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soulman
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5,0
Publiée le 26 mai 2019
Magnifique film de Pedro Almodovar, où les souvenirs personnels donnent matière à un récit émouvant et toujours passionnant. On retrouve de nombreux éléments qui ont essaimé dans plusieurs des oeuvres précédentes du cinéaste ("Tout sur ma mère", "La mauvaise éducation", "Volver"...), transfigurés ici tout au long du parcours de Salvador, ce double à la fois las et mélancolique. Penelope Cruz et Antonio Banderas sont tous les deux formidables et apportent à leur personnage une sincérité évidente, mais c'est peut-être le personnage de Federico qui est le plus touchant, celui qui sous-tend toute l'histoire et qui n'apparaît que brièvement, à la fin de ce chef d'oeuvre.
Almodovar n'avait pas créé un film aussi personnel depuis un long moment. "Douleur et Gloire" ressemble à une confession sur sa vie, son travail de cinéaste, ses relations amoureuses. Les sentiments sont tellement décrits qu'on a l'impression d'une réelle autobiographie. Ce qui est fort, c'est que le cinéaste sort des sentiers battus de l'écriture scénaristique. Ainsi nous sommes surpris et tenus en haleine. Mais parfois nous sommes un peu perdus, ne sachant plus trop ce qu'il souhaite réellement raconter. La mise en scène correspond au cinéaste qui ne s'aventure pas dans ce domaine. Les acteurs sont très bons, surtout Antonio Banderas qui n'a pas démérité son prix d'interprétation à Cannes. Un bon film d'Almodovar qui marquera sa filmographie.
Un grand film, émouvant, bien construit, bien filmé. Les acteurs sont justes, les trouvailles visuelles nous ramènent au meilleur d'Almodovar. Du vrai et bon cinéma.
Une sacrée déception, et un cinéaste qui peine à retrouver l'inspiration...au point d'en faire le sujet de son film. Malheureusement, là ou d'autres surent transcender cette crise pour en faire matière à fiction (Fellini, Bergman, Allen ou Moretti), Pedro Almodovar l'aborde de manière frontale et littérale. Ici, plainte et égocentrisme plombent le scénario, qui ne sort jamais de la dépression de son personnage. Le film, maladroit par sa naïveté, n'émeut jamais. On ressort alors avec l'envie furieuse de revoir Tout sur ma mère, Parle avec elle et Volver pour se rappeler à quel point, malgré tout, Almodovar reste un grand cinéaste.
Fin, esthétique, sensible, fort & intime. 1h50 dans un univers très personnel entre songes, reminiscences et retrouvailles avec des "fantomes" du passé, passé idéal, idéalisé.
Digne d’un Almodovar avec ses failles et ses forces. Les acteurs sont fabuleux et Antonio Banderas mérite sa palme ! De l’émotion, des sourires et une forme d’allégresse. A voir
J'ai été conquise tout au long du film, même si l'ambiance est très monotone, je me suis pas ennuyée et j'ai été captivée par cette histoire très simple, un bon film.
Contrairement à la plupart de ses films, Pedro Almodóvar n’a pas réalisé un mélodrame mais plutôt un film bilan, testament, à travers un cinéaste, Salvador Mallo (Antonio BANDERAS, 59 ans, son 8e film avec Almodóvar), vivant seul, souffrant de douleurs multiples,spoiler: notamment au dos, à cause de la maladie de Forestier ou hyperostose vertébrale et à la tête et les 4 personnes qui ont marqué sa vie : sa mère, Jacinta, spoiler: décédée il y a 4 ans à l’hôpital, sans pouvoir la ramener dans son village (elle l’a beaucoup aimé enfant mais a été déçue par la suite, « n’ayant pas été un bon fils », en raison, notamment, de son refus d’entrer au séminaire) , Alberto, acteur principal de son 1er film, « Sabor » qu’il revoie après 32 ans de brouille, son 1er émoi sexuel, spoiler: un jeune maçon, doué pour le dessin, venu travailler dans la maison grotte de ses parents et enfin son 1er amant, Federico, spoiler: argentin, drogué, qui l’a quitté il y a plusieurs années, qui vient de se séparer de la femme qui lui a donné 2 enfants et qu’il retrouve à l’occasion d’une pièce de théâtre qu’il a écrite, un monologue confession (« L’addiction ») et joué par Alberto . C’est superbement réalisé avec, comme toujours, un travail sur les couleurs (du décor, des vêtements mais aussi du générique et même d’images médicales), le montage (plusieurs flash-backs dans l’enfance où Penelope CRUZ, lumineuse et solaire, joue sa mère jeune) et une mise en abyme finale. C’est une belle réflexion sur l’amour du cinéma [cf. extraits de « Niagara » (1953) d’Henry Hathaway avec Marylin Monroe et de « La niña santa » (2004) de Lucretia Martel… dont Pedro Almodóvar a été producteur !], le métier de cinéaste qui s’imprègne de sa vie pour créer une œuvre et dont la vie n’a plus de sens sans tournage (spoiler: d’où son addiction aux médicaments tels l’oxycodone, antalgique opiacé et même à l’héroïne qu’il fume, découverte grâce à Alberto ). Seul point faible : cela manque un peu d’émotions fortes et de réels enjeux dramatiques. Antonio Banderas est exceptionnel avec son jeu plein de retenue, aux prises avec la douleur, la difficulté du quotidien et de la vieillesse. Son prix d’interprétation masculine à Cannes est amplement mérité. Sans oublier la musique envoutante d’Alberto IGLESIAS, 64 ans, compositeur attitré du réalisateur (11 films en commun).
J'ai vu le film en espagnol pour ne rien perdre de son authenticité et je n'ai pas été déçu. C'est beau à tous les niveaux, on est touché émotionnellement, esthétiquement c un tableau, l'écriture est fine, les acteurs sont excellents, c'est mélancolique et coloré, du almodovar un peu différent, plus intimiste forcément, mais qui ne nous laisse jamais de marbre.
Rien. le vide absolu. Un non-cinéaste capable de faire deux plans et un mouvement de caméra. un ronron vain et sans émotion. Que la critique française retrouve le sens critique !
Derrière son titre évocateur de mauvaise sitcom, "Douleur et gloire" le dernier Almodovar est sans doute l'un des films les plus sobres et intimes du réalisateur espagnol. Justement récompensé ce soir-même au Festival de Cannes 2019 par le Prix d'interprétation masculine, Antonio Banderas trouve ici l'un de ses meilleurs rôles, tout en retenue et passion. Néanmoins, et quand bien même nous suivons avec intérêt cet exercice un brin narcissique qui retrace la vie d'Almodovar, l'émotion n'est pas aussi intense que dans ses chefs d’œuvre que sont pour moi "Parle avec elle", "Tout sur ma mère" ou encore "Volver".