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Ciné-13
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3,0
Publiée le 9 janvier 2026
Incroyable twist final qui tarde terriblement à venir, et qui relance l’intérêt du film dans les 25 dernières minutes. Lentement le trio de personnages nous engourdit dans une torpeur intrigante. On aimerait bien voir ce remplaçant mais il n’arrive pas. Et tout est tendu vers cel. Et l’intervention du tiers devient même malsaine et ambiguë… A vous de dénouer le vrai du faux !
Ce film n'explique pas bien au départ ce qui se passe, une habitude dans les films, et on doit encore comprendre à mesure. Il s'agit donc d'une expérience humaine qui ne s'explique qu'à la fin. Psychologiquement, l'histoire a du sens sauf du point de vue des expérimentateurs, à moins qu'ils soient des extra-terrestres, évidemment. D'où un certain doute causé par les références lumineuses. Genre de film qui ne fonctionne qu'avec des acteurs convaincants, ce qui est les cas. Bravo!
Aucun intérêt, aucunne cohérence, totalement ennuyeux. On ne comprend rien. Histoire très longue sans rien de concret, sans action,vraiment une perte du temps
Ca commence pas trop mal, bien que très, très lentement, avec une idée intéressante. Hélas, le film s'enfonce ensuite dans un pathos insupportable et soporifique. J'ai un peu de mal à comprendre les quelques critiques élogieuses.
Un film très ambitieux , mais malgré tout très ennuyeux. Une dystopie , peu crédible , un rythme hyper lent , il ne se passe rien . De beaux paysages des déserts arides , dévastés , bien éclairés , mais le scénario est trop faible , pas grand chose à dire et les acteurs font ce qu'ils peuvent, du gaspillage de talents .
Foe ou Le Remplaçant a d'abord une photographie exceptionnelle et très convaincante, qui aide largement à crédibiliser cette maison et son ambiance. Sur un thème déjà vu, Foe propose une vraie réflexion sur l'amour, la solitude, la technologie et j'en passe. A mon sens c'est un excellent film de SF psychologique, mais attention ce n'est vraiment pas fait pour les amateurs d'action, le film prend son temps. C'est un peu comme un bon épisode de Black Mirror, qui aurait été rallongé en film.
C'est sous noté je trouve. Tout est globalement très bon, la DA, la bande son et l'acting. J'aime bien le récit même si je trouve le plot twist un peu prévisible, je trouve vraiment que ça a du sens et que ça va plus loin que ça en l'air. Je trouve juste peut être que le contexte a la interstellar n'ajoute pas grand chose. Je suis globalement agréablement surpris, même si ça peut sembler peut être un peu long et répétitif par moment.
Le thème du double semble fasciner le septième art depuis des décennies et inspirer bon nombre d’œuvres plus ou moins célèbres ou obscures. Que ce soit par le biais de la gémellité, par l’intermédiaire du clonage ou même le double psychologique et fantasmé, beaucoup de longs-métrages semblent avoir, de près ou de loin investi ce sujet. De Cronenberg à De Palma et Lynch en passant par Villeneuve, Nolan ou encore Fincher, pléthore de grands cinéastes ont voulu traiter du double avec des résultats souvent mémorables et figurant au panthéon du septième art (« Faux-semblants », « Le Prestige », « Fight Club », « Mulholland Drive », ...), mais davantage dans le cinéma américain. « Foe », mis en scène par celui qui nous a offert le peut-être un peu surestimé et assurément très larmoyant « Lion » (avec le succès qu’on lui connaît), change encore une fois totalement de registre après sa biographie sur « Marie-Madeleine » passée complètement inaperçue. Ici, il tente une chose assez rare : une œuvre à la fois psychologique et poétique sur ledit sujet fondue dans un univers de science-fiction intimiste, entre approche apocalyptique et contemplative. Si ce film audacieux et peu commun n’est pas dénué de défauts, il diffuse quelque chose de beau et de rare qui approche la grâce et n’est pas loin de nous envoûter.
Déjà, hormis quelques figurants floutés lors de deux ou trois séquences, on ne verra que trois personnages et donc trois comédiens. Enfin presque, mais on n’en dira pas plus. Le spectateur est donc convié à suivre un couple de fermiers attachés à leurs terres alors qu’en 2065, période où se déroule le film, on cherche à faire vivre le maximum d’humains dans l’espace ou à coloniser car la Terre est exsangue. Dans ce contexte, un représentant du gouvernement vient leur proposer une formation gratuite pour une nouvelle vie ailleurs dans la galaxie. Durant cet entraînement qui lui est dévolu, elle va devoir rester seule à la ferme. On lui propose donc que son mari soit remplacé par son clone grâce à une toute nouvelle technologie. Pour cela, le représentant va devoir observer et côtoyer le couple pour que le double retranscrive parfaitement le comportement et les émotions du mari. Voilà pour les prémisses de l’intrigue.
Et si « Foe » est un peu long à démarrer et plat durant son premier quart, il finit par nous cueillir au fur et à mesure qu’il progresse. Petit à petit, doucement mais surement, il parvient même à nous hypnotiser par instants, nous plongeant avec curiosité dans son récit original. On passe par plusieurs genres sans vraiment en épouser aucun et chaque virage ou direction prise par le film demeure inattendue. Un peu comme un autre film de plate-forme sorti récemment avec le double en sujet principal (« Dual »). La science-fiction qu’on nous propose en arrière-plan peut se targuer d’un décor aussi désincarné et aseptisé que beau, où les choses du présent se marient à celles du futur. On obtient un résultat futuriste et rural en même temps qui ressemble à celui des passages à la campagne de « Blade Runner 2049 », le budget en moins.
Le film est presque en huis-clos et ne cherche jamais le spectaculaire, de toute façon ses moyens ne le permettent pas. Sa majeure partie est destinée aux moments d’étude de ce couple joué par une Saoirse Ronan très investie et un Paul Mescal époustouflant de fêlures, de doutes et de rage. Il prouve encore une fois que c’est l’un des acteurs les plus prometteurs de sa génération. En face, Aaron Pierre (découvert dans le très beau film canadien « Brothers ») est énigmatique et troublant. Leur valse à trois dans ce contexte inédit est intrigante. Et on se rend compte que, plus les minutes passent, plus « Foe » nous envoûte par sa poésie et ses envolées lyriques. Une scène à la fin du film (il aurait d’ailleurs pu se terminer là-dessus de manière belle et éminemment tragique) s’avère déchirante et d’une intensité dramatique incroyable. Cependant, un dernier quart d’heure nous offre une fin avec rebondissement un peu prévisible et pas forcément utile. Ici, on diagnostique le couple, le désir de la femme et le déni de l’homme tout comme on parle du futur alors que le mystère de cet observateur nous interroge tout à la fois. Davis nous a donc concocté une œuvre à combustion lente qui ne plaira pas à tout le monde et en laissera sur le côté mais qui ravira ceux qui se laisseront emporter par cette atmosphère éthérée.
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Au début un peu sceptique, je me suis progressivement laissée happée par l’univers singulier du film, saisissant d’authenticité. La beauté des images et le talent des acteurs contribuent fortement à la subjugation qui s’intensifie au fur et à mesure du visionnage. Bien que le scénario paraisse quelques fois un peu rocambolesque, certaines scènes sont tellement envoûtantes et les personnages d’une profondeur et d’une finesse telles qu’il est difficile d’y rester insensible. On se laisse porter par cette histoire qui nous plonge dans l’intimité de ce couple énigmatique et nous pousse à nous interroger sur le sens de la vie, sur l’amour et sur ce qui nous semble acquis à force d’habitudes. Les émotions sont palpables et d’une justesse troublante. Les musiques parfaitement réalisées nous transportent dans une atmosphère magnétique, au parfum doux-amer. Ce film mérite même d’être regardé plusieurs fois pour en saisir toutes les nuances.
C’est bien joué mais tellement brouillon. On ne comprend rien, ça part dans tout les sens comme si les morceaux étaient volés sans ligne conductrice ou scénario.
La Terre se meurt, un couple est à l'agonie. Alors que le climat de notre planète devient de plus en plus aride et hostile à la survie de l'espèce humaine, la flamme de la passion qui a existé entre Henrietta et Junior s'éteint elle aussi, diminuée par l'usure du quotidien, du manque d'efforts de l'un pour essayer de comprendre l'autre, des aspirations à plus de l'une face à celui qui pense tenir comme acquise cette vie auprès d'elle... Quelque chose s'est définitivement brisé entre Henrietta et Junior, deux êtres qui ne parviennent manifestement plus à retrouver l'onde commune des sentiments qui les a réunis dans leurs moments de bonheur passés.
La venue d'un homme va tout changer. Envoyé par une multinationale chargée de préparer la prochaine existence des humains à l'intérieur d'une station spatiale, Terrance annonce au couple que Junior a été sélectionné pour participer à cette entreprise titanesque et leur propose un moyen de gérer les conséquences que son absence va entraîner sur le quotidien de Henrietta... Face à cette nouvelle qui pourrait sonner le glas de leur relation en les éloignant physiquement l'un de l'autre, Henrietta va tout de même tenter de renouer et raviver les étincelles de son amour pour Junior, malgré la présence intrusive de Terrance, resté pour procéder à des tests sur son candidat...
Fable intimiste usant de son postulat SF pour poser de très bonnes questions et pistes philosophiques sur ce qui définit l'essence d'un couple sur la durée et, notamment, cette déconnexion vis-à-vis de l'autre qui peut s'y immiscer telle une tumeur à la progression fatale, "Foe" ("Le Remplaçant" en V.F.) se prend hélas les pieds dans les rouages de sa construction en plot twist qui, en plus de ne pas être si imprévisible que voulue, va le contraindre à stagner bien trop longtemps autour d'une phase où l'influence de l'élément perturbateur incarné par Terrance sur le quotidien du couple (tantôt simple révélateur de non-dits tantôt Pygmalion d'un Junior cherchant tellement à se redéfinir à l'aune des préoccupations de Henrietta qu'il encourt le risque de se perdre lui-même) va se répéter dans le huis-clos de cette propriété isolée du Midwest et donc lasser dans l'attente de ce que l'on devine être -du moins, en termes de grands contours- le catalyseur symbolique des arguments SF du champ d'étude conjugal du long-métrage. Ainsi, la révélation finale a beau produire son effet, être cohérente quant à l'aspect désespéré qu'elle exalte de sa thématique principale et faire entrer le film dans une noirceur bien plus intéressante que ce qui a précédé (la dernière partie sur les chemins empruntés par le couple pour trouver une forme d'apaisement chacun à leur manière remet tout son éclat tragique au propos), "Foe" aura donné l'impression de tourner plus que de raison autour du pot, créant quelque part chez le spectateur le même sentiment d'usure à son égard que celui ressenti par ses protagonistes.
Handicapé par une structure scénaristique qui le paralyse dans l'attente de l'arrivée de son rebondissement majeur, "Foe" ne peut malheureusement laisser que l'impression d'une oeuvre mineure là où la réunion de tant d'ingrédients de qualité, de son interprétation (Saoirse Ronan et Paul Mescal sont formidables dans toutes les nuances de leurs rôles respectifs, n'oublions pas de mentionner Aaron Pierre également) à l'intelligence d'approche de son discours, pouvait laisser penser à bien plus. Sous couvert d'une parabole SF judicieuse, "Foe" aurait pu être un grand film sur le couple mais sa mécanique grippée nous aura empêcher de l'adorer... Comme ce grain de sable qui s'est installé entre Henrietta et Junior pour ne cesser de s'amplifier.
En dehors de l'interprétation, des musiques, des décors et de certains plans, ce film de low Sci fi est un ocean d'ennui. Le pitch était très tentant mais le réalisateur a dû se croire très malin en de composant sans rythme une romance et en plaçant des pistes qu'il n'explique jamais... et quand au bout de l'effort le générique tombe, c'est une abyme de perplexité avec le sentiment de s'être fait escroquer.
Ce film de science fiction possède quelques qualités esthétiques (images, décors et musique) et lez acteurs délivrent une prestation convainquante. Mais c'est le scénario qui l'est moins... On doute d'avoir compris l'histoire au début du film avec le prologue écrit sur l'écran. Puis lors des premières scènes. Ensuite lorsqu'on a saisi que plus qu'une histoire de science fiction on a affaire à une histoire de couple avec toute sa psychologie, on cherche en vain les ressorts, le climax, les rebondissements. Au final en dehors du twist intéressant des 10 dernières minutes, on s'ennuie pas mal.