Girl
Note moyenne
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261 critiques spectateurs

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garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 novembre 2018
Girl est un film d’art et d’essai, on ne peut pas mieux dire. C’est la vision personnelle de l’auteur, Lukas Dhont, sur les transgenres : vision très, voire trop, centrée sur le corps ; personnage introverti… C’est son choix de l’acteur principal : Victor Polster, un adolescent androgyne. C’est sa scénarisation : ambiance non conflictuelle autour de l’ado trans à laquelle on n’est pas habitué ; l’ado qui suit deux lièvres à la fois –la danse et la féminisation, et qui finit par ne rien suivre… C’est sa façon de diriger : répétition de scènes très semblables pendant une heure ; visages inexpressifs –ce sont des canons bien nordiques ! Chacun de ces choix, personnels, pourrait être différent. Donc, il ne faudrait surtout pas croire que ce film démontre quoi que ce soit –qu’il s’agisse des ados, de la danse, des transgenres, des cisgenres, des psys, des parents, des médecins, du sexe, de l’amitié. C’est juste une réflexion sur l’identité et sur le dépassement de soi, ce qui est déjà beaucoup –d’autant que c’est une réflexion, non pas chez le premier venu –chez le marginal, vivre son identité est déjà un dépassement en soi. A ce titre, on comprend que Lukas Dhont ait gagné la Caméra d’Or à Cannes, car il mérite vraiment d’être encouragé après ce premier long-métrage difficile (on comprend moins qu’il ait eu la Queer Palm, récompense LGBT). Difficile, car saturé de souffrances : la souffrance du père (un vrai modèle de père) qui ne tire rien de son ado ; la souffrance de l’ado d’être trop fermé, y compris face à son père ; la souffrance de ne pas savoir vivre sa sexualité au présent ; la souffrance de voir sa métamorphose physique perpétuellement différée ; la souffrance de s’exhiber devant ses condisciples à l’école ; la souffrance des pieds du danseur surtout (celle-là on la voit bien) ; la souffrance enfin de ses génitoires scotchés ; et jusqu’à ce bruit d’os de poulet qu’on brise, à la fin (après les dizaines de plans si « David Hamilton » depuis le début). Difficiles, toutes ces souffrances, mais remarquablement filmées. En contrepartie de quoi, elles semblent trop filtrées, épurées, comme refroidies et refroidissantes. Au point qu’on se sente presque dans la peau d’un anatomiste qui dissèque. Au point qu’on prenne la distance comme avec un documentaire. L’effet recherché ? L’effet Lukas Dhont, tout à ses recherches personnelles ? L’effet Victor Polster, sublime, mais emmuré dans ses sourires mous ? Ce film n’est pas pour les amateurs de thrillers, de pleurs, de rires, bref de sensations fortes –ces amateurs s’étonneront en sortant de ne pas avoir été émus plus que ça.
Toni N.
Toni N.

7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 octobre 2018
Juste! Ce film nous fait vivre les souffrances d’une jeune fille dans un corps de garçon qui va aller jusqu’à la violence extrême sur ce corps qu’elle ne reconnaît pas.
ZZelig
ZZelig

17 abonnés 51 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 octobre 2018
Comme Tomboy, encore un film qui joue de son victimisme sur la théorie du genre et de la transexualité comme si ces gens étaient victimes sans arrêt alors qu'un paysan se suicide tous les deux jours. Bien sûr, de cela, on ne parle pas au cinéma.
Sujet à la mode et bien-pensant des petites élites des grands centres-villes préoccupées des bobos des bobos pour avoir une cause plutôt que de s'occuper de questions beaucoup plus graves et qui les masquent donc. Comme par hasard, cela se passe dans le milieu artistique et non dans les milieux populaires (comme The Danish girl) qui ont autre chose à penser que de tels bobos.
Cause qui ne mange pas de pain, filmé banalement et répétitivement sans rien interroger sinon que de faire du militantisme doucereux. Sujet en apparence qui ne mange pas de pain mais qui mène à un ultra-subjectivisme. Sous l'étendard d’une liberté abstraite, le libéralisme place son élan dans l'égoïsme et le narcissisme humains en faisant croire que l'individu choisit seul l’objet de son désir et que son ressenti s'en trouve dès lors légitimé. Vision idéaliste et romantique de l'individu que de se croire capable d’inventer et de choisir seuls en dernier ressort, librement, ses engagements et ses désirs. Le tout sans mimétisme. Vision solipsiste et asociale du monde. Illimité. Voix royale menant au transhumanisme.
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

166 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2018
Il est des thèmes qui ne sont jamais facile à traiter au cinéma, à fortiori quand il s’agit d’un premier film. Pourtant, Lukas Dhont n’a pas eu peur de porter le sujet du transgenre sur grand écran pour son premier long métrage : « Girl ».
Inspiré par un fait réel, le scénario a ensuite été créé de toute pièce avec, semble-t-il, une volonté d’exposer les problématiques et les motivations qui poussent à vouloir changer de sexe.
Là ou certains auraient choisi un mode quasi documentaire, là ou d’autres auraient défendu un parti prix marqué, Lukas préfère la délicatesse sans voyeurisme ou pathos inutile. Cela n’exclut pas quelques scène violentes mais, comme tout au long du film, la mise en scène est pudique et élégante, à l’image d’une jeune fille à la limite d’être précieuse, telle Lara (ex Viktor).
Cette jeune adolescente rejette complètement et tente par tous les moyens de cacher le sexe qu’elle a eu à la naissance au point d’être écœuré par les érections matinales. Et bien que les hormones soient traitées en vue d’une opération de changement de sexe, les prémices d’une vie sexuelle se font sentir ce qui complique une situation qui n’est déjà pas simple. Elle n’a jamais utilisé ce sexe encombrant et découvre ce qu’il est capable de faire avec un voisin, scène à la fois difficile et nécessaire pour bien cerner la psychologie du personnage.
Victor Polster mérite totalement sont prix d'interprétation « masculine » tant cet acteur est totalement crédible en fille, son androgynie et sa douceur fonctionnent à merveille. Sa colère et son mal-être de moins en moins contenus sont montrés en évitant les clichés et certains détails sont particulièrement bien exposés. Pour un premier rôle, sa performance est incroyable !
Le film n’est pas exempt de défauts, il est à la fois linéaire et répétitif et la scène finale arrive de façon décousue... Qu’à cela ne tienne, cette première réalisation mérite totalement sa caméra d’or.
Rarement un choix, qui est en fait une nécessité, a été expliqué et exposé avec autant de justesse, ce qui permet de mieux comprendre l’empressement à vouloir être opéré, la nécessité de l’encadrement médical et la longueur du processus.
Avoir choisi le milieu de la danse montre aussi la finesse du réalisateur/scénariste car la question d’identité des garçons qui choisissent la danse est, elle aussi, souvent empreinte d'ambiguïté.
Entre la violence du conflit interne qui engendre un solitude extrême (tant que le sexe n’est pas changé), la violence entre adolescents (période déjà difficile même sans vouloir changer de sexe) et
l’empressement qui peut conduire aux extrême (attention, scène difficile !), le film est d’une justesse et permettra au plus grand nombre de mieux comprendre et appréhender les personnes transgenre et fort logiquement, de les respecter.
Reverdy
Reverdy

25 abonnés 92 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 octobre 2018
"Girl" est un chef d’œuvre. L'acteur principal est remarquable et nous bouleverse. C'est un film sur la détermination, sur la recherche de l'identité, et sur l'amour : il y a énormément d'amour dans ce film, notamment celui d'un père pour sa fille, d'une sœur pour son petit frère, d'une fille pour son père. On sort différent de ce film, et c'est le plus grand compliment qu'on peut faire à un film.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 544 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mai 2019
J'ai adoré, c'est une histoire hyper touchante, d'autant plus qu'on se sent aux côtés du personnage principal. Ce qui est beau aussi, c'est que le personnage de Lara est complètement accepté par sa famille, mais ce n'est pas pour autant qu'elle ne ressent pas un mal être, cela reste compliqué avec les autres jeunes de son âge. Bouleversant.
Sylvain M.
Sylvain M.

13 abonnés 169 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 octobre 2018
Un bon film mais assez gênant en même temps. On essaye, autant que possible, de se plonger dans la psychologie du personnage principal qui ne laisse que très peu transparaître ses émotions. Le film est particulièrement perturbant car il est très intimiste, les corps sont filmés de près et on touche au sujet de la transexualité avec une immersion assez forte dans l'intimité du personnage. Certaines scènes sont particulièrement difficiles à voir.
Julie Charlotte F.
Julie Charlotte F.

29 abonnés 29 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 octobre 2018
Juste .
Fin.
Aucune fausse note dans les dialogues , le jeu des acteurs .

Un film Captivant sur la volonté , la détermination et la patience . De l amour dans cette famille , avec des mondes intérieurs de nos acteurs qui les empêchent de se dire qu’ils s’aiment et qu’ils ont besoin de l’autre.

Merci pour ce film !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 30 octobre 2018
Gravité, lenteur et mal-être caractérisent ce film, qui traite plus du comment que du pourquoi. On ne quitte pas un instant la lourdeur de cette mue sexuelle. Cela donne toujours du grain à moudre, mais les émotions ne sont pas passées...
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 414 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 octobre 2018
film sociétal, dans l'air du temps, largement surestimé par la critique. Les acteurs sont excellents et représentent le point fort de "girl"; cependant il ne suffit pas de posséder des moyens techniques, un sujet (mais des documentaires vus à la télévision en disent beaucoup plus) de bons acteurs pour réaliser un film de qualité. Film d'acteurs, modèle d'illustration de l'émission " les dossiers de l'écran". le scénario n'est pas vraiment travaillé et les dialogues sont de qualités très modestes. Deux étoiles et pour les acteurs uniquement.
Gérard D.
Gérard D.

13 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 octobre 2018
Film très bien interprété par les 2 principaux acteurs sur un sujet difficile.
J'ai eu l'impression de répétition, de ne pas avancer.
Je n'ai pas été capté et je suis resté sur ma faim jusqu'au bout.
Plutôt déçu vu les notes reçues.
Jeo Jo
Jeo Jo

20 abonnés 141 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 octobre 2018
Le film évite le piège que pouvait présenter le sujet : le misérabilisme et le larmoyant.
Les acteurs sont prodigieux. La pudeur et l'optimiste adoptés sont une bouffée d'air frais.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 octobre 2018
Quel film. Extraordinaire. Superbement réalisé avec beaucoup de retenue et de pudeur. Les acteurs sont tellement justes.
olev75
olev75

7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2018
Le jeune Polster est ahurissant dans ce rôle. Plus crédible c’est impossible !
Pas pour tout public mais à voir si on aime le vrai cinéma
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 octobre 2018
Ce drame belge met en scène une jeune fille transgenre qui intègre une école prestigieuse de danse pour devenir danseuse étoile. Avec notamment la Caméra d’Or à Cannes et le prix d’interprétation de la sélection Un Certain Regard pour Victor Polster, on peut s’attendre à beaucoup. Et on est pas déçus ! car ce film est un grand film, une très belle création d’un jeune espoir du cinéma européen, déjà bien remarqué pour son court-métrage L’infini, nommé aux Oscars en 2015.

L’attachement profond qu’on porte au personnage de Lara tient au scénario très intelligent et juste, à sa personnalité double et à son interprétation magistrale par Victor Polster où chaque pensée intime s’écrit sur son visage. La figure de Lara est très juste et touchante. Cette adolescente renfermée se comporte comme une danseuse même dans sa vie privée : souriante en toutes circonstances, secrète, extra-gentille quasi maternelle. Cette attitude n’est qu’une façade car le combat qui se joue est exclusivement intérieur.

L’image nous laisse souvent à voir le corps de Lara, souvent en moyen ou gros plan, et le son accentue cette intimité par des bruits propres au corps, bruits de bouches, gutturaux, respirations, pas, « présences » (terme nommant les bruits de mouvement du corps et des vêtements). Cette proximité est constante, que ce soit dans les moments de solitude (chambre, toilettes du vestiaire) ou collectifs (cours de danse). Les séquences de danse appuient sur les respirations et les claquements des pas sur le parquet exigeant. On peut suivre parfaitement le parcours de Lara par rapport aux autres danseurs dans la pièce, le son est aimanté par la présence de la jeune fille.

/// RETROUVEZ L'ANALYSE SONORE COMPLÈTE SUR LE BLOG : https://lepouvoirdessons.wordpress.com/2018/10/28/girl-lukas-dhont-2018/
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