Girl
Note moyenne
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261 critiques spectateurs

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47 critiques
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58 critiques
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 octobre 2018
Les acteurs de ce film sont excellents, le thème abordé est très fort et remarquablement bien traité... Cependant, je déplore certaines longueurs et répétitions dans la mise en scène.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2018
Lara a quinze ans et deux rêves : devenir danseuse de ballet et devenir une femme.

Le genre n'a jamais autant interrogé. Le cinéma, reflet de notre temps, en porte le témoignage qui, depuis le début de l'année a au moins consacré trois films à des hommes ou des femmes en plein processus de réassignation sexuelle : "Finding Phong" sorti en février, "Coby" en mars, "Il ou elle" en août.

Lukas Dhont, un jeune réalisateur belge de vingt-sept ans à peine, aurait pu consacrer un documentaire similaire à Nora, une adolescente dans un corps de garçon dont la lecture de l'histoire dans un journal l'avait touché. Mais, face au refus de Nora d'être filmée, il a tiré son récit vers la fiction. Et c'est tant mieux.

Car la fiction lui permet d'interroger au plus près ce qui est au centre de la vie de Lara : un double combat qui n'en fait qu'un que l'adolescente livre contre son propre corps. C'est un double défi qu'elle relève avec une détermination que sa gueule d'ange ne laisse pas deviner. C'est une double transition qu'elle vit avec la même impatience au risque de détruire son corps. Elle veut devenir danseuse et martyrise ses pieds et ses orteils qui ne sont pas préparés à la dure discipline des pointes. Elle veut devenir une femme, cacher ce pénis embarrassant, accélérer le traitement hormonal qui tarde à produire des résultats.

On imagine aisément les railleries qu'une telle transition pourrait susciter, les plaisanteries scabreuses que la jeune ballerine aurait pu s'attirer, dans les vestiaires ou sur les planches, les situations embarrassantes voire comiques dans lesquelles Lara aurait pu se retrouver. Lukas Dhont refuse cette facilité scénaristique- au point de laisser croire que la société accepte sans sourciller les Lara. À l'exception d'une scène malaisante où Lara est en bute au chantage des autres ballerines, la jeune adolescente évolue dans un milieu étonnamment et unanimement bienveillant : sa famille, ses docteurs, ses enseignants se coalisent pour son bien. Son père, en particulier, qui a accepté de déménager pour permettre à Lara d'intégrer une meilleure école de danse, est un bloc d'amour prêt à tout sacrifier pour le bonheur de son fils aîné.

En recrutant Victor Polster pour jouer le rôle principal, Lukas Dhont a eu un incroyable coup de chance et/ou de génie. L'adolescent, qui a emporté le prix d'interprétation d'Un certain regard à Cannes, est parfait dans le rôle. Est-il/elle trop joli.e ? Peut-être. Le film aurait-il gagné à filmer un garçon plus masculin, plus grand, plus musclé, en un mot plus déplacé dans le rôle d'une ballerine en devenir ? Peut-être. Mais toujours est-il qu'on n'est prêt d'oublier Lara, sa chevelure d'ondine, ses yeux bleus, sa bouche délicate, son étonnante maturité et sa froide détermination.
Stéphanie L.
Stéphanie L.

3 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 octobre 2018
Ce film est bouleversant et brillamment interprété.
Il permet de percevoir le parcours du combattant que traverse les ados en cours de transition.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 octobre 2018
Magistral. Un film d'une intelligence rare. une réalisation toute en finesse et délicatesse qui nous prend aux tripes. On suit avec un intérêt croissant l'image de cette adolescente transgenre, à un stade capital de son évolution On souffre avec elle dans ses exercices d'apprentie ballerine avec tous les problèmes et les difficultés que son corps de garçon lui impose. On vit et respire avec son père admirable qui est son complice, son soutien, son bras, qui l'aime d'un amour total et infini et qui lui apporte tout ce dont elle peut rêver; On suit ses examens médicaux car ils nous apprennent bcp sur les étapes de la transformation. On admire la compréhension de tous ceux qui l'entourent. Quelle leçon de la vie ce film nous donne. On est bien au delà de la tolérance on est dans la compréhension et l'acceptation totale de l'autre et de ses différences. Une merveille. Bravo à Lukas Dhont et Victor Polster et une mention spéciale pour le père Arieh Worhtaler. Un seul petit bémol et c'est fort dommage, le film traîne quelques fois en longueur !
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 octobre 2018
Bien-sûr, il faut relever l'extraordinaire performance du jeune Victor Polster, parfait dans le rôle pourtant difficile d'adolescente transgenre, mais il faut aussi reconnaître la justesse et l'intelligence du jeune réalisateur Lukas Dhont qui parvient à faire oublier sa caméra pour que le spectateur ressente les désirs, les peurs et les frustrations de son héroïne, sa souffrance quotidienne à chaque fois qu'elle constate que ni son corps ni son environnement social ne se transforment aussi vite que son désir. Un film très réussi.
Gfa Cro
Gfa Cro

59 abonnés 576 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2018
Vu le 20181012, avis le 20181015

Très intelligent et bienfait. Peut être pas assez simple, pas assez consensuel pour la plupart.

Ce qui étonne de prime abord dans ce film, c est qu il commence assez abruptement. Je crois qu il commence sur un repas d ami ou de famille puis enchaîne à l école de danse avec lara qui passe une audition. A moins que ce soit dans l autre sens. Peu de contexte, de mise en situation, d explication : les faits parlent d eux-mêmes et tout le film est ainsi fait.

Le film commence à ce moment là, il ne revient jamais sur le passé. Il fait appel à l intelligence du spectateur pour comprendre qu’il s est passé des choses avant le film, que les personnages ont leur histoire, leur vécu. Il y a de très rares allusions au fait qu il y a un passé : on en a déjà parlé (entre autre lorsque Mathias rentre dans la chambre de lara et qu il la surprend en train de se préparer, la première fois). Mais aussi la discussion où ils évoquent l école précédente, probablement aussi avec le psychologue il y a des allusions.

Alors oui, dans le film, les choses sont plutôt apaisées, le père accepte. Seulement, c est juste que les conflits, s il y en a eu, sont du passé, ils en sont à l étape suivante : assumer une décision qui a été prise. Pareil pour beaucoup d autres choses qui peuvent sembler manquer : la mère, la famille, les amis, le petit frère, la danse, les médecins. Le film ne fait que suivre lara, les événements, dans un style quasi documentaire, en observateur impartial.

Du coup, la question est Quel est le sujet, qu est ce qui en fait l unité ? Je pense qu une fois de plus, le sujet c est l adolescence, le virage vers l âge adulte et la revendication du droit de prendre ses propres décisions.

Le déménagement est visiblement une décision du père. Son choix qui lui semble le meilleur pour sa famille. Il la prend, l impose à ses enfants et ne rend pas de compte dessus sauf durant cette discussion ou lara et lui en parlent, mais comme un fait accompli, il n y a aucune demande de pardon, d agrément ; des faits sont simplement énoncés. Le film commence après sa dernière décision dont il ne rend pas de compte, et il se termine sur lara qui décide à son tour sans rendre de compte, qui impose son choix aux autres. C est très beau même si le film est finalement assez âpre et dur. Je trouve ce film très courageux car beaucoup ne comprendront pas ce sujet du film et s arrêteront sur les autres sujets du film et ne comprendront comment ces autres points s articulent autour de ce sujet, l enrichissent. Beaucoup ne comprendront pas ce film.

C est l une des raisons pour laquelle je n ai pas fait d avis sur le film dans la foulée. Pour me donner le temps d avoir du recul dessus, de voir ce qui m en reste et de fixer mes intuitions, ma compréhension du film. Jusqu à la soirée déguisement j ai plus vu le film comme un quasi documentaire un peu complaisant sur la transformation du corps, sur l apprentissage de la danse, sur une famille qui cherche un équilibre pendant qu elle traverse une période cruciale. Avec l impression que tout se passais trop bien, que si le film était très bien, riche et profond, il était un peu trop bisounours,

A partir de la soirée, je me suis mis à m interroger aussi sur les autres personnages, ce que le film ne disait pas sur eux, sur ce qui s était passé entre lara et eux.
hugues t.
hugues t.

31 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2018
ce film ne laisse pas indifférent. beaucoup d'émotions, mais aussi une tension terrible qui se dégage tout du long. jeux d'acteurs extraordinaires tant par Laura époustouflante que par son père. On ne peut qu'avoir de l'empathie pour cette jeune femme qui veut vivre Sa vie pleine de femme. Je ne suis pas plus que cela attire par la thématique mais ce film mérité d'être vu et mérité amplement ses distinctions. personnellement j'ai été assez mal à l'aise en le voyant mais c'est un bon film
Gaby Fourdini
Gaby Fourdini

10 abonnés 81 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2018
Très bonne interprétation de V. Postler. On voit une tranche de vie d'un(e) ado mal dans son corps et qui attend que son corps corresponde à son identité sexuelle. Je n'arrive pas à voir si quelque chose est dénoncé dans le film car sa différence est acceptée de tous . Il y a certes des longueurs, mais c'est ainsi que Lara le vit, elle est pressée de voir son corps changer et rien ne vient assez vite.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 octobre 2018
Si on ne devait retenir qu’une chose de « Girl », ce serait sans conteste l’incroyable prestation de Victor Polster en ado transgenre. Une incarnation extrême et comme on en voit que très rarement sur grand écran, d’un personnage hors-normes. Dans le même genre et du même acabit, on peut se souvenir de celle tout aussi mémorable d’Hilary Swank dans « Boys don’t cry ». Du haut de ses seize ans, le jeune comédien débutant est parvenu à restituer toutes les fêlures de cet adolescent né garçon mais se rêvant en fille. Une performance impressionnante aussi physique (gestuelle, voix, ...) que morale. Mais le jeune homme n’est pas le seul dont la prestation attire le regard. Le personnage du père joué par Arieh Worthalter, pour une performance moins visible de prime abord mais tout aussi méritoire, est impeccable de compassion, de tolérance et d’empathie envers son enfant. Il réserve au film ses meilleurs moments lorsque père et fils/fille sont réunis. Lukas Dhont a fait le choix rare et intéressant de normaliser Lara face au regard des autres à tel point que son changement de sexe et sa nature sont acceptés et tolérés de tous. Par le biais de ce prisme, il se focalise donc uniquement sur les étapes de sa transformation et le cheminement moral qui va avec mais aussi sur ses tourments adolescents et ses velléités de ballerine évitant ainsi les sempiternelles brimades et humiliations inhérentes à ce type de sujet. C’est un choix à saluer.

« Girl » est un premier film, d’ailleurs récipiendaire de la Caméra d’or à Cannes cette année. C’est d’ailleurs amplement mérité tant le film est maîtrisé et que le jeune cinéaste semble l’égal flamand d’un Xavier Dolan au même âge pour sa maturité artistique. Mais l’emballement général (aussi bien critique que public) semble parfois exagéré ou dépasser la réelle qualité de l’œuvre. Une œuvre loin d’être parfaite qui apparaît donc surestimée pour les mauvaises raisons. En effet, les scènes sont très répétitives et deviennent lassantes. On alterne séquences de danse, séquences chez le médecin et séquences familiales sans que le contenu se renouvelle assez. Du coup on s’ennuie parfois et le temps peut sembler long au point de regarder sa montre. On a le sentiment que le long-métrage ne décolle jamais. Et en ajoutant les problèmes adolescents et la dureté de la danse classique, on peut trouver le portrait un peu trop chargé à l’image de la jeune adolescente obèse, noire, battue et violée dans « Precious », dans un autre genre certes. Et si la caméra de Dhont ne quitte jamais Lara d’une semelle on ne saisit pas toujours la psychologie du personnage, ce qui se passe dans sa tête et bloque ainsi l’empathie nécessaire. Par ricochet, « Girl » est assez sec et avare en émotion(s). Néanmoins, il réussit l’exploit de ne jamais mettre mal à l’aise et contient toute la pudeur nécessaire à ce sujet délicat. Une œuvre à découvrir, nécessaire et courageuse, mais pas passionnante non plus et qui s’avère moins touchante que prévu.

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 octobre 2018
formidable GIRL ! un des plus beaux films que j'ai vu depuis longtemps ! tendu comme une corde d'arc, doux comme une caresse, intelligent et pertinent, moderne, sans complaisance, profondément humain; le jeune acteur danseur est extraordinaire et l'acteur qui joue le père aussi. film magnifique !!!
brunetol
brunetol

208 abonnés 179 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 octobre 2018
Encore un film adoubé par une critique unanime, fascinée à juste titre par la grâce de son héroïne (Victor Poster est une sorte d'ange déchu absolument bouleversant). Mais comme pour "Climax", j'ai vu un film coupé en deux. Cette fois c'est une séquence un peu facile qui vient brutalement briser le charme d'une première partie en lévitation, pendant laquelle je ne cessais pas de me répéter "quel chef d'œuvre !". D'un seul coup, le film commence à sérieusement "empester le scénario", alors qu'il envoûtait jusqu'aux larmes. Les séquences deviennent lourdement répétitives, on sent qu'il faut que ça se passe mal à tout prix alors que la part d'ombre et de drame était déjà là et ne justifiait pas ce pathos. Les dialogues improvisés qui propulsaient le film en apesanteur deviennent lourds et forcés, on sent que les comédiens doivent surjouer la gravité et n'y parviennent plus, notamment le père, Arieh Worthalter, qui tombe dans la caricature. Erreur de jeunesse sans doute, de la part du réalisateur et de son scénariste, ou formatage Cinéfondation et tropisme du bon élève qui veut coller au fameux canons de "l'évolution du personnage". Navrant, spoiler: car le film s'achève presque gore
et nous laisse finalement une impression de gâchis.
gene B.
gene B.

10 abonnés 63 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 octobre 2018
Film lent en complète osmose avec l'état d'esprit de cette adolescente pour qui les transformations tant attendues et tant espérées. Répétitions des scènes de danse qui représentent le courage et la volonté à toute épreuve de cette fille. Tout en logique. Cependant je me suis un peu ennuyée. Les acteurs sont très bons avec une mention spéciale pour le père attentionné et touchant.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 octobre 2018
Un film sur la danse classique ? Ou un film sur le genre ? Sur la danse, le spectateur n'est pas venu et n'a pas été attiré par ça. C'est seulement un fil conducteur pour dérouler le scénario. Sur la question de genre et celle sous-tendue de transsexualité, oui bien sûr c'est ça (on a suivi la couverture média). Mais pourtant, l'affaire ne sera guère développée. Étrangement, la demoiselle qui n'en est pas une vit sa vie assez facilement. Aucun ostracisme, aucune hostilité dans son environnement quotidien (on devinera quand même au travers des dialogues que ce fut pas toujours le cas avant, d'où une réinstallation avec son père et son jeune frère). Sur ce droit à la différence, juste un peu de curiosité malsaine lors d'une soirée entre ados (authentiquement féminines). Certes, tout ça se passe en Europe du Nord, réputée beaucoup plus ouverte et tolérante sur ces questions là. Mais du coup, quoi en raconter ? Le spectateur sera donc réduit à devoir suivre l’héroïne et deviner quand même son mal vivre intérieur, difficile à cerner à tel point qu'on se demande s'il est relatif ou profond ? On fera la durée du film avec ça, sans trop savoir. Avec un rebond à la fin, assez stressant d'autant qu'on sent venir le truc. C'est l'avertissement à la sensibilité donné. Le spectateur lambda pourra toujours fermer les yeux et les rouvrir la scène d'après qui annoncera rapidement la fin sans qu'il ne soit rien passé de plus, le laissant à sa réflexion et peut-être dubitatif aussi, comme j'ai personnellement pu l'être.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 octobre 2018
C'est vraiment un très bon film.
Très bien fait, extrêmement juste dans l'écriture de son perso principal surtout mais aussi en général ; touchant et vraiment très intéressant ; il ne lui manque que des enjeux un peu plus relevés pour donner les fortes émotions que l'histoire mérite.
Une tare que l'on pardonne car le film vaut vraiment le coup.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 octobre 2018
Une baffe ! Un véritable coup de cœur ! Une perle ! Un film d'une beauté et d'une émotion infinie ! Un pur chef d'œuvre. Lara qui souhaite plus que tout devenir une vraie femme est juste sublissime. On est sous le charme de son personnage. Victor Polster est d'une incroyable justesse dans l'interprétation. On peine à croire qu'il s'agit là d'un premier long métrage ! Quel coup de maître. On ne peut qu'adorer ce bijou !
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