L'Amour l'après-midi
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QuelquesFilms.fr

359 abonnés 1 765 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juillet 2020
C'est le sixième et dernier opus de la série des Contes moraux de Rohmer (1962-1972). En guise de clin d'œil, le cinéaste y fait d'ailleurs réapparaître, lors d'une séquence onirique, les actrices principales des films précédents (Françoise Fabian, Marie-Christine Barrault…). Au menu de ce sixième conte moral : une réflexion à bâtons rompus sur les thèmes rohmeriens de toujours : l'amour, la séduction, la liberté, l'engagement, la morale, le conformisme bourgeois… S'y ajoutent ici quelques variations sur la vie parisienne. Dans ce canevas qui modernise une certaine tradition littéraire des 18e et 19e siècles, quelque part entre Marivaux et Musset, le point de vue est masculin. L'analyse de la confusion des sentiments et des désirs y est très fine. On retrouve le style si caractéristique du cinéaste : intellectuel, doté d'un verbe très élaboré, trop parfois, à la limite de la préciosité. Mais ici, la raideur artificielle dans le dispositif des dialogues est plutôt moindre que dans bien des films du réalisateur. Elle paraît en tout cas moins décalée dans ce monde adulte que dans le monde adolescent ou post-adolescent que Rohmer s'est souvent plu à explorer, avec les mêmes artifices. Affleurent également un soupçon d'érotisme vers la fin du film, ainsi qu'une émotion, quelque chose qui sonne juste sur le cœur des hommes (leurs envies contradictoires, leurs lâchetés…) et quelque chose de touchant qui émane du personnage féminin central et de l'actrice qui l'interprète (Zouzou).
arnaud1972
arnaud1972

42 abonnés 102 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2013
un bon film de rohmer avec des acteurs très crédibles dans une histoire joliement amené, sans être un chef d'oeuvre ce film pren évidemment sa place dans l'oeuvre du grand cinèaste, à voir...
groil-groil
groil-groil

105 abonnés 186 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Sur un sujet maintes fois traité (dont les manifestations les plus récentes dont " Eyes Wide Shut " de Kubrick et l'avatar télévisuel " L'Île de la Tentation "), Rohmer livre un film étrangement sombre, crépusculaire, et qui parvient surtout à ne jamais être réac' ni "sentimentalement correct".
Ce sixième " conte moral " est avant tout une oeuvre qui magnifie l'engagement amoureux en appuyant l'idée que l'amour est quelque chose de grave, semé d'embûches. Encore un très
grand Rohmer, comme c'est souvent le cas, accompagné sur le dvd d'une confiserie des plus délicieuses, l'hilarant " Véronique et son cancre ", court-métrage de 1958.
SebD31
SebD31

102 abonnés 553 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 avril 2009
L'arrivée soudaine d'une ancienne connaissance dans la vie ennuyeuse d'un cadre supérieur, va bouleverser ce dernier. Passionnant !
Sabine
Sabine

11 abonnés 119 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mai 2022
Je n'ai vu que quelques films de Rohmer aussi ai-je décidé d'approfondir ma connaissance du travail de ce monsieur. Si j'ai beaucoup aimé "la collectionneuse" parce que j'ai trouvé qu'il y redonnait merveilleusement bien l'ambiance des vacances et les hésitations de son héros avec en plus des plans mémorables, j'ai été ici moins impressionnée. On suit bien le cheminement émotionnel du personnage principal et c'est tout l'intérêt du film. C'est intéressant. Mais j'ai trouvé que Zouzou sonnait faux par moment et esthétiquement le film est plutôt sans intérêt... Un peu déçue...
Roub E.

1 314 abonnés 5 393 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 février 2022
Toujours curieux de découvrir de nouveaux cinémas j’ai tenté pour la première fois un film d’Eric Rohmer et quel horreur. Pour être très franc j’ai eu envie de couper dès la fin du prologue ayant rapidement compris que j’allais détester. Les dialogues très littéraires sonnent faux et les acteurs aussi. Et puis ils sont vains et ridicules. C’est pendant une heure et demie les élucubrations d’un homme (en sous pull à col roulé) insignifiant et effroyablement commun qui se prend pour le nombril du monde. Le pinacle de la vacuité de la chose étant la scène d’achat d’une chemise à carreaux qui « gratte un peu ». J’ai trouvé le film extrêmement misogyne avec une morale mal placée. La caméra amorphe n’aide pas à intéresser à ses marivaudages d’une tristesse et d’une platitude infinies. Peu de cinéma, beaucoup d’onanisme voilà ce à quoi m’a fait penser un film qui est à ce jour le pire que j’ai vu du groupe de la « nouvelle vague ».
Nicothrash

468 abonnés 3 309 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 novembre 2012
Dernier des "Six Contes Moraux" et nouvelle déception pour ma part, ce film est des plus banal, certes c'est bien joué et l'ennui est moins présent que dans les deux précédents mais ça n'emporte pas non plus le spectateur bien loin. L'intrigue, pas dénuée d'intérêt, est malheureusement déjà vu maintes fois, par contre la fin est bien différente des cinq premiers contes, c'est pour une fois l'homme qui fait à priori le bon choix après s'être fourvoyé dans les bras d'une autre. Le premier cycle de Rohmer se termine ainsi, pas de la plus belle des manières mais au moins sur une belle morale.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

94 abonnés 4 359 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2024
Dans son sixième conte moral, ERic Rohmer étudie l'adultère "bourgeois"; un thème qu'un autre cinéaste de la Nouvelle vague (Truffaut dans "La peau douce" avait évoqué avec sensibilité et hors des contingences morales.
Dans "L'amour l'après-midi", Rohmer ne porte pas de jugement sur l'attitude de Frédéric face à la tentation, que la réalisateur parait considérer comme naturelle, de l'adultère. Frédéric, en revanche, exprime à voix haute, son désarroi et ses contradictions, son amour pour son épouse et son désir de Chloé, une ancienne amie qu'il vient de retrouver. Celle-ci incarne la tentation et la nouveauté autant que, opposée à la morale monogame de Frédéric, un célibat revendiquant la liberté et la multiplication des histoires et des partenaires amoureux.
On n'apprendra rien sur la condition de l'homme marié placé devant des attirances plus ou moins fugitives et se représentant, sans cynisme, "l'amour l'après-midi" comme une évasion. Le dilemme, tel qu'il est posé, de façon raisonnée et cérébrale -du Rohmer en somme- initie une réflexion habile et quasi exhaustive sur le désir, la fidélité, la culpabilité. Une réflexion dont l'enjeu, dit plus prosaïquement, est : Frédéric cèdera-t-il aux avances de Chloé?
On retrouve ici le style de Rohmer, sa mise en scène sans affèteries, discursive et dialectique plutôt que romanesque ou passionnelle.
Theo
Theo

39 abonnés 1 084 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 octobre 2025
Il y a dans L’amour l’après-midi cette élégance tranquille typique des films d’Éric Rohmer, une manière bien à lui d’observer les glissements imperceptibles du cœur et de la pensée, en apparence anodins, mais en réalité chargés de tensions morales silencieuses. Et pourtant, derrière cette douceur apparente, quelque chose résiste. Le film touche, mais n’enlace pas ; il intrigue, mais ne bouleverse pas ; il charme, mais ne séduit jamais tout à fait.

Frédéric, jeune père de famille dans un Paris feutré des années 1970, mène une vie stable, presque étanche à toute turbulence. Mari aimant, professionnel respecté, il n’a pas de raisons objectives de douter de son bonheur. Mais c’est bien là que Rohmer commence à jouer : dans ce « trop plein » d’équilibre, ce confort qui devient sa propre cage, ce bonheur qui demande — presque implore — à être fissuré. Et voilà que Chloé surgit, incarnée avec une nonchalance provocante par Zouzou, et introduit dans la vie de Frédéric une faille douce, presque imperceptible, par laquelle vont s’engouffrer des questions qu’il n’osait plus formuler.

Le film déroule alors, sans heurts, une valse discrète entre fantasme et raison, entre tentation et renoncement. La structure est linéaire, presque plate, et c’est volontaire : Rohmer filme le quotidien comme un terrain d’expérience morale, où rien ne se passe, ou presque, et où pourtant tout se joue. Chaque regard de Frédéric, chaque silence de Chloé, chaque infime hésitation dans les dialogues devient une matière première du trouble. Ce n’est pas du suspense — c’est de l’oscillation.

Mais cette retenue, admirable dans sa constance, peut parfois donner au récit une texture un peu lisse. Les moments de tension, bien que réels, manquent d’accélération dramatique. On aimerait que certaines scènes prennent davantage le risque de l’inconfort ou de la déchirure. Le rêve d’un talisman magique pour séduire toutes les femmes effleure une audace poétique — mais il reste trop fugace, presque anecdote. De même, spoiler: la scène centrale, où Frédéric fuit l’appartement de Chloé au seuil du désir, est belle dans son ambiguïté, mais demeure théorique, comme désamorcée par avance.


Ce qui frappe, en revanche, c’est la justesse des figures féminines. Là où d’autres cinéastes auraient réduit Chloé à une simple tentatrice, Rohmer en fait un personnage autonome, opaque, indompté. Zouzou n’incarne pas un fantasme masculin : elle est son propre désordre, sa propre énigme. spoiler: À l’inverse, Hélène, épouse aimante et discrète, finit par apparaître non comme une figure stable, mais comme la vraie inconnue du film — cette femme qui pleure sans un mot à la fin, sans que le spectateur sache exactement pourquoi.


Visuellement, le film épouse le quotidien avec délicatesse. La photographie de Néstor Almendros est, comme toujours, d’un naturel presque transparent, sans emphase. L’éclairage doux, les décors réalistes, les couleurs pâles : tout concourt à une impression de réalisme contemplatif, à la limite de l’abstraction sociale. On est dans un Paris sans fracas, où les passions grondent à voix basse, derrière les portes closes et les cafés silencieux.

Rohmer, fidèle à lui-même, refuse les conclusions tranchées. Ce que l’on croyait être une histoire de fidélité devient une fable sur le dédoublement, la coexistence possible — ou non — de plusieurs soi. C’est dans cette idée, en demi-teinte, que le film trouve sa singularité : la fuite de Frédéric n’est ni victoire morale, ni échec érotique, mais une sorte de repli dans le rêve éveillé, un retour à l’imaginaire — là où, paradoxalement, la liberté semble plus viable que dans l’action.

Et pourtant, malgré toutes ses qualités — la finesse des dialogues, l’intelligence des situations, la pudeur de la mise en scène — L’amour l’après-midi ne parvient pas à atteindre la puissance émotionnelle de certains autres Contes moraux. Il est plus cérébral que viscéral, plus élégant que bouleversant. spoiler: Ce n’est pas un défaut, mais une limite, assumée, peut-être même revendiquée. On sent que Rohmer n’a pas cherché à faire un film « fort », mais un film lucide, précis, presque expérimental dans sa sobriété. C’est une œuvre qui exige une forme d’écoute patiente, mais qui, pour certains, laissera peut-être une impression de distance, de frôlement inabouti. Ce dernier conte moral clôt donc le cycle comme une respiration retenue : ni sommet, ni épilogue fade, mais une œuvre intermédiaire, suspendue, qui résiste à l’évidence. À la fin, Frédéric ne choisit pas vraiment. Il revient. Et c’est peut-être tout ce que Rohmer veut dire : qu’à force de vouloir vivre deux vies, on risque de ne plus habiter pleinement aucune.

Un film d’une grande délicatesse intellectuelle, qui dessine à traits fins ce que d’autres auraient peint à coups de clairons. Mais dont le murmure, aussi subtil soit-il, n’enveloppera pas tous les spectateurs avec la même intensité.
jus d'citron
jus d'citron

10 abonnés 39 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 août 2018
Magnifique film de Rohmer. Le film se concentre sur la tentation d'infidélité d’un père de famille dans le début des années 70. Comme à son habitude la mise en scène est très épurée et directe mais le film, en cherchant à se placer du point de vue de son protagoniste, se teinte aussi d’onirisme de sensualité et même d’une certaine beauté plastique. Précis comme une pendule et vertigineux dans les instants décisifs, assurément un des chefs-d’œuvre de son auteur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 avril 2007
Un film intello-philosophico-moraliste-intimiste AVEC DU RYTHME ??? Pas possible me direz-vous !! et ben si! Oubliez Le genou de Claire, Ma nuit chez Maud, L'arbre le m. et la m., Les contes etc, si ce sont certes de bon films, aucun n'arrive à captiver sur toute sa durée comme L'amour l'après-midi.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mai 2023
Film très typique d'Eric Rohmer avec des dialogues profonds et un scenario centré sur les péripéties des rapprochements amoureux. L'ambiance est typique des années 70. Des ambiguités subsistent sur le personnage de l'épouse du personnage principal.
VERTIGO
VERTIGO

7 abonnés 423 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 mars 2026
Contrairement à toutes les critiques élogieuses et la page Wikipédia du film je ne trouve pas du tout ce film du niveau du film "ma nuit chez Maud" meilleur film de Rohmer avec « le genou de Claire ».
Le sujet était pourtant bien choisi, mais les principaux acteurs sont mauvais surtout Zouzou qui joue totalement faux ayant certainement du mal à jouer ce rôle de composition d'une simple serveuse dans une boite de nuit.
Seule la vraie femme de Bernard Verley dans la vie, Françoise Verley est crédible.
Dommage.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 janvier 2011
Dernier des six contes moraux, L'amour l'après-midi est une réflexion portant sur la beauté et l'amour sous toutes ses formes, qu'il soit conjugal ou libertin. L'action ne s'inscrit plus dans la campagne luxuriante de La collectionneuse, mais à Paris parmi des bureaucrates affairés. Le film est composé de trois moments, un prologue, une première à laquelle succède une deuxième partie. Le prologue est concentré sur un personnage attachant, celui d'un père de famille se passionnant pour la lecture et qui, dans une entreprise qu'il a créé, se complaît à vivre librement ses journées. Il médite paisiblement sur les femmes et s'amuse à conter fleurette à certaines. La première partie débute avec l'irruption d'un nouveau personnage, celui de Chloé, fantôme du passé qui resurgit dans la vie de notre père de famille. Elle enchaîne les emplois, les petits copains et les appartements sans jamais ressentir le moindre attachement. Elle est aussi impulsive que nihiliste. Les deux se côtoient de plus en plus et une véritable intimité se crée entre eux. Elle a une aversion pour l'amour à long terme mais reconnaît dans le même temps que la seule chose qui la fasse survivre est l'espoir d'avoir un enfant un jour. La deuxième partie gravite autour de la relation entre ces deux protagonistes. Alors qu'il se sentait de plus en plus à l'aise en sa compagnie, Chloé prend une décision irrévocable: il sera le père pour le fils qu'elle désire avoir. En effet, il se présente comme le père idéal pour elle puisqu'il est séduisant et déjà marié. C'est après quelques vaines tentatives qu'il renonce définitivement à la tentation de faire l'amour avec Chloé. Il revient parmi les siens avec la ferme intention de rester fidèle à sa femme. L'amour l'après-midi, à la manière de certaines pièces de théâtre comme on en trouve chez Musset ou Marivaux, va au-delà du simple badinage. Derrière des situations très concrètes, Rohmer dévoile les doutes, les incertitudes, les tergiversations et en tire une leçon de philosophie qui lui est propre. Par ailleurs, on remarquera les clins d'œil intéressants auxquels nous assistons car, lorsque le héros s'imagine posséder un médaillon magique, ce sont les anciennes héroïnes des contes moraux qui lui succombent. Il y a donc de quoi s'interroger sur la moralité supposée de ces contes. Que l'on soit d'accord ou non avec cette morale finalement assez équivoque, force est de constater que la profondeur du propos, accentuée par des dialogues et des monologues intérieurs criants de vérité, est véritablement poignante.
Andrew Person
Andrew Person

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 octobre 2022
Le "Je t'aime" de Chloé est probablement le "Je t'aime" le plus original que j'ai vu. À l'image du film : intellectuel, désincarné, nihiliste et spontané.

Le sujet très intéressant est intelligemment orchestré narrativement parlant, dans ce conflit morale qui oppose l'acte et la pensée. Ici, l'auteur s'émancipe de l'idéalisme, et présente la polygamie vécu en distanciation par un homme marié, dont le fantasme de ses désirs passagers renforce l'amour pour sa femme. La civilisation est au centre de la thématique, plus précisément les liens sociaux, en cela que la polygamie détruit les liens sociaux à l'inverse du couple, équitable et équilibré (concernant l'idée générale bien-sûr). Ce qui est très perturbant dans ce film, c'est que le point de vue nous laisse sans repère original, sans dialogue entre le réalisateur et nous, de sorte que nous questionnons nous-même notre conception morale du couple face à la polygamie. Pour finir par un renversement du point de vue, inhabituel chez Rohmer : Le couple, l'amour entre deux personnes triomphe sur la polygamie. Et si polygamie il y a, la clef, qui n'est pas à la portée de tout le monde, est : la distanciation (l'intellectualisation au moyen de l'ascèse). Car elle préserve de l'acte.

C'est une utilisation habile du réalisme, nous nous identifions dans les méandres érotiques et morales du réalisateur à tel point que notre conception morale se confronte à notre point de vue et non seulement à celui de l'auteur, comme on aurait l'habitude de faire. Tout celà n'aurait pas été si Rohmer n'avait pas assumé son parti pris à la fin du film, et je ne m'y attendais pas (surtout après avoir vu ses précédents films qui en sont dépourvus). C'est un coup de théâtre intellectuel !

Dommage que la mise en scène ne soit pas au centre de ses convictions, car la beauté est étrangère à ce film..
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