de vue du scénario et de ses séquences d'accélération. Les personnages sont approfondis et bien joués par leurs comédiens respectifs. Une pluie sans fin est autant un thriller en tant que tel qu'une étude du personnage de Yu, l'agent de sécurité de l'usine. C'est glauque à souhait, parfois à tiroir. Seul gros bémol, des longueurs interminables au-delà de la 1ère moitié du film qui nuisent au rythme et à la tension instaurée dans la 1ère partie.
Vu en vo et une traduction certainement pas terrible plus des lettres en chinois incomprehensible et pas traduit donnent pas mal de difficultes a comprendre certaines parties de l'histoire. Les acteurs ne sont pas terrible non plus et l'ambiance pluvieuse et grise du film n'aident pas a s'interresser a l'ensemble.
Une pluie sans fin est un polar bien sombre autant sur le fond que sur la forme (au niveau de l’éclairage) qui porte bien son nom à tel point que voir ces averses dans le film me donnaient l’impression que j’allais trouver la pluie en sortant du cinéma. En 1997, les cadavres de jeunes femmes, victimes de meurtres sordides, sont trouvés dans la zone industrielle d’une ville du sud de la Chine. Le film est assez confus sur le rôle de Yu Guowei tellement il est proche de la police alors qu’il n’est que chef de la sécurité d’une usine. Pourtant, c’est bien lui qui va mener l’enquête comme une obsession. Le réalisateur Dong Yue s’attache plus à ses personnages, notamment la relation entre Yu Guowei et Yanzi, une prostituée, qu’à l’intrigue dont l’issue est frustrante (ospoiler: n ne saura rien du criminel, son identité ses motivations, la façon dont il meurt est assez burlesque ). Yu Guowei apparaît comme un chat noir portant malheur autour de lui.
Film dont l'intrigue policière n'est que secondaire et qui laisse au premier plan la vie dans les usines en Chine communiste de la fin des années 90. A travers son enquêteur, on suit tout le parcours, l'obéissance au pouvoir, le modèle que propose ce régime, les doutes tant au niveau des relations amicales ou amoureuses que sur sa place dans ce monde ouvrier. Le rythme est lent, les scènes longues et décortiquées si bien que par moment on lâche un peu le fil. Une ambiance sombre dans une ville décrépie, triste et pluvieuse, l'existence de ses habitants rythmée par des petits plaisirs ou interdits. Pas déplaisant mais une vision très "asiatique" pas forcément à la portée de tout public.
c’est un film très noir dont le héros est un anti héros et qui nous montre une Chine abîmée par les humains tout comme les sentiments humains sont pervertis dans un système d’une effrayante noirceur. Il faut voir ce film non pas pour passer un bon moment on souffre pendant 2h30 mais pour y réfléchir après et savoir quelles sont les vraies valeurs qui donnent du goût et de l’importance à la vie.
quelle déception ! le film est long , lent , ennuyeux et pour compléter le tout incompréhensible dans sa partie finale . chaque scène s ' éternise , que ce soit les poursuites ( dans la boue évidemment ! ) , les regards , les conversations , et la pluie , la pluie , la pluie !