Border
Note moyenne
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143 critiques spectateurs

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ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 août 2021
Film scandinave curieux, optant pour une dynamique plutôt en rupture avec le(s) genre(s) qu'il aborde, générant surprise ou malaise au gré de ses scènes fortement teintées de symbolisme nordique. Les acteurs (les deux principaux, le reste du casting est anecdotique) se fondent formidablement dans leurs personnages sous la couche de maquillage, transcendant une histoire subtilement mise en scène, qui pèche malheureusement un peu dans sa dernière ligne droite par un excès de facilité.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2024
Voici un long-métrage bien atypique qui flirte avec plusieurs genres (notamment le fantastique et le thriller) et qui narre la vie de Tina, une agente des douanes suédoise au flair infaillible, mais au physique ingrat. Même si elle vit en couple avec Roland, Tina semble comme seule et toujours triste jusqu’au jour où elle va rencontrer l’étrange Vore sur son lieu de travail. A partir de là tout changera pour la jeune femme et pour nous aussi d’ailleurs car le métrage prendra une autre direction que celle attendue. « Border » ce serait un conte naturaliste dans lequel le soi-disant animal aurait plus d’humanité que les hommes eux-mêmes. De plus, scénarisé par l’auteur de « Laisse-moi entrer » (« Morse » au cinéma), ce film au superbe duo d’acteurs qui ont dû subir des heures de maquillage et croulant sous les prothèses, se permet même le luxe de s’achever sur une fin inattendue, magnifique et ô combien pleine de promesses. Singulier, onirique et beau à la fois, « Border » a donc tout du métrage à découvrir !
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mai 2024
Pour son second film (après l’inédit « Shelley » et avant le brillant et mémorable thriller se déroulant en Iran « Les nuits de Mashad »), Ali Abbasi nous surprend mais nous met plus que de raison dans une position inconfortable. Sous ses airs de suspense saupoudré d’une pincée de surnaturel (le personnage principal est une douanière qui sent les émotions des gens, ce qui lui permet de bonnes prises lors de ses fonctions), « Border » va bien plus loin de par la nature même de son couple de protagonistes au faciès disgracieux. En effet, sans vendre la mèche puisqu’on l’apprend très vite, Tina et Vore sont des trolls. Oui de véritables trolls, tels que les légendes scandinaves nous les font imaginer. Si la première passe pour une femme malheureuse que la foudre a défigurée et qu’elle ignore ses origines, le second en est pleinement conscient en assumant et vantant sa condition. Le cinéaste suédois d’origine iranienne tisse ainsi un mélange de thriller et de romance tordue sur ce canevas qui puise son inspiration dans la folklore scandinave et fait entrer le fantastique et l’étrange dans un monde ultra réaliste.

Le résultat est profondément audacieux et inattendu. Et il faut dire que « Border » réserve pas mal de surprises étonnantes qui vont réjouir certains spectateurs et rendent les autres totalement incrédules. Voire même leur faire détourner le regard tellement c’est osé et particulier. On pense notamment à une séquence de coït entre trolls filmée dans sa totalité (!). Inutile, horrible pour nous humains et dérangeante, elle frôle dangereusement le ridicule et montre que l’auteur a voulu aller au bout de son idée mais qu’il s’est laissé un peu dépasser par son entrain. En revanche, les rapports avec la nature de ce duo en décalage avec l’humanité et représentant des pôles opposés quant à leur condition et leur appréhension du monde est plutôt bien rendu. La mise en scène assez anodine dans les moments citadins prend une ampleur plus minérale et apaisante lorsqu’on se retrouve dans les bois ou proche d’un cours d’eau. « Border » prend alors des détours presque contemplatifs assez beaux et apaisants.

La partie qui se rapproche plus du thriller avec le trafic d’enfants et les pédophiles rend le film encore plus sombre et lourd (dans le bon sens du terme) dans son propos. Et il permet de mixer le folklore propre aux trolls et aux légendes qui vont avec. Il y a quelques zones d’ombre que le spectateur se doit de combler sans que cela n’empiète sur notre appréciation du film mais il faut préciser que « Border » reste une œuvre hors des sentiers battus, rien que par la nature de ses personnages, mais aussi. Certaines longueurs et scènes bizarres vont probablement décourager mais on ne peut nier un long-métrage qui tente quelque chose d’inédit et qui se pare d’un discours sur la différence (le racisme n’est pas loin) sans oublier d’être aussi une histoire d’amour et de filiation. À noter qu’on aurait aimé voir davantage de séquences de contrôle et qui mettent le don de Tina en avant plutôt que ce ne soit juste l’amorce de l’histoire. Au final, perturbant et pas toujours heureux dans ces choix radicaux, « Border » demeure un film comme en voit peu et que son réalisateur maîtrise. Après, et encore une fois, c’est très singulier...

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tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 mars 2019
Border Line
Difficile de comprendre comment ce film a pu repartir de Cannes avec un prix. Surement car il déroule à loisir une intrigue assez simple mais avec des atours très intellos. Atours qui paradoxalement plombe sérieusement l’intérêt d’un film qui veut surfer entre romance, polar, thriller et fantastique. Une femme, moche, on peut le dire, mais au nez incroyable est salariée de la police au frontière ; poste dans lequel elle fait des ravages. Telle un chien renifleur rien de suspect ne franchit la frontière jusqu’à ce qu’elle tombe sur un homme aux particularismes physiques identiques au sien. Elle va pouvoir en rencantrant un de ses semblables découvrir qui elle est vraiment ; mais çà permet surtout à Ali Abassi (le réalisateur) de montrer au combien la monstruosité physique n’est pas corrélé à l’humanisme de la personne difforme. Mais surtout il démontre, en exploitant à fond une mythologie européenne si peu exploitée par le cinéma actuel, la frontière ténue entre animalité et humanité et au combien les monstres sont parfois plus humains que les humains eux-mêmes. Tout cela de manière souvent très maladroite, souvent grandiloquente et parfois ridicule. Et esthétiquement, on ne peut pas dire que ce film soit une pépite non plus. L’an dernier, avec « Les bonnes manières », un film brésilien ; on nous servait déjà le même discours ; mais ce dernier avait malgré tout plus de coffre au niveau de sa mise en scène. Etonnant succès critique.
tout-un-cinema.blogspot.com
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juillet 2022
Ce film est très intriguant. On pense avoir affaire à un thriller assez calme, plongé dans les forêts suédoises. Puis en fait, on réalise qu'on est plutôt dans un film d'horreur. Bref on est à la limite entre les deux. L'histoire de "trolls" est dérangeante et c'est ce qui fait la force du film. On avait déjà été surpris par le personnage principal, plutôt bizarre, avec une apparence physique assez peu ragoutante, mais un odorat hors du commun, qui lui donne toute sa force. Lorsqu'elle est impliqué dans une enquête de police, on pense qu'on va suivre cette enquête pendant le reste du film. Mais non c'est pas le sujet principal. Au contraire, le sujet principal est ce qu'on aurait pu penser être au départ, les scènes annexes sur son lieu de résidence, dans la forêt avec son compagnon. Cela devient le sujet principal du film.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 août 2021
Tina, douanière, est connue pour son odorat extraordinaire. C'est presque comme si elle pouvait flairer la culpabilité d’un individu.

C'est l'Iranien Ali Abbasi qui a adapté la nouvelle "Gräns" tiré du recueil "Låt de gamla drömmarna dö" de John Ajvide Lindqvist (2004). L'auteur à d'ailleurs écrit le scénario avec le réalisateur et Isabella Eklöf. Le film a remporté le prix Un Certain Regard du Festival de Cannes 2018.

On en est au huitième film du Festival Vidéo Club de CinéPop, et cette fois ça sera donc un film primé à Cannes. Est-ce une surprise si je vois que je l'ai trouvé assez moyen ?

Une chose qu'on peut lui reconnaitre, c'est qu'il est atypique. Dès le début, on sent que cela ne va pas être une expérience comme les autres. Qu'on aime ou pas le résultat final, la prise de risque de ce long métrage est à noter.

Il m'a fallu un petit moment déjà pour rentrer dedans. On voit le personnage de Tina qui a cette capacité à sentir les choses. Il va falloir mettre du temps avec de cerner cela, et en attendant, le manque de repère est un peu perturbant. D'autant plus qu'elle aussi ignore tout de sa véritable histoire. Pour autant, Tina n'en reste pas moins attachante. En effet, on voit qu'elle ne se sent pas à sa place, voir pas "humaine". Sa recherche de la vérité, et sa réaction pour l'affronter m'ont vraiment plu. Eva Melander joue particulièrement bien en faisant ressortir son côté sauvage.

Malheureusement, le récit va vite piétiner car à force de ne pas savoir où on va, c'est fatigant. Le personnage de Vore va relancer la dynamique mais avant que cela n'arrive, il faut être patient. Ce nouvel intervenant va venir débloquer beaucoup de points restés en suspens sur la première partie. Je note aussi que Eero Milonoff arrive à se mettre au diapason avec une performance tout aussi remarquable que sa partenaire. Les deux réunis forment un duo très intéressant.

À partir de ce moment-là, l'histoire va donc se recentrer sur la nature profonde de ces deux êtres. On ne va pas aller dans les détails car cela à finalement peut d'importance. Ce qui compte est la philosophie par rapport à leur situation et la manière opposée donc chacun va réagir face au monde extérieur.

Ce choix fait que forcément, on va un peu délaisser l'activité policière de Tina. C'est dommage car cela apportait une certaine intensité et du dynamisme. Le sujet de l'identité de genre de ces deux personnes à beau être intéressant, je dois dire que le traitement est fait à un rythme très lent. Cela n'est pas adapté à tout le monde, et je n'ai pas été toujours fan.

Ce qui m'a le plus dérangé reste tout de même certaines scènes qui vont trop loin. Selon moi, certains sujets marchent mieux sans les images chocs, alors que là on plonge en plein dedans. Dommage car d'un point de vue global, l'esthétisme est soigné et c'était agréable à regarder. Cependant ces passages m'ont déconnecté.
Choupi C.
Choupi C.

27 abonnés 356 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2021
Enfin un film qui sort vraiment des sentiers battus! Très bien joué et très intriguant. Film parfaitement abouti, très bien ficelé !
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 janvier 2021
Ovni cinématographique. Le mythe des Trolls revisité. Le fantastique décolle dans la 2e heure. Ode à la laideur, l'animalité, la différence.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2020
C’est de Suède qu’on reçoit de temps à autre des propositions Fantastiques à nulles autres pareilles, qui parviennent non seulement à révolutionner des thèmes qu’on pensait avoir exploré sous toutes les coutures mais aussi à transcender les barrières entre les genres. Voici une dizaine d’années, c’était le magnifique ‘Morse” qui jouait le rôle d’Elu et avait été jusqu’à susciter un remake américain qui perdait malheureusement beaucoup de sa saveur au passage : je ne doute pas un seul instant que ‘Border’, d’ailleurs du même auteur, puisse connaître le même destin. Tina, douanière à la frontière suédoise, possède le pouvoir de “sentir” non seulement les marchandises illégales mais aussi les sentiments les plus inavouables des voyageurs, comme la honte ou la peur, ce qui fait d’elle une excellente recrue. Ce don se paye toutefois au prix fort, car Tina est physiquement monstrueuse, avec son allure préhistorique, ses yeux d’animal enfoncés dans leurs orbites, son nez à la fois allongé et écrasé, sa bouche prognathe et sa dentition répugnante. Condamnée à une vie privée qui ne lui apporte aucune satisfaction entre un père sénile et un amant opportuniste, seulement atténuée par ces brefs instants où il lui est possible de communier avec la nature, Tina rencontre un jour un de ses semblables...et c’est le coup de foudre ! Un coup de foudre qui l’oblige aussi, pour la première fois, à se poser réellement la question de ses origines et de sa véritable nature. Ces interrogations existentielles occupent une bonne moitié du film, et le spectateur ne peut faire autrement que de se poser les mêmes questions, d'interpréter les indices en faveur d’une hypothèse ou d’une autre, mais également à se livrer sa propre introspection, en se demandant s’il pourrait agir normalement au contact d’une personne dont l’apparence extérieure est si repoussante qu’elle occulte toute autre considération. Heureusement, Ali Abassi ne fait pas reposer le pivot de sa fable sur une révélation qui est connue dès le milieu de l’histoire, et continue à cultiver l’intérêt du spectateur en proposant plusieurs degrés de lecture qui ont le bon goût de rester lisibles sans être assénées pesamment, qu’il s’agisse de références à l’extermination des peuples indigènes ou aux stérilisations massives à visées eugénistes réalisées par les gouvernements suédois d’après-guerre, et à emballer le tout dans un polar tendu, compliqué par le comportement imprévisible qu’on ne peut que prêter à ses protagonistes.
janus72
janus72

52 abonnés 280 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 février 2019
Quel est au juste le propos d'Ali Abbasi ? La différence - l'acceptation - les méthodes & théories eugénistes utilisées en Suède ? Dites-moi SVP
Tout comme cette bonne couche abjecte de pédophilie... elle apporte quoi de plus à ce film ?
Alors on sauvera quoi de ce scénario qui aurait pu être intéressant, voire tendre et peut-être même drôle par moments ?
Que de questions pour un film que j'aurai oublié bien vite alors que son réalisateur visait là certainement plus haut.
Shirokuromelt
Shirokuromelt

34 abonnés 356 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juin 2020
Original, mystérieux et intriguant, Border a la bonne idée de ne pas chercher à s'inscrire dans les formats édités par le cinéma grand public et produit ainsi une oeuvre à l'inspiration locale, faisant la part belle à la mythologie scandinave. Certes tout n'est pas parfait mais le film réussit à surprendre, ce qui est devenu terriblement rare.
Scénario Catastrophe
Scénario Catastrophe

36 abonnés 156 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2019
Un fillm dont je suis ressortie mitigé : le scénario m'intriguait beaucoup et le chemin qu'il prend, avec une enquête policière, qui nous conduit finalement à un revirement de situation sont assez réussis. Mais Border, qui perturbe un peu, lors de son visionnage, n'a pas réussi à me remuer plus que ça. Le personnage principal était peut être trop en phase avec le monde, trop gentille pour que la sauce prenne ?
Alex Motamots
Alex Motamots

10 abonnés 387 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2022
Je ne suis pas fan du tout du cinéma fantastique, et pourtant ce film a su me charmer.
J'ai aimé l'animalité de l'actrice principale, son regard en biais, comme méfiant. Dommage que nous, spectateur, ne puissions sentir avec elle.
J'ai aimé son questionnement et son choix final, son adaptation.
Un conte filmé magnifique sur le thème de la vengeance.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 17 août 2019
Une histoire de trolls, avec l'idée de tolérance et de chimères tout à fait nordique qui bascule du ridicule à l'horreur.
Difficile d'être dans la peau d'un troll reniflant ci et là et se roulant dans la mousse avec volupté et totalement répugnant par la suite.
Difficile d'être dithyrambique sur ce film, ce serait comme applaudir avec ferveur le vainqueur de l'Eurovision et que plus personne n'écoute à la suite des résultats.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 3 juin 2019
cauchemardesque, répugnant, je voudrais oublier ce film de serie B au plus vite. j'ai détesté. le problème est que le spectateur est obligé d'attendre la fin, par curiosité .. mal placée, je n'ai pas compris se qui est arrivée au nourrison des voisins ?
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