Candide et plutôt invraisemblable, ce conte écolo est porteur d'un message fort. La préservation de certaines espèces rares devient un enjeu primordiale. Comme le dit le proverbe indien, "nous n'héritons pas de la terre de nos ancètres, nous l'empruntons à nos enfants".
Accompagné de ses petits-enfants, on ressort tout ému: l’histoire romancée se finit bien, les images sont plutôt belles et le thème de la sauvegarde des espèces menacées pertinent à notre époque. Subsistent cependant quelques interrogations, mais le film de Vanier peut permettre d’ouvrir des débats.
D’une part, violer les interdits, cela n’a pas la même signification pour un adulte que pour un enfant, Vanier met de coté cette question éducative dans sa mise en scène, pour laisser à penser que la fin justifie les moyens. On pourrait lui pardonner que ce n’est pas un film surspoiler: la fugue de Thomas , mais que son statut d’ado lui permet d’être audible d’un public jeune. Il n’empêche que la mise en danger dans un sport pas particulièrement réputé pour sa sécurité interroge. Que certains épisodes ne soient pas réalistes n’est en revanche pas vraiment important car nous sommes à mi-chemin entre la fable écologique et le voyage initiatique(1). Et les pré-ados adorent.
Concernant le thème principal – la sauvegarde des espèces menacées-, la frontière est ténue entre la prise de conscience des dégâts causés par l’homme sur le monde animal, et l’anthropomorphisme qui autorise à penser que seuls nous, les hommes, avons la capacité de sauver les autres espèces vivant sur terre: une bonne action de Christian, le scientifique atypique, et hop là, nous voilà pardonnés de nos méchantes actions funestes à l’encontre des animaux. Le message reste ambigu, même si pas voulu par le réalisateur.
Conservons en positif, la franchise de l’intention démonstrative du cinéaste-aventurier et l’opportunité qu’il nous donne d’en parler avec les jeunes générations, conquises par ce distrayant récit.
(1) Sur le thème proche de la malbouffe et de l’élevage industriel, le Okja de Bong Joon-ho, est beaucoup direct et violent, entre film d’action et dénonciation politique. Vanier est tout gentillet à coté du coréen. Cinéma - octobre 2019
Film admirable sur cette tragédie que vivent les oies naines, à savoir une éradication possible dans quelques années si l'humanité ne modifie pas ses comportements vis à vis de la biodiversité.
Il fallait que ce soit un film qui nous mette en alerte et c'est avec brio. Ce film m'a profondément touché, comme ce fut le cas du film "les oiseaux" au point de pleurer, tant l'émotion est grande à la vue de ces oiseaux bravant tous les dangers pour se reproduire et continuer à vivre. Je ressens la même émotion lorsque je vois passer ces oiseaux migrateurs deux fois par an dans le ciel, au dessus de ma contrée.
Une histoire assez incroyable et qui marche bien à l'écran signé Nicolas Vanier !! Si j'étais un peu ronchon, je dirais que la première demi-heure qui se passe en Camargue est un peu poussive dans le jeu des acteurs mais passé cela, j'ai trouvé ce long métrage passionnant et intéressant avec un père qui transmet sa passion pour les oies de leurs naissances jusqu'à voler avec une machine avec des ailes avec elles traversant les continents. Ca a fait d'ailleurs des échos avec l'engouement des gens qui filment avec leurs portables les vols d'oiseaux allant jusqu'aux médias. J'ai été enchanté par "Donne-moi des ailes", d'ailleurs la salle de cinéma a applaudit au générique final. Nicolas Vanier confirme après "L'école buissonnière" que c'est un bon metteur en scène qui sait filmer les belles choses qu'on a sur terre, les animaux, avec une histoire qui prend du relief au fil du récit. Les acteurs sont plutôt bons avec en tète Jean-Paul Rouve, Mélanie Doutey ou le jeune Louis Vasquez. A voir en famille.
Très beau film. A voir d'abord au cinéma. L'histoire est merveilleuse, les paysages magnifiques, les musiques tout autant. Le jeu des acteurs n'est que vérité et émotion. Tout est parfait. A voir avec les enfants ... et un paquet de mouchoirs à proximité pour les plus sensibles ...
Un seul mot : MAGIQUE ! Tous les ingrédients y sont : du fun avec un ado et ses répliques (j'ai l'impression d'entendre les miens à la maison), de splendides paysages, de l'humour, du suspens, de l'action, de l'humanisme pour les relations nature/ être humains, et être humains entre-eux, de la poésie et une morale (sauvons notre planète). Pour petits et grands sans problème. Nous y sommes allés à 4. Mes enfants ont entre 8 et 15 ans. Foncez.