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Claude DL
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1,5
Publiée le 1 septembre 2020
Je n’ai pas du tout aimé. D’abord, on sent vraiment trop la couleur politique du réalisateur. Ensuite, cette description du monde politique où blabla , agitation et beaux discours sont érigés en modèle, alors que compétence, efficacité, proximité avec le citoyen et résultats ne font pas partie du vocabulaire. Franchement prétentieux et indigeste.
Ce film se voudrait une satire grinçante du monde politique mais il s’empêtre dans les états d’âmes d’un maire d’une grande ville. La sensibilité d’Anaïs Demoustier reste bloquée sur quelques regards et l’audace de Fabrice Luchini est noyée dans une fatigue qui ne semble pas seulement être celle demandée pour le rôle. Ça partait bien, mais le soufflé reste plat et froid. C’est triste.
Merci Nicolas pour ce magnifique film sur le monde fatigué de la politique, "elle" arrive à nous faire oublier le mastodonte Luchini qui cette fois ci, est écrasé par son rôle... Merci pour le déplacement à la salle Agnès Varda où vous nous avez finalement aidé à voir ce film autrement. Ma fille de 18 ans qui s'apprête à voter pour les municipales pour la première fois, a été intéressée par ce sujet à mon grand étonnement. Vos explications en début de film sur le monde politique l'ont aidé à entrer dans l'histoire à un autre niveau. Nous en avons discuté en rentrant en voiture avec sa copine invitée pour l'encourager à partager ce bon moment, non pas pour discuter de l'acteur Luchini que j'adore, mais du sens politique du vote aux municipales et aux rôles des élus des communes... Ma fille qui a deux villes possibles pour voter, va certainement choisir celle qui en a le plus besoin, Athis-Mons car il y aura un véritable débat l'année prochaine pour la protéger. Vous avez réussi à faire un film "que vous aimez voir en tant que cinéphile" que je suis aussi, sachez que j'ai aimé votre film et je vous encourage à aller de l'avant vers le prochain... Restez vous même, vous avez un grand talent, continuez à ouvrir les yeux aux grands politiques qui sont en général déconnectés des réalités, écrivez nous encore de bons films tout comme Philippe Lioret le fait depuis des années. Je suis le papa d'Elisa que j'ai appelée en début de séance, j'espère que vous lirez cette modeste prose car vous remercier était important et nous ne vous avons pas trouvé en fin de séance pour le faire.
Tout d'abord je tiens à dire que je suis née à Lyon en 1972 et même si je n'y ai pas toujours habité en continu depuis ma naissance, j'y habite actuellement depuis 1996, pas spécialement par choix mais plutôt pour des raisons familiales. Je ne suis pas spécialement attachée à cette ville, en effet, si j'avais vraiment le choix, j'habiterais plutôt en Charentes Maritimes, je préfère. Mais bon, je parle de cela car cette histoire se passe à Lyon. Pour parler du film en lui-même, j'ai trouvé qu'il s'en dégage beaucoup de tristesse et de mélancolie. J'ai beaucoup apprécié, c'est très juste et assez touchant.
Alice et le maire est un film qui m'a laissé assez circonspect. Pas tant sur la qualité du film (j'ai trouvé la forme très bon), mais plus sur la finalité de celui-ci. Durant tout le film, on ne sait pas trop où le réalisateur veut nous amener. Je pense que l'objectif du film est de montrer que la carrière d'un homme politique semble pouvoir s'embraser spoiler: (pour devenir le candidat à l'élection présidentielle et peut-être la remporter) pour soudainement faire pschitt spoiler: (lors d'un congrès où sa motion ne sera même pas exposé) . Malheureusement, en montrant cela, le film m'a un peu fait le même effet. En revanche, je pense qu'il s'agit d'un des films les plus justes et réalistes sur la vie d'un homme politique. Le maire fictif de cette ville de Lyon n'est ici ni un corrompu, ni un angéliste, il a un bilan avec des réussites et des échecs. La vie au sein d'une mairie semble très réaliste dans son agitation (les agendas qui se bousculent sans arrêt, les réunions à tout va sans but concret, se focalisant uniquement sur des éléments de communication, l'impossibilité de se poser et de prendre du recul). Fabrice Lucchini est très bon, tout en retenue (un compliment qu'on ne lui attribue pas à tous ses films). Anaïs Demoustier est elle aussi impeccable de justesse. Les décors lyonnais sont très beaux. Par contre, je reste terriblement sur ma faim.
Rares sont les films qui s'intéressent au contenu politique sans traiter d'un scandale ou d'une corruption quelconque. C'est tout le mérite de ce film de traiter des idées et des difficultés de bâtir un projet politique cohérent. Certes, il pêche un peu par le fait qu'on ne sait pas vraiment l'enjeu final mais sinon, il nous propose quelque chose d'intelligent servi par un grand acteur dans le rôle du maire. A réserver à ceux qui aiment réfléchir.
Le maire de Lyon, Paul Théraneau (interprété par Fabrice Luchini) qui dirige la ville depuis une trentaine d’années est atteint d’un mal mystérieux, il est fatigué, sans idée , sans projet pour sa ville à la veille d’échéances déterminantes…Son équipe lui adjoint une jeune normalienne Alice Heimann ( Anaïs Demoustier) que Théraneau prend pour une philosophe à laquelle il demande de réamorcer son flux d’idées pour restaurer son image d’innovateur , lui qui veut dessiner le Lyon du futur…Apprentissage express pour la jeune Alice, ne lui demande-t-on pas de lire en une nuit le livre testament de Théraneau, cure de rafraichissement intellectuel pour lui… Où Fabrice Luchini se laisse couler dans la mélancholie de son personnage, regard vide, physique légèrement empâté, ton las…où Alice au regard innocent découvre un mode de verbiages touffus, de courses dans les couloirs, de photocopies qui volent, de portes qui claquent un peu comme dans Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier (où jouait déjà Anaïs Demoustier)… Un théâtre de gesticulations dans un mélange de cynisme et de petites mesquineries… Nicolas Pariser a l’intelligence d’éviter soigneusement toute forme de caricature. La sobriété et l’ambiguïté du jeu des deux acteurs permettent de prendre beaucoup de plaisir, et la narration crée subtilement une communion d’entente entre Paul et Alice. Ces derniers perdent leurs masques au fil du récit au profit de la révélation de visages plus intimes, fruits d’une relation intellectuelle nourrie. Fabrice Luchini n’était pas apparu aussi sobre, fin et délicat depuis longtemps au cinéma, au diapason de l’interprétation d’Anaïs Demoustier, toujours impeccable et profonde. C’est un film plaisant, qui n’a cependant pas la force de « L’exercice de l’état » de Pierre Schoeller, où les enjeux de l’action politique et le sens de l’urgence et des priorités étaient mieux rendus… J’ai cependant noté la force d’un passage du discours préparé pour Paul et Anaïs pour le congrès du Parti Socialiste et qui ne sera pas prononcé : « Le monde de la finance, ce sont nos propres enfants, ils ont été éduqués dans nos écoles. Autrefois, les écoles d'ingénieurs de notre pays fabriquaient des ingénieurs et non des banquiers, les écoles de commerce fabriquaient des entrepreneurs et non des banquiers, l'Ecole Nationale d'Administration fabriquait de grands serviteurs de l'état et non des banquiers. A méditer !!!!
Film qui peut être apprécié comme un documentaire sur le monde de la politique à travers cette histoire de maire, vieillissant et désabusé, qui doit avoir recours au service d'une jeune fille récemment diplômée en philosophie pour élaborer ses discours. Ne serait ce que, pour le contenu du discours final, que le maire n'a pas eu l'occasion de prononcer, ce film mérite amplement d'être vu.
Un film intelligent mais pas prétentieux. L'interprétation de tous les acteurs est juste. Le fond est interessant, c'est une belle réflexion sur les idéaux de la gauche mais plus encore de la difficulté qu'il y a à penser qu'on soit intellectuel, politicien, scientifique, etc. Les spécialistes ont tendance à se regrouper dans leur spécialité et perde de vu le partage.
Film bavard - ronronnant... gonflant malgré les 2 têtes d'affiche qui font ce qu'elles peuvent. Mais que diable allaient-ils donc faire dans cette galère ? Y dénoncer quelle vacuité ?
Dans une mise en scène soignée (peut-être trop académique), des dialogues savoureux Nicolas Parisier réalise une comédie politique sur les affres du pouvoir, la vanité, l’ambition personnelle au service de l’intérêt général, ce qui fonde un engagement, une vocation,.. Il constate aussi, sans parti pris moralisateur, dans un monde ou les codes d’une communication formatée et régie par des conseillers omniprésents (voire omnipotents) qui contrôlent et pèsent le poids de chaque mot, l’inévitable distorsion ou l’impossible connexion entre les actes et la parole qui réduit une vision politique à de simples slogans publicitaires. A quelques mois des Municipales, un film qui fait assurément réfléchir sur ceux qui nous gouvernent....
Ce film est une plongée dans l'univers des collectivités territoriales et des hérésies du système polico-réglementaire qui les régissent. On comprend dès le début que l'on est dans une autre dimension, une dimension déconnectée de la réalité mais dont les missions qui y sont attachées y trouvent pourtant leurs principales applications... Alors, difficile de tout concilier, les beaux esprit et la dure réalité du quotidien d'une grande ville de province... Fabrice Lucchini incarne à merveille ce maire à cours d'idée et presque désabusé et Alice est bien malgré elle catapultée au premier rang pour sa jeunesse et son enthousiasme de débutante attisant les jalousies de ses collègues, tout ça c'est du réel et du vécu dans toutes les mairies et les administrations, les décors son d'ailleurs en parfaite inadéquation avec le pragmatisme des politiques qui se veulent au plus près de leurs administrés... Le développement durable et l'urgence climatique ne sont pas oubliés, et les soi-disant excentriques chargés d'en porter le message font pourtant passer un message à travers un personnage bien campé mais à la marge pour mieux nous faire réfléchir : est-ce la folie qui rend lucide sur l'urgence climatique ou est-ce un excès de lucidité sur al question qui peut rendre fou ? A méditer... La fin du film se veut néanmoins rassurante sur le fond car on redescend enfin sur Terre en se délestant des ambitions inutiles qui ont fait enfler la tête à en faire toucher la stratosphère, Ouf...
Un jour un directeur de programme d’une chaine privée a dit devant moi « Il suffit de 2 à 3 minutes pour savoir si un film est bon ou s’il retourne dormir au catalogue ». J’ai été plus patient mais en pure perte… Soyons facile : c’était Alice mais pas le pays des Merveilles.. Un politicien qui demande à une universitaire sans expérience « Relancez moi » et lui donne très vite les pleins pouvoirs, l’intrigue est mince.. Le réalisateur règle bien son compte à l’univers techno-communiquant, le chaudron fébrile des satellites du pouvoir, fourmilière de technocrates surdiplomés, plombée entre servilité, fébrilité au service de l’ « élu » ( comme on dit le Messie, les Maires sont souvent dénommés ainsi ) , et mesquinerie…. Ajoutez une bonne dose du galimatias de la communication alourdi de l’enthousiasme de rigueur chez les courtisans ( façon Vrp ) et vous passez quelques petits moments amusants de ci de là… On a même les écolos-ayatollahs de service caricaturés à souhait… Malheureusement ça ne fait pas une histoire, Demoustier dont je ne sais pas si elle est terne au naturel ou pour le rôle se débat dans cette non –intrigue. Ca patine entre embryon d’intrigue ( « Lyon 2500 ») et ennui distingué entrecoupé de quelques sentences verbeuses sur le Progrès. Quant à Luchini , blafard et à la recherche de son vieux temps perdu, il fait claquer quelques ordres pour donner un peu d’envergure au rôle, et débite quelques billevesées sur le progrès, en restant suspendu entre une image de politicien (réduite aux déplacements et chrysanthèmes) mal dessinée et ce qui devrait être un malaise existentiel ( au moins pour justifier sa sympathie pour la philosophe). Mais voilà , on n’a qu’un mannequin sans épaisseur, mais poli et tout, qui confie sans raison plausible les clefs de la maison à une jeune intellectuelle morose et phraseuse .. Une curiosité pour magasin des transparences…