Alice et le maire
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414 critiques spectateurs

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Frédéric L
Frédéric L

14 abonnés 61 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 octobre 2019
Nicolas PARISER a fait un film remarquable, brillamment écrit, qui observe bien , au delà de cet élu d'une grande ville, l'affaissement de la vie politique, l'emprise de la communication et de ses gourous chargés de remplir le vide des idées (et des coeurs) , l'abandon depuis 1980 de la nation par la gauche avec ses solidarités pour le lointain au dépend du prochain.
Nicolas PARISER, fin observateur politique, voit juste quand il fait dire à LUCHINI, excellent dans le rôle du maire, que : "la gauche va se retrouver avec une droite et une extrême droite anti capitaliste".: c'est bien ce qu'une grande blonde est en train de construire. Le personnage d'Alice est aussi très intéressant puisque c'est celui qui fait comprendre à ce grand baron de la politique qu'il est un Roi Nu et que le temps est à la politique. Nos politiciens peuvent s'inspirer de ce conseil : la modestie... La modestie du train de vie, bien sûr, mais aussi celle des ambitions : prendre conscience de leurs limites et ne pas prétendre refaire le monde quand ils échouent au bonheur de leurs compatriotes. Ce film est injustement noté : tout le monde y trouvera du plaisir, même ceux que la politique "bassine"
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 6 octobre 2019
Si vous allez voir ça pour Luchini, vous allez être déçu.
Si vous n'êtes fada ni de politique, ni de philo, passez votre chemin.
Si vous êtes insomniaque, alors allez-y ; C'est soporifique à souhait.
Acteurs médiocres, scenar. plat, histoire décousue
Si on retire les scènes de balade dans les couloirs ou dans les rues, il ne resterait rien qu'un court métrage !
Et comme d'hab. encore quelques scènes inutiles de fumeurs
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 6 octobre 2019
La bande annonce est la meilleure partie du film. Un scénario balbutiant entre comédie émoussée et analyse politique épaisse. Une Alice qui ne sait pas où elle habite semble sortie de 1° année de sciences humaines. Lucchini en est presque réduit à un quasi monologue Luchino-Luchini. Un film tissé d'incohérences et d'emplâtres. (Qu'apporte la relation de 15' avec l'éditeur? Qui se termine forcément par la scène de la cigarette d'après...pfff) Bref, ennuyeux et peu pertinent. Du sur place.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2019
Le moins que l’on puisse dire sur le film de Nicolas Pariser est qu’il fourmille d’idées, de concepts et qu’il est gorgé de philosophie tel un fruit bien mur. C’est ambitieux, c’est surement un peu clivant mais pour moi, c’est sa vraie grande qualité. Voilà un film, très honnêtement réalisé, pas trop long, qui filme joliment la Ville de Lyon et qui donne grandement à réfléchir. La réflexion, les concepts, les grandes idées, toutes ces choses qui semblent en voie de disparition dans la politique française (et pas seulement française, loin de là) sont à l’honneur dans « Alice et la Maire » et ça fait du bien. On aurait pu craindre un film bavard et ampoulé, voire rébarbatif et c’est tout le contraire. Dynamique, intelligible par l’électeur de base, saupoudré d’un humour corrosif parfois évident et parfois dissimulé dans des périphrases (sur l’ENA qui forme des banquiers au lieu de former des serviteurs du Service Public, comprenne qui voudra), le film de Nicolas Pariser passe bien. On va mettre la toute fin de côté car c’est clairement la partie le moins lisible de son propos. Cette fin pose question, car on ne comprend pas d’emblée ce qui se passe et surtout ce qui se passe dans la tête du maire au moment où il décide de ce que sera son avenir national, ou pas. Franchement, le film aurait gagné à être plus clair, même en gardant la même fin, car là, ce n’est qu’après, sur le chemin de retour, que l’on se dit « Alors, en fait, si ça se trouve, c’est ceci ou c’est cela… Mais ce n’est même pas sur ! ». Mais sinon, le film fonctionne, certains dialogues sont parfaitement écrits, et même franchement pertinents, sur ce que c’est d’être de Gauche aujourd’hui, sur la montée du populisme jusque dans les têtes des intellectuels. Bien sur, le film n’évite pas quelques caricatures comme l’écolo survivaliste, ou l’architecte imbu de lui-même et qui se gargarise de sa propre logorrhée. Et puis, la scène où le Maire signe (ou pas) en disant « Ca oui, ça non… » me fait un peu rigoler doucement. Quand un document officiel arrive au stade de la signature, dans une énorme machine comme la Mairie de Lyon, il y a longtemps qu’on a réglé de problème du « oui » ou du « non » ! Mais bon ça donne une jolie petite scénette, alors on ferme les yeux ! Indépendamment de quelques seconds rôles intéressants, comme celui tenu par Léonie Simaga ou Nora Hamzawi, mais qui auraient peut-être mérité d’être plus ou mieux écrits, le film doit beaucoup au duo charmant formé par Anaïs Demoustier et Fabrice Luchini. Un peu improbable sur le papier, il fonctionne d’emblée et l’interprétation y est pour beaucoup. Luchini est d’une sobriété qui lui sied parfaitement, et c’est dans ce genre de rôle qu’il prend la vraie dimension qui est la sienne, pas dans l’excès mais dans la sobriété (cf. « L’Hermine », par exemple). Le rôle de cet homme politique de gauche, rompu à l’exercice du pouvoir mais qui refuse d’abdiquer sur le plans des grandes idées résonne bien. On se dit qu’il y en a surement plein, des hommes et des femmes politiques comme cela, et que c’est injuste de les jeter avec l’eau du bain des « pourris ». Anaïs Demoustier est très bien aussi, elle a fait des études brillantes, passé des concours, mais elle n’a pas d’ambition précise. Je comprends parfaitement son désarroi, étudier par pur gout du savoir, dans le monde utilitaire d’aujourd’hui, c’est presque une anomalie ! Le scénario de « Alice et le Maire », si l’on excepte sa fin un peu fumeuse, fonctionne. C’est l’occasion de montrer à la fois le fonctionnement d’une Grande Ville de l’intérieur, et sa tendance à être parfois « en roue libre » : exemple, Alice est recrutée par erreur sur un poste supprimé, et il faut en recréer un d’urgence pour la caser. On pourrait croire que c’est trop gros pour être vrai, mais dans une énorme machine comme une métropole de cette taille, ce genre de chose peut arriver. « Alice et le Maire » montre aussi ce qu’est devenu la politique, désormais éloignée des idées : l’obsession de la petite phrase et des 140 caractères dans la scène improbable du tweet. Coincée entre le marketing politique et le populisme toujours plus puissant et décomplexé, la vie politique française roule encore, grâce à une sorte de force d’inertie qui un jour, fatalement, va s’arrêter. « Alice et le Maire » explique qu’il faut d’urgence remettre du carburant dans le moteur, et principalement dans le moteur de la Gauche, c’est ce qui s’appelle taper pile là où ca fait mal !
pvh
pvh

62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2019
Qq traits un peu forcis sur le fonctionnement de la politique locale, un film un brin dépassé au regard de l'évolution récente du monde politique (les grands partis ont perdu bcp de leur aura...), mais un très beau duo d'acteurs, qui dépeint avec réalisme et émotion les états d'âme d'un dirigeant politique en quête de sens à son action... l'issue interroge...
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2019
Très intéressante et surtout très bien écrite, Alice et le maire est une œuvre qui s’interroge avec pertinence sur la politique et même le politique. Sans faire dans la provocation gratuite (le politicien en question n’est aucunement corrompu), le cinéaste parvient à dresser un portrait plutôt juste d’un monde de plus en plus gouverné par des agences de communication et non par des êtres humains animés de convictions profondes et sincères. Si le réalisateur s’en prend ici à la gauche, le constat est malheureusement général. Voilà donc une façon très intelligente et fine d’observer la dangereuse pente prise par nos démocraties actuelles. L’angoisse du réalisateur est contrebalancée par une volonté de réfléchir aux causes de ce malaise. Il en tire des conclusions vraiment intéressantes. Par contre, le film, très littéraire, ne parvient pas à incarner pleinement ces idées et on aurait aimé que les relations privilégiées entre ce maire et sa protégée soient plus tangibles et débouchent sur un peu plus d’émotion, ce qu’un Claude Sautet arrivait à faire à une certaine époque.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 octobre 2019
Une Bouse puante ! Un téléfilm de mauvaise qualité !
Anais demoustier horripilante avec pour seul jeu un léger sourire ironique en guise de pseudo-finesse dans un scénario absolument insipide !! Un film pseudo intellectuel pédant prétentieux, à le voir on a l'impression qu'aucun philosophe n'a jamais pensé aux rapports de la pensée et de l'action, à la praxis politique . Une complaisance puante avec les fastes et arcanes du pouvoir dans les longs plans (très très longs et répétés) de la jeune pseudo-philosophe en jean promenant son regard pseudo détaché , ironique ( et surtout vide , car c'est 1 film bavard et creux) dans les salles et escaliers fastueux de la mairie et qui s'installe au coeur du "pouvoir" , complaisance puante pour ce faste , aspect insupportable de l'entre soi , des connivences et propos creux sur les limites du pouvoir . Pas d'action, pas de profondeur, à par celle de la bouse
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2019
Film très intéressant....mixant l'ambiance Politique et deux parcours certes brillants mais peu festifs ! Fabrice Luchini à la tête de la mairie de Lyon, est encore une fois très bon, pas trop extraverti, et Anaïs Demoustier, une de mes actrices préférées, une "tête" bien remplie, ouverte sur un monde compliqué. Réalisé en 35 mn (super), les images sont d'une qualité rare - de plus dans un ville Lyonnaise flamboyante, si sympathique - une recherche qui se retrouve dans les dialogues, les mots ayant tous une portée ou symbolique ou historique. En marge du climat stressant de cabinets politique, tels qu'on les imagine, c'est la rencontre de ces deux insatisfaits qui intrigue tout l’entourage, y compris nous spectateurs, d'une prise de conscience de l'intérêt planétaire plus qu'une portée immédiate (tiens ça me rappelle un film très récent *). Une réflexion profonde actuelle, bien traitée, quelque peu utopiste et compliquée, une certaine frustration politique, mais très bien portée par les 2 acteurs principaux !! **
HZ
HZ

11 abonnés 64 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 octobre 2019
Excellent scenario et mis en scene, excellent dialogue, et excellent acteurs. Conseiller le voir a tout le monde, mais surtout aux politiciens !
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2019
Une certitude, Nicolas Pariser est très intéressé par la politique. Son long métrage précédent, son premier long métrage, avait pour titre "Le grand jeu" et c'était déjà un film sur la vie politique. Je n'avais pas du tout aimé. Dans "Alice et le maire", il s'installe à Lyon et il nous fait vivre de l'intérieur, avec brio, la vie d'une mairie dans une très grande ville, avec un maire et son entourage, avec les intrigues, les jalousies, les luttes de pouvoir, la difficulté qu'il y a à réunir chez une même personne pensée et action. Quand on rencontre Paul Théraneau, le maire, il est au bout du rouleau, incapable d'avoir une idée, lui qui en avait 50 par jour auparavant. Une jeune philosophe, Alice, est embauchée pour penser et avoir des idées pour lui. Si la relation entre Alice et le maire est bien sûr le point focal du film, il y a plein d'autres choses autour, toutes dignes d'intérêt. Une des qualités du film, tourné en 35 mm, est son montage : chaque scène a la bonne durée. La distribution est également remarquable : Fabrice Luchini est l'interprète de Paul Théraneau, il le joue avec sobriété, il est donc excellent. Anaïs Demoustier, l'interprète d'Alice, toujours très juste, a peut-être trouvé là son meilleur rôle. Dans des rôles moins importants, on remarque aussi Nora Hamzawi, Léonie Simaga, et, bien sûr, Maud Wyler, l'extraordinaire Juliette Webb de "Perdrix". Et s'il ne fallait retenir qu'une réplique du film, elle se niche dans un discours préparé conjointement par Alice et le maire, un discours dont le but est de fustiger le monde de la finance (il est peut-être bon de préciser que Paul Théraneau est un maire socialiste !) : Le monde de la finance, ce sont nos propres enfants, ils ont été éduqués dans notre école. Dans le temps, les écoles d'ingénieur de notre pays fabriquaient des ingénieurs et non des banquiers, les écoles de commerce fabriquaient des entrepreneurs et non des banquiers, l'Ecole Nationale d'Administration fabriquait de grands serviteurs de l'état et non des banquiers. Pas faux, tout cela !
Pierre L.
Pierre L.

10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 octobre 2019
Film juste, profond, servi par de magnifiques interprètes. La politique, au sens noble du terme, reprend des couleurs à travers le binôme constitué d'un maire qui a consacré sa vie à la mise en œuvre de ses conviction et une philosophe dont il s'attache les services pour le stimuler. L'opposition du dialogue entre ce binôme et l'univers des conseillers et communicants apparaît peu à peu et s'accroît jusqu'à son paroxysme qui consacre "le prince et le philosophe". Très belles références littéraires, et pur plaisir de ce jeu d'acteurs au cœur de Lyon qui est bel écrin.
VENT D
VENT D

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2019
belle fable sur le pouvoir, sa motivation, ses ressorts. Fabrice Luchini est brillant. Anaïs Demoustier, toute en retenue, en intelligence, est fascinante et joue très justement
herve L.
herve L.

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2019
Excellent.. mise en scène épurée
Bon jeu d acteurs
Très réaliste
De bonnes réflexions politiques
A voir
lau c
lau c

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 octobre 2019
Très bonne analyse de la situation actuelle.
Fabrice Luchini et Anaïs Demoustier excellents
Le film de l'année ?
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2019
Ce film n'est pas un film sur la politique, mais un film sur des hommes et des femmes qui en font. Il ne dénonce rien de très grave, pas de corruption à l'horizon, pas de "balance ton porc" dans les coulisses. et c'est peut-être ce qui en fait la réussite ainsi que la qualité des acteurs : Tant Fabrice Luchini qui joue en sourdine ou Anaïs Demoustier toujours aussi juste et lumineuse, que les seconds rôles choisis et dirigés avec beaucoup de soin. J'ai été autant intéressé par la description des méandres sentimentaux de la jeune normalienne jetée brutalement dans le grand bain que par la plongée dans les dessous d'une campagne électorale sans véritable enjeu. Les allusions humoristiques sur les communicants professionnels ou les jalousies des voisins de bureau restent suffisamment modérées pour ne pas encombrer le "message", en fait la place de la réflexion intellectuelle dans le combat politique. Le réalisateur prend le temps de nous faire découvrir les personnalités des deux principaux protagonistes en faisant appel à l'intelligence et à la sensibilité du spectateur. Beaucoup de dialogues mais pas de bavardages. Aucune manipulation, de la belle ouvrage.
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