Les Siffleurs
Note moyenne
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56 critiques spectateurs

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traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 janvier 2020
Corneliu Porumboiu, avec 5 longs-métrages à son actif, est sans doute le cinéaste roumain le moins prévisible, se renouvelant de film en film et parfois au sein du même (voir Policier, adjectif). Après le succulent et très drôle Le trésor, Les siffleurs se situe sur un autre registre, celui du film noir, ultra référencé (de Hitchcock à Ford), et nettement moins délectable que son précédent. La faute à un montage un brin anarchique, qui se joue de la chronologie et qui rend le récit volontairement opaque. C'est un peu gênant même s'il y a une certaine jubilation narrative dans Les siffleurs et si, après tout, on peut bien se laisser aller à une intrigue indéchiffrable comme dans Le faucon maltais. Le dénouement du film, sous forme de feu d'artifice visuel, est d'ailleurs très réussi, sans pour autant compenser la confusion qui a régné auparavant. Un bon point quand même pour l'indispensable femme fatale, ici incarnée par la très belle Catrinel Marlon. Pour le reste, Porumboiu s'est évidemment beaucoup amusé à jouer avec les conventions du genre. C'est simplement dommage qu'on se sente un peu moins d'humeur ludique devant le spectacle proposé. Peut-être faudrait-il s'abandonner davantage et laisser de côté son tempérament cartésien. Mais bon, on ne se refait pas.
AZZZO

363 abonnés 996 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2020
Corneliu Porumboiu a voulu réaliser la version roumaine de "Pulp fiction" en racontant une histoire de truands, en ne respectant pas la chronologie et en séquençant son film autour de chaque protagoniste. Malheureusement, cela ne suffit pas. Les personnages manquent de profondeur, les répliques sont fades et il faut un Master en couture pour raccommoder tous ces petits morceaux d'intrigue si mal ficelés. Un film lent, décousu, oubliable. A ne voir que pour la beauté de l'île de la Gomera et de Catrinel Marlon.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2020
Les voyous, les policiers, les méchants, se mélangent ( il n’y a pas de gentil) dans une eau trouble que le cinéaste roumain se plaît à noircir encore un peu plus. Avec drôlerie et fantaisie, toujours en demi-teinte, si bien que le rire est ténu et le suspense amusé. Seul le sérieux de la mise en scène, la fluidité de la caméra assument un contrôle parfait sur des lumières idylliques et des cadrages à se renverser. Ou les aventures bizarres d’un flic ripou, contraint d’assumer un contrat pour des malfrats, quand sa procureur de patronne exige le double jeu. Du thriller à la romance, la marge est étroite , mais suffisante pour que tout ce petit monde donne à voir magouille à tous les étages. A peine parodique, assurément classique, mais tellement appuyé qu’il en devient novateur dans le film policier .
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2020
spoiler: Zsolt, un trafiquant qui blanchit de l’argent sale est arrêté par la police de Bucarest suite à un appel anonyme. Plusieurs millions d’euros liés à son trafic ont disparu. La police tente de démanteler le réseau, alors que la mafia cherche à récupérer les millions. Cristi, un policier énigmatique est contacté par la mafia pour faire évader Zsolt. Avec l’amie de Zsolt, Gilda, il part aux Canaries pour apprendre une langue sifflée, tant la surveillance en Roumanie empêche toute action
.

Cornéliu Porumboiu plonge le spectateur dans une Roumanie post-communiste où les outils de répression et de surveillance sont omniprésents. Le ton pince-sans-rire crée un climat burlesque, même si aucune réplique n'est vraiment humoristique et malgré des scènes sanglantes. Ce qui est en rapport avec la langue sifflée est plutôt réussi. Le cinéaste tourne en dérision les mafieux comme les policiers presque tous corrompus. Le pays semble avoir perdu toute valeur, seul l'amour semble sauf.

Les rapports humains sont filmés avec finesse sur un scénario tortueux mais compréhensible.

J’ai bien aimé.
Mon blog : larroseurarrose.com
llafaye
llafaye

7 abonnés 170 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2020
Un film surprenant, habilement réalisé avec une construction narrative basée sur des flash back montrant les points de vues des différents personnages. Une femme fatale, un flic ripoux, des mafieux méchants, tous les codes du thriller sont là, avec une certaine dose d'humour. On ne peut pas s'empêcher de penser à Tarentino au final. Une vraie réussite !
remyll
remyll

256 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 janvier 2020
Au petit jeu " je te tiens, tu me tiens par la barbichette " l'acteur roumain est juste un champion du monde : imbattable !
Ce film " les siffleurs " est un chef d'œuvre d'humour "pince-sans-JAMAIS-rire tout à fait jubilatoire.
Un film surprenant, sensuel incroyablement amusant.
Un grand bol d'air frais.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2020
Parmi mes coups de cœur de l’année 2019 il y a SIBEL (si vous ne l’avais pas vu il est la semaine prochaine dans la sélection du Festival Télérama !!) du couple franco-turc Guillaume Giovanetti et Çağla Zencirci, film qui conciliait les genres de la fable engagée, du documentaire, du récit psychologique et du conte poétique…… Un film qui nous emmenait, au nord-est de la Turquie, à Kusköy, qui signifie village des oiseaux et où les habitants parlent une langue sifflée le kusdili…Un langue loin d’être éteinte que les adultes maîtrisent parfaitement et qui est même enseignée à l’école aux jeunes générations…et la belle et rebelle Sibel, incarnée par la magnifique Damla Sonmez ,muette de naissance s’exprimait dans ce langage…Dans le monde, une soixantaine de régions connaissent le langage sifflé, au Béarn il est enseigné dans certaines écoles primaires et à l’université de Pau, sur l'île de la Gomera, l'enseignement du silbo est obligatoire à l'école primaire depuis 1999 et l'on a commencé de former des professeurs de sifflement … Le langage sifflé est essentiellement utilisé pour communiquer à plus grande distance que par la voix, soit parce que les distances à couvrir sont particulièrement grandes (en montagne), soit parce que l'environnement amortit trop les sons (forêt dense ou milieu bruyant). Il sert aussi à dissimuler la parole (aux oreilles du gibier, dans la forêt amazonienne) ou son sens (en présence de non siffleurs).
Dans son dernier film présenté à Cannes, Les siffleurs ou La Gomera, le Roumain Cornelu Poromboiu, nous compte l’histoire d’un policier roumain véreux , Cristi ( interprété par l’excellent Vlad Ivanov) qui est envoyé dans l’ile de la Gomera ( Canaries) par la mafia pour y apprendre le silbo, y tomber fou amoureux de la magnifique et vénéneuse Gilda ( interprétée par Catrinel Marlon à la sublime chute de reins aussi troublante que celle de la roumaine Madalina Ghenea dans Youth de Paolo Sorrentino), recueillir des informations pour faire délivrer un homme d’affaires louche emprisonné en Roumanie…et récupérer les millions d’euros cachés par ce dernier. Dans ce film , Corneliu Poromboiu détourne les codes du genre pour signer une réjouissante satire de film noir sur fond de corruption et de surveillance généralisée avec tous les archétypes du genre : trahison, mensonge, caïd à libérer, magot à récupérer, faux-semblants à tous les niveaux, gueules patibulaires et femme fatale…Alors que Ceaucescu est tombé depuis 1989, les méthodes de la Securitate semblent toujours d’actualité, il y a un côté « La vie des autres » de Florian Henckel van Donnersmarck dans ces scènes de surveillance du policier Cristi et il semble avoir des micros partout y compris dans les bureau de la chef de la police.. J’ai pris le film comme une farce qui navigue entre burlesque et série noire… Je n’ai pas cherché à comprendre grand-chose à ce scénario à tiroirs, totalement déstructuré… décalé en permanence entre flash-back et flashforwards… Le film nous fait voyager, en nous emmenant aux deux extrémités de l’Europe, Bucarest avec son urbanité agressive, et l’île presque inhabitée de Gomera, au milieu de l’Atlantique avec en apothéose finale l’exotisme d’un parc de Singapour…Que dire de la bande son ...elle est somptueuse avec ces extraits d’opéra interprétés par Carl Off, écoutés par le troublant concierge du motel ou cette interprétation sublime de la complainte de Mackie par Utte Lemper…J’ai bien aimé…
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2020
Sans avoir jamais rien vu de ce réalisateur, le Roumain Corneliu Porumboiu, sans trop avoir compris l'argument du film, je suis allé voir un film assez déconcertant. L'amateur de cinéma se réjouit à chaque instant des multiples citations, certaines évidentes - de Gilda à Psychose - , d'autres plus confuses ou qui paraissent peu pertinentes. Les clins d’œil appuyés, telles les scènes tournées dans un vieux décor de cinéma ou dans une cinémathèque, finissent cependant par faire too much. On se perd un peu dans le dédale de traîtres, de policiers corrompus et de malfrats peu amènes qui semblent danser une sarabande ininterrompue autour de mystérieux millions. On finit par se détacher du fil de l'histoire - ou bien est-ce le contraire ? - et ce n'est pas plus mal. On peut alors se concentrer sur la belle Catrinel Menghia-Marlon qui éclaire le film de sa présence et même de la subtilité de son anatomie. La BOF très éclectique, d'Iggy Pop à Bellini, habille les images d'un rythme tantôt soutenu, tantôt alangui, alors que le scénario tangue entre histoire policière et romance roumaine. Le titre et les scènes de sifflage ont finalement peu d'importance, on ne s'en plaint pas.
dejihem
dejihem

155 abonnés 708 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2020
Voici un polar roumain bien tordu, entre Roumanie, la Gomera aux Canaries et pour le final Singapour.
Un flic piégé par la pègre, une femme ultra fatale, une procureure psychorigide, une intrigue complètement azimutée, un langage sifflé en trois langues, ajoutez en plus trois phases temporelles bien mélangées et chapitré par personnage, et vous obtenez une recette de polar absolument unique.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2020
Un très bon thriller avec un scénario intéressant en forme de puzzle. De bons acteurs bien joué qui tiens en haleine jusqu'au bout
velocio

1 538 abonnés 3 497 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 janvier 2020
L'année 2019 a abordé par 2 fois un thème peu courant (avait-il déjà été utilisé dans un film ?), le langage sifflé, un langage qui se pratique entre autre dans l'île de la Gomera (petite île des Canaries), dans le village de Kuşköy enTurquie et dans le Béarn. En effet, le 9 mars a vu la sortie du très beau "Sibel", tourné à Kuşköy, et, 2 mois plus tard, la compétition officielle du Festival de Cannes accueillait "Les siffleurs" du roumain Corneliu Porumboiu, un habitué du Festival, Caméra d'or 2006 avec le très moyen "12 h 08 à l'est de Bucarest" et Prix spécial du jury Un Certain Regard 2009 avec le bien supérieur "Policier, adjectif". "Les siffleurs" est typiquement le genre de film qu'on voit avec un certain plaisir sur le moment et qu'on a plus ou moins oublié un mois après l'avoir vu. Un certain plaisir, car c'est un thriller bien alambiqué, avec beaucoup de citations ("Psychose", "L'homme qui tua Liberty Valence", ...), avec beaucoup de clins d'œil musicaux, comme de mettre de la musique classique dans des scènes de violence. Qu'on a oublié un mois après l'avoir vu, un peu pour les mêmes raisons, c'est-à-dire du gadget mais pas beaucoup de fond. Même si, étant un film roumain, on y trouve bien sûr le phénomène de la corruption.
max7_13
max7_13

36 abonnés 166 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2020
Les siffleurs est un thriller intriguant dans lequel on suit les aventures d un policier ripoux et de plusieurs personnages qui gravitent autour de lui sans toujours savoir si ceux-ci sont avec lui ou contre lui. L apprentissage de la langue sifflée n est heureusement pas l essentiel du film contrairement à ce que le synopsis pourrait laisser penser. Un film intéressant
jcgonzales
jcgonzales

13 abonnés 142 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2020
Noirceur quand tu nous tiens… Polar sur fond de Silbo à La Gomera, je n’ai pu m’empêcher de penser à Féloche, et puis un thriller Roumain présenté à Cannes 2019, il n’en fallait pas plus pour me motiver. Que des méchants, de la corruption, des écoutes et des caméras omniprésentes, stigmates de la Securitat, l’intrigues est alambiquée comme il faut, et le montage malmène le spectateur, mais on s’y retrouve et tout se tient. Les cours de Silbo, l’apprentissage et la mise en pratique dans ce contexte constitue une trame très originale.
DCP87
DCP87

14 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2020
Etonnant comme ambiance, mais toujours aussi plaisant de découvrir un nouveau film de Porumboiu, ici avec un sujet assez intriguant et bien exploité.
Melvin Heurtebise
Melvin Heurtebise

4 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2020
Je suis pas particulièrement fan du personnage principal je trouve que c'est du vu et revu! Par contre je trouve Gilda absolument radieuse, elle émane une beauté féminine à l'écran bluffante.

On sent que le réalisateur roumain c'est inspiré d'Infernal Affairs par moment et l'intérêt du film se situe surtout sur le langage sifflé le Silbo utilisé encore aujourd'hui dans les îles Canaries qui dévoile l'intrigue...

3,5/5
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