13203 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
436 critiques spectateurs
5
190 critiques
4
117 critiques
3
43 critiques
2
41 critiques
1
25 critiques
0
20 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Buzz063
99 abonnés
919 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 10 avril 2010
Une merveille. Le jeu des acteurs, l'utilisation de la musique et des ralentis, la composition des cadres, les mouvements de caméra, l'utilisation des couleurs (fantastique, certains plans sont de vrais tableaux) et des robes de Maggie Cheung, tout dans ce film est parfait. Si la forme est brillante, le fond n'est pas pour autant en reste. Wong Kar Waï parvient à éblouir le spetateur avec des instants qui paraissent anodin, une rue de Hong Kong sous la pluie, un couloir d'hôtel dont les rideaux sont gonflés par le vent, un regard qui se croise, une homme qui murmure un secret dans un temple...
Un film envoûtant qui nous entraîne dans le Hong-Kong des années 60, où les migrants venus de Chine (Shanghai pour la plupart) conservaient encore leur identité régionale. Ce fut le cas pour Wong Kar-Wai, arrivé à Hong-Kong à l’âge de cinq ans. « Ce qui [l]’a frappé en premier, se souvient-il, ce furent les sons de la ville totalement différents de ceux de Shanghai ». La musique, et en particulier le son prennent donc ici une importance de premier plan. La photographie n’est pas en reste : tableaux en clair-obscur où les couleurs des qibaos (robes traditionnelles chinoises) de Mme Chan (la sublime Maggie Chung) et de la chambre où elle retrouve M. Chow, explosent sur le terne paysage urbain. La caméra filme l’exiguïté des espaces, dont les personnages débordent comme leur sentiment qui ne peut s’épanouir dans cette société étriquée. Le jeu des comédiens est aussi subtil que la réalisation. On ressent la montée du désir dans cette atmosphère chaude et humide, on s’attache aux regards lourds de sens, aux gestes infimes (une main qui se retire ou s’abandonne), on sent le poids des conventions qui empêche l’amour de fleurir, on suit la vaste lente des personnages cherchant à comprendre l’adultère de leurs époux (toujours hors champ) sans pouvoir renoncer à leurs idéaux et s’abandonner à l’amour qui les envahit. Jamais le souvenir de cet amour ne s’effacera, comme ce film nous marque à jamais, lancinante petite musique continuant à nous hanter… Un film magistral, d’une sensualité troublante, une tragédie humaine intemporelle, à voir et revoir.
superbe,sans doute le chef d'oeuvre de Wong Kar Wai,bien sur le scénario n'est pas le point fort du film,mais l'ambiance,envoûtante,toujours présente,ainsi que la musique qui fait la force de ce film,les rideaux,les fameuses robes,chaque élément est important dans ce petit bijoux,vous savez que j'ai faillis mettre je suis fan,enfin,si vous ne l'avez pas vu,allez y !
Je n'écrit que rarement des critiques négatives, même si il y a pire, pour moi In the mood for love mérite d'avoir un petit commentaire. Je ne comprend pas la presse ni les spectateurs qui l'ont si bien noté. Pour moi, un initié et fan de films asiatiques voir de romances, je trouve qu'il est lent, qu'il est vide de sens et de sentiments et même la musique qui peut-être belle hors contexte devient limite agaçante... Ce film est une caricature du cinéma néo-pseudo-intellectuel qui reposerait sur une imposture,mais bon c'est à vous de juger.
In the mood for Love est un film magnifique,à l'atmosphère envoutante et sensuelle. Un bijou du cinéma asiatique,un film sur l'Amour impossible,sur le temps qui passe et les souvenirs qui restent et obsèdent,sur les désirs refoulés. Maggie Cheung est sublimissime,Tony Leung exceptionnel.
Je comprends que l'on puisse etre completement hermetique face a ce film qui va a l'encontre de la production americaine et bessonienne dont on est abreuve a longueur d'annees. Il faut pouvoir se mettre dans le bon etat d'esprit, s'ouvrir completement pour s'impregner de l'essence de ce film. On retrouve la lenteur hypnotique d'un film de Ozu, l'esthetisme forcene d'un Ziang Yimou, les emotions subtiles d'un film de Kitano... decidement le cinema asiatique est loin devant les autres quand il s'agit de produire des chefs d'oeuvres. Attention ce film vous impregnera longtemps si vous le laissez vous envelopper et vous emmener hors du temps.
C'est le summum du cinéma et de la beauté, bien loin des enchaînements d'images à mille à l'heure dont on nous abreuve sans cesse depuis si longtemps. C'est lent, alors on a le temps de profiter de tout : des images, des acteurs, de l'histoire. Et puis c'est fin, tout est suggéré, ce qui finalement donne une force inégalable. Alors bien sûr, ce n'est pas un film d'action, et si l'on veut des courses-poursuites, des tirs et des bastons, il vaut mieux aller voir du côté de Tarantino (que j'adore, soit dit en passant). Mais si on en a marre de ce monde du stress et de la vitesse, qu'on veut faire une pause, In the Mood for Love est LE film.
En réalité, je me souviens n'avoir revu pareil sommet de beauté cinématographique qu'une fois : avec 2046, qui s'avère être la "suite" de In the Mood for Love...
Si vous n'arriver pas à faire votre sieste du dimanche après-midi devant Derrick, je vous conseille de voir ce film, ça risque d'être radical. Au bout d'une demi-heure moi et ma femme nous sommes endormis dessus, et bizarrement le générique de fin nous a réveillé (des musiques plus ou moins soporifiques mais assez bien maitrisées même si c'est toutes ou presque les mêmes). Bref, une BO plus intéressante que le soit-disant chef-d'œuvre encensé par les médias.
Le réalisateur nous offre une très belle histoire d'amour qui traite sur le désir, accompagné de très bons acteurs ( Tony Leung Chiu-wai et Maggie Cheung, qui est ravissante).Pas étonnant qu'ils aient reçu des prix. Les musiques sont, elles, aussi très belles.
In the mood for love est un très bon drame de Wong Kar-Wai. La mise en scène est irréprochable, le scenario est bien travaillé avec une excellente exploitation des relations entre les personnages. Les acteurs comme Tony Leung Chiu Wai, Maggie Cheung ou encore Rebecca Pan sont très convaincants et pour finir le film est vraiment très intéressant. Bref ce film a été une agréable surprise, 14 / 20.
Pour le couple d'acteurs sublimes. Pour l'ambiance délicate et ouatée. Pour LA scène de ce film, pure merveille chorégraphiée de Tony Leung et Maggie Cheung se croisant dans l'escalier menant chez le vendeur de soupes. Pour les violons lanscinants et mélancoliques du thème musical . Pour la collection de robes de Maggie Cheung. Et pour bien d'autres choses encore, ce film est et restera LE film.
Poussif, lent et prévisible, "In the mood for love" est une grande déception. Aucune intensité dans la relation entre Tony Leung et Maggie Cheung pourtant charismatiques à souhait, un temps fou et une lourdeur pour mettre en place ce que l'on sait déjà avant même de lancer le film... Ce n'est pas la catastrophe mais un certain ennui guette et la déception est là face au chef-d'oeuvre annoncé.
Magnifique musique, magnifique photographie, magnifique mise en scéne, magnifiques acteurs. Mais j'ai trouvé que parfois le film tirait en longueur. Je préfere largement Chungking Express. Un film à voir!
D'où vient le culte pour Wong Kar-Waï? De ce drame soyeux pardi!"In the mood for love" a surtout révolutionné l'histoire d'amour contrarié par son approche résolument expérimentale.Une mise en scène innovante,subtile,aux angles de caméra fortement évocateurs.On y dépeint une attirance symbolique et platonique entre 2 êtres délaissés,et même trompés par leurs conjoints respectifs.Madame Chan et Monsieur Cho vivent dans la promiscuité la plus complète dans une pension de famille dans le Hong-Kong des années 60.La solitude les rapproche,puis ils passent de nombreux petits moments ensemble,d'un repas sur le pouce à une répétition de dispute.Kar Waï fait ressortir une sensualité troublante amplifiée par des mains se croisant dans un minuscule escalier,des ralentis sous la pluie ou des regards réservés.La pudibonderie et la retenue empêchera cet amour naissant de se développer.Maggie Cheung porte des robes magnifiques et Tony Leung Chiu-Waï est très élégant.Esthétiquement,Wong Kar-Waï a fait attention au moindre détail.Techniquement,il multiplie les ellipses homogènes.Le thème musical est entêtant et mélancolique.Fortement convaincu par le forme,beaucoup moins par le fond.Distant,froid et statique.L'émotion a du mal à nous effleurer.Une sorte de beauté glacée.
"In the mood for love" est un beau film, un très beau film, une pure merveille, un enchantement, c’est-à-dire - une fois branché le décodeur anti-ironie - un film particulièrement mauvais et extrêmement ennuyeux. Grandiosement pénible. Sublimement chiant. Je dirai même plus : un pur enchiantement ! Le réalisateur lui-même explique que lorsqu’il se lance dans un projet, il n’y a rien d’écrit… Et ça se sent, ça se voit, hélas ! On laisse tourner la caméra jusqu’à ce qu’elle capte - par hasard - une « belle » image : la pluie qui tombe, un regard qui se veut sidérant de beauté, l’éclairage défaillant d’un couloir… Mouais… Inéluctabilité. Tragédie. Émotions. Snif ! Argh ! Souffrance. Beauté triste et tristesse belle. Il faut se pâmer et moi je pouffe. Il faut pleurer et moi je me demande ce que je fais là et si l’on ne pourrait pas me rembourser le prix de ma place. Bref, ce film de flemmards est une totale imposture, un genre de "Mépris" hongkongais - mais pas très gai - donc un genre de "Mépris" aux cons, avec - comme son illustre modèle que j’avais tout autant apprécié… - une musique lancinante, entêtante, obsédante puisque la même ritournelle de deux minutes doit être diffusée au moins dix fois pendant le métrage. Forcément, on vend de la bande originale à la sortie de la séance… Les mots sont toujours plus justes qu’on ne le croit : c’est une B.O.F. très bof. Pour eux aussi d’ailleurs… Ce n’est plus un leitmotiv tellement c’est pompier, c’est une locomotive ! Ça fume et ça fait « tchou ! tchou ! » mais le terminus tarde à arriver. J’aurais dû sauter en marche… Dernière précision : non, il ne se passe vraiment rien, il n’y a même pas de seske - c’est dire ! Aussi, c’est tristounet et abasourdi, quoique soulagé, qu’on voit s’afficher à l’écran le mot « fin ». Personnellement, j’aurais plutôt mis « nul » mais il est vrai qu’on n’a pas sollicité mes conseils de directeur artistique. Un film à fuir. http://autopsie-du-monde.over-blog.com/article-34306964.html