Alice et le maire
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Ponpon
Ponpon

10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2019
Film intéressant, bien filmé, excellemment joué. On a envie de le revoir pour approfondir les dialogues entre les acteurs.
Quelle agitation au sein d'une mairie !
Ponpon
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 13 octobre 2019
Un jour un directeur de programme d’une chaine privée a dit devant moi « Il suffit de 2 à 3 minutes
pour savoir si un film est bon ou s’il retourne dormir au catalogue ».
J’ai été plus patient mais en pure perte…
Soyons facile : c’était Alice mais pas le pays des Merveilles..
Un politicien qui demande à une universitaire sans expérience « Relancez moi » et lui donne très vite les pleins pouvoirs, l’intrigue est mince..
Le réalisateur règle bien son compte à l’univers techno-communiquant, le chaudron fébrile des satellites du pouvoir, fourmilière de technocrates surdiplomés, plombée entre servilité, fébrilité au service de l’ « élu » ( comme on dit le Messie, les Maires sont souvent dénommés ainsi ) , et mesquinerie….
Ajoutez une bonne dose du galimatias de la communication alourdi de l’enthousiasme de rigueur chez les courtisans ( façon Vrp ) et vous passez quelques petits moments amusants de ci de là…
On a même les écolos-ayatollahs de service caricaturés à souhait…
Malheureusement ça ne fait pas une histoire, Demoustier dont je ne sais pas si elle est terne au naturel ou pour le rôle se débat dans cette non –intrigue.
Ca patine entre embryon d’intrigue ( « Lyon 2500 ») et ennui distingué entrecoupé de quelques
sentences verbeuses sur le Progrès.
Quant à Luchini , blafard et à la recherche de son vieux temps perdu, il fait claquer quelques ordres
pour donner un peu d’envergure au rôle, et débite quelques billevesées sur le progrès, en restant suspendu entre une image de politicien (réduite aux déplacements et chrysanthèmes) mal dessinée
et ce qui devrait être un malaise existentiel ( au moins pour justifier sa sympathie pour la philosophe).
Mais voilà , on n’a qu’un mannequin sans épaisseur, mais poli et tout, qui confie sans raison plausible
les clefs de la maison à une jeune intellectuelle morose et phraseuse ..
Une curiosité pour magasin des transparences…
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 octobre 2019
Le film opère d'une façon très inattendue. Tout ici désigne d'entrée une facture "qualité française", depuis le casting (le volubile Luchini, la mutine Demoustier), jusqu'au décor (Lyon, sa mairie, son opéra, ses bouchons) et pourrait laisser craindre le pire. Mais, curieusement, le portrait politique se déploie brillamment, dans sa gravité légère et qui semble si justement saisir quelque chose du désenchantement de l'époque - sans forcer le trait de la satire, ni succomber à la fascination. Même Luchini n'en fait pas des tonnes - et l'on se demande à la fin, qui des deux personnages est en réalité le plus perdu.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 octobre 2019
une tranche de vie à travers les yeux d'une innocente dans le monde violent de la politique. Un film plein de bon sens, de questionnement et qui interroge ! Nous avons passé un moment agréable !
lugini
lugini

22 abonnés 249 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 octobre 2019
Je ne comprends pas qu il y ait des critiques négatives sur ce film alors qu'il pointe de façon très fine les réalités de la politique entre ce que le politicien voudrait faire en tant que démocrate et tout ce que son parti fera pour entraver ses décisions
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 13 octobre 2019
Une jeune femme intelligente et ravissante attirée librement de son plein gré par un vieil homme répugnant mais puissant ?

Lucchini perpétue sans rien voir le schéma de domination des Weinstein, Woody Allen, Strauss Kahn...

Ne rien laisser passer
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 octobre 2019
Remarquable dans le jeu des acteurs, dans la réflexion proposée au spectateur....

Des accents rhomériens évidemment mais un ton personnel et original font de ce film une référence...
Julien Amar
Julien Amar

5 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 octobre 2019
un excellent moment avec de bons acteurs. Luchini n'en fait pas trop, dumoustier mériterait de passer sur 220V.
ce film résonne particulièrement avec l'actualité, et la vacuité politique.
il est parfois naïf, mais a le mérite de faire réfléchir sur la programmatique politique, l'idéologie nécessaire à un parti, le besoin d'idées pour rapprocher ces leaders en devenir de leurs concitoyens, qu'ils vont guider.
c'est courageux de se lancer dans un tel projet, et de sortir ça en même temps que Rambo et Joker.
bravo et merci pour ce bon moment.
hpb
hpb

10 abonnés 307 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 octobre 2019
Alors oui j'ai aimé ce film . Bien sur ce n'est ni un thriller ni un film d'action mais pour une fois un film intelligent sur la politique (la vraie). Le point commun des 2 personnages principaux est qu'ils sont tous 2 en quête de sens de leur vie. On appréciera que Luchini soit très juste dans le rôle et n'en fasse pas trop, quant à Anais Dumoustier elle est éblouissante.
A signaler de belles images de Lyon.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 12 octobre 2019
Film médiocre, mou, il ne se passe rien d'intéressant, aucune intrigue, j'aime Luchini, je trouve qu'il joue bien mais son rôle est plat, on ne peut croire qu'il compte sur Alice complètement novice en politique pour lui apporter des idées géniales; qui vont lui permettre de devenir président, d'autant qu'il n'y croit pas lui même ; les dialogues sont creux , ilbeaucoup de longueur, prises de vue sur Alice qui marche , qui sait pas quoi faire dans son emploi! si elle a des idées , elles ne sont pas discuter avec le maire; bref, nul , nul, nul, je recommande pas!
Ph L
Ph L

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2019
suis surpris par la dureté des commentaires. C'est un conte parfois drôle, parfois émouvant sur le thème classique de la rencontre de gens que tout apparemment sépare. gentille satire du monde du travail plus que de celui de la politique. certains passages bâclés voire ratés (l'imprimeur , la fin en queue de poisson )
Evelyne75
Evelyne75

18 abonnés 42 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 octobre 2019
Film insipide, fastidieux, très snob, long ce monde ampoulé de la politique ; son langage, ses états de conscience, son blabla son armée d'équipe municipale, qui ne sert à rien, si à faire du vent. Alice n'est vraiment pas au pays des merveilles ; ne pas évoquer les créateurs d'idées et ce cliché tellement véridique de cette folle dingue, bourrée de tunes, mariée au bon copain socialiste. Vraiment très regrettable, pour une fois que Luchini ne fait pas du Luchini et puis la directrice de cabinet métissée tout à fait dans l'air du temps. Perdez pas vos euros, un film pour les cinéphiles de télé
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 octobre 2019
C’est triste…
Oui, c’est triste de penser le cinéma comme ça.
C’est même triste de penser comme ça tout court.
Plus qu’un problème en soi, cet « Alice et son maire » est juste un symptôme.
Symptôme de ce qu’est notre cinéma. Symptôme de ce qu’est notre société.
Il s’en réduirait presque à une forme de démonstration par l’absurde…

Car au fond, qu’entend nous proposer cet « Alice et son maire » ?
Du discours déjà. Beaucoup de discours. On parle de politique dans des bureaux. Derrière des pupitres. Dans des voitures. Dans des appartements bourgeois. Dans des opéras. Car oui, dans ce film la politique ne se réduit qu’à parler, créer et se ménager des relations, construire et déconstruire des postures. Rien de plus. On n’est jamais sur le terrain. Jamais auprès des gens. La grande majorité de ceux qui parlent et qui ont le droit à un nom sont soit politiciens, communicants ou riches mécènes. Les rares représentants de la « société civile » se réduisent ici à trois maigres représentants. D’abord le pote bourgeois de l’héroïne ; celui qu’elle s’est fait au temps où elle usait les bancs de l’ENA. Ensuite la femme de ce pote, encore plus bourgeoise que lui. Et enfin – celui qu’on nous présenterait presque comme le représentant du du bas-peuple – un imprimeur de centre-ville qui se plaint de voir disparaître les bons vieux savoir-faire du terroir au profit du numérique. Un vrai prolo confronté aux vrais gros problèmes du quotidien en somme…

Alors certes, on parle beaucoup dans cet « Alice et le maire » mais on reste lucides malgré tout. On a conscience entre bonnes personnes de gauche qu’on se contente souvent de ne faire que des discours. On invoque aussi les grands auteurs pour se rappeler qu’une politique ne peut être de gauche qu’à partir du moment où elle se fait au contact direct du peuple. Et puis on n’oublie pas de nous rappeler sans cesse que ce qui manque à ce monde de politiciens, c’est de la pensée. De la culture. Des idées… Et donc, telle la plus absurde des farces – absurde parce qu’à peine conscientisée – ce film passe son temps à conspuer dans le discours ce qu’il incarne pourtant à l’écran.

Parce qu’oui, quelle plus belle illustration de cette gauche bourgeoise, coupée du peuple, de la pensée et des idées que tout ce qui a conduit à ce film ! Fabrice Luchini, Anaïs Demoustier, Nora Hamzawi, Léonie Simaga : chacun représente à sa façon la bourgeoisie de Paris ou de la province ; la bourgeoisie des réseaux et du compagnonnage. Et voilà que, tous ensembles, ils se mettent au service d’un film écrit et réalisé par Nicolas Pariser – auteur dix ans plus tôt d’un court-métrage intitulé « Le Jour où Ségolène a gagné » – le tout prenant place à Lyon, fief de Gérard Collomb, symbole ultime de ce PS totalement déconnecté des masses populaires.

D’ailleurs, déconnecté des masses populaires, ce film l’est aussi. Pas de risque de croiser un prolo dans les salles. Avec une forme pareille, ça ne risque pas. Tous les clichés du cinéma bourgeois sont là, reproduits dans le moindre détail. Technique triste. Usage utilitariste des cadres. Photographie hideuse qui tire abusivement sur l’orange et le bleu (…sans qu’il n’y ait de raison particulière à cela d’ailleurs). Et puis de temps en temps une flute traversière, une harpe et un piano qui viennent faire l’accompagnement musical. Bref, c’est bon. Ça va. On a compris à qui ce film entendait s’adresser…

Et le pire, c’est non seulement que ce film ne se limite qu’à du discours, mais en plus il n’est au final que du triste discours. Car que doit-on tirer de toute cette gloserie au bout du compte ? Pas grand-chose si ce n’est peut-être un étrange éloge posthume adressé à l’égard de… François Hollande. Parce que bon – on ne va pas être des buses non plus – si on prend la peine de bien tout prendre, la démarche est quand-même assez claire. De qui parle-t-on quand on parle de cet homme politique qui est dans le circuit depuis si longtemps, en manque d’idée et qui brigue l’Élysée ? Qui est cet homme politique simple et posé, qui entend baser toute sa campagne sur la « modestie » ? Et à quoi fait référence cette fin où spoiler: le pauvre édile tarde à s’exprimer auprès de son parti et se fait finalement damer le pion par une primaire ? Cet édile qu’on retrouve ensuite trois ans plus tard, retiré de la vie politique, triste de ne plus servir alors qu’il aurait pu tant faire pour la France ?
Bah oui, pour moi le film a poussé la farce jusque là. Il passe son temps à critiquer en discours cette gauche qui parle, ne fait rien, et se déconnecte des choses et des gens, mais en parallèle il rend un hommage à peine déguisé à la Hollandie… La vache, mais dire cela c’est tout dire…

De toutes façons – et à bien tout prendre – ce film c’est la transposition cinématographique du hollandisme. De l’entre-soi. Beaucoup de discours qui ne sont suivis d’aucuns effets. Une absence totale de réflexion dans le fond ainsi que dans la mise en forme. Et surtout, une cécité absolue sur le fait qu’au final on soit soi-même le problème qu’on dénonce. C’est en cela que ce film c’est du hollandisme pur-jus. C’est un film dans sa bulle qui passe son temps à dire mais qui se refuse à voir. C’est reconnaître qu’il y a un problème en politique mais tout en continuant de présenter une vision totalement fantasmée et idyllique du milieu. C’est déclarer qu’il faudrait peut-être tout changer mais tout en entretenant cette illusion d’institutions et de personnels toujours intègres.
Le genre d’illusion à seule la bourgeoisie dite de gauche est encore prêt à croire.
Une illusion que – soit dit en passant – seule la bourgeoisie dite de gauche a encore intérêt à entretenir…

Et ce film a donc été financé et diffusé.
Il a été remarqué lors de la Quinzaine des réalisateurs et apprécié par la critique conventionnelle.
Hollande saura donc avec ce « Alice et le maire » qu’il a encore des soutiens et des nostalgiques dans les sphères de pouvoir du cinéma.
Tant mieux pour lui.
Mais tant pis pour nous.
Et surtout, tant pis pour le cinéma…
bbnut
bbnut

12 abonnés 79 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 octobre 2019
C'est un film terriblement bavard et qui oublie complètement en chemin que le cinéma c'est aussi des plans, une tension, des enjeux. On s'ennuie rapidement très ferme devant cette succession de petites saynettes qui se transforme en Que sais-je sur la Politique entrecoupée de tunnels interminables de dialogues. Grosse déception.
leobis
leobis

71 abonnés 260 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2019
Film qui peut être apprécié comme un documentaire sur le monde de la politique à travers cette histoire de maire, vieillissant et désabusé, qui doit avoir recours au service d'une jeune fille récemment diplômée en philosophie pour élaborer ses discours. Ne serait ce que, pour le contenu du discours final, que le maire n'a pas eu l'occasion de prononcer, ce film mérite amplement d'être vu.
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