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fromagetstephanie
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2,0
Publiée le 20 octobre 2019
Je me suis beaucoup ennuyée pendant ce film même si les acteurs sont plutôt bons. Je ne m'attendais pas du tout à ce style de film bien qu ayant vu la bande annonce.
Outre la lenteur du film, qui ne permet pas pour autant de construire la psychologie des personnages, on a du mal à comprendre l'objectif du réalisateur. La bande annonce présentait in fine les meilleurs moments du film. A passer.
Entre réalité et fiction, humanité et vacuité - au delà des dorures du palais et en deçà de l'enfer de Dante (spoiler: dont la porte parole finit en HP , de très beaux instants d'un authentique lyrisme qui n'a d'égal que la désespérance en une politique qui a malheureusement fait son temps depuis bien longtemps. Et en prime, deux magnifique acteurs à déguster - l'une, éblouissante de naturel tout aussi lumineux et innocent qu'assertif ; et l'autre, qui transforme n'importe quel discours convenu en une tirade digne d'une première à l'Olympia !
Habitant près de Lyon, j'avais hâte de voir ce film tourné l'année passée dans cette belle ville et dont les médias régionaux avaient fait l'écho, passons sur des difficultés de tournage au sein même de l'hôtel de ville et des réticences de l'actuel maire de Lyon, car de toute façon, ce film aurait pu se passer dans tout autre grande ville française, et là n'est pas le propos. Intéressant sur le fond de voir toute cette fourmilière qui s'active autour d'un maire socialiste prêt à se présenter aux prochaines élections présidentielles, interprété avec sobriété par Fabrice Luchini avec à ses cotés l'agréable Anaïs Demoustier , déjà vue et appréciée cette année dans Sauver ou périr avec Pierre Niney. Quelques belles vues de Lyon et de ses rues viennent agrémenter ça et là un scénario pas toujours crédible mais qui a le mérite de nous faire partager le vécu de cette élite qui se veut au plus près des ses habitants et de leurs problèmes , mais y arrive t' elle vraiment?
D'un ennui profond et d'une certaine prétention intellectuelle, les acteurs sont loin d'être convaincants, les caricatures s'accumulent, les idées reçues tombent à foison: pourquoi un tel emballement pour un film qui pose aussi mal de bonnes questions??? La jeunesse normalienne est loin d'être la seule à réfléchir, les politiques ne sont pas tous narcissiques, les secrétaires ne sont pas toutes désagréables, peu s'en faut et surtout, les vraies personnes ont un vrai boulot, pas cet artefact du monde et des luttes, qui confine au grotesque. Le plus mauvais film de l'année....
Le plaisir de "chambre 212" a déclenché une petite boulimie de cinéma. Mal m'en a pris car des films comme "chambre 212" sont de rares pépites. Du coup, j'ai gouté moyennement "Alice et le maire". J'ai failli mettre 2,5 mais je trouve qu'il y avait plus de cinéma que "la vie scolaire" mais comme ce dernier, il manque un souffle. C'est très bien écrit, réalisé mais j'ai vu l'artifice, je n'y ai pas totalement cru et donc, le voyage à lyon a été un peu long et sans intérêt. Là encore peut-être trop d'intentions et pas assez d'émotions.
Un film intelligent mais pas prétentieux. L'interprétation de tous les acteurs est juste. Le fond est interessant, c'est une belle réflexion sur les idéaux de la gauche mais plus encore de la difficulté qu'il y a à penser qu'on soit intellectuel, politicien, scientifique, etc. Les spécialistes ont tendance à se regrouper dans leur spécialité et perde de vu le partage.
La rencontre entre un homme politique fatigué et une philosophe au regard neuf promettait de jolis moments de cinéma. À défaut d'être surpris, nous ne sommes pas déçus. Intelligent, vif et sensible le scénario est la hauteur des deux acteurs principaux très inspirés. Une jolie fable mélancolique et attendrissante.
Comme son titre l’indique, le film est censé reposer sur une binarité: d’un côté les doutes du vétéran fatigué, de l’autre la fraîcheur de la jeune ingénue. Sauf qu’entre le panier de crabes de la politique et les errances existentielles de la jeunesse normalienne, le fossé n’est pas si évident qu’on voudrait nous le faire croire. Tout ce petit monde se retrouve à l’opéra et les « citoyens » que le scénario évoque à plusieurs reprises restent toujours à la porte, à l’exception de cet imprimeur qui apparaît brièvement dans le rôle du pot de fleurs. Le film n’est pas désagréable, il évite finalement bon nombre de clichés scénaristiques et ses deux acteurs sont très bons. Mais il est assez vide et sa galerie de personnages-symboles (l’intellectuelle, l’homme de pouvoir, la collapsologue, l’idéaliste, l’homme d’argent) n’intéresse pas plus que si on avait affaire à une copie de bon élève : démontrez que la politique est dans une impasse, vous avez 1h45.
Un bon film, agréable à regarder; un très bon Luchini, sans excès, une remarquable Anaïs Demoustier, toute en finesse et excellent portrait d'une génération un peu désabusée mais qui y croit quand même. Mise en scène soignée, cadrages agréables, tempo bien réussi. A quand un homme politique qui aura le courage et la lucidité nécessaire pour prononcer le discours-programme imaginé par ce duo ? Cela pourrait-il donner des idées à notre gauche exsangue ?
Il y avait eu "Quai d'Orsay" de Bertrand Tavernier remarquablement réalisé avec un regard acéré et ironique sur les ores de la république. Là , avec un très bon Niels Arestrup, il y avait déjà Anaïs Demoustier. A-t-on voulu lui donner son heure de gloire dans un environnement semblable ? Son interprétation juste ne sauve pas le film qui pêche par un tropisme de bavardages des personnages dissertant, philosophant à tout-va. Ce gargarisme intello était ponctué, certes, par quelques bonnes répliques mais ce n'était pas suffisant. M'étais déplacé pour voir le jeu de l'édile Lucchini; mal exploité ça été une déception
Deux beaux personnages interprétés par deux excellents comédiens et une description acerbe de la vie politique avec son gaspillage d'énergie dans une communication qui ressemble fort à de la publicité de mauvaise qualité, mensongère bien souvent, ou cachant et oubliant la réalité quotidienne des gens. Les dialogues, surtout ceux entre Alice et le maire sont poétiques et font réfléchir. Le discours qu'ils rédigent ensemble est magnifique. Rien que pour cela il faut voir et revoir le film.
Encore un légume cinématographique qui ne tient que sur la présence de Luccini qui n'est d'ailleurs pas au top dans ce rôle. Le scénario est aussi fin qu'un bulletin de vote.Je déconseille, on s'y ennuie profondément.
A l'instar de sa célèbre homonyme, l'ingénue Alice (Anaïs Demoustier) est propulsée sans le vouloir dans le monde frénétique de la politique.Son observation détachée permet au réalisateur d'accompagner et comprendre les atermoiements d'un élu (Fabrice Lucchini). C'est malin, intelligent, un poil sarcastique et qu'il est bon d'entendre louer la politique en ces temps de populisme exacerbé. Une bouffée d'air frais.