J'accuse
Note moyenne
3,3
50 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

5 critiques spectateurs

5
1 critique
4
2 critiques
3
0 critique
2
2 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
jean-paul K.
jean-paul K.

17 abonnés 323 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 novembre 2016
Je suis extrêmement surpris que ce film ne soit pas mieux noté et surtout n'ait pas eu plus de visionnages (ou de notes). Si les bruits de bottes en 1938 pouvaient laisser craindre l'imminence d'un nouveau conflit, le réquisitoire prononcé par Victor Francen contre les politiques de l'époque est d'une justesse prodigieuse. Le début et la fin du film avec des images d'archives sont impressionnants et le récit de la guerre vue de l'intérieur, par l'intermédiaire du quotidien des soldats, est réellement très intéressant. spoiler: L'idée de faire réapparaître le pire de la guerre pour plus jamais ça est judicieuse
.Enfin la performance d'acteur de Victor Francen est vraiment formidable; son expression d'halluciné peut faire penser au meilleur de Fritz Lang, Ingmar Bergman ou Carl Dreyer.
coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2018
Film de 1938 qui a évidemment un peu vieilli mais qui reste un sacré plaidoyer contre la guerre en montrant tout d'abord dans la première partie des hommes brisés et anéantis par quatre années dans les tranchées de la Grande Guerre. Ensuite par l’intermédiaire de l'acteur principal victor Francen remarquable il fait un appel désespéré à la paix et un réquisitoire contre les politiques de l'époque à la veille de la deuxième guerre mondiale. Dans la dernière scène où les morts de Verdun avec de vraies gueules cassées, sortent de leurs tombes pour empêcher la guerre, est devenue une scène culte. La note de 3.1 est vraiment faible ....
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 décembre 2016
Film d'Abel Gance clairement coupé en deux parties. La première nous montre les horreurs de la guerre 14-18. Le seconde partie nous montre, quant à elle, un des soldats qui s'est juré d'empêcher une nouvelle guerre en inventant une sorte de verre indestructible, mais ceci le fera sombrer dans la folie. Cette nouvelle version de "J'Accuse" qu'Abel Gance réalisera en 1938 est vraiment un grand moment de cinéma. La réalisation est magnifique, l'histoire particulièrement prenante et les comédiens sont excellents. Une oeuvre hautement importante pour l'époque et qui se visionne avec intérêt dès le début jusqu'à un dernier acte qu'il est bien difficile d'oublier.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juin 2025
A l'aube de la seconde guerre mondiale, Abel Gance est en mission. Il milite passionnément pour la paix et l'affiche clairement en exergue. Et il en appelle aux morts de la Grande Guerre, au sens propre comme on le verra à la fin, dans les séquences emblématiques du film.
Dans une première partie, Gance filme la guerre et les tranchées un certain 10 novembre 1918. Dernier épisode tragique pour une poignée de soldats français, dont le dénommé Jean Diaz (Victor Francen) sort indemne. Le cinéaste donne une représentation réaliste de l'environnement de la troupe :la boue, les bombes, la peur. La reconstitution n'est pas sans intensité dramatique et certaines séquences sont cruelles. C'est le préalable utile à la dénonciation virulente de la guerre, de la "monstruosité absurde" par l'auteur. Dans ces conditions, la rivalité amoureuse entre Diaz et un ami soldat parait un incident romanesque incongru ; il trouve sa prolongation dans la deuxième partie du film.

La suite, après une longue ellipse, reflète un scénario maladroit et confus où Abel Gance, se laissant emporté par son engagement sincère, donne dans le mélo halluciné et le pathos. Cela se traduit par une interprétation outrancière, avec deux rôle féminins proches du grotesque, démonstratifs comme à l'époque du cinéma muet.
Et puis, surtout, il y a le personnage de Victor Francen, qui perd pied en ancien combattant, mémoire vivante de la Grande Guerre et accusateur des fauteurs de guerres comme des foules indifférentes et sceptiques devant la menace. L'acteur, passé de la gravité au hiératisme, poursuit dans l'expressionnisme. Il incarne un nouveau Jean Diaz, mystique, voire franchement christique, dans une composition hagarde dont l'acteur a le secret.
Cette longue seconde partie du film est un poème tragique et baroque qui, malgré quelques fulgurances de la mise en scène, n'évite pas les lourdeurs dramatiques, notamment à cause d'une direction d'acteurs en roue libre.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 11 février 2007
Un film de guerre avant tout. Abel Gance réalise le remake de son propre film avec cette fois Line Noro et Victor Francen. Si le sujet peut paraître intéressant (folie dans les tranchées, et conséquences), je trouve que l'on se situe davantage du côté d'un film-témoignage que d'une oeuvre d'art. La seconde moitié du film est tout de même plus digeste que les 50 premières minutes.
Les meilleurs films de tous les temps