Almodóvar l’a dit et redit, les médias l’ont dit et redit.... ils ont tous raison, c’est le film le plus intimiste de la carrière du cinéaste. Mais intimiste ne veux pas dire forcément bon film. Il n’est pas mal c’est vrai, dans la mesure où il raconte sa propre histoire, où il se dévoile de ses sentiments intimes les plus nostalgiques et c’est justement la nostalgie que l’on ressent tout au long du film. Cela laisse un goût doux-amér et pourtant ce sont, parfois, des belles histoires d’amours cachées. Mais, parce que il y a un mais, ce n’est plus le cinéma auquel Almodóvar nous a habitué, avec plain de rebondissements et des surprises. Là, c’est un film un peu plus plat, linéal, avec des émotions, certes, mais où il n’y a rien (ou presque) à découvrir... ses ennuies avec on dos et son flirt tardif avec l’héroïne ce sont, pour moi, les seules « surprises » Particulièrement émouvantes ce sont la liaison très fusionnel, ne pas parce que connue, moins intense, avec sa mère (géniales les deux, la jeune mère Penelope Cruz et la plus âgée Julieta Serrano) mais aussi et celle-là moins connue, avec le bogosse, le jeune peintre, interprété par l’inconnu Cesar Vicente. Pour moi ce sont justement ces deux histoires le meilleur du film.
Si Almodóvar gagne la Palme d’or avec ce film (testament?) ce sera par défaut, mais ça restera un très beau film quand même....