4255 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
234 critiques spectateurs
5
43 critiques
4
65 critiques
3
70 critiques
2
29 critiques
1
14 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Rourkewhite
104 abonnés
968 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 1 décembre 2020
Chronique douce amère d'un retour au bled, le film se révèle être un constat accablant malgré la bienveillance du réalisateur. Au mieux, parlons du portrait d'un pays en phase de transition, au pire, de l'échec du printemps arabe. Entre les mentalités affreusement arriérées, l'administration sinistrée et improductive, la police fasciste, etc... le tout traité avec la légèreté d'une comédie de moeurs, sans qu'aucun rire de vienne apaiser l'agacement suscité par une pareille collection de vignettes révoltantes ou pathétiques, mais jamais drôles ni émouvantes! Curieux ratage!
J'ai bien aimé ce premier film gentiment moqueur de la réalisatrice tunisienne Manèle Labidi Labbé.
Selma, psychanalyste célibataire, arrive de Paris chez sa tante et son oncle dans une banlieue tunisienne. Elle ouvre un cabinet au dernier étage de la maison familiale. Elle peine à trouver une clientèle et lorsque la chance lui sourit, elle réalise qu’elle n’a pas l’autorisation d’exercer. Entre deux séances avec ses patients, elle doit cohabiter avec sa famille et convaincre un policier de la laisser pratiquer son métier malgré les lenteurs administratives.
En filigrane et par touches, Manèle Labidi Labbé propose son regard sur la Tunisie d’aujourd’hui.
Ce portrait de femme, très bien joué, ponctué d’ellipses ou plutôt de non dits est attachant et léger, parfois burlesque. Si l’humour peut ne pas convaincre tout le monde, je dois dire que j’ai souvent souri.
A voir surtout pour l’actrice franco-iranienne Golshifteh Farahani.
Certains sujets mériteraient d'être plus approfondis, l'humour très présent pourrait s'éclipser pour laisser le fond de certains échanges s'exprimer . on passe un très bon moment .
Manele Labidi choisit la comédie pour réaliser une introspection de la Tunisie après le printemps arabe... Bien sûr certaines situations, ou certains personnages sont trop vite expédiés diront certains. Bien sûr le propos manque probablement de profondeur, de cruauté, voire de cynisme et se limite à l’inventaire de quelques clichés.... N’en déplaise aux grincheux, « Ce divan à Tunis » n’en demeure pas moins un instantané plein d’humour et de tendresse, irradié par le charme de Golshifteh Farahani, absolument lumineuse en psychanalyste dont les névroses de ses patients révèlent les maux d’un pays en souffrance et en transition, Un excellent divertissement bien moins léger qu’il n’y paraît...
Film intelligent, très sympa drôle et touchant. Bien filmé, bien joué, belle bande son. Un sujet de société traité de façon originale et humoristique dans une ambiance chaleureuse.
Ce film sur la Tunisie post-Ben Ali montre la difficulté de Selma (Golshifteh Farahni) a installer son bureau de psychanalyse dans la banlieue de Tunis. La réalisatrice, Manele Labidi mélange humour (notamment sur les traditions et codes de l'Orient) et sujets plus graves. Il y a vraiment des situations cocasses et des répliques bien senties, mais j'ai trouvé l'ensemble beaucoup trop caricatural. J'aurais préféré une analyse plus poussée de la mutation de la société tunisienne avec cette même idée de base comme on peut l'entrevoir avec la confession de l'Imam. Dommage.
Le beau visage désabusé de Golshifteh Farahani ne reussit pas à relever le niveau de cette comédie loufoque qui ne donne pas un visage très reluisant de la Tunisie.
La photographie claire et lumineuse ainsi que la musique joviale et rythmée appuient la vision optimiste que partage la réalisatrice. Jamais de fatalisme, toujours penser au meilleur, et ne jamais baisser les bras, c'est bien ce qu'on peut retenir de Un divan à Tunis. Dans ce feel-good movie, Manele Labidi partage son positivisme au travers de ses personnages chaleureux et une certaine bienveillance grâce à la douceur et au charisme de Golshifteh Farahani.
Une comédie rafraîchissante qui nous vient de Tunisie où une psychanalyste rentrée de France décide d'installer son cabinet dans un pays où l'on fait plus confiance à Allah pour résoudre les problèmes qu'à Freud. Un film qui sait se faire piquant ou plus tendre quand il évoque l'après-Ben Ali, la liberté contre l'obscurantisme, la tentation de l'exil. L'oeuvre est une succession de saynètes, ne sait pas trop comment se terminer et tombe quelquefois dans certains clichés mais ne boudez pas votre plaisir vous rirez souvent et les comédies maghrébines sont trop rares pour ne pas être soutenues.
Sujet plutôt original que le retour au bled d’une psychanalyste parisienne, convaincue qu’elle sera plus utile dans son pays natal qu’à Paris. Une fois sur place, la jeune femme doit rapidement déchanter, entre la corruption endémique du pays, les règles absurdes, la passivité fataliste des fonctionnaires et surtout, l’incompréhension des gens ordinaires vis-à-vis du fonctionnement de la psychanalyse mais aussi de son statut de femme célibataire et indépendante. La réalisatrice n’hésite jamais à grossir le trait un peu plus que nécessaire pour susciter le sourire face à des situations qui, autrement, seraient à se taper la tête contre les murs, mais ces clichés, attendus, ne sont jamais bien méchants et, au-delà de sa volonté d’offrir quelque chose d’assez léger, on note aussi la volonté de psychanalyser la Tunisie post-Ben Ali et ses habitants, déçus par les promesses non tenues du Printemps arabe, et névrosés par l’obligation de tricher en toutes circonstances pour se conformer aux normes sociales attendues. Rien de vraiment transcendant, malgré l’investissement évident de Goldshifteh Farahani mais c’est typiquement le genre de film dont les petites maladresses forcent naturellement la bienveillance.
Une plongée dans beaucoup de travers de ces dernières années des pays du Maghreb sur fond d'éloge de la psychanalyse. Certains déroulés du film m'ont fait penser aux codes d'un film d'horreur malgré ses allures de comédie satirique. Le quota sympathie de l'actrice principales ne suffit à expliquer un scénario qui prend des virages à 180 degrés sans aucune cohérence sinon une logique mondaine à laquelle je suis bien hermétique. L'enfer ou le paradis le film navigue entre ces deux extrêmes sans nuances, sans subtilités sauf pour ceux qui arriveront à assister à toutes ces monstrations de psychoses et névroses diverses, occultes ou non sans sourciller.
L'idée est originale, mais personnellement sur le fond de l'histoire, je m'attendais à davantage de difficulté avec la conquête d'une clientèle (pardon, d'une patientèle) plutôt qu'aux difficultés administratives sans fin, mais l'ensemble est intéressant et vaut autant pour l'évocation du pays, de la distinction France / Tunisie, de la mentalité du bled, que des personnages hauts en couleur qui défilent dans le cabinet de la psy nouvellement installée... Je regrette certaines scènes trop orientée Freudiennes de supermarché ou qui m'ont trop fait penser au film Chouchou, c'est dommage, un peu plus de créativité aurait été bienvenue par moment, l'ensemble se laisse regarder agréablement et oscille entre humour et réalisme désopilant avec un pointe de cynisme aussi parfois.
Un chef d’œuvre de persévérance et de Foi. Le personnage est magnifiquement interprétée. On y croit avec elle contre vent et marée et on se surprend à l’encourager dans la poursuite de son activité. Les personnages sont haut en couleurs. Un moment de pure évasion