Monsieur
Note moyenne
4,1
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104 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 décembre 2018
J'ai trouvé ce film vrai. Le déroulé de l'histoire est soutenu par une réalisation tout en délicatesse.
L'image est belle. La finesse de jeu de Tillotama Shome et Vivek Gomber nous fait plonger dedans...
Bref, j'ai aimé quoi !
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2018
Ratna est une très jeune veuve vivant à la campagne près de Bombay. Pour payer des études à sa soeur et aider sa belle-famille, elle occupe un emploi de servante chez le fils d’une riche famille de Bombay, Aschwin. Celui-ci vient d’annuler son mariage avec une femme qui le trompait et qu’il n’aimait pas.

Ratna rêve de devenir créatrice de mode, elle prend des cours de couture tout en effectuant sa tâche avec modestie et dignité. On le devine, Aschwin va tomber amoureux d’elle.

L’histoire est racontée avec délicatesse et malgré un côté « eau de rose », échappe à une perception trop naïve des choses. Ratna est pauvre, mais toute sa richesse réside dans son honneur et son honnêteté, c’est ce qu’Aschwin devra comprendre.

La façon dont est filmée l’Inde m’a beaucoup plu : couleurs, foules, beaux paysages, magnifiques saris et tissus. Cette histoire est une réflexion un peu amère, sur les différences sociales en Inde. La condition des femmes modestes reste très traditionnelle et aliénante, malgré des lueurs d’espoir. La liberté se trouve dans le travail et les études.
Mon blog : larroseurarrose.com
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 décembre 2018
très joli film avec une très belle histoire et un joli scénario. on se laisse prendre par cette belle histoire pleine de bons sentiments. Du bon cinéma indien. un bon moment de cinéma.
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2018
Pour terminer l'année, une impossible romance sur fond de castes et qui fait état de la difficile condition des femmes en Inde, de leur désir d'émancipation, d'une réalité inébranlable (...), dans une société paradoxale en pleine ébullition qui tend à la modernisation mais qui reste encore profondément archaïque... Un film à voir.

Agnès J.
Agnès J.

16 abonnés 31 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 décembre 2018
Magnifique film du début à la fin. Une grande sensibilité, une mise en scène soignée, des personnages attachants, une histoire simple mais passionnante. Bref, un excellent moment de cinéma.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2018
En Inde, il y a le cinéma de Bollywood, particulièrement prisé par la population autochtone, et puis il y a l'autre, qui intéresse beaucoup plus le reste du monde. Prenons l'exemple de "Monsieur", le premier long métrage de fiction de Rohena Gera, une production indo-française : présenté et primé dans le cadre de la Semaine de la Critique de Cannes 2018, vendu dans 20 pays, ce film ne sortira pas en ... Inde ! Difficile pour un pays de regarder ses travers dans ce qui pourrait être considéré comme un miroir. Un pays qui souffre du système des castes, du gouffre entre les très riches et les très pauvres, entre les "maîtres" et les "serviteurs". Rohena Gera, la réalisatrice, a connu ces problèmes lorsqu'elle était enfant, côté "maîtres", et son film s'attache à montrer que, si la situation n'est pas rose côté "serviteurs", elle n'est pas forcément mirifique côté "maîtres". En effet, lorsque Ashwin, un jeune divorcé, tombe amoureux de Ratna, sa bonne, jeune veuve, quelle peut être la solution dans ce pays où la tradition veut qu'ils ne puissent même pas manger ensemble ? Rohena Gera montre l'évolution de la relation entre Ashwin et de Ratna avec beaucoup de tact et de savoir faire cinématographique, bien aidée par Vivek Gomber, l'interprète de Ashwin, un "maître" qui a vécu aux Etats-Unis et qui a donc connu d'autres types de relations, et, surtout, Tillotama Shome, une "servante" très consciente de sa position sur l'échelle sociale tout en ne se comportant jamais en victime expiatoire. Tillotama Shome, une comédienne qu'on avait déjà appréciée dans le rôle d'Alice, dans "Le mariage des moussons" de Mira Nair et dans le rôle de Kanwar, une fille élevée comme étant un garçon, dans "Le secret de Kanwar" de Anup Singh.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2018
L’Inde n’en finit pas de surprendre, tant ce pays offre un contraste gigantesque entre, d’une part, son évolution ancrée dans le monde moderne et, d’autre part, les archaïsmes qui persistent à séparer résolument les classes sociales. Le fameux système de castes y reste toujours prégnant, au point qu’on se demande si ce pays réussira un jour à se défaire enfin de ce qui ressemble fort, à nos yeux d’occidentaux, à un anachronisme.
Dans son premier film, la réalisatrice Rohena Gera traite ce sujet avec toute la délicatesse et la finesse qui conviennent. Se souvenant de la nounou qui s’occupait d’elle quand elle était petite, une nounou « qui faisait partie de la famille et, en même temps, en était exclue », elle met en scène une bonne nommée Ratna qui, venant d’un village, a trouvé cet emploi de servante auprès d’Ashwin, le fils d’une riche famille de Bombay. Rien ne devrait rapprocher ces deux personnes, les coutumes indiennes s’opposant drastiquement à toute familiarité entre des individus de castes différentes (qui plus est s’il s’agit d’un homme et d’une femme). S’il veut respecter la tradition, Ashwin ne doit adresser la parole à Ratna qu’en cas de nécessité, pour lui donner un ordre, rien de plus.
Or, dans le film de Rohena Gera, tout est affaire de regards, avec, d’un côté, les regards qui évoluent, qui se transforment, et, de l’autre côté, le regard figé d’une société prompte au jugement, voire au rejet de qui outrepasse ce qu’elle considère comme une loi intangible.
Les regards qui changent, ce sont ceux du maître et de la domestique. Malgré les interdits, petit à petit, un rapprochement s’opère. Ratna n’a pas de peine à découvrir qu’Ashwin vient de se séparer de celle avec qui il avait prévu de se marier et qu’il en éprouve à la fois du dépit mais aussi le soulagement de n’avoir pas à partager la vie d’une femme qu’il n’aimait pas vraiment. Quant à ce dernier, il apprend, au fil du temps, que sa servante est une toute jeune veuve qui rêve de s’affranchir de toute dépendance en travaillant dans la confection de vêtements. Comment demeurer indifférents quand on passe une grande partie de ses journées l’un auprès de l’autre, dans le même appartement ? Les regards grandissent en intensité et les désirs affleurent.
Quant à vivre pleinement une histoire d’amour, puisqu’en fin de compte il s’agit de cela, ce n’est malheureusement pas si simple. Les regards d’autrui, ceux des proches, ceux des familles respectives, ne regorgent pas de bienveillance sur ce sujet, c’est le moins qu’on puisse dire. Ratna, plus encore qu’Ashwin, est consciente de ce qu’implique un éventuel échange amoureux avec son maître. Les conséquences, ce sont d’être rejetée impitoyablement et de voir s’effondrer ses rêves d’affranchissement.
Tout en nuances et en douceur malgré son sujet, souvent très coloré, enchanté même à deux reprises par des séquences musicales, le film se garde de chercher à démontrer quoi que ce soit. Il suffit, par exemple, à la réalisatrice de montrer Ratna manger avec ses doigts tandis que son maître se sert de couverts pour signifier ce qui les sépare l’un de l’autre. Il suffit également de quelques échanges de regards ou de paroles pour indiquer ce qui les rapproche. Pas besoin de surligner, en quelque sorte, l’intention du film. On la devine aisément : pour la cinéaste, bien sûr, l’idéal serait que la société indienne trouve les moyens d’en finir avec le système de castes.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2018
"Monsieur" fait inévitablement penser à "The lunch box" dont l'action se déroulait aussi à Mumbai et narrait une idylle impossible. Mais "Monsieur" va plus loin car l'histoire d'amour implique un jeune homme aisé et sa domestique. En enfermant ses deux protagonistes dans l'univers clos d'un appartement, Rohena Gera montre que bien que Nehru ait interdit les castes, elles existent toujours dans la réalité sociale de l'Inde et qu'il est toujours difficile de s'en extraire et de les rendre perméables. C'est fin, intelligent, réussi. Il manque seulement la profondeur de jeu d'Irfan Khan (le Gérard Depardieu indien) pour donner du corps à la narration.
FrancoisAix
FrancoisAix

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2018
Excellent film qui montre bien les impasses affectives de la société indienne, depuis la mère qui prépare le marriage de son fils, pourtant éduqué, jusqu'à l'amour impossible entre deux personnes d'origines sociales différentes.
Mumbai est omniprésente, on respire la ville à chaque minute.
A tous ceux qui croient voir dans ce film une illustration du système des castes: Il n'y est jamais fait allusion dans ce film; il faut laisser ses fantasmes au vestiaire.
Jean-Marc P.
Jean-Marc P.

37 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2018
Un premier film qui parle de son temps, d'une Inde fossilisée dans les castes, d'un amour rendu impossible par les archaïsmes. Le portrait subtil d'une romance et de deux emancipations. La caméra balance entre un interieur prison et un Bombay en perpétuelle travaux.
zephy00
zephy00

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 décembre 2018
Je me suis ennuyé durant tout le film...

Les scènes romantiques sont très prévisibles.
Ce que je retiendrai le plus de ce film c’est une vision stéréotypé de la vie en Inde et un film d’une extrême lenteur.
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 décembre 2018
Mon dieu que ce système de castes est horrible entend-on à la sortie de Sir. Comme si à Londres ou à Paris un riche entrepreneur pouvait vivre une histoire d'amour avec sa femme de ménage en recevant la bénédiction de sa famille et ses amis ! Le propos du film n'est pas vraiment là mais il est plus dans le personnage de Ratna cette jeune femme de la campagne très intelligente, ayant compris très jeune comment marchent la vie et les relations sociales, et croyant en elle. Le film est joliment réalisé donnant à voir des images de l'Inde traditionnelle et de l'Inde moderne, de l'occidentalisation très avancée des classes sociales aisées, de la condition des personnels subalternes et celle des riches. Ces relations sont au fond très proches de celles décrites dans des films comme Gosford Park ou Downtown Abbey. Le film n'échappe pas à quelques écueils comme voir Ratna changer de sari chaque minute, alors qu'elle est une pauvre servante arrivée à Mumbaï avec un petit sac de voyage. Cette débauche de costumes atteint par moments le ridicule quand par exemple, elle n'a pas la même tenue entre le moment où elle rentre des courses et celui où elle range les mêmes courses. Mais ne boudons pas le plaisir de ce joli film tous publics et parlant infiniment mieux de l'Inde que Maya sorti au même moment.
jaggg
jaggg

23 abonnés 197 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 décembre 2018
C’est à se demander si un jour l’Inde sortira de son système de castes. Pour mémoire, contrairement à ce que l’Occident pense, les castes n’ont jamais été abolies en Inde. Le seul geste du gouvernement a été d’affirmer l’égalité entre tous les citoyens dans la Constitution indienne de 1950. D’ailleurs, on ne dit plus « intouchable » mais « dalit » ou opprimé. Ce qui ne change pas grand ’chose pour eux en réalité.
Certes il ne s’agit pas précisément de castes dans ce film, mais de rang social et de tradition qui demeurent lourdement omniprésents et incontournables, les mentalités toutes générations confondues restent marquées au fer rouge. Hélas pour nos 2 personnages, Ashwin le patron et Ratna sa domestique dont les relations vont évoluer, discrètement, délicatement, subtilement, dans le regard, le geste retenu. Ces 2 êtres restent sobres, dignes, touchants. Et on aimerait tellement que ça marche pour eux, qu’ils y arrivent.
yeepee
yeepee

26 abonnés 61 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2018
Film d'une très grande sensibilité. Sans manichéisme ou cynisme réducteur. Pour avoir vécu 10 ans en Asie du Sud-Est, la région du monde qui bouge le plus depuis 30 ans, ou la mondialisation a permis de sortir, quand bien même les occidentaux aiment y voir la source de tous leurs maux, des centaines de millions de gens de la pauvreté, j'y ai retrouvé, entre modernité et traditions, existences chamboulées et émancipation, un propos universel qu'il est bon d'entendre a l'heure ou bcp ne vantent plus que le repli sur soi et le refus du monde extérieur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 décembre 2018
Un film à la fois intense et subtil! La mise en scène, le décor, et le jeu d’acteurs qui disent beaucoup avec peu des mots.
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