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Inglorious_Ben
93 abonnés
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4,0
Publiée le 11 décembre 2022
Freaks Out ne plaira pas à tout le monde, tantôt violent, tantôt poétique, mais toujours délicieusement rafraîchissant. On s'attache d'emblée à ces 4 bêtes de foire, évoluant au milieu d'une Italie rongée par le nazisme. Esthétiquement, c'est magnifique et ça n'a rien à envier aux productions hollywoodiennes (c'est même voire un cran au-dessus, parce que beaucoup plus sincère et naturel), musicalement c'est exceptionnel, avec des compostions à tomber par terre. Là où il y a une légère baisse de régime, c'est malheureusement au cours de la dernière demi-heure, où ça pétarade dans tous les sens sans réel but. Cet excès de violence et d'explosions qui ne sont pas sans rappeler les productions habituelles, achève le film d'une manière plus décevante, oubliant toute la poésie présentée auparavant. Freaks Out vaut le coup d'oeil, à coups sûrs, mais se perd dans ses dernières minutes, et c'est bien dommage, parce qu'on était pas loin du chef-d'oeuvre.
Un grand bravo pour ce film qui n'a rien à rougir, visuellement et graphiquement avec un film américain à la MARVEL. Pour le reste, je reste sur ma faim, déception quand au scénario que j'ai trouvé passable, et un film qui s'avère longuet (2h20 quand même). Pour moi, beaucoup de déjà vu et bien mieux à faire!
Pas rentrer dans le film, je 'm'attendais vraiment à autre chose, c'est plus une satire de la mégalomanie nazi sous couvert de "bêtes de cirques" qu'un vrai film ......
C’est une belle leçon de cinéma qu’offre le réalisateur italien Gabriele Mainetti avec ce long-métrage évoquant le sort de 4 phénomènes de foire livrés à eux-mêmes dans l’Italie de la seconde guerre mondiale tentant d’intégrer le cirque dirigé par un nazi dérangé. La générosité de la mise en scène regorgeant d’une inventivité vivifiante couplée à un récit formidablement bien écrit grâce à des personnages travaillés.
Plutôt sympathique, original et bien réalisé, et qui n'a pas à rougir en face des productions américaines, le film souffre cependant d'une certaine naïveté ainsi que d'une écriture en dent de scie qui fait qu'on ne sait pas trop où ça va. Des effets visuels réussis. Gardons un œil sur ce réalisateur Italien.
Voici le second film de Gabriele Mainetti après « On l’appelle Jeeg Robot ». Cette fois-ci, le réalisateur transalpin est connu, dispose donc d’un budget plus conséquent et ça se voit ! Les décors et costumes sont magnifiques, tandis que les effets spéciaux sont bien rendus, tout comme les maquillages d’ailleurs. Seulement voilà, c’est très long (2h20 !) et pas ultra novateur hormis le fait d’avoir fait se côtoyer nazis et monstres de foire ! Pour le reste, ça fait très hollywoodien et les protagonistes (hormis peut-être Franz) ne sont pas assez bien brossés pour que l’on s’intéresse vraiment à eux. De même, comme pour son précédent métrage, ce deuxième long de Mainetti souffre d’un manque de « je-ne-sais-quoi » pour passer vraiment à la postérité au lieu de cela il n’est qu’un film divertissant, ce qui n’est déjà pas si mal, me direz-vous !
Ce film évoque, comme beaucoup de critiques l'ont constaté, ceux de Guillermo del Toro et Alexis de la Iglesia par son côté baroque. On peut aussi lui trouver des airs de famille avec les réalisations de Terry Gilliam et de Tarantino. Mais la comparaison s'arrête à l'esthétique et au mélange de genres. Freaks out est dépourvu d'âme, on ne s'attache pas aux personnages. Mainetti semble ne rien avoir d'autre à dire que le "les nazis sont très méchants, ce qui recueillera 99 % d'approbation aujourd'hui. Gilliam, Tarantino et del Toro sont autrement plus subversifs. N'y aurait-il pas d'autres méchants, bien contemporains, à dénoncer ? D'autres victimes ? Sans compter une deuxième partie absolument interminable bourrée d'effets spéciaux pyrotechniques qui ramènent le film au niveau des blockbusters de super héros.
Bien entendu, en allant voir « Freaks Out » de Gabriele Mainetti, j’avais en tête le célèbre « Freaks » de Tod Browning… Réalisé en 1932, mais redécouvert dans les années 60, il est devenu un film culte pour le public des ciné-clubs, et considéré pour tous les cinéphiles qui se respectent comme une œuvre mythique qui fait partie de cette poignée de films qu'on peut, sans exagération, qualifier d'uniques… Le film s’intitulait d’ailleurs « Freaks ou la monstrueuse parade » et mettait en scène des êtres difformes se produisaient dans le célèbre cirque Barnum, afin de s'exhiber en tant que phénomènes de foire. Le lilliputien Hans, fiancé à l'écuyère naine Frieda, fasciné par la beauté de l'acrobate Cléopâtre…. Au départ, celle-ci, amusée, se moquait doucement de lui, acceptant ses avances et surtout ses cadeaux, sous l’œil jaloux et impuissant de Frieda. De son côté, Cléopâtre cultivait en secret sa relation avec le beau et fort Hercule, le Monsieur muscle du cirque…Le film de Gabriele Mainetti est tout aussi étonnant sinon détonnant…Dans la Rome occupée et bombardée de 1943, quatre phénomènes de foire, constituent la troupe d’un petit cirque conduit par le vieil Israël. Il y a là Matilde, ravissante jeune fille que personne ne peut toucher, sous peine d’être électrocuté (elle génère du 2 000 volts), Cencio, garçon albinos qui contrôle tous les insectes de la création, araignées, fourmis, lucioles (sauf les abeilles) , Fulvio, géant velu comme un loup-garou, de la tête aux pieds, Mario, nain masturbateur dont le corps est magnétique, les petites cuillères se collent à son front…Ils se retrouvent aux prises avec la vedette mégalomane d’un cirque nazi, qui veut mettre leurs supers pouvoirs au service du führer…lui-même a six doigts, ce qui est pratique pour jouer du Schumann !!! . Les péripéties se succèdent, l’Histoire bégaie, l’Italie se consume, les monstres font route vers Rome pour libérer leur mentor, pris dans une rafle et déporté …C’est un film totalement hors mode, totalement frappadingue , qui réussit à se moquer de la vogue des super-héros Marvel et à trouver un ton qui allie bouffonnerie et fantastique…Mais c’est un peu long, notamment la seconde partie, trop excessive et on finit pas se lasser de cette esthétique de choc permanent, un peu trop gargantuesque et de cette difficulté à choisir entre film de guerre et rêverie poétique….Les scènes de guerre sont vite insupportables, surtout en ce moment, et si le film avait été amputé d’un bon tiers, cela n’enlevait pas son côté sympathique.
Film italien sur des super héros de cirque en pleine seconde guerre mondiale. Il y a du Del Toro, du Jeunet voir même du Burton dans ce film finalement très europeen sur la différence et l'amitié à travers cette bande de freaks qui recherche un des leurs. Beaucoup d'aventures, beaucoup de poésie. Ça démarre super bien avec une vraie ingéniosité filmique. Dommage que la dernière partie tombe dans la surenchère et ressemble finalement bien trop aux marvel hollywoodien avec une overdose d'effets spéciaux bordéliques.
Un film de super-héros italien génial. Bourré de trouvailles et de poésie, c'est un joyeux melting-pot des 4 fantastiques, des X-men, de the Greatest showman, de La liste de Schindler et d'Inglorious bastards, sauce La Strada, avec une BO sublime. La scène d'ouverture est magique et tous les personnages sont réussis. Le scénario est créatif, l'imagerie steampunk et il y a même de la romance. Un bijou de cinéma sans grande star mais avec du cœur.
Du très grand cinéma, italien... Freaks Out en fait partie ! A voir avant qu'il ne disparaisse des écrans. C'est une histoire entre conte symbolique, science fiction et drame historique. C'est une histoire d'humains différents qui malgré tout défendent les autres humains. La réalisation est fantastique, le rythme soutenu, les effets spéciaux impeccables, avec une belle lumière et des acteurs excellents.
Pas bien compris les références à Del Toro et autres marvel... C'est quand tu même assez clair que cet excellent film revisite... Freaks, l'un des chefs d'œuvre deTod Browning et en reprend l'argument principal : les monstres ne sont pas ceux que l'on croyait. Somptueusement filmé, magnifique lumière, bande son envoûtante. Il faut passer la scène d'ouverture, un peu convenue, et le charme se déploie.
Le révisionnisme de Freaks Out, tant dans l’oubli complet du fascisme italien que dans la complaisance avec laquelle il ressuscite le nazisme, confond l’héroïsation des marginaux, en l’occurrence des phénomènes de foire qui, à cette époque, constituaient des curiosités de dissection et de physiognomonie, avec l’esthétisation à tout-va des bons comme des méchants, la caméra posant tout sur le même plan. Les innombrables travellings ne signifient jamais, appliqués tantôt aux valises que les déportés ont dû laisser derrière eux tantôt à l’officier allemand engagé dans une interprétation au piano… Les pouvoirs surnaturels conduisent des cafards à dessiner au sol une croix gammée qui aussitôt enchante le bourreau sadique, la caméra se repaît des spoiler: balles tirées en pleine tête ou dans le thorax , nous immerge dans un son et lumière de pacotille où la réalité historique apparaît trafiquée de façon grossière et gratuite – qu’elle est loin, l’irrévérence d’un Quentin Tarantino dans Inglourious Basterds (2009) ! Sans oublier un gonflage musical lourd de thèmes faciles qui échouent à poétiser l’ensemble. De l’image hideuse, à laquelle on pourrait trouver un charme paradoxal, et du dynamisme de narration, mais cela ne saurait rattraper tant de maladresses.
Ce film est assez bien fait, prenant, mais il tend souvent à être démonstratif dans des formes d'horreur pour montrer les nazis, de même scènes de film de guerre à rallonge et beaucoup d'effets composés.