1671 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
56 critiques spectateurs
5
2 critiques
4
13 critiques
3
22 critiques
2
16 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
In Ciné Veritas
108 abonnés
922 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 25 janvier 2020
Auteur-cinéaste de la Nouvelle Vague du cinéma roumain aux côtés de Cristian Mungiu et Cristi Puiu notamment, Corneliu Porumboiu a vu la quasi-totalité de ses réalisations sélectionnées par le festival de Cannes. Dès 2006, une Caméra d’or venait honorer 12h08 à l’est de Bucarest, un premier long métrage marqué d’une belle radicalité. La section parallèle Un certain regard a permis au cinéaste roumain de voir récompenser d’autres de ses réalisations : Policier, adjectif en 2009 puis Le trésor en 2015. En 2019, Les siffleurs a été le premier film de Porumboiu à concourir en sélection officielle, sans succès. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/2020/01/21/les-siffleurs/
J'aurais adoré conseiller ce film ! Vous dire qu'il est jubilatoire,extrêmement divertissant,etc...Mais je ne peux pas car pour moi le principal défaut de ce film est son hermétisme total vis à vis de l'intrigue qui gâche une bonne partie du plaisir. On voit où le réalisateur a voulu en venir à multiplier les clins d’œil & à respecter les codes du genre (femme fatalespoiler: ,bain de sang final ,qui double qui ?) mais à force de tout alourdir & d'égarer le spectateur ,un certain ennui se dégage du film.Le sifflement est d'ailleurs totalement sous-utilisé. La fin du film est d'un kitsch achevé par ailleurs .
La trame est bonne, les acteurs plutôt bons, la réalisation intéressante malgré certaines références trop explicites mais alors le montage, respectivement l'ordre donné dans cette histoire déjà plutôt compliquée est un échec et rend le scénario difficile à comprendre.
Visuellement un bon moment mais gare au mal de tête consécutif au démêlage de l'écheveau Romano-hispanique.
Au petit jeu " je te tiens, tu me tiens par la barbichette " l'acteur roumain est juste un champion du monde : imbattable ! Ce film " les siffleurs " est un chef d'œuvre d'humour "pince-sans-JAMAIS-rire tout à fait jubilatoire. Un film surprenant, sensuel incroyablement amusant. Un grand bol d'air frais.
On sort de la salle sans avoir tout compris de ce polar. Il manque des dialogues pour comprendre ce film. Encore un film très bof ! C est souvent le cas ces dernières semaines
Film policier sous un angle nouveau, loin des films d'action Américain! L'intrigue se joue sur plusieurs plans et vous êtes forcément happé. Le dénouement est plein de finesse.. A voir sans hésitations!
spoiler: Zsolt, un trafiquant qui blanchit de l’argent sale est arrêté par la police de Bucarest suite à un appel anonyme. Plusieurs millions d’euros liés à son trafic ont disparu. La police tente de démanteler le réseau, alors que la mafia cherche à récupérer les millions. Cristi, un policier énigmatique est contacté par la mafia pour faire évader Zsolt. Avec l’amie de Zsolt, Gilda, il part aux Canaries pour apprendre une langue sifflée, tant la surveillance en Roumanie empêche toute action .
Cornéliu Porumboiu plonge le spectateur dans une Roumanie post-communiste où les outils de répression et de surveillance sont omniprésents. Le ton pince-sans-rire crée un climat burlesque, même si aucune réplique n'est vraiment humoristique et malgré des scènes sanglantes. Ce qui est en rapport avec la langue sifflée est plutôt réussi. Le cinéaste tourne en dérision les mafieux comme les policiers presque tous corrompus. Le pays semble avoir perdu toute valeur, seul l'amour semble sauf.
Les rapports humains sont filmés avec finesse sur un scénario tortueux mais compréhensible.
Film réalisé à la façon cubiste, expression reprise d'une critique mais c'est tout à fait ça. Une façon qui peut sembler déstabilisante et compliquée comme un tableau cubiste mais c'est bien fait, original et intéressant. Un polar noir mais pas si noir qu' il ne le paraît avec du suspens, de l'humour en filigrane et de belles prises de vue. Le tout sans vulgarité est dosé d'une maniere savante.
Noirceur quand tu nous tiens… Polar sur fond de Silbo à La Gomera, je n’ai pu m’empêcher de penser à Féloche, et puis un thriller Roumain présenté à Cannes 2019, il n’en fallait pas plus pour me motiver. Que des méchants, de la corruption, des écoutes et des caméras omniprésentes, stigmates de la Securitat, l’intrigues est alambiquée comme il faut, et le montage malmène le spectateur, mais on s’y retrouve et tout se tient. Les cours de Silbo, l’apprentissage et la mise en pratique dans ce contexte constitue une trame très originale.
Parmi mes coups de cœur de l’année 2019 il y a SIBEL (si vous ne l’avais pas vu il est la semaine prochaine dans la sélection du Festival Télérama !!) du couple franco-turc Guillaume Giovanetti et Çağla Zencirci, film qui conciliait les genres de la fable engagée, du documentaire, du récit psychologique et du conte poétique…… Un film qui nous emmenait, au nord-est de la Turquie, à Kusköy, qui signifie village des oiseaux et où les habitants parlent une langue sifflée le kusdili…Un langue loin d’être éteinte que les adultes maîtrisent parfaitement et qui est même enseignée à l’école aux jeunes générations…et la belle et rebelle Sibel, incarnée par la magnifique Damla Sonmez ,muette de naissance s’exprimait dans ce langage…Dans le monde, une soixantaine de régions connaissent le langage sifflé, au Béarn il est enseigné dans certaines écoles primaires et à l’université de Pau, sur l'île de la Gomera, l'enseignement du silbo est obligatoire à l'école primaire depuis 1999 et l'on a commencé de former des professeurs de sifflement … Le langage sifflé est essentiellement utilisé pour communiquer à plus grande distance que par la voix, soit parce que les distances à couvrir sont particulièrement grandes (en montagne), soit parce que l'environnement amortit trop les sons (forêt dense ou milieu bruyant). Il sert aussi à dissimuler la parole (aux oreilles du gibier, dans la forêt amazonienne) ou son sens (en présence de non siffleurs). Dans son dernier film présenté à Cannes, Les siffleurs ou La Gomera, le Roumain Cornelu Poromboiu, nous compte l’histoire d’un policier roumain véreux , Cristi ( interprété par l’excellent Vlad Ivanov) qui est envoyé dans l’ile de la Gomera ( Canaries) par la mafia pour y apprendre le silbo, y tomber fou amoureux de la magnifique et vénéneuse Gilda ( interprétée par Catrinel Marlon à la sublime chute de reins aussi troublante que celle de la roumaine Madalina Ghenea dans Youth de Paolo Sorrentino), recueillir des informations pour faire délivrer un homme d’affaires louche emprisonné en Roumanie…et récupérer les millions d’euros cachés par ce dernier. Dans ce film , Corneliu Poromboiu détourne les codes du genre pour signer une réjouissante satire de film noir sur fond de corruption et de surveillance généralisée avec tous les archétypes du genre : trahison, mensonge, caïd à libérer, magot à récupérer, faux-semblants à tous les niveaux, gueules patibulaires et femme fatale…Alors que Ceaucescu est tombé depuis 1989, les méthodes de la Securitate semblent toujours d’actualité, il y a un côté « La vie des autres » de Florian Henckel van Donnersmarck dans ces scènes de surveillance du policier Cristi et il semble avoir des micros partout y compris dans les bureau de la chef de la police.. J’ai pris le film comme une farce qui navigue entre burlesque et série noire… Je n’ai pas cherché à comprendre grand-chose à ce scénario à tiroirs, totalement déstructuré… décalé en permanence entre flash-back et flashforwards… Le film nous fait voyager, en nous emmenant aux deux extrémités de l’Europe, Bucarest avec son urbanité agressive, et l’île presque inhabitée de Gomera, au milieu de l’Atlantique avec en apothéose finale l’exotisme d’un parc de Singapour…Que dire de la bande son ...elle est somptueuse avec ces extraits d’opéra interprétés par Carl Off, écoutés par le troublant concierge du motel ou cette interprétation sublime de la complainte de Mackie par Utte Lemper…J’ai bien aimé…
Bonne facture, bons acteurs, mais scénario décousu, voire incompréhensible. Le langage sifflé est toujours fascinant, mais « Sibel" est à cet égard infiniment supérieur.
Voici un polar roumain bien tordu, entre Roumanie, la Gomera aux Canaries et pour le final Singapour. Un flic piégé par la pègre, une femme ultra fatale, une procureure psychorigide, une intrigue complètement azimutée, un langage sifflé en trois langues, ajoutez en plus trois phases temporelles bien mélangées et chapitré par personnage, et vous obtenez une recette de polar absolument unique.
dommage....c'est raté ! aucune presentation de personnages, aucune profondeur ni emotions, on ne sait pas ou on va cela est decousu et c'est dommage, le coté poetique de la façon de communiquer aurait pu donner plus d'inspiration au realisateur, mais on a l'impression d'arriver dans le film sans avoir vu le debut tant cela est confus ........