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Cricriiiiiiii
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3,0
Publiée le 5 avril 2020
Exfiltrés jongle maladroitement entre un drame poignant, ce départ en Syrie et cette nouvelle vie, à la fois pour ceux qui partent et pour ceux qui restent, et un thriller plus mou, cette opération d'exfiltration assez mal fagotée et finalement moins réussie que son corollaire. Le scénario est néanmoins suffisamment dense pour ne pas créer de décrochage, et le casting sans défaut même si un peu trop sous exploité — la faute à la partie parisienne —. Mention spéciale au couteau suisse Finnegan Oldfield qui a appris l'arabe pour le rôle. L'ensemble est finalement solide et digne d'intérêt, mais d'autres films ont mieux réussi sur cette thématique en se concentrant purement sur le drame, on pense notamment à Le Ciel Attendra.
Un scénario inspiré d'une histoire vraie, pour un film qui manque un peu de dynamique.Des éléments assez classiques que l'on connait déjà et parfois quelques incohérences . Le film reste aussi assez discret sur les motivations de ces candidats au djihad, Au final une motivation et une démotivation pas très claire. Une bonne interprétation des acteurs permet de nous tenir en alerte.
Difficile et délicat sujet concernant ces femmes (et des hommes) rejoignant Raqqa capitale de l’Etat Islamique pour supporter, aider, les combattants de Daech. Comment ne pas rester insensible à cette pauvre Faustine, partie avec son fils, rejoindre son frère et ses potes qui ont abandonné leur quartier de la cité pour défendre l’idéologie Daech ? spoiler: J’avoue avoir été soulagé de voir Faustine et son fils fuir son frère et ses sbires, après avoir pris conscience du piège dans lequel elle s’était jetée. Seulement ça ? Que la fuite ? D'une part, je confesse sans aucun scrupule que je n’ai pas cru au couple Sylvain-Faustine ; et d'autre part, pas cru à l’interprétation de Jisca Kalvanda. Sans doute la faute à une direction d’acteurs passable, je n’ai pas sentie l’actrice aussi concernée que dans l’excellent « Divines »; ici, elle m’a paru empruntée. Je ne remets pas en doute la force du sujet, la sincérité d’Emmanuel Hamon mais je suis resté à distance. Comme beaucoup, j’aurais aimé en savoir davantage sur les motivations de Faustine. Qu’est-ce qui l’amène à rejoindre l’Etat Islamique sans en parler à son mari (Swann Arlaud) ? Entendu, le réalisateur choisit de ne pas s’étendre sur la question. On voit Faustine impatiente, quelque peu nerveuse, embarrassée ; on sent qu’elle ment. J’accepte le postulat. Le postulat est assumé jusqu’à la fin du film spoiler: puisqu’elle est prise en charge par la police qui l’entendra durant trois mois et ces propos nous serons cachés. Les motivations de Faustine resteront hors champs. Pourquoi pas. On assiste juste à sa désillusion. En ce qui me concerne, j’ai trouvé l’ensemble du scénario assez faible. J’ai été attentionné que par intermittences. L'ensemble manquait d'incarnation, selon moi.
Un sujet tabou enfin abordé sous l'œil d'une caméra, dans un ton se voulant autant documentariste que politique. La thématique est clivante, le parti pris du réalisateur inévitable. Dans une critique purement technique, les acteurs sont justes, les scènes sans superflues et le rythme soutenu voir angoissant. Reste à se solidariser (ou non) avec cette question qui ne peut pas apporter de réponses précises.
Bon film dans l'ensemble, avec une bonne interprétation et un scénario qui tient la route. Les scènes qui sont sensées se dérouler à Raqqa sont très réussies. Du bon cinéma Français.
Un film bien creux et bien rapide. Le casting est surprenant, on s'attend à beaucoup mieux mais c'est très plat, sans émotions, sans suspense et on s'ennuie assez vite. Rien de nouveau, rien de revisiter, c'est décevant
Film sur la radicalisation inspiré d'une histoire vraie, "Exfiltrés" n'apporte pas beaucoup de réponses sur les motivations de cette jeune femme (Jisca Kalvanda) partie avec son fils en Syrie. Le sujet est plus qu'intéressant mais on ne retrouve que trop rarement la tension propre à ce genre de film. Une œuvre qui manque cruellement d'adrénaline à l'image d'un Swann Arlaud, inexpressif en père de famille trahi. Décevant.
"Exfiltrés" résume le paradoxe entre la population civile voulant fuir leur pays sous Daesh face aux occidentaux cherchant à rejoindre leur rang par idéologie.
Les deux histoires feront croisé le destin des protagonistes qui joue juste sans en faire de trop.
On y apprend pas grand chose de plus que l'on ne sait déjà mais le film se laisse tout de même regarder.
Seul le fait que ce soit basé sur une histoire vraie justifie ces deux étoiles, mais pas plus !! Honnêtement, je n'ai pas réussi à accrocher au jeu des acteurs que je trouve particulièrement mauvais tout du moins dans ce film. Je suis désolée, mais c'est vraiment mal joué, le thème est mal exploité et le film en devient interminable !! Faites vous votre propre avis mais mon conseil est le suivant : Passez votre chemin !
Terrifiant, tel est le qualificatif de ce film ! Sujet d'actualité, nous vivons de l’intérieur sans artifice ni héroïsme hollywoodien les terribles conditions réelles de la vie chez DAECH. On sait, qu’en France, des candidats partent en Syrie aider les extrémistes fou de Dieu et nous ne les comprenons pas...Ce film trace l'histoire d'une jeune femme et son enfant parti secrètement pour la Syrie mais une fois sur place elle se rend compte de sa désillusion, de la gravité de sa décision. Son mari, en France, impuissant fera tout pour la faire sortir des griffes de Daech. Même si le sujet est travaillé, la photographie excellente, l'angoisse montante de cette exfiltration, notamment grâce à des extrémistes plus vrais que nature, on ne peut s’empêcher de trouver immorale le fait d'aider cette femme qui a trahi son mari et son pays. Sujet sensible, épineux, cette exfiltration est tout simplement irritante et inadmissible pour le Français que je suis.
Film qui a la pertinence de monter et dénoncer en pointant du doigt les postions politiques et l'horreur. Prestations acceptables (tout juste), rythme qui aurait pu être plus sous tension (le coté dramatique reste léger) et des attitudes/discours terriblement stéréotypés. 2.5/5 !!!
Inspiré d’une histoire vraie, ce premier long métrage d’Emmanuel Hamon est une réussite grâce à son scénario solide , une mise en scène nerveuse et un bon suspense . Il sonne juste en soulignant la candeur et la désillusion de la candidate au djihad . De plus les comédiens sont très convaincants .
sur un thème déjà souvent abordé, et parfois avec plus de panache comme dans la mini série britannique "State", voici un nouveau film sur l'embrigadement de français partis pour participer en Syrie à l'islamisme de l'organisation terroriste Daesh. Présenté comme factuel, le film pas toujours clair dans sa dramaturgie, prend de sérieux raccourcis, notamment pour la conclusion du film, ce qui laisse frustré le spectateur. Pas un grand film.
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2,0
Publiée le 4 juillet 2019
Pour son premier long-métrage, Emmanuel Hamon raconte l’histoire vraie d’une jeune femme prisonnière de Daech en Syrie qui a réussi à se sauver grâce à l'aide de son mari et de deux jeunes activistes. Sur le papier, c'est intéressant, mais c'est dommage que cela concerne une femme si peu attachante. Je suis désolé, mais je n'ai éprouvé aucune compassion pour elle et son sort m'importait peu... J'ai trouvé son personnage mal écrit et très mal intégré à l'histoire. Déjà que c'est compliqué de lui trouver des circonstances atténuantes, on ne sait absolument rien sur elle. On ne sait pas pourquoi elle a décidé de faire ça, si elle s'est radicalisée, etc. Elle passe juste pour une grosse naïve et c'est peut-être encore pire. C'est vraiment dommage de ne pas avoir pris le temps de développer cette partie, car cela nuit totalement au film. Le reste est un peu plus intéressant lorsque l'on découvre tout le processus de cette mission délicate qu'ils ont menée à bien seuls sans l'aide des autorités. Le sujet du film est intéressant malheureusement le traitement est superficiel et de nombreuses situations sont survolées. Ça partait mal et même si ça s'améliore par la suite, le film n'est pas terrible.
Assistante sociale en Seine Saint-Denis, Faustine (Jisca Kalvanda) s’est radicalisée à l’insu de son mari au contact de quelques jeunes dont elle a eu la charge, partis combattre avec Daech en Syrie. Prétextant à son époux un séjour balnéaire en Turquie, elle décide de les rejoindre en compagnie de son fils de cinq ans. Mais dès son arrivée à Rakka, la jeune Française déchante vite. Resté en France, Sylvain (Swann Arlaud), son époux, va faire flèche de tout bois pour la sauver. Grâce à Patrice (Charles Berling), le chirurgien auprès de qui il travaille, il contacte Gabriel (Finnigan Oldfield) qui travaille dans une ONG à la frontière turco-syrienne. Celui-ci va actionner les contacts d’Adnan au sein de l’Armée syrienne libre pour faire libérer Faustine.
Il y a deux façons de filmer la radicalisation. La première, « à l’américaine » prend le parti assumé de l’action, reconstituant (dans les sables marocains) les tentatives d’infiltration de courageux Occidentaux pour démanteler des filières jihadistes. On pense aux films de Paul Greengrass. La seconde, « à la française » est plus psychologique : elle s’intéresse moins aux jihadistes syriens qu’aux effets que leur message produit en France – où leur action se déroule quasi exclusivement. C’est "Made in France" de Nicolas Boukhrief (dont on se souvient que l’attentat du Bataclan avait conduit à sa déprogrammation), "Les Cowboys" de Thomas Bidegain (2015), "Le ciel attendra" de Marie-Castille Mention-Schaar (2016), "Mon cher enfant" de Mohamed Ben Attia (2018). Si l’on était pédant, on dirait que cette dichotomie reproduit le débat qui oppose Gilles Kepel et Olivier Roy sur les racines de la radicalisation. Le premier – dont on retrouve les prémisses dans le cinéma « américain » – considère que l’enjeu est politique voire civilisationnel. Le second au contraire considère que la radicalisation est avant tout un processus individuel, une forme de « nihilisme générationnel ».
Le problème de "Exfiltrés" est de vouloir jouer sur les deux tableaux. Comme un film américain, il raconte une évasion, en direct, à Rakka, avec ses rebondissements et son happy end prévisible. Mais comme d’autres films français avant lui, il s’essaie à une tentative de psychologisation, non pas d’un (Faustine dont on peine à comprendre comment elle a versé dans l’extrémisme) mais de deux (Gabriel dont on ne sait quel fond de culpabilité pousse à aller faire le bien des gens malgré eux) voire de trois personnages (Adnan qui a survécu aux tortures de la police de Assad puis des barbus de Daech avant de réussir à gagner la France).
C’est beaucoup. Et c’est trop si on ne s’en donne pas les moyens. Or "Exfiltrés", s’il est filmé non sans maîtrise, n’a pas les moyens de son ambition. Sa mise en scène est trop sage, son tempo trop lent, ses rebondissements trop mous pour éviter que ce film, mal distribué, ne disparaisse des écrans trois semaines à peine après sa sortie.