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frederic T.
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3,0
Publiée le 3 janvier 2019
Avec l’effleurement des regards, les gestes retenus, les silences et les non-dits, on pense inévitablement à « In the Mood for Love » pour exprimer les sentiments contenus et les désirs réprimés. En toile de fond de cette romance sentimentale entre ces deux-là que tout sépare, il y a surtout le poids des traditions, des clivages sociaux et culturels qui sont dépeints avec subtilité. Dommage que la mise en scène reste trop convenue et le scénario trop prévisible pour vraiment nous émouvoir ou nous révolter... N’est pas Wong Kar-Wai qui veut !
Un joyau de cinéma. Monsieur c'est une histoire d'amour au-delà du regard des gens et des conventions sociales. Monsieur c'est une histoire d'amour où la personne désirée et aimée se trouve parfois juste à côté de nous mais on ne la voit pas. Comme si notre cerveau prenait un malin plaisir à faire le poirier. Tout transparaît dans ce film : la quête de l'amour, la poursuite de nos rêves, le partage de nos destins. Une recherche et un entretien permanents de notre plénitude en somme. L'amour vrai est trouvé quand on ne veut que le bien et le bonheur de l'être aimé. Peu importe le regard des gens et les protocoles des sociétés. Les barrières des mots, du clinquant administratif, des soi-disant normes sociales, ne doivent pas empêcher l'amour entre deux êtres. La fin de l'histoire aura tout fait de nous le rappeler. Enfin, ce film revêt un message d'espoir et de résistance face aux destins. En témoignent les 2 envoûtantes et cathartiques chansons qui jalonnent le film. Les 2 acteurs principaux sont démentiels d'authenticité. La servante plus particulièrement, transpirant la sincérité, la bravoure et la générosité. On pleure avec elle tellement elle suinte de vertus. Bref, pour reprendre espoir, pour croire à nouveau en soi, pour se redonner confiance et redonner confiance en l'amour, allez voir ce film.
Les différences de classe, de caste, ne se résolvent pas si facilement, même avec de la gentillesse et de l’intelligence. Le film révèle dans une Inde contrastée, l’énergie des femmes en particulier, avec des relations entre une servante et son maître sortant des schémas simplistes. Elle écoute le mélancolique, il donne confiance à la belle et valeureuse Tillotama Shome. Le dernier plan qui laisse croire que l’amour peut permettre d’échapper à tous les tabous séculaires relève-t-il d’un fatal happy end ? L’utopie est nécessaire pour ne pas se faire une raison de tant de déraisonnables injustices dont la résistance a été finement décrite ? Au dessus de la ville grouillante dans leur bulle de silence, les acteurs sont émouvants. Ceux qui aiment le cinéma en couleurs, les romantiques et les curieux d’une civilisation complexe pourront s’y retrouver.
J'ai trouvé ce film vrai. Le déroulé de l'histoire est soutenu par une réalisation tout en délicatesse. L'image est belle. La finesse de jeu de Tillotama Shome et Vivek Gomber nous fait plonger dedans... Bref, j'ai aimé quoi !
le film est la fois simple et brillant...Nul doute que la réalisatrice connaisse le cinéma de Satyajit Ray...On en retrouve la sobriété et les principes dans un cinéma réaliste et humaniste……Sur une histoire d'amour, elle brosse la problématique des castes en Inde…..Le film est servi par un rythme qui n'est ni rapide, ni lent, mais sait se poser sur l'instant et le dialogue…..La mise en scène est sobre servie par des cadrages et des plans travaillés….La pudeur des sentiments n'est pas sans rappeler un cinéma néoromantique des années 60 ou 80, avec deux personnages que la société sépare mais qui peinent aussi à se connaitre eux mêmes…..On admirera les plans extérieurs dans une fête religieuse sur le Gange, les plans de Bombay et les intérieurs raffinés parfois…..Attention aussi la musique romantique et originale...bref on est en Inde sous de multiples facettes et cela permet la réalisatrice d'atteindre deux objectifs, critiquer certaines mentalités, et parler d'une belle histoire d'amour...Un film qui s'inscrit quand on sort de la salle et c'est très bon signe….Je conseille……
Une énième histoire d’amour impossible entre un homme et une femme issus de milieux si différents qu’incompatibles ? Oui, bien entendu que l’on peut voir du « Pretty Woman » à la sauce indienne pour les plus sournois ; les plus cinéphiles y verront plutôt une référence à un cinéma moins commercial et plus fin, « In the mood for love ». On est dans une comédie romantique classique et de très bonne tenue qui rappelle le cinéma hollywoodien des grandes heures. Primé à Cannes, Saint-Jean de Luz et Cabourg ; un film du monde à festival ; bien plus que çà, une histoire d’amour universelle traversée par la condition de la femme en Inde et les mutations sociétales à venir dans ce pays. Une jeune femme veuve vient de sa campagne pour faire la servante à Bombay chez un jeune homme de très bonne famille dont les espoirs de mariage viennent de voler en éclat. Dans cette société où les castes n’existent plus officiellement mais où les traditions restent malgré tout bien ancrées, une relation sentimentale n’est tout bonnement même pas envisageable ; et çà ne les traversent nullement. Elle, souhaite profiter de la ville pour se réaliser et s’émanciper : devenir couturière, elle représente les forces combatives de ce pays. Fataliste quant à son statut dans cette société ; mais elle représente à son insu un mouvement de fond qui devrait traverser la société indienne. Lui, perdu dans un monde dans lequel il ne se reconnait plus après un long moment de vie aux EU ; il représente la société des nantis acceptant le changement de donne. Et par de maigres moments succincts dans ce bel appartement dont ils ne partagent que les murs et parfois la cuisine va se nouer un véritable lien, une jolie histoire d’entraide et de soutien qui va se convertir en amour impossible à concrétiser. Un maître ne sort pas avec sa bonne ; c’est acté et conscientisé par les deux jeunes gens ; on comprend qu’il faudra 2-3 générations pour que les choses changent en profondeur dans ce pays. Très fin, tendre ; ce film est aussi bien une romance sentimentale, qu’une peinture sociale juste, qu’une étude des caractères, qu’un drame intime. La jeune réalisatrice dont c’est le premier film, Rohena Gera, n’offre pas un film militant et manichéen ; elle se place juste en observatrice de l’emprise des conventions sur l’intime. Tout cela dans une mise en scène gracieuse. Juste pour faire la fine bouche. Cousu de fil blanc, le final fait du bien malgré tout car il laisse la place à une vision positive du champ des possibles dans cette société cloisonnée ; mais si utopiste. Même si on passe un très bon moment ; on aurait aimé un peu plus d’aspérités pour un projet final entre le subversif « The housemaid » et l’académique « Miss Daisy et son chauffeur ». L’actrice principale, Tillotama Shome, apporte une intensité dans la détermination de cette jeune femme et une tendresse qui rendent ce personnage plus complexe que les bluettes romantiques type « Pretty Woman ». Verdict : on est dans la même mouvance que ce dernier mais le produit final est radicalement différent. A voir absolument, mon dernier fil indien était « The lunchbox » ; une véritable perle. tout-un-cinema.blogspot.com
Un très joli drame indien sur les castes et les limited sociales qu'elles imposent encore. Sans verser trop dans le cliché et en gardant une pudeur propre à l'expression des sentiments indiens, le film est d'une grande douceur mêlée de tristesse, qui finalement finit par nous chauffer le coeur.
Très joli film à regarder avant de se coucher. Il est apaisant même s il montre ce monde cruel de castes, il est plein d espoir et faire croire en l humanité.
je viens de découvrir ce film que j'ai trouvé sublime.... peut on vivre une histoire d'amour dans le pays des castes où règne l'ordre à tout prix, autant vers le haut que le bas ?....l'histoire de la rencontre entre un maître et sa servante, campé d'un naturel désarmant avec une énorme sensibilité autant d'un côté que de l'autre par 2 acteurs formidables...cela ressemble à une histoire d'amour impossible tellement les us et coutumes ne tolèrent aucun écart dans un pays où les pauvres prient et les riches se payent des filles de joies pour oublier leur solitude ou la turpitude de leur existence...les rapports nuancés entre eux réussissent à enrichir leur relation qui en devient complexe....donc une toile incontournable qui vaut le déplacement ne serait ce que pour découvrir les toutes dernières paroles de nos 2 charmants protagonistes quand à la suite de leur histoire qu'il reste à imaginer !
Belle découverte. Film doux et subtil sur un amour hors des castes dans l'Inde d'aujourd'hui. Les interprètes sont beaux et justes. Leur relation est bien amenée, bien rendue, pleine de pudeur et de délicatesse. La passion se retient et se dit à demi mot. La scène de la déclaration contenue exprime tout le désir entre deux êtres éperdus mais qui doivent lutter contre justement eux-mêmes, coupables aux yeux de leur entourage, des gens en général. L'une des dernières plus belles scènes d'amour vues récemment au cinéma. On découvre également un pays en mouvement qui laisse de côté toute une partie de la société, surtout les femmes. Elles doivent lutter pour exister et trouver leur propre voie, alors même qu'elles sont le ressort d'une société qui se cherche et dépend d'elles et de leur évolution. Il est très dur d'assister à ce système de castes qui créé la honte et pousse à correspondre aux codes culturels, familiaux, sociaux plutôt que de laisser ses sentiments s'exprimer et s'épanouir (joli rôle d'ailleurs de la meilleure amie au fort caractère). Pays de lourds contrastes, entre modernité et replis. C'est surement manichéen parfois et trop doux par rapport à la réalité, mais nous sommes dans une romance. Reste une très belle carte postale pleine de poésie et de lutte aussi d'une femme pour devenir elle-même, d'un homme pour vivre ses propres choix (car si cela parle d'une libération d'une femme, le film parle aussi de celle d'un homme par rapport à ce qu'on attend de lui - famille et société). Et au final d'un couple qui doit choisir son destin. La fin est d'un rare beauté, en un seul prénom...tout est dit. Magnifiquement émouvant.
Bon petit film mais qui me laisse, surtout la fin, sur ma faim. La mise en scène est soignée, les cadrages sont bien réalisés, le casting est de bon niveau, le scénario est assez bien ficelé, le rapport des castes est traité sobrement, sans pathos mais l’ensemble reste un peu mièvre. On est loin de ce que Bunuel, Chabrol, Losey ou Renoir ont pu produire sur la même thématique.
nous sommes en Inde , le film nous montre des coutumes qui nous semblent bien curieuses mais qui semblent encore existantes à travers deux personnages attachants " monsieur " et sa servante qui vivent dans deux mondes très éloignés mais qui se rapprochent peu à peu . un beau film qui nous fait découvrir une Inde moderne et rétrograde à la fois !
Ancré dans une Inde contemporaine, et au-delà de la simple histoire romantique, "Sir" aborde de nombreux thèmes comme le clivage entre ville et village, les inégalités entre classes sociales ou le poids des traditions à l’image de Ratna, veuve à 19 ans, enfermée par celles-ci dans un statut qui l’empêche d’aimer d’autres hommes.
Mais "Sir" est aussi une belle histoire entre deux êtres qui trouvent la force en l’autre d’accomplir leurs rêves malgré ce qui les sépare. Tout en respirations retenues, silences et regards, "Sir" est un film qui dit beaucoup en peu de mots. La réalisatrice indienne Rohena Gena se réapproprie les codes de la comédie romantique pour livrer une histoire d’amour tout en retenue et délicatesse au discours juste et subtil.
de chroniques sur mon blog : plumeetpellicule.wordpress