104 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
36 critiques spectateurs
5
16 critiques
4
9 critiques
3
6 critiques
2
3 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Ivan Frésard
1 critique
Suivre son activité
5,0
Publiée le 9 juillet 2024
Un face à face extrêmement dérangeant qui pose une question essentielle: le pardon possible pour le meurtrier de son enfant? Je ne pense pas avoir vu au cinéma pareil dilemme, magistralement interprété et réalisé. Un huis clos qui vous prend du début à la fin sans vous laisser le moindre répit sur votre jugement qui bascule tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, car les deux protagonistes, certes, humains, peuvent, chacun à leur façon, vous faire totalement changer de point de vue. Vengeance ou pardon ? Un film qui marque et qu'on ne peut oublier. Dans le cinéma français actuel, rares sont les films d'auteur qui donnent autant à réfléchir. A voir absolument.
J'ai découvert EN MILLE MORCEAUX à l'occasion de sa sortie étonnante en DVD - https://www.indedition.fr/boutique/48-en-mille-morceaux-9791090392908.html - J'avoue que c'est Clémentine Célarié qui m'a poussé à découvrir cette histoire. J'y suis allée sans rien savoir et j'ai été scotchée par ce film d'une puissance phénomène. Un huis clos entre deux animaux blessés qui vont s'affronter par les mots et les regards. Ah oui, c'est pas du COMROM ou du Scorsese (que j'aime bien par ailleurs). En fait ce film s'adresse à tous ceux qui ont un peu vécu la vie, qui savent que rien n'est ni blanc, ni noir, qu'il n'y a pas les bons et les méchants d'un côté. C'est un film fin qui s'immisce dans votre têtes et vous fait réfléchir encore et encore. J'ai mis 5 étoiles pour compenser les notes dégueulasses de certains spectateurs qui sont passés à côté, comme d'autres passent à côté de leurs vies. Ne passez pas à côté de EN MILLE MORCEAUX, vous vous en souviendrez toute votre vie ! Bravo
C'est un fim dérangeant , qui nous amène à nous poser beaucoup de questions : Que ferions- nous à la place de la mére ? Que ferions-nous à la place du tueur ? On se ressort pas indème de ce film , on est sans voix Je suis convaincue que cette nouvelle loi de Taubira peut changer beaucoup de choses ... Mais moi en tant que maman je ne suis pas sure de pouvoir faire cela . Clémentine joue un rôle qu'on a pas l'habitude de voir, elle joue à la perfection son rôle.
La seule qualité de ce film est la qualité d'interprétation des deux acteurs, brillants de justesse et de véracité. Malgré une certaine qualité d'écriture et un soin apporté à la mise en scène, étonnement, l'émotion ressentie est trop tenue. Ce genre d'histoire aurait plus grande légitimité sur une scène de théâtre.
Un huis clos improbable servi par deux très bons acteurs. C est sombre la mise en scène est sombre l histoire est sombre et lente. Il ne faut pas aller voir ce film en faisant une déprime sinon C est le coup de grace
je viens de voir ce film ,je suis sortie du cinéma bouleversée , à la fois par l histoire de ces deux personnes, le désespoir de cette mère meurtrie sa rage de vouloir découvrir le ressenti de cet homme qui a tué ce petit garçon, le pourquoi de son geste , et cet homme qui raconte la violence qu'il a subie dans son enfance, la violence en prison,et ce vide qu'il porte en lui qui nous fait peur , recommencera t il? ce film nous questionne que peut faire notre société face à toutes ces violences , la prison est elle la solution,car après la prison,il reste qui? comment faire pour éviter ces récidives, comment aider ces familles meurtries,? ce films est vraiment bien fait ,les acteurs supers on vie réellement ce moment , a voir mériterait une discussion en salle avec des psychologues psychiatres et représentants de la justice . félicitations à tous pour ce film! note 5/5
Enfin un film qui ose aborder la question de la justice restaurative en France. Le rôle des deux acteurs est émouvant, touchant, juste et sublime. Si certains parlent dans leurs critiques de pardon, c’est probablement à tort. Il s’agit avant tout de résilience et surtout de permettre à l’auteur et à la victime d’obtenir des réponses que le procès pénal n’a pas permis d’avoir. Le film aborde donc avec vérité sur le fond la justice restaurative mais sur la forme, le concept est scénarisé. Ce type de rencontre a toujours lieu avec des professionnels spécialement formés à cette question : l’auteur et la victime sont toujours mis en sécurité sur un plan physique et psychologique un tant soit peu. Un professionnel spécialement formé est toujours présent pendant cette rencontre et le travail de préparation en amont de la rencontre est intense. Il s’agit avant tout de s’assurer que les attentes de l’auteur et celles de la victime pourront se rencontrer… Une chose est sure au travers de ce film et dans les rencontres restauratives : l’auteur apparaît comme un homme et non plus simplement comme un monstre aux yeux de la victime ou ses proches ! Au delà, on y voit une mère qui veut obtenir des réponses, arrêter de penser à la place de celui qui a tué son fils et essayer de comprendre le passage à l’acte à travers son auteur... riche, poignant, authentique ! Vous sortez secoué par tant de souffrances d’un côté comme de l’autre. Des mots pour apaiser, des mots pour comprendre, des mots pour réparer.
Depuis la naissance de mon fils, je me sens un peu à la ramasse niveau sortie cinéma. C’est aussi pour cela que j’essaie de m’obliger à aller au moins une fois par semaine en salles afin de continuer à suivre un peu ma passion pour le septième art et cette semaine, j’ai opté pour un film dont je n’avais rien vu ni entendu et qui a le droit à une sortie très (trop?) discrète en France à savoir « En mille morceaux ». La présence de Clémentine Célarié et Serge Riaboukine dans ma salle ont guidé mon choix je l’avoue mais je dois bien avouer que son sujet m’intriguait beaucoup.
Résultat des courses, je suis sorti de ma séance un brin déstabilisé. C’est bien simple, au moment où j’écris ses lignes, je me sens incapable d’avoir un avis bien tranché. Est-ce que j’ai aimé ou pas ? Je me sens assis entre deux chaises mais le fait que ce long métrage me déstabilise un peu et me pousse à continuer un peu le film dans ma tête reste une bonne chose à mes yeux et me laisse donc penser que j’ai plus aimé que détester. Il faut dire que le scénario n’est pas vraiment simple à aborder. Peut-on tout pardonner ? Peut-on seulement trouver la force de pardonner parfois ? Même si la justice restaurative permettrait 30% de récidive en moins, il est difficile de demander aux victimes ou à leurs proches restant de pardonner et même d’imaginer de pouvoir nouer un dialogue avec une personne qui a pu détruire ta vie physiquement et/ou psychologiquement.
Sur ce point, le scénario à l’intelligence de laisser le choix aux spectateurs. Le film ne nous dit pas de pardonner mais il nous invite à chercher à comprendre et à au moins nous poser la question de savoir si nous sommes capable de pardon ou non surtout spoiler: dans le cas du meurtre d’un enfant comme ici (pas de spoiliers, je vous rassure, on nous explique dès le début la situation et même le synopsis révèle cette base scénaristique). Le scénario ouvre un débat, va plus loin que la simple punition ou la simple vengeance et sur ce point, je trouve que c’est une très bonne chose. Libre à chacun ensuite de se faire son opinion même si encore une fois, il n’est en aucun cas question ici de cautionner les actes de l’assassin.
Non, ce qui m’a le plus dérangé dans cette histoire, c’est le portrait de ses deux âmes brisées. On est pas dans la caricature, c’est loin d’être manichéen avec d’un côté la gentille maman meurtrie et de l’autre le terrible assassin, il y a même de la crédibilité dans les maladresses de ses personnages mais j’ai eu du mal à avoir une véritable empathie pour cette situation. Je comprends la blessure interne de la mère mais j’ai trouvé qu’il y avait par moment trop de folie dans son personnage ou du moins trop d’excès qui nous font un peu sortir de ce face à face même si je me doute qu’une mère ne peut sortir indemne d’un tel drame. De l’autre côté, l’assassin m’a paru un poil trop naïf. J’ai trouvé intéressant qu’on lui donne un semblant d’humanité, voir même une innocence enfantine, pour nous expliquer ce qu’il l’a poussé petit à petit jusqu’à ce meurtre mais j’aurais aimé que son personnage soit un peu plus dur aussi, plus efficace, qu’on nous le présente pas comme un simple enfant que l’on a pas aidé à grandir même si il a conscience de ses actes. C’est assez difficile a expliquer mais c’est vraiment sur les personnages et leurs maladresses que j’ai eu un peu de mal, ce qui explique aussi que j’ai un peu de mal à exprimer mon ressenti vis à vis de ce film.
Pourtant, le duo d’acteur porte ce huis clos sur leurs épaules. Clémentine Célarié (Nicole Parmentier) est très convaincante. La comédienne est investie par son personnage et l’on sent que ce sujet lui tient à cœur. Ses excès à l’écran ne sont que les excès du traitement de son personnage mais elle les incarnent malgré tout avec justesse sans jamais être risible. On ressent la mort interne de cette mère, cette façon d’être une coquille vide. Serge Riaboukine (Eric Gobert) est lui aussi impeccable. L’acteur met son charisme de côté pour subir ce deuxième jugement après sa sortie de prison. On ne cautionne pas les actes de son rôle mais il interprète bien les faiblesses de son personnage. Finalement, même si j’aurais aimé en voir plus d’un côté comme de l’autre, les deux acteurs sont complémentaires et ça fonctionne malgré tout. Il y a juste une légère frustration car au vue de leurs performances respectives, je suis convaincu que l’on pouvait avoir un résultat plus subtil et un échange plus tendu psychologiquement.
Côté réalisation, on sent que le film de Véronique Meriadec dispose de très peu de moyen. Très sobre, on se plonge quand même dans cette discussion tout en jouant à fond sur les regards. Personnellement, je ne suis pas très fan des petits flashbacks que l’on met ici et là. Il coupe pas mal le récit et casse beaucoup trop le rythme à mon sens sans que l’on gagne en émotion. C’est dommage car d’une durée assez courte (1 heure 22), le film traîne du coup quelques longueurs. Après, le parallèle avec les personnages qui se deshabille au fur et à mesure qu’il se livre manque aussi un peu de finesse. De même, si les décors sont quand même bien exploités, tous ses miroirs brisés et ses morceaux que l’on ne peut pas recoller manque là encore de subtilité à mes yeux mais cela ne m’a pas empêché de suivre cet échange même si je peux comprendre ceux qui ont ressenti une certaine monotonie. Les thèmes abordés comme le deuil, le pardon, la pédophilie… sont en tout cas traités de façon intéressante et plus que le film en lui-même, c’est surtout le débat qu’il fait naître que je trouve intéressant.
Pour résumer, « En mille morceaux » mérite le coup d’œil ne serait-ce pour la discussion qu’il peut faire créer au sein de notre société. Riche en maladresses, j’aurais vraiment aimé voir un film plus consistant surtout dans l’écriture des personnages et dans la réalisation (car l’interprétation me parait malgré tout vraiment bonne au regard de l’ensemble). Mais sans être tout blanc ou tout noir, le film de Véronique Meriadec nous bouscule dans ses thématiques avec une fin ouverte qui nous laisse sortir de notre séance avec comme principale question : Qu’est-ce que j’aurais fait moi ?
On a plutôt l’habitude de croiser Clémentine Célarié dans les téléfilms. Dans « En mille morceaux » elle joue une mère meurtrie par l’assassinat de son enfant en 1977. Impossible de s’en remettre. Vingt-cinq ans plus tard, elle donne rendez-vous au violeur et tueur de son fils qui vient de sortir de prison. Quel en est le but ? Se venger, comprendre, parler, faire face, pardonner ? « En mille morceaux » est un huis-clos de bonne intention mais qui se perd dans une démarche contreproductive. Alors que la justice restauratrice est un procédé qui vise à éviter toute tentative de récidive pour le coupable et qui doit permettre un apaisement aux proches de la victime, le choix de la réalisatrice d’en faire un thriller psychologique fait alors perdre le spectateur dans des énigmes exagérées. Le choix de prendre des comédiens connus fait également perdre tout intérêt documentaire à l’histoire. De plus, ces derniers ont un jeu trop théâtral et donnent alors l’impression d’interpréter une pièce écrite en amont. Dommage. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Nicole Parmentier (Clémentine Célarié) est une mère brisée. Il y a vingt-cinq ans, son fils Nicolas, âgé de dix ans à peine, a été tué en colonie de vacances par Olivier (Serge Riaboukine). Condamné à trente ans de prison, il est libéré grâce à une réduction de peine. Nicole le convainc de la rencontrer pour solder les comptes du passé.
Voici un film déroutant et pour tout dire décevant. Quand il commence brutalement, mettant face à face une mère hystérique et l'assassin de son fils dans une cave encombrée de mille et un objets disparates, on en imagine immédiatement les deux rebondissements possibles. Premièrement, la mère va se montrer violente, harceler l'assassin de son fils pour obtenir les aveux qu'il n'a jamais livrés, le torturer peut-être voire l'assassiner. Deuxièmement, l'assassin va faire d'étonnantes révélations pour s'innocenter qui jetteront le trouble dans l'esprit de la mère vengeresse et la conduiront à revivre le drame d'il y a vingt-cinq ans et à lui donner un autre sens.
Rien de tout cela dans ce huis clos minimaliste, dans cet interminable face à face auquel Véronique Mériadec et son chef opérateur essaient tant bien que mal de donner un peu de nerf en dopant le montage. Premièrement, Olivier, enfant abusé puis adolescent à la dérive, est sans doute possible l'auteur du meurtre de Nicolas. Il l'a avoué aux policiers et l'a répété devant la cour d'assises. Ce drame a brisé sa vie et il le regrette amèrement. Deuxièmement, Nicole cherche moins la vengeance que le pardon. Tout s'éclairera avec le générique de fin qui explique les principes de la justice restaurative ou réparatrice qui prône le dialogue entre les criminels, les victimes et leurs familles. Elle ferait chuter les taux de récidive et permettrait aux victimes de trouver la paix.
La tension du film est désamorcée par ces cartons pachydermiques. On se croyait dans un huis clos à tiroirs façon "Garde à vue" ou "Le Limier" ; on se retrouve dans une pub du ministère de la justice.
Un film complètement épuré, poignant, dense qui vous prend aux tripes. A ne surtout pas manquer et à conseiller fortement. Ce huis-clos terrifiant nous interpelle en permanence : pas un moment de répit ou de repos pour reprendre son souffle. On en sort changé, bouleversé. Notre regard ne peut plus être le même et ce sur tous les sujets abordés par ce film... et ils sont nombreux ! Il ne s'agit pas uniquement de"justice restaurative", on y parle aussi, car la parole a un rôle dominant, la parole est primordiale, aussi de deuil, de haine et de vengeance, de peine de mort, de maltraitance, du libre arbitre de chacun, de culpabilité, d'enfermement (physique ou psychologique), etc. Film dense mais encore plus que cela : une base philosophique, base de réflexion, d'évolution sociétale, base d'échanges et surtout d'humanité et d'humanisme. Grand merci pour ce film salutaire qui mérite une large diffusion.
Je conseille vraiment d'aller voir ce film qui parle de souffrances, de la souffrance d'une mère qui a perdu son fils, d'un assassinat qui souffre de son crime et de toute sa vie et de ses 25 ans de prison... Colère, responsabilité, manque d'aide apportée à la maman... La musique est dans les silences...