Sauvage
Note moyenne
3,6
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77 critiques spectateurs

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Felipe Dla Serna
Felipe Dla Serna

32 abonnés 245 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 septembre 2018
Il ne suffit pas de conter avec un panel d’acteurs plus ou moins attirants (dans le genre) d’un sujet brûlant, plus ou moins trash et d’une caméra emportée (a l’épaule) pour accoucher un bon film... encore faut-il le savoir diriger, lui donner une certaine consistance et justement ici c’est-ce qui manque et donc l’on risque de s’ennuyer fortement. C’est vrai que les personnages transpirent vérité et authenticité de par tout (c’est le cas de le dire) mais c’aussi vrai que les dialogues ne rentreront pas dans les anales de la littérature et un film ne peut pas être complet avec le seul apport de sueurs et de sang.
Le personnage protagoniste est l’axe unique d’une histoire de rue, vécue aujourd’hui le jour avec la seule nourriture de drogues et sexe, alors qu’il cherche l’affection, la tendresse, dans un monde de brutes...
La fin, un peut incongrue, m’a laissé un peu patraque....
Malgré tout ce que je viens de dire, je le conseille, ne serait-ce que pour avoir un aperçu de la dureté de cette vie de rue, remplie de sexe dur, drogues dures, amours durs et argent, dit fácil....?
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 septembre 2018
« Sauvage », un titre approprié pour définir ce personnage qui vit de manière primitive et violente dans la jungle de la prostitution masculine parisienne. Ce film bien écrit nous plonge dès les premières images dans une ouverture intelligente qui annonce clairement le film un peu comme l’avait déjà fait François Ozon dans « le temps qui reste ». Il s’agit ici du premier film de Camille Nidal-Naquet qui signe un long métrage puissant et qui met surtout en lumière un jeune acteur, Félix Maritaud, qui tient pour la première fois le rôle principal, après avoir commencé sa carrière très récemment dans « 120 battements par minutes ».

Felix Maritaud incarne le rôle de Léo. Il passe ces journées à jongler de manière dichotomique entre la prostitution et la drogue, sans transition et en n’ayant aucune autre activité. Léo est sauvage, brut et perdu. On ne connait ni son nom ni son passé. Hors du temps, sans envie ni passion, il ne semble avoir aucun intérêt à la vie et n’a aucun projet. Sa vie, ou plutôt sa survie, ses rencontres et tout ce qui l’entoure est violent, sale et les événements qui jalonnent son parcours sont souvent à la limite du supportable. Rien ne semble possible et la lueur du bonheur coule sur lui tel une goutte d’eau dans une mare d’huile. Pourtant Léo reste profondément honnête, sensible et l’empathie ne le quitte jamais. Il a gardé l’innocence de l’enfance mais il collectionne physiquement les stigmates de sa triste vie comme des tatouages a qui il ne prête aucune importance. Mais comment aimer et être aimé si la vie ne semble plus avoir aucun intérêt et si on ne lui donne plus aucune valeur ? Rousseau disait qu’il ne fallait pas confondre amour de soi et amour propre. Deux notions qui ne semble plus avoir aucun sens et avoir déserté de manière irréversible la vie de Léo. Une chose est certaine, Felix Maritaud est impressionnant de vérité et de justesse dans ce rôle qu’il mène à la perfection et avec une réalité remarquable et déconcertante.

Bref, Sauvage est un film à la fois glauque et pudique, brutal et doux, dérangeant et réussi. Il se laisse regarder sans ennuis, mais il créait des émotions souvent désagréables et durs. A voir sans aucun doute, mais pour un public averti.
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2018
" sauvage " récompense pendant la semaine de la critique au dernier festival de cannes est un drame puissant .En effet même si le dénouement ma laisse un peu sur ma faim, le parcours de ce jeune prostitué brillamment interpréter par Félix Mariteaud m'a bouleversé, trouble démontrant à quel point le milieu gay et de la prostitution peut être violent et sans espoir.
Romaric44
Romaric44

28 abonnés 325 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2021
Film très prenant!
On rentre vite dans le sujet le film ne fait pas dans la dentelle.
Il y a des scènes très crues : attention aux âmes sensibles!
Ce film parle de dérive et de désespoir mais aussi de liberté.
Félix Maritaud est magistral et mérite réellement une nomination aux César pour ce rôle difficile.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 21 septembre 2018
Du déjà vu
Un scénario convenu
Rien a voir avec 120 battements par minutes
Plus proche du film X qu'un vrai film
Déçu
Onir
Onir

93 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2022
Itinéraire d'un enfant paumé et une plongée dans le glauquissime milieu de la prostitution ... glauquissime au possible , ou quand l'argent prends le pas sur ta dignité, l'horreur, surtout du point de vue des clients ... j'ai une aversion totale pour les usagers de ce type de service, comme ci l'argent te donnait le pouvoir d'asservir un être humain, quelle horreur.
C'est efficacement et subtilement bien retranscrit.

Les deux acteurs principaux sont très bons dans leurs rôles respectifs, je découvre Eric Bernard que j'ai trouvé excellent, on croirait plus à un documentaire qu'à un film tant les acteurs principaux était justes.
spoiler: Un petit bémol avec " le pianiste " ou on bascule un tantinet dans l'excés je trouve ... c'etait pas nécessaire pour comprendre à quel point le personnage principal est déterminé à s'auto flageller et à se maintenir dans l'ombre plutôt que d'aller chercher la lumiére ...

Un bon film pour ceux qui aiment la réflexion, je n'ai pas ressenti une seconde d'ennui.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 novembre 2019
Le film est réussi en partie grace la présence incroyable de Félix Maritaud à la fois brut, poétique, doux, violent, sensuel.
Il irradie tout, éclipse tout le monde, il est de tous les plans avec une présence, un corps, une démarche, une intensite dans le geste et le regard incroyable.
Léo perdu, Léo en quête d'un amour rêvé, et utopique, Léo qui s'autodetruit peu à peu... On ne sait rien de son passé, on a du mal à imaginer son futur, tellement Léo semble se complaire dans son rôle de prostitué. Léo n'est pas intéressé pas l'argent... La scène où il vole une agrapheuse chez un client tel un petit garçon pour réparer sa veste est très touchante. Léo veut aimer et être aimer mais il veut être libre... On voudrait qu'il prenne cet avion vers un monde meilleur mais il fuit... La dernière image du film est magnifique !
On a envie de l'aimer Léo, de l'aider, de le bousculer vers une autre vie... Mais nous somme des spectateurs impuissants...
Quelques beaux moments mêlés à des scènes plus Trash... Lorsque Leo enlace la femme médecin... Les secondes s'egrainent avec intensité. Lorsque Léo enlace le vieil homme dans le lit, Léo à un cœur... Blessé sans doute... Pourquoi, on ne le saura pas.
Un très beau film puissant et poétique... Réussi en parti grâce à son acteur principal Félix Maritaud arrivé la comme ça après un passé... sulfureux ? 
On attend maintenant Félix, gay assumé dans la vie réelle, sur d'autres rôles que des personnages gay, désespérés et trash afin de ne pas l'enfermer dans une catégorie de rôles LGBT bien spécifiques.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 août 2021
Ce film n'apporte rien au sujet. J'ai l'impression qu'il obtient de bonnes notes uniquement à cause des scènes de sexe gay explicites et c'est là que le problème se pose. Pourquoi le film Sauvage est-il adulé par les critiques alors que tous les films de Kechiche sont critiqués. Dans ce film les hommes sont traités comme des objets et leurs corps sont exposés de manière explicite il n'y a rien de nouveau. Dans les films de Kechiche les femmes sont traitées comme des objets ou est la différence. Les films de Kechiche sont critiqués mais les films où les hommes sont des objets sont loués c'est un peu bizarre il me semble...
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 septembre 2018
Cet été, le navet français racoleur pousse bien dans les salles obscures : après "Un couteau dans le coeur", fin juin, "le monde est à toi" il y a 2 semaines, voici "Sauvage", premier long métrage Camille Vidal-Naquet. L'histoire d'un prostitué mâle joué par Félix Maritaud, plutôt pas mal, malgré tout. Il n'arrive pas, pourtant, à sauver le film.
Jeo Jo
Jeo Jo

20 abonnés 141 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 octobre 2018
Plongé dans des abîmes de violence, le parcours du personnage ressemble à une propension à l'auto-destruction et à la recherche du danger. Libre, sauvage, innocent mais vulnérable qui plus est dans un environnement impitoyable.
L'acteur principal, buté et magnétique, crève l'écran. On l'avait aperçu dans le récent "Couteau dans le coeur" thriller-giallo dans le milieu du porno gay 70's avec Vanessa Paradis. "Sauvage" donc, est éprouvant mais fascinant dans sa noirceur quitte à parfois tomber dans le cliché.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 septembre 2018
Sauvage est un film réaliste sur les conditions de vie des marginaux et des prostituées qui n'évite pas l'ecceuil de son sujet mais à le mérite d'éviter le misérabilisme. Félix Maritaud livre une performance exceptionnelle et porte, de sa présence solaire, un film à la structure cyclique un peu trop marquée. Au final, loin d'être le choc attendu, sauvage, malgré la crudité de son sujet, reste assez conventionnelle surtout la fin très attendue. Au final, une œuvre dominée par la performance d'un jeune acteur prometteur et qui mélange assez habilement tendresse et brutalité. Plutôt réussi dans les limites de son ambition.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 septembre 2018
Le premier film de Camille Vidal- Naquet, présenté à Cannes à la Semaine de la critique où il a fait son petit effet, est pour le moins éprouvant. Pas forcément un électro-choc comme ont pu l’être avant lui « Irréversible » de manière (très) désagréable et inutile ou « Martyrs » de façon plus nécessaire et intelligente, mais plutôt dans la veine de « L’inconnu du lac » sur la même manière de filmer des rapports sexuels entre hommes de manière crue et frontale. Un peu comme pour le film d’Alain Guiraudie, ces scènes ne sont certes pas sans rapport avec le propos du film puisqu’ici on suit la vie d’un prostitué masculin et qu’elles servent à illustrer une partie de ce que le personnage principal peut rencontrer, elles sont parfois un peu trop longues, nombreuses, extrêmes et explicites sans que ce soit vraiment utile. On a parfois l’impression que des réalisateurs, dans le but de marquer la rétine du spectateur ou de le mettre mal à l’aise voire de le choquer, prennent un malin plaisir à être complaisant dans le sexe (ça marche pour la violence aussi). Abdellatif Kechiche à l’occasion du Palmé « La Vie d’Adèle » a pu subir ce genre de reproches également (et à raison) en dépit de la qualité irréfutable de son film. Et les différents partenaires du protagoniste principal ont parfois tendance à faire un peu catalogue des nombreuses pratiques homosexuelles. Il n’empêche, on ne peut reprocher au metteur en scène le réalisme de ces séquences et de son film en général.

« Sauvage » est à la lisière du documentaire parfois. Car sans véritable trame narrative si ce n’est l’errance de Léo, son jeune personnage principal, et une façon de filmer caméra à l’épaule (sans pour autant que l’image soit désagréable), on a parfois l’impression de suivre un véritable prostitué existant réellement. Ce qu’on perd en donc en cinéma ici, on le gagne en véracité, en naturalisme même. Cependant, cette oeuvre dégage parfois une impression cafardeuse, une impression de tristesse même, un ressenti qui sied peut-être au propos mais rend l’expérience un peu désagréable. Et la fin, fataliste quant à la dépendance à un passé et des habitudes et fortement marquée par le déterminisme social, n’arrange rien à l’affaire. De plus, le portrait est tout de même un peu chargé et les séquences s’enchaînent de manière un peu répétitive (scènes de sexe avec les clients, chez le médecin, sur le trottoir, …) sans qu’on ait la sensation d’un quelconque point de vue de la part du réalisateur. C’est juste descriptif si on est gentil mais misérabiliste et voyeuriste si l’on n’est pas réceptif. « Sauvage » se suit néanmoins avec intérêt et porte en lui de nombreux et beaux moments d’émotion. On pense par exemple à la scène chez la femme médecin avec ce câlin, sincère et volé. Mais c’est surtout grâce à la performance incroyable de Félix Martiaud, véritable révélation qui porte le film sur ses frêles épaules. Mais attention, après « 120 battements par minute » et « Un couteau dans le cœur » deux autres films cannois où il s’avérait génial, à ce qu’il ne s’enferme pas dans le carcan des œuvres étiquetées gays et extrêmes.

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islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 août 2019
le sujet est délicat...le film ne fait pas dans la ,dentelle....être homosexuel et se prostituer est une expérience très difficile à tous niveaux. Le film l'est aussi. Tout ça pour dire, que c'est un film hard et rude .D'ailleurs il est interdit au moins de 16 ans…Une scène de sexe est particulièrement dure à voir, ou à imaginer, ce qui peut être pire….On n'a parfois envie de zapper , mais au fond il faut aller jusqu'au bout du film, qui montre que la vie ne fait pas de cadeaux à certains..., et que l'on tombe de plus en plus bas, en s'obstinant...d'ailleurs la fin du film permet de se poser des questions sur l'avenir du jeune homme, dans son choix. Est ce un manque d'amour ????Un film dur mais qui n'est pas inintéressant d'un point de vue éthique ou moral...A vous de voir
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2018
Vu par hasard, je dois dire que je me suis pris une claque! Production Française de surcroit. Aborder la prostitution masculine était un pari délicat ou le réalisateur n'avait pas le droit à l'erreur. Et pour le héros principal, il tape dans le mille avec une prestation sublime. D'autant qu'il s'agit d'un premier long métrage, cela nous montre que c'est un réalisateur dans le futur à surveiller! A la fois violent, crue… Certains spectateurs trouveront peut être cela un peu trop ou alors par moment ; légèrement inutile. Sur un scénario basique mais pas encore ou pas à ma connaissance traité au cinéma. Il nous pose la question de l'amour et le chemin de cet homme qui une fois que l'on s'est attaché au personnage, nous fascine autant qu'il nous questionne. La mise en scène est propre au réalisateur ou il ne se soucie pas des divers questions ou autre que l'on pourrait se poser. Léo déambule de par son "métier" tout autant qu'il joue dans la séduction (même lors des rencontres d'un coup…). Malgré cela, tendresse, empathie et surprise nous mette fasse à sa dure vie. Et pour le coup là ou beaucoup aurait joué clichés et compagnie. Ici, le réalisateur ne cherche pas à caricaturer la prostitution masculine. On entre vite dans la vie du personnage et c'est comme si on se situé à ses cotés comme pour la réalisation d'un documentaire. C'est dur, authentique mais réalisé avec une main de maître. Ame sensible attention… Pour le reste, un petit bijou pour une première réalisation qui même si elle ne s'adresse pas à tout le monde, reste forte et Léo porte le film tout le long sans jamais perdre de vue, sa vie et ses actions.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2018
Difficile de rester indifférent face au premier long-métrage de Camille Vidal-Naquet qui joue avec les extrêmes pour y déceler une indicible tendresse. "Sauvage", film indépendant intriguant, nous plonge dans les abysses de la prostitution masculine, avec réalisme, humanité et violence. Le réalisateur a su saisir de façon espiègle cette bande d'hommes de trottoir déshumanisés, désapprouvés et reclus de la société, et ce, loin des clichés. Après un début imprévisible qui place tout de suite dans l'ambiance, on assiste, sans pudeur, à leurs relations, leurs amitiés et leurs conflits. Par le biais d'un anti-héros en quête d'intimité et de douceur, on est pris à vif grâce à l'interprétation brutale et habitée de Félix Maritaud qui tient sur ses épaules toute l'intensité du film. Eric Bernard, acolyte de trottoir, vient contre-balancer son énergie ainsi que les idées reçues sur le tapinage, avec coeur et rudesse. On assiste à ce quotidien hors du temps, stimulé par des désirs sexuels atypiques où Léo, principal protagoniste, se perd pour se réparer ou se détruire à l'image d'un Phoenix dont on abuserait de son incroyable pouvoir de régénérescence. Pourtant, on ne saura jamais rien de son passé ou des raisons qui l'ont conduit à cette situation ; ne comptent ici que le présent et ces piques de vie fulgurantes. Dans cette cruauté des images et de l'homme animal qui assouvit ses pulsions hormonales, une poésie angélique se dégage par la présence de cet être déboussolé mais aussi hypnotisé par ce tourbillon charnel. Comme une sorte de spleen des temps modernes. C'est d'ailleurs lorsqu'il rentre en contact avec d'autres êtres qui voient en lui un être humain qu'une émotion douce et tendre se fait sentir. Subtilement, on découvre qu'il n'y a que l'apparence de cet objet de fantasme qui est sublimé et attrayante car à force de s'oublier lui-même, son corps crie à l'aide et se détériore à petit feu. Et croyez moi, face à la violence extrême d'autres scènes, celles-ci offrent une respiration et une prise de conscience qui poussent à la larme, voire au sanglot. On pourrait reprocher au film son côté trop cru et parfois répétitif dans sa grande tendance à l'extrême qui semble enfoncer les personnages dans un trou irrécupérable, à l'image d'un déchet ou d'une épave. Mais Camille Vidal-Naquet n'a pas voulu faire un film civilisé, bien au contraire, il l'a souhaité abrupt, poisseux et sauvage... sans pour autant être indigne ou sordide. C'est une tranche de vie parfaitement servie, qui remue et qui marque.
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