Sofia
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Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mars 2025
Film projeté au festival VISIONS D'AFRIQUE 2018
Sofia, 20 ans, vit dans une famille aisée Casablanca ; après un déni de grossesse, elle accouche en urgence. La loi marocaine condamnant les relations sexuelles hors mariage, elle est contrainte de déclarer l’identité du père et de se faire épouser…
Chacun des personnages de cette quête représente une des nombreuses facettes de la société urbaine marocaine : Sofia, d’abord, fille un peu négligée dans sa famille, n’a pas beaucoup d’ambitions ; ses parents sont essentiellement soucieux du qu’en dira-t-on mais aussi des effets du possible scandale sur leurs affaires ; Lena, la cousine de Sofia, étudiante en médecine, assez émancipée, recherche la solution la plus juste ; Omar, le ‘’présumé père’’, bien brave mais d’extraction trop modeste pour satisfaire la ‘’belle famille’’, reste longtemps en mode ‘’survie’’ ; la grand-mère d’Omar, femme du peuple dotée d’un grand sens pratique est rapide à voir l’intérêt de sa lignée…
Le rythme du récit est prenant ; le spectateur est soumis à des doutes qui évoluent tout au long du film, pour déboucher sur…
Le récit fait la part belle aux femmes calculatrices, qui bernent les hommes ; ces derniers ne sont pas pour autant dignes d’éloges. C’est sans doute là le défaut du film : aucun personnage n’est réellement sympathique...
Nicolas N.
Nicolas N.

54 abonnés 960 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 septembre 2024
« Sofia » de Meryem Benm'Barek explore la complexité des normes sociales au Maroc à travers le parcours poignant de Sofia, une jeune femme confrontée à une grossesse non désirée dans une société où les relations hors mariage sont interdites. Malgré une tension palpable tout au long du film, le scénario reste parfois trop centré sur les conflits sociaux, au détriment de la profondeur émotionnelle des personnages. Maha Alemi offre une performance solide, bien que son personnage reste souvent énigmatique et difficile à cerner. Sarah Perles, dans le rôle de Lena, incarne avec brio un dilemme moral entre ses obligations professionnelles et sa loyauté familiale. Avec une mise en scène subtile mais percutante, Sofia mérite une note de 2,5/5 pour ses bonnes intentions, mais elle aurait gagné à approfondir davantage ses personnages.
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mars 2024
Drame au scénario sobre et sombre à la fois, ce joli film pose l’épineuse question du statut de la femme au Maroc, du poids de la tradition, de la fracture sociale qui ronge la société et dresse le tableau d’un pays figé dans ses certitudes. Ce film courageux et implacable dresse donc un état des lieux de la condition féminine sans tomber dans le piège de la victimisation, à travers un personnage ambigu, Sofia, accouchant d’un bébé hors mariage. Saluons la belle performance de Maha Alemi, dans son rôle de maman perdue, cherchant désespérément une porte de sortie dans une société patriarcale et teintée d’hypocrisie.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2022
Le film montre les conséquences d'une loi scélérate au Maroc qui interdit à une femme d'avoir un enfant hors mariage. C'est le cas de Sofia, qui se retrouve enceinte et accouche illégalement donc. Sa grossesse se fait en mode déni, ce qui fait que personne ne se rend compte de rien. Même elle.
Mais une fois quel le bébé est là, il faut trouver un père, même faut, il faut sauver la face vis-à-vis de l'administration (elle risque la prison), vis-à-vis des voisins et vis-à-vis des affaires (la famille est plus préoccupée de ces aspects-là que de la souffrance de la jeune femme). Cette loi conduit donc tout le monde à mentir et à devenir hypocrite, y compris la maman du bébé, pour sa survie. Le film et le scénario réussissent bien à montrer ces conséquences et comment Sofia, au début victime, retourne la situation à son profit, pour sa survie, mais au détriment de la liberté d'autres personnes.
Le film sur ce sujet grave, n'est pas larmoyant ni donneur de leçon. Il montre les conséquences que cela peut avoir.
Le film ne prend pas le temps de développer par contre le crime original: celui qui lui a fait un enfant est évoqué, mais comme étant une source financière pour la famille, n'est pas poursuivi. L'âge de la jeune femme n'est pas évoqué non plus. C'est principalement le défaut du film, de montrer quelque part que cet acte initial est sans conséquence pour son auteur. Mais ce n'est pas le sujet.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 septembre 2019
Il est toujours délicat de vouloir comparer deux sociétés et encore plus la sienne à une autre. Comparer c’est aussi opposer, est tenter d'opposer c’est s’exposer à des maladresses voire à des arguments prêt-mâchés. Ce qui n’empêche pas de se révolter devant une société implicitement régie par une morale religieuse. Cependant, force est de constater que « Sofia » évolue dans une société étouffante, privée de libertés fondamentales comme le droit à disposer de son corps comme bon lui semble et de faire un enfant toute seule. Si « La belle et la meute » se rapprochait pour moi du film d’horreur, celui-ci se rapproche du thriller car la dernière demi-heure du film a renversé mes convictions. En effet, comment ne peut-on pas compatir et être révolté par ce qu’endure Sofia au début de sa mésaventure ? Comment ne peut-on pas en vouloir à ces pays où l’homme a droit de regard sur la femme jusqu’à son intimité. Insupportable. Puis à ma grande surprise, celle-ci un tantinet désagréable, comment ne peut-on pas être remonté devant les agissements de Sofia ?! Sur le moment et dès la fin du générique, je l’ai trouvée à terme antipathique. Déjà je n’avais pas apprécié son ingratitude envers Lena qui s’était démenée pour la couvrir. spoiler: Mais le fait d’avouer qu’Omar ne l’avait pas touché a fini par m’assommer !
Puis, avec le temps, en laissant retomber la pression, on ne peut que constater que rien n’est ni blanc ni noir, que la position de Sofia peut se comprendre même si je n’approuve pas son stratagème. Mais il est vrai que dans cette société patriarcale à dominante religieuse, tout est question de survie. Et Sofia se bat avec ses propres armes et profite des failles pour s’y engouffrer. Et la conséquence assez inattendue : l’homme peut être victime de cette société patriarcale ! Le choix de Sofia entraîne un homme dans son eau du bain. Le paradoxe de ce film, ou l’originalité de la réalisatrice, c’est d’illustrer un combat de femmes où l’homme aussi étrange que cela puisse paraître est écarté du débat, ou sa parole est presque invisible (l’oncle), inaudible (le père), muselée (Omar). En effet, Sofia prend sa décision entre sa mère, sa tante et Lena, sa cousine. spoiler: Quelque part pour sauver l’accord entre les parents et le violeur,
Sofia choisit « l’intérêt de sa famille » avec la complicité résignée de sa mère, de son père, de sa tante. Un film déplaisant dans sa morale. Ce récit est sordide. Seule la société marocaine est responsable voire coupable de la décision de Sofia. Mais elle n’est pas la seule victime, Omar également. Un film finement maîtrisé par Meryem Benm’Barek. A voir.
conrad7893

351 abonnés 1 679 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 septembre 2019
Un premier film réussi d'une réalisatrice marocaine qui nous fait un constat édifiant de la conditions des femmes au Maroc dans le cas de grossesse hors mariage. (peine de prison)
Situations encore courante dans ce pays . La réalisatrice a fait un film sobre et engagé en espérant que les choses vont changer. Les actrices sont justes. Des scènes plombantes
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 septembre 2019
Un film sobre et délicat qui a surtout le mérite de mettre en lumière la condition des femmes au Maroc.
CaMéo Gironde
CaMéo Gironde

5 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2019
Premier long métrage, primé à Un certain regard, Sofia suit le l’accouchement, houleux car hors mariage, d’une jeune femme et les pressions familiales qui s’ensuivent. Un thème fort, bien ancré encore dans la société marocaine que la réalisatrice dépeint avec minutie.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 31 octobre 2018
Film bouleversant et révoltant car le coupable de la vie gâchée de plein de gens ne sera pas inquiété. Le carcan culturel bloque toute possibilité de réparation. Quel dommage pour cette jeune fille ! Quel dommage pour le jeune homme qu'elle entraîne dans son calvaire !
rerererere
rerererere

3 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2018
Ce film met en évidence un détail actuel ahurissant de la loi marocaine : avoir un enfant hors mariage est puni par la loi ! Cela oblige la population à des petits arrangements... L’histoire déroule un certain suspense, à voir.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2018
"Sofia" est un portrait glaçant de la condition des femmes au Maroc en 2018. En effet, Sofia (Maha Alemi) accouche d'une petite fille suite à un déni de grossesse et va se voir confronter à l'incompréhension de sa famille et surtout encourir des ennuis judiciaires. La réalisatrice signe un film engagé où la réputation de la famille est sacralisée. spoiler: Le retournement final est aussi bien ficelé qu' inattendu et la vérité n'en est que plus cruelle
. Dommage que ce film soit si court mais il mérite d'être vu non seulement en France mais aussi au Maroc et ailleurs.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 octobre 2018
Voici un film d'une grande sobriété. Un portrait sociétal, qui éclaire l'écart entre un pouvoir patriarcal, auquel chacun.e est soumis. Il faut en passer par les hommes. Un enfant sans père n'est pas concevable au Maroc. Mais lorsque les femmes parlent entre elles, ce pseudo pouvoir que les hommes pensent détenir est bien dérisoire. Lorsque les femmes entre elles se parlent de la nuit de noces, le mari semble bien dérisoire. Ce qui me fascine chaque jour un peu plus, c'est le pouvoir grandissant de préceptes religieux, mais quel dieu pourrait faire si peu de cas des problématiques individuelles ? L'enfant conçu hors mariage aura un père. Celui désigné par la mère, quand bien même ce ne serait pas lui. L'auteur présumé est coincé. Point de test ADN, ici la parole suffit. Point de rapports sexuels hors mariage édicte la loi en s'appuyant sur la parole du prophète. "Sofia" nous démontre qu'un drame se prépare, tandis qu'un autre a eu lieu. L'enfant aura un père désigné. L'amour ne suffit pas, mais il peut aider. Parfois, l'ascension sociale versus la misère peut brouiller les pistes. La dignité est sauve en apparence, même si les êtres sont bafoués au plus profond d'eux-même. Je n'aime pas cette cohésion, qui repose sur les apparences. la réalisatrice, Meryem Benm’Barek, nous fait une démonstration éloquente de rapports humains tronqués. La police occupe une place centrale dans la vie des gens. Elle a le pouvoir d'imposer des alliances ou de méconnaître la complexité des situations en faisant pression sur les individus.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 octobre 2018
film certes court .....mais je dirais heureusement car la problématique est trop poignante voire étouffante.
On entre direct dans le vif du sujet et ensuite on en décortique les enjeux de cette société.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2018
« Sofia » est le premier film de la réalisatrice marocaine Meryem Benm’Barek. L’histoire est à première vue simple quand on sait qu’au Maroc une femme ne peut accoucher sans être mariée ou du moins avoir un père … et d’ailleurs en cas de viol si le père reconnaît l’enfant et épouse la femme violée, il est alors exempt de poursuites judiciaires. Sofia, 20 ans, est la fille unique d’un couple marocain traditionnel et de classe socio-économique moyenne mais lié par des affaires dans l’agro-alimentaire avec un couple mixte franco-marocain dont l’épouse est la sœur de l’épouse du premier couple et dont la fille, Lena, élevée de façon occidentale fait des études de Médecine à Casablanca. Sofia après un déni de grossesse perd les eaux et Lena de prendre sous sa coupe sa cousine … et de partir ensuite à la recherche d’un père ... mais je n’en dirai pas plus pour ne pas dévoiler le fin mot de l’histoire qu’on peut assimiler à un jeu de poker menteur.
Le sujet est fort bien traité avec des regards, des soupirs, des non-dits, des ébauches de gestes qui en disent long avec une adéquation de la lumière avec la situation (cf. la lumière glauque bleutée de la salle de la clinique où Sofia accouche en cachette du chef de service avec l’aide de sa cousine et inversement les tons chauds de la maison de la tante qui a réussi via les affaires de son mari Français ou bien les tons chauds du mariage). Ce film traite de la condition des femmes au Maroc mais aussi dans le monde car in fine les femmes gèrent souvent indirectement les choses avec le dilemme du cœur et de la raison. Il montre aussi le fossé qui se creuse au Maroc entre les personnes qui ont réussi et vivent dans de luxueuses villas et la « populace » des quartiers périphériques ; et le pouvoir de l’argent qui permet d’acheter le commissaire de police ... mais aussi le rôle de l’argent dans les décisions qui seront prises pour Sofia.
Un film très linéaire dans son déroulement et qui n’est pas « militant » malgré le carton initial « au Maroc, sont passibles d’emprisonnement toutes personnes ayant des relations sexuelles hors mariage ». Un film qu’on découvre avec un grand plaisir … et pour ma part j’attends le second film de cette réalisatrice et scénariste justement récompensée à Angoulême (festival du film francophone) et à Cannes (section « un certain regard »).
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 921 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2018
Sur un scénario bien plus retors qu'il n'apparaît en premier lieu, une excellente satire du conformisme traditionnel des sociétés humaines et de l'hypocrisie sociale derrière la morale religieuse, servi par de bons acteurs, et qui range ce film dans un universalisme qui dépasse la seule dénonciation d'une culture devenue archaïque.
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