Memoria
Note moyenne
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56 critiques spectateurs

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Kiberen
Kiberen

27 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2021
Parler de "Memoria" comme d'une expérience sensorielle est l'équivalent d'expliquer qu'une porte peut s'ouvrir. Expérience auditive, guidant l'histoire, au point que le film ne sera probablement jamais diffusé ailleurs qu'au cinéma, là où pour lui, l'expérience est la plus réelle. Visuelle, avec son travail de la pellicule tout simplement sublime et des cadres qui deviennent des tableaux nous invitant à contempler l'urbanisme au sein duquel on se perd où les jungles étouffantes, réminiscence de "Oncle Boonmee". Narrative, tant Apichatpong Weerasethakul offre une quête à la pureté sensible.

Toujours emprunt de questionnements au-delà du réel, le film emmène Tilda Swinton dans une quête spirituelle à la recherche d'un son qui ne cesse de revenir la hanter, sans que personne ne puisse l'entendre. À travers cette idée simple, Apichatpong Weerasethakul le spectre des émotions et du ressenti, un voyage qui s'installe pleinement lorsque Swinton doit réussir à décrire ce son qui l'obsède. De là, les réflexions métaphoriques sur l'espace et le temps, Éros et Thanatos, le concret et l'imaginaire s'enchaînent au gré des rencontres. Il est d'ailleurs assez sublime de voir comment le film peut sembler parfois s'éparpiller, mais qu'une fois qu'on prend du recul, on peut trouver une cohésion au cœur de son voyage.

Œuvre intimiste au possible, la possibilité de ne jamais revoir le film hors des salles établit une étrange liaison entre l'œuvre et le récit : tout comme on explore les limites de notre réalité à travers des récits et des restes se transmettant à travers les générations, "Memoria" s'impose comme une œuvre accomplie sur la déconstruction du récit, dont le peu de gens qui l'auront vu essayera de le décrire à travers les âges, sans pouvoir montrer le film, simplement en décrivant des souvenirs et des émotions. Une sortie Blu-ray en tant que retournement de situation viendrait abattre cette conclusion avec fracas, mais le plaisir de revoir le film prendra le dessus. Une pure expérience de cinéma, dévouée à ouvrir les portes de notre inconscient.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 30 novembre 2021
Le pire film que j’ai vu de ma vie. 2h de vide pour 3 minute de scénario. Je reste sans voix… il y a plus de texte dans ma critique que dans ce film.
Miles S.
Miles S.

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2021
Ce film est magnifique. Il est certes un peu long mais c'est au spectateur de se laisser aller et à s'autoriser à entrer dans un état méditatif et a fermer parfois un œil.
Lionel Ahf
Lionel Ahf

2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 novembre 2021
Le film n'a aucun intérêt. La narration est confuse et surtout le peu qu'on comprenne n'a aucun sens. C'est un pur produit culturel snob.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 novembre 2021
Apichatpong Weerasethakul est assurément le cinéaste contemporain le plus exigeant. Et Memoria le confirme, tant il s'apparente souvent aux œuvres vidéo qu'on voit dans les musées et centres d'art contemporain. Bien des scènes du film sont aussi éthérées et abstraites que les travaux de Bill Viola ou Pierre Huyghe. Mieux vaut donc être prévenu avant de s'engager dans cet univers poétique, plastique et, osons le mot, métaphysique. Dès lors qu'on en a franchi les portes, que découvre-t-on ? Pour une part, un cinéaste thaïlandais qui découvre l'Amérique du sud et la Colombie. Il est clair que ce film est le témoignage d'une fascination pour un pays hôte, un pays autre, dont les villes, les paysages (!!), les écoles de musique, la langue, etc. dialoguent par contraste avec ce que nous montrait Cemetery of splendour. Maints plans sont comme des captations de moments exotiques qu'on apprécierait soi-même, lors d'un séjour dans ce pays. Et ce, selon la même temporalité, donc on passe cinq bonnes minutes à la terrasse d'un café ou devant une répétition musicale dans un conservatoire, sans qu'il ne se passe rien d'autre. Tilda Swinton est l'autre "pays autre" filmé par le cinéaste. Elle est de tous les plans, montrée sous tous les angles et mise en valeur par ses dialogues avec ses acolytes, particulièrement Jeanne Balibar et les deux hommes jouant Hernan (Elkin Diaz en tête, fascinant). Enfin et surtout, Memoria confirme qu'Apichatpong Weerasethakul est un remède au monde contemporain, dont il prend systématiquement le contrepied. Notre société occidentalisée est déconnectée des croyances et des rites, éloignée de la Nature, en perpétuelle accélération, insensible à la poésie et à la magie, rationnelle à l'extrême. Le cinéaste ici nous invite dans un univers où la lenteur domine, où l'on prend le temps de regarder des paysages de forêt et de montagne, où un poème et un tour de magie surgissent de nulle part, où l'on sombre momentanément dans la mort avant de revenir à la vie, où l'on écaille patiemment des poissons au bord d'une rivière. En cela, Memoria deviendra peut-être un film très important dans l'histoire du cinéma : il dit quelque chose de notre époque, en en montrant exactement l'inverse, comme un manuscrit de la Mer morte que l'humanité de l'an 2850 essaiera de décrypter précautionneusement. Reste que, par son scénario plus envoûtant, Cemetery of splendour reste pour moi le magnum opus de ce cinéaste.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 28 novembre 2021
Je ne comprends pas le succès de ce film auprès de la majorité des critiques de cinéma.
Ce film est, pour moi, incompréhensible. Enfin, si... j'ai compris, très vite, où le réalisateur voulait en venir. Mais quel est son message ? J'ai lu de nombreuses critiques dithyrambiques : c'est du délayage descriptif, du charabia; aucune n'analyse sérieusement le film.
Sur le plan de la forme, c'est affligeant. Plans fixes soporifiques. Au mieus, par moments, ça pourrait faire une vidéo pour Géo ou National Geographic.
Bande son totalement banale, contrairement à ce que tout le monde essaie de dire.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 novembre 2021
J'ai longtemps eu du mal avec le cinéma d'Apichatpong Weerasethakul, disons qu'il a fallu la palme d'or avec Oncle Boonmee pour que j'arrive à entrer dans son univers. Et là ce Memoria m'a totalement emporté. On part sur une délocalisation en Colombie, avec une distribution plus occidentale.

Le cinéaste arrive à toucher quelque chose d'universel avec cet récit onirique, systématiquement placé entre le rêve et la réalité. Il est sans doute l'un des réalisateurs qui y arrive le mieux avec Lynch (dans un style assez différent). Mais disons qu'il touche du doigt ce que c'est qu'un rêve, que d'être dans un état de demi sommeil. Le rythme très particulier de son cinéma y est pour beaucoup, c'est lent, il ne se passe rien, mais un beau rien, il y a toujours quelque chose à contempler. Quelque chose qui te plonge dans cette ambiance particulière où on ne sait pas vraiment ce qui est réel et ce qui ne l'est pas.

D'ailleurs il faut noter qu'esthétiquement il n'y a pas particulièrement de différence entre ce qui pourrait être un rêve et ce qui ne l'est pas. Ce qui participe donc à cette état de confusion du personnage et du spectateur où l'on ne sait pas bien ce que l'on regarde, tout en se laissant porter.

Rien que pour ça c'est un film sublime.

Mais le film possède des séquences que je trouve admirables, je pense à cette séquence avec le type qui fait du mixage sonore et qui tente de reproduire ce bruit sourd qu'entend l'héroïne de temps en temps et qu'elle est la seule à percevoir. C'est long, on voit vraiment l'acteur qui bidouille sur sa table de mixage. On est loin encore une fois des standards esthétiques des films où des types bricolent quelque chose sur leur ordinateur où il faut que tout aille très vite, où on sent bien que les acteurs ne tapent pas réellement sur le clavier quelque chose ayant le moindre sens. Disons qu'il y a bien quelque chose qui ancre ce film aussi étrange et onirique qu'il puisse être dans le réel, quelque chose qui le rend crédible et tangible.
En plus la séquence est magnifique puisque plus d'ingé son se rapproche du son entendu, plus le visage de Tilda Swinton se ferme. Sans rien dire on voit qu'elle est de plus en plus perturbée.

Et ce passage met en lumière quelque chose d'absolument fascinant : la difficulté à parler d'un son. Comment on décrit un son. Quels mots on a pour décrire un son et surtout comment on fait pour se souvenir réellement d'un son (déjà une image c'est dur).
Je veux dire qu'en tant que spectateur qui sursauté comme le personnage dans son siège lorsque le premier bruit s'est fait entendre, je n'étais plus sûr du son que j'avais entendu. En écouter des dizaines me perdait totalement, je n'étais plus sûr de ma propre mémoire.

Puis, bien sûr il y a tout ce final, d'une lenteur extrême, (et totalement surprenant), qui arrive à développer des idées magnifiques sur le sommeil, la mémoire... les souvenirs... Il y a quelque chose de grisant, le temps est dilaté, je n'avais aucune idée de combien de temps durant le film en allant le voir et en sortant j'étais incapable de dire s'il durant plus ou moins de deux heures... Il arrive à nous faire perdre tous nos repères et on est totalement assujettis à l'expérience cinématographique. Alors je suppose que tout le monde ne pourra pas rentrer dans cette proposition (dans la salle de cinéma, affreusement remplie de bobos, ce qui m'a fait me questionner sur ma propre boboité, certains ricanaient bêtement, même lors qu'il n'y avait rien de "drôle"), mais ce que Memoria m'a fait ressentir dans son long final, tant au niveau du questionnement que de la beauté de l'expérience proposée, je ne suis pas certain que beaucoup de films s'en sont approchés dans ma vie.

Et, chose rare, c'est un film que j'ai envie de revoir.
titigad
titigad

28 abonnés 15 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 novembre 2021
N’ayant vu aucun des films du réalisateur, je me m’attendais à rien.
Et ce rien je l’ai vécu pendant 2 h.
Ce film est d’un ennui intersidéral.
J’ai mis 2 étoiles pour la beauté de la photo.
isakkk
isakkk

17 abonnés 212 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 novembre 2021
Beau film très lent avec Twilda Swinton toujours magnétique. ...................,..., Vbbnn.
islander29

1 028 abonnés 2 664 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 novembre 2021
Le neuvième long-métrage d’Apichatpong Weerasethakul est un chef d'oeuvre..J'ai adoré comme ses précédents films....Le silence est une page blanche où tout s'écrit. Le bruit de la pluie, la chanson d'une rivière, le vent dans les feuilles de palmier, thème récurent de ce film.....Leçon numéro un, c'est par le silence, que l'on apprend à se connaitre....Leçon numéro deux, c'est par le silence qu'on guérit la douleur, la sienne, celle des autres.....Le film est clairement à contre courant de tout ...c'est souvent là, que se trouve le génie...Ce réalisateur a su garder sa patte, malgré qu'il ait quitter la Thailande pour la Colombie, Bogota, Medellin, entre autre...Quel amour pour la forêt, où rodent des fantomes, des esprits...C'est un film pour les esprits, si ça vous dit quelque chose, c'est un film pour guérir nos esprits "malades" ..Et ça fonctionne, troisième leçon, quel dialogue entre Tilda Swinton et le gars qui écaille ses poissons, mémorable, et cet Ovni ? Pourquoi ? On ne peut réponde à tout ni répondre de tout, le film l'assume, c'est ce qui s'appelle de la méditation...Ne vous étonnez pas si je conseille, aux esprits, ce film....
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 novembre 2021
Le réalisateur thaïlandais se moque littéralement du spectateur et lui présente une longue (très très longue) élucubration sur le néant. Tout ce vide se passe très très lentement avec des plans fixes de plusieurs minutes. Que sont venu faire Balibar et Swinton dans cet épouvantable cauchemar ? Le réalisateur, couvert de distinctions, et les gens qui distribuent les médailles semblent ignorer qu'elles contribuent à enterrer le cinéma qu'il soit de distraction (et oui, tous les spectateurs, je veux dire ceux qui paient leur place ne viennent pas souvent pour voir le nombril du réalisateur inspiré) ou de réflexion. Les critiques professionnels enthousiastes de journaux intellectuels ne font que perdre leur éventuelle crédibilité auprès de leurs lecteurs et au final, s'étonneront de ne plus avoir d'abonnés...À oublier au plus vite!
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 novembre 2021
Jessica (Tilda Swinton) est Anglaise et vit en Colombie à Medellin. Elle est venue quelques jours à Bogota au chevet de sa sœur. Mais son sommeil est soudain troublé par un bruit sourd et violent. Pour lutter contre cet acouphène déstabilisant, Jessica consulte sans succès un médecin. Elle contacte un acousticien dont elle perdra ensuite la trace. Elle croise le chemin d'une archéologue française (Jeanne Balibar) qui lui montre des restes humains retrouvés dans des excavations.
Finalement, Jessica quitte Bogota pour la jungle amazonienne où elle fera une troublante rencontre.

Le neuvième film de Apichatpong Weerasethakul a bien failli remporter la Palme d'or au Festival de Cannes. Il a dû se contenter du prix du jury - qu'il a dû partager avec "Le Genou d'Ahed" dont j'ai déjà eu l'occasion de dire tout le mal que j'en pensais. Déjà palmé en 2010 pour "Oncle Boonmee", le réalisateur thaïlandais a laissé la place à "Titane", qui résonne peut-être plus avec l'air du temps.

je n'ai aimé aucun de ces trois films cannois. Voire, je les ai franchement détestés. Mais force m'est de reconnaître l'audace de cette sélection et de ce palmarès, sa radicalité.

Revenons à Apichatpong Weerasethakul - dont, par je ne sais quel masochisme, je me force à réécrire le nom interminable. Il a quitté la Thaïlande - avec des mots très durs pour son régime autocratique - pour tourner aux antipodes avec une star internationale. Pourtant son film ressemble aux précédents. Il baigne dans la même transe languissante, entre veille et sommeil. ll interroge les mêmes thèmes : la vie, la mort, la communication avec l'au-delà...

À condition d'être sacrément stone ou doté d'une sensibilité exceptionnelle, on se pâmera. Tel ne fut hélas pas mon cas. J'en rougis de honte tant je lis ici ou là, sous la plume de critiques ou de proches, des critiques élogieuses.
Contrairement à eux, j'ai trouvé interminables ces deux heures seize. Je n'ai trouvé à cette histoire aucun intérêt ; j'ai même pouffé au plan surréaliste qui est censé en donner la clé. Je n'ai trouvé aucune beauté aux longs plans fixes éclairés d'une lumière blafarde. Je me suis ennuyé ferme devant ce soi-disant chef d'oeuvre auquel je n'ai rien compris. Mon tort est d'avoir voulu le "comprendre" alors que le cinéma de Apichatpong Weerasethakul n'est pas dans ce registre-là.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 novembre 2021
Encore plus radical que ses précédents films, Memoria est une œuvre difficile d'accès d'une beauté hypnotiques dans lequel on retrouve toutes les thèmes chers au cinéma de Wheerasethakul : l'impossibilité de distinguer le rêve de la réalité, la synesthésie, la contemplation de la nature. Le travail sur le son est absolument incroyable et le film, malgré sa lenteur extrême, est aussi fascinant que lancinant. Tilda Swinton se fond parfaitement dans cet univers sensoriel et le film tend à totalement nous hypnotiser. Entre l'installation d'art contemporain, les plans en villes sont aussi fascinants que ceux à l'intérieur de la nature, et le récit introspectif, Memoria est puissamment symbolique. C'est au spectateur de créer sa propre narration, de faire des bruits et des paroles des images. Plus aride que le magnifique Cemetery of splendour, Memoria déstabilisera, sans doute, beaucoup de monde mais l'expérience demeure extraordinaire. Délesté de la question politique, traité dans ses précédents films tournés en Thaïlande, Memoria est un film totalement abstrait qui réveille autant nos sens qu'il nous endort délicatement.
dolomabu
dolomabu

1 abonné 30 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 novembre 2021
Ennui total. image flou. scénario incompréhensible. plan long inutile. je ne comprends pas comment ce film atteint 3 étoiles.
Francine S.
Francine S.

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 novembre 2021
Deux heures d'ennui profond .Attente de quelque chose qui ne vient pas. Lenteur excessive. Prétentieux.
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